Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.
Sixième Année. — N
065.
P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s
Jeudi 11 Août 1892.
B u r e a u x : B-ue d e l a S e r r e , 27.
A B O N N E M E N T S
Un HU : Six mois
Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3 Union postale » 12»— » 6s>—
On s'abonne à tous les bureaux de poste
Paraissant Is Jeudi et le Dimanche à la Chaux-de-Fonds
A N N O N C E S
Provenant de la Suisse 20 et. la ligue
» de l'étranger 25 » » Minimum d'une annonce 50 cent.
Les annonces se paient d'avance O r g a n e d e la Société i n t e r c a n t o n a l e d e s I n d u s t r i e s du J u r a , d e s C h a m b r e s d e c o m m e r c e , d e s Bureaux d e contrôle
e t d e s Syndicats professionnels.
Habitations ouvrières
Tous les philanthropes s'accordent à proclamer, tant au point de vue de la morale que dej'hygiène, la nécessité de créer, pour les ouvriers, des habitations à bon marché et bien aménagées. M. Ju- les Siegfried, député de la Seine infé- rieure, est, en cette matière un véritable apôtre; il a le rare mérite de joindre les actes aux paroles; il a présenté en 1892, à la Chambre des députés, une impor- tante proposition de loi ayant pour but d'en faciliter l'établissement dans toute la France. Le Conseil supérieur du travail l'a prise pour base de ses délibérations.
Dans un moment où l'on s'occupe, dans nos milieux horlogers, des moyens de provoquer un abaissement du prix des loyers, il est intéressant de connaître les idées de l'honorable député.
Sa proposition peut être résumée en quelques lignes. Elle décide que des co- mités locaux ou régionaux pourront être institués par décret, pour encourager la construction de maisons ouvrières à bon marché, destinées à (Hre vendues ou louées. Ces comités pourront recevoir des dons et des legs ainsi que des sub- ventions de l'Etat, des départements et des communes. Au-dessus de ces comités seraient constitués, auprès du ministre du commerce et de l'industrie, un conseil su- périeur des habitations ouvrières. Ce con- seil aurait à délibérer sur tous les rè- glements à faire en vertu de la loi nou- velle et généralement sur toutes les questions concernant les logements ou- vriers.
•
La proposition de loi autorise la caisse des dépôts et consignations, la caisse na- tionale des retraites, la caisse d'assu- rance en cas de décès et d'accidents et la caisse d'épargne postale, à employer une partie de leurs fonds disponibles, jusqu'à concurrence d'un dixième, en
prêts hypothécaires pour la construction de maisons d'ouvriers, lies prêts ne pour- ront être faits par ces établissements, qu'aux sociétés coopératives ouvrières de construction, et aux sociétés de cons- truction et de crédit dont les statuts li- miteront les dividendes à un taux modéré.
Les maisons de cette espèce sont d'or- dinaire vendues moyennant des annuités à payer par l'acheteur et échelonnées sur un grand~nombre (Tannées. Aussi est- il toujours à regretter que l'acheteur ne meurt avant d'avoir acquitté l'intégralité de son prix. Il peut y avoir là une cause de perte pour le vendeur et une cause d'embarras pour les héritiers de l'ache- teur. Afin d'y échapper, il importe que les acheteurs de ces maisons puissent contracter avec la plus grande facilité, des assurances destinées à garantir le paiement des annuités formant le prix.
On prévoit que ces assurances pourront être contractées auprès des compagnies privées existantes ou à créer dans l'ave- nir. Pour rendre ces assurances encore plus faciles et surtout moins coûteuses, la proposition de loi autorise une caisse publique, la caisse d'assurances en cas de décès, à traiter des opérations d'assu- rances mixtes, destinées à garantir le paiement complet, soit à une échéance déterminée, soit à la mort de l'assuré, si elle survient avant l'échéance de toutes les annuités.
En France, si un défunt laisse des hé- ritiers mineurs, ou s'il laisse plusieurs héritiers même tous capables, des résul- tats déplorables peuvent se produire. Le partage judiciaire, qui est imposé par la loi, lorsqu'il existe un héritier mineur, est une source de frais ruineux pour la famille. La proposition de loi admet que l'indivision peut être maintenue sous cer- taines conditions jusqu'à l'âge de la ma- jorité.
Enfin, la proposition de loi admet dès exceptions ou des réductions d'impôts au profit, soit des sociétés coopératives ou- vrières de construction, soit des autres sociétés ayant le même but, avec limita- tion de leur dividende. Pendant douze ans, les maisons échappent à la contri- bution foncière et à celle des portes et fenêtres; de plus, les droits de mutation auxquels la transmission des maisons donne lieu, sont réduits de moitié.
