HAL Id: jpa-00237051
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237051
Submitted on 1 Jan 1875
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
De l’emploi en physique des lames de collodion
E. Gripon
To cite this version:
E. Gripon. De l’emploi en physique des lames de collodion. J. Phys. Theor. Appl., 1875, 4 (1),
pp.201-204. �10.1051/jphystap:018750040020101�. �jpa-00237051�
201
Nous nous proposons d’étendre ces observations à l’audition des div ers interv alles
musicaux, pris
dans diversesparties
de l’échellemusicale;
lesquelques
observations que nous avons faites dans cettevoie nous ont montré
déjà
que la détermination de lajustesse
d’unintervalle musical est bien
plus
difficilequand
l’audition a lieu par une seule oreille que par les deuxséparément,
chacune re-cevant la sensation d’un son dillérent.
DE L’EMPLOI EN PHYSIQUE DES LAMES DE COLLODION;
PAR M. E. GRIPON.
Pour
préparer
des lames decollodion,
on fait dissoudre de1 gr, 5
à
1 gr,7
de fulmi-coton dans unmélange
de 5o grammes d’alcool et5o grammes d’éther. On étend ce collodion sur une
glace,
commesi l’on voulait faire un
cliché,
enprenant soin
de souffler sur laglace,
avant de verser le
collodion,
afin de la recouvrir d’unelégère
couched’humidité.
Lorsqu’au
bout dequelques
heures le collodion estbien sec, on met la
glace
dansl’eau ;
3 on l’en retirelorsque
lesbords de la couche se soulèvent. On
applique
alors sur le collodionune feuille de
papier
ordinaire et, rabattant sur cette feuille un desbords de la
couche,
on soulève lepapier qui
entraîne avec lui lalame de
collodion;
on laisse celle-ci sécher à loisir.Pi-opi-iétés électriques.
- Il est peu de corpsqui
s’électrisentplus
facilement que le collodion. Au moindre frottement de lamain,
il s’attache aux
doigts.
Si l’on fixe par un de sesbords,
à un tubede verre, une lame de
collodion, qu’on
laissependre
comme unétendard,
on électrise cette lame enl’agitant
dans un air sec etchaud. Le frottement de l’air sur la lame su~t pour cela.
Propriétés optiques.
- Une lame de collodionpeut
être tenduesur un cadre de zinc ou de
bois ; lorsqu’elle
est un peuhumide,
on lacolle avec de
l’empois
ou de la colleliquide.
La tension de la lamedépend
de sondegré
d’humidité. Ces lames tendues sontminces,
transparentes, polies
comme le verre. Ellespolarisent
lalumière,
et,
d’après
mesexpériences, l’angle
depolarisation maxima, compté
à
partir
de lanormale,
est de 56°30’.
On endéduit,
par la loi deArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018750040020101
202
Brewster,
que l’indice de réfraction de la lame est1,5108,
un peuplus petit
que celui du crown,i.5i5~.
En s’aidant du
déplacement qu éprouvent
desfranges
d’interfé-rence
lorsqu7 on interpose
une de ces lames sur letrajet
d’un desfaisceaux
interférents,
on trouve quel’épaisseur
des lames em-ployées
estcomprise entre / et t ,, ô ~
de millimètre. J’en ai eude
beaucoup plus épaisses.
C olllellrs des lames minces. - D’autres sont assez minces pour
présenter
les couleurs des anneaux colorés. Ces couleursn’appa-
raissent pas
lorsque
la couche de collodion reste collée au verre, sansdoute parce que, la différence des deux indices de réfraction étant
très-faible,
iln’y
a pas de réflexion à la surface intérieure de lalame,
et
peut-être d’ après
celapourrait-on
se servir du collodion pour coller deux lames de verre, si l’on avait intérêt à aiiaiblir la réflexionqui
se fait sur les surfaces en contact.Comme 1B1.
Terquem
l’avait observé de soncôté,
les colorations du collodion sont très-belles s’il recouvre unnétal. Onpeut
em-ployer
avec succès le verreargenté.
Elles sontégalement
très-vivessi l’on
reporte
la couche de collodion sur dupapier.
.Diczt7zemnanéité. - Les lames de collodion sont
diathermanes,
autant que le sel gemme, pour la chaleur lumineuse d’une
lampe
oud’une
bougie.
Elles laissent passer O~9 i de la chaleur incidente. En laissant à celle-ci la même intensité et enprenant
pour source un cube noirciplein
d’eaubouillante,
on voit lepouvoir
diatliermane tomber à o,70 . La lame ne laisse passer queo,5o
de la chaleur si latempérature
du cube est de 3o à 5odegrés.