Le Conseil supérieur du travail a, -sur . l'avis de sa commission spéciale, émis un vœu favorable à l'adoption de cette proposition de loi. Comme le constate le rapporteur, elle n'occasionne pas de dé- penses sensibles, elle se bornera à des exonérations de charge et stimulera l'ini- tiative individuelle et collective, en faci- litant l'obtention de capitaux à des con- ditions avantageuses.
Au cours de la discussion à laquelle le projet de loi a donné lieu au sein du Conseil supérieur du travail, des criti- ques très vives ont été formulées contre le système qui consiste soit à construire de vastes maisons (dites casernes), com- prenant un nombre considérable de lo- gements, soit à grouper de nombreuses maisons destinées aux ouvriers dans un quartier spécial des villes. Des membres ouvriers ont insisté avec une conviction communicative sur les graves inconvé- nients qu'ont, au point de vue du rappro- chement entre les citoyens, des systèmes qui arrivent à séparer matériellement, dans une ville, les citoyens peu aisés des autres classes de la population.
Ces idées sont profondément justes,
mais en cette matière, il est impossible
de formuler des règles précises, la cherté
du terrain dans certaines parties des
villes empêchant que l'on puisse choisir
en toute liberté les quartiers où les mai-
sons à bon marché seront construites, et
l'isolement de la fabrique on de l'usine,
' ••.'!^sspipBp
272 LA FEDERATION HORLOGÈRE SUISSE
pouvant conduire à l'agglomération for- cée des maisons ouvrières.
JSn nous plaçant au point de vue suisse et plus particulièrement à celui de ce qu'il est désirable que l'on puisse réaliser dans nos cités industrielles horlogères, il nous parait qu'il y a quelque chose à prendre dans le projet que nous venons d'esquisser. La cherté des loyers est une des causes reconnues de l'émigration de notre fabrication vers les' régions où la vie et le loyer sont moins chers ; la construction de maisons ouvrières, favo- risée par des mesures analogues à celles que préconise le projet français, est un moyen que nous avons à notre portée;
profitons-en, tandis qu'il en est temps encore.
Chambre cantonale du commerce de l'industrie et du travail
Les présidents des sociétés ouvrières de la Chaux-dc-Fonds étaient réunis, vendredi passé, dans les locaux de la Chambre, pour entendre un rapport du secrétaire à l'appui d'une pro- position d'enquête sur le prix comparatif des loyers ouvriers dans les différents centres hor- logers. L'utilité de cette enquête a été unani- mement reconnue et les moyens de la mener rapidement ont été discutés et adoptés.
Ecole d'horlogerie de la Chaux-de-Fonds
Le rapport sur l'année scolaire 1891-92 vient d'être publié. Il donne des détails très complets et intéressants sur la marche de l'Ecole et son développement graduel ; nous on relevons quelques-uns.
Pendant l'année scolaire 1891-92, l'école a été fréquentée par 73 élèves.
Au premier janvier 1892, le nombre était de 5ti.
Dans le courant de l'année, 8 élèves ont quitté l'école après avoir terminé leurs apprentis- sages ; 7 élèves, après un apprentissage partiel et 9 élèves sans avoir fini leur apprentissage.
A fin juin 1892, l'Ecole comptait 47 élèves.
Lc p r o g r a m m e des cours donnés à l'école d'horlogerie et de mécanique, donne une idée de l'importance de l'établissement, laquelle va ,chaque année on augmentant, ce qui nécessi-
tera dans un délai rapproché, la construction d'un nouveau bâtiment destiné à abriter la classe de mécanique ; voici ce programme :
Classe préparatoire.
Arithmétique . . . Une heure par semaine.
Géométrie Deux heures par semaine.
Tenue des livres . . Une heure par semaine.
Théorie d'horlogerie Deux heures par semaine.
Première année.
Arithmétique . . . Une heure p a r semaine.
Algèbre Une heure par semaine.
Géométrie Deux heures par semaine.
Tenue des livres . . Une heure par semaine.
Théorie d'horlogerie Deux heures par semaine.
Mécanique . . . . Une heure par semaine.
Deuxième année.
Algèbre Une heure par semaine.
Géométrie descriptive
et dans l'espace . Une heure par semaine.
Trigonométrie . . . Une heure par semaine.
Théorie d'horlogerie Deux heures par semaine.
Physique Une heure par semaine.
Cosmographie . . . Une heure par semaine.
Mécanique Une heure par semaine.
Troisième année.
Algèbre Une heure par semaine.
Théorie d'horlogerie Une heure par semaine.
Mécanique . . . . Une heure par semaine.
Physique Une heure par semaine.
Cours supérieur.
Algèbre Une heure p a r semaine.
Mécanique . . . . Une heure par semaine.
Théorie d'horlogerie' Une heure par semaine.
Classe de mécanique.
Les élèves mécaniciens suivent les mêmes cours que les élèves horlogers. Seulement la cosmographie et la théorie d'horlogerie sont remplacées par deux heures de technologie et par une heure de mécanique appliquée.
-Dessin.
Chaque élève reçoit quatre heures de leçons par semaine. Les élèves de la classe de méca- nique ont en outre deux heures de croquis par semaine.
L'école a été inspectée le 11 février 1892 par M. Alexis Favrc, de Genève, inspecteur fédéral ((Ui a visité toutes les classes pour se rendre compte de la tenue des élèves, de leur nombre et de la marche générale de l'Ecole ; il s'est déclaré pleinement satisfait.
L'école suit un développement normal et remplit toujours mieux le but pour lequel elle a été créée.
Japon
IiC c o m m e r c e d ' i m p o r t a t i o n e n d é c a - d e n c e ; c a u s e d e c e t t e s i t u a t i o n ; l a m a i n - d ' œ u v r e il b o n m a r c h é .
Nous trouvons dans un rapport du ministre d'Angleterre à Tokio, un exposé de la situation du commerce d'importation au Japon. Dc cet exposé il ressort que ce commerce, dans le- quel les commerçants étrangers trouvaient leurs bénéfices les plus importants, décline très rapidement par suite de la concurrence victorieuse des industriels indigènes avec les manufacturiers du dehors; que très vraisem- blablement cette décadence ira toujours s'ag- gravant et que, grâce aux habitudes du com- merce, ceux qui tirent le plus d'avantage de la présence des commerçants étrangers, ce sont les intermédiaires indigènes.
Lc commerce a plus que doublé depuis dix ans sans que le nombre de ceux qui s'y livrent ait sensiblement varié. D'autre part, les m a r - chands japonais qui s'occupent du même gen- re d'affaires amassent îles fortunes considéra- bles et comptent parmi les hommes riches du pays. »
Les principaux faits dont il faut soigneuse- ment tenir compte sont les suivants: .
1) Une diminution très sérieuse dans l'impor- tation des fils de coton.
2) Une très considérable augmentation dans l'exportation des pièces retourne de soie.
3) L'Amérique est, bien plutôt que l'Allema- gne, le concurrent à craindre pour la Grande- Bretagne.
4) L'abolition de la juridiction consulaire, bien qu'elle dût, en théorie, troubler les habi- tudes et les traditions du commerce étranger, se trouverait cependant, dans la pratique, d'un réel avantage pourlui.
Le ministre d'Angleterre, et avec lui tous ses compatriotes et tous les Européens, ont raison de s'inquiéter de la concurrence que font aux industriels étrangers ceux du Japon.
Il n'y avait, en 1880, qu'une seule filature de coton ; il y en a aujourd'hui 38, qui compren- nent 385,000 broches et représentent un capital de plus de 50 millions de francs, et une pro- duction annuelle (1890) de 20 millions de kilo- g r a m m e s de fil, exactement la quantité de fil importé. En 1886, l'importation était de 31 mil- lions de kilogrammes et la production indigène de 3 millions.
Le Japon possède également, mais en bien plus petit nombre,.des usines pour le tissage
du coton et de la laine, qui ont les commandos du gouvernement pour l'habillement de l'ar- mée; trois ateliers considérables pour la cons- truction des navires (sans parler de ceux du gouvernement); six fabriques do papier, des fabriques d'allumettes, do savon, de cordes, de ciment, de verre, de briques, etc. Plusieurs de- ces industries suffisent maintenant ù l'appro- visionnement du J a p o n ; d'autres sont à la veille d'arriver au même b u t ; quelques unes même sont dès aujourd'hui en état d'exporter une partie de leur production dans les pays voisins, en Chine par exemple, où, les Alle- mands l'avouaient tout récemment dans une de leurs revues commerciales spéciales, il sera impossible aux industriels d'Europe de tenir contre leurs concurrents du Ja])On, bien plus rapprochés qu'eux du marché chinois et jouis- sant d'une main-d'œuvre incomparablement meilleur marché.