Malgré
son extrêmesminceur,
la membrane est d’autant moinsdiathermane que la
température
de la source estplus
basse.Piles
polarisantes.
- Onfabrique
despiles polarisantes,
entendant des lames de collodion sur des cadres de zinc
(cc
sont deslames de zinc
percées
d’unelarge
ouverturecentrale).
Onempile
ceslames,
et l’onreçoit
le flux dechaleur,
de telle sortequ’il
fasse avecla surface de la
pile
unangle
de 33°30~.Ces
piles peuvent remplacer
lespiles
deglace
enOptique
si l’onopère
avec la lumièrediihisc ;
elles se brisent sous l’action directedu
Soleil.
Ellespeuvent
bien mieuxremplacer
lespiles
de micadont on se sert dans l’étude de la chaleur
ravonnante.
Si elles sontfragiles,
elles sont aussi faciles àréparer.
Onpeut
leur donner de203
grandes dimensions,
se servir par la même de lapile
de ~Iel1oni armée de son réflecteurconique.
Elles sont mieuxpolies, plus
diathermanes que les
piles
de mica et ne sont pasbiréfringentes.
J’ai trouvé que la chaleur transmise par une
pile
de dix lames decollodion
renf°ern>ait j
pour 100 de chaleurpolarisée.
Deux
pareilles piles
de sixlames,
étantplacées
l’uneaprès l’autre, laissent, lorsque
leursplans
d’incidence sontperpendiculaires,
passer
les ;
de la clialeurqui
les traverselorsqu’elles
sontparallèles.
~mt~loi
des lnenlbranes en.I~coust,i~ue.
En tendant des lames de collodion sur descadres,
on a des membranes vibrantes très-déli-cates. Si l’on (’,Il
fabrique
ungralld1l011lDre, qui
diff’èrcnt par leur ten-sion ou leurs
dimensions,
on en rencontreraquelqu une qui
soit àl’unisson
d’un diapason
donné. Onle reconnaît à ce que la membrane vibre en mêmetemps
que l’instrumentlorsqu’elle
en est à 1 ou2 mètres. Ces vibrations se reconnaissent facilement en
appli-
quant
contre la membrane verticale unpetit pendule
formé d’une balle de sureaususpendue
à un fil de cocon. Lediapason
est montésur une caisse
rellforçante.
Si l’on
place
cette membrane à une distance de l’orifice de la caissecomprise
entre 5 et i ocentimètres,
le son de l’instrumentéprouve
un affaiblisscl11ent considérable et
disparait
mêmelorsque
le dia-pason vibre faiblement.
Une membrane dont le ton serait bien différent de celui du dia- pason ne
produirait
rien de semblable. La membrane n’éteint leson de la caisse résonnante que parce
qu’elle
est a l’unisson de cettecaisse. On désaccorde facilement une meinbrane en
plaçant
derrièreelle une
plancllcttc qui
lui soitparallèle. Or,
si l’onapproche
unetelleplanchette
de la membrane au moment où elle a éteint le son dudiapason,
on entend renaître le sonprimitif, intense,
de l’instru-ment : on annule ainsi l’enèt de la membrane en la désaccordant.
Celle-ci, placée
à 5 ou 6 centi mètres de l’orifice d’untuyau d’orgue pris à l’unisson, agit également
sur les vibrations de la colonned’air ;
le son dutuyau
monte, la membrane et letuyau
virent àl’unisson,
mais rendent un son différent de celui
qui
leur est propre.Si l’on diminue la
pression
de l’air de lasoufflerie,
il arrivera que letuyau
vibrera encorelorsqu’il
seraseul,
et cesseracomplé-
tement de le faire
lorsque
la membrane seraprès
de lui.Ces effets se réalisent avec toute membrane
qui
est à l’unisson204
du
tuyau, qu’elle
soit en collodion ou enpapier,
mais la faible ruassedes lames de collodion rend
l’expérience plus piquante (1).
SUR LA DOUBLE RÉFLEXION INTÉRIEURE DANS LES CRISTAUX
UNIAXES;
PAR M. ABRIA.
’
La théorie des ondes conduit à une
règle générale très-simple
pour trouver les directions des rayons réfléchis et réfractés à la surface de
séparation
de deux milieux mono oubiréfringents.
Je111C suis
proposé
de comparer la théorie avec I’observation dans le Fig. i.ft
cas où le ra3 on subit la réflexion totale sur la surface d’un cristal
biréfringent
uniaxe.Soit 13AC
(fig. 1)
unprisme biréfringent
sur la face BCduquel
( t ) T ôir, pour plus de détails, mon Mémoire publié dans les Annales de Chimie et de Ph~~si~ue, se série, t. III, p. 3~3.