La montre universelle
On voyage à présent avec une si grande ra- pidité, qu'en très peu de temps il se produit une différence sensible de l'heure entre le point d'arrivée et celui du départ.
Quoique l'heure soit unifiée sur les chemins de 1er, l'heure vraie de chaque localité n'a pas changé, et on est bien obligé d'en tenir compte dans certains cas. Quand on a passé la fron- tière, l'heure n'est plus la même, chaque état ayant son méridien propre, les différences de l'heure de pays en pays sont très sensibles, ce qui est souvent e m b a r r a s s a n t pour les voya- geurs. Pour obvier à cet inconvénient, on a parlé de l'établissement de l'heure universelle, mais cette question est loin d'être résolue, et, si on parvenait à la résoudre, il serait quand même nécessaire de conserver l'heure natio- nale à chaque pays, car l'heure no peut pas être en même temps la même partout. Toutes ces raisons ont donne l'idée à M. I·'. Rolet, hor- loger à Paris, de chercher un moyen pratique pouvant concilier tous les intérêts dans cette question ; â cet effet, il a fait d'une montre simple une montre double, universelle, par l'application d'aiguilles jumelles se dévelop- pant à volonté pour marquer les différences de l'heure entre deux pays, ou pour marquer l'heure légale ou conventionnelle, et en mémo temps l'heure locale ou l'heure vraie du point où on se trouve. Ce système, très simple, s'ap- plique à peu devrais, non seulement aux mon- tres neuves, mais aussi aux montres en usage et aussi aux horloges et pendules. Il se com- pose d'une paire d'aiguilles supplémentaires ajustée au-dessous des aiguilles principales des heures et des minutes d'une montre ordi- n a i r e ; elles sont de forme et de couleur diffé- rentes pour pouvoir les distinguer facilement l'une de l'autre et ont, â l'arrière, un petit ta- lon servant à les mettre à l'heure au doigt quand on veut les développer ou les refermer.
Les aiguilles ajustées ensemble, étant fermées et on place sur le cadran, représentent une montre simple, car il n'y en a qu'une seule paire apparente. Lorsque l'on veut établir une différence de minutes, on fait développer l'ai- guille supplémentaire des minutes et on la conduit sur l'avance ou sur le retard que l'on veut lui faire indiquer; une fois en place, elle s'y maintient et suit le mouvement en conser- vant la différence établie. On opère de même pour établir la différence des heures.
Nouvelles diverses
C h e v a l i e r s d ' i n d u s t r i e . — On se plaint de nouveau des chevaliers d'industrie. Cette fois, ils nous viennent de la Hollande. Le pro- cédé est bien simple. Vous recevez une com- mande, d'abord une toute petite ; vous êtes payé en papier ou d'une manière quelconque;
quelque temps après arrive une grosse com-
LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE 273
mande, à crédit: vous livrez. Inutile de récla- mer. Là-bas on ne connaît pas votre client.
Aussi ne peut-on pas assez mettre en garde nos industriels pour toutes les offres d'affaires qu'ils reçoivent de ce pays. Il faut, avant île s'engager, prendre les renseignements néces- saires.
A r r a n g e m e n t c o m m e r c i a l e n t r e I a S u i s - s e e t l a F r a n c e . — Conformément à une en- tente entre le Conseil fédéral et le gouverne- ment français, l'arrangement commercial fran- co-suisse, qui a été signé à P a r i s le 23 juillet, s e r a publié, avec ses annexes, simultanément flans les deux pays.
La publication, en langue française et on traduction allemande, avec indications compa- ratives et explications, pourra probablement avoir lieu dans la Fouille officielle suisse du commerce vers le 22 de ce mois.
T a r i f d o u a n i e r d e I a N o r v è g e . — Lc Storting norvégien a adopté sans modification, dans sa séance du 30 juillet, le tarif douanier qui lui a été soumis, et dont nous avons pu- blié les postes qui intéressent l'horlogerie, dans notre numéro du 9 juillet.
Nous les reproduisons comme suit:
Droit."
anciens nouveaux cour, ocre cour, ocre Machines exemptes 5 %
La pièce
Montres à boites d'or 1»— 4»—
» à boites d'argent 1»— 2»—
P a r kg.
Parties do montres 1»— S»—
R e l a t i o n s c o m m e r c i a l e s e n t r e l a R u s - s i e e t l ' A l l e m a g n e . — Les délibérations des délégués allemands et prussiens sur les rela- tions commerciales avec la Russie ont, dit-on
abouti à une conclusion dans la conférence de lundi, ce qui prouverait que la situation est très simple. L'Allemagne serait disposée à ac- corder à la Russie les avantages résultant de ces traités de commerce avec d'autres puis- sances, et demanderait en échange des facili- tés pour l'importation de certains articles m a - nufacturés en Russie.
A l l e m a g n e e t S e r b i e . — Les projets de traités de commerce et de convention relative à la protection des marques de fabrique et des modèles entre l'Allemagne et la Serbie ont été signés mardi.
F r a n c e e t I t a l i e . — On a s s u r e à Rome, que d'après dos dépèches particulières prove- nant do Paris, que les négociations entre la France et l'Italie pour un traité de commerce sont on bonne voie.
C o n s u l a t s . — Lc Conseil fédéral a nommé Consul général à Mexico M. Georges Grcis- haber (Schaffhousc), en remplacement de M.
C. Courvoisier, du Loclc, dont la démission a été acceptée avec remerciements pour les ser- vices rendus.
D a n g e r d e l ' u s a g e d e l a h o u i l l e b i t u - m i n e u s e . — Dans une conférence récente de- vant l'institut du Gaz, en Angleterre, le prési- dent, M. Valon, a mentionné entre autres les deux faits suivants, pour démontrer les désa- vantages, sinon le danger de l'usage de la houille bitumineuse dans les grandes villes.
Ainsi, il a été calculé qu'à Clascow, par une matinée pluvieuse, l'atmosphère contenait 7 1I1
millions de particules de poussière par pouce cube.
A Londres, près de 100,000 tonnes de souffre sont annuellement dégagées et répandues dans l'air par l'énorme consommation de houille qui se fait dans cette ville.
C o m m u n i c a t i o n
L e b u r e a u c e n t r a l d e l a F é d é r a - t i o n i n t e r n a t i o n a l e d e s o u v r i e r s m o n t e u r s d e b o î t e s , a v i s e t o u s l e s f é d é r é s q u e l a p l a c e d e B e s a n ç o n e s t m i s e à l ' i n t e r d i t .
T o u s l e s c o l l è g u e s s o n t i n v i t é s à n e p a s s e d i r i g e r s u r B e s a n ç o n t a n t q u e l ' i n t e r d i t n e s e r a p a s l e v é .
LE BUREAU.
Prière aux j o u r n a u x de r e p r o d u i r e .
Liste des étrangers
ayant logé le 9 août dans les hôtels de Chaux-de-Fonds . Fleur-de-Lys: MM. Arspach, Erfurth. F o u r - nicr, Lyon. Sugicr, Paris. Mariage' Dijon. Bon- zon, Mulhouse. Grimbann, Bucarest.
Aigle: M. Heymars, Alsace.
Lion d'Or : M. Chcnotticr, Paris.
Balance : MM. Fillon, Savoie. Liebmann, St- Denis.
Guillaume- Tell: AiM. Damisch, Vienne. Jouan, France.
Gare: MM. Depierre, Bruxelles. Humbcrt, Besançon. Kohi, Walfhalden. Poller, WaIf- halden.
Cote de l'argent
r du 10 août 1892 facture' aux monteurs de boîtes L'argent 800 laminé et fil à fr. 117»— le kilo.
» 805 » » » 117»70 »
» 875 » » » 127»70 »
» 900 » · » » 131»2S »
» 935 » » » 136»25 »
en planches, feuilles et fils d e toutes dimensions
1719-33
à l'usine Genevoise de Dégrossissage d'or
Montres de précision et compliquées
Spécialité de répétitions à quarts et minutes 12 et 13'" pour dames
Quantième perpétuel, cliroiiograplie, répétition minutes, secondes indépendantes rattrapante, etc.
m o n t r e s 7 l i g n e s I'·" q u a l i t é 1641-24
AUG. BORNAND & C IE A S TE -CROIX
Seules médailles d'argent. Exposition universelle, Paris 1878. — Paris 1889.
Médaille Chaux-de-Fonds 1881. — Diplôme Zurich 1883.
Fabrique d'Aiguilles de Montres en tous genres
W l S l O l FRÈRES
G E N È V E
Maison fondée en 1812
liaison fondée en 1812
Succursales et Dépôts :
C h a u x - d e - F o n d s , 5, r u e Daniel J e a n R i c h a r d , 5, Locle, 3 2 5 , r u e B o u r n o t , 3 2 5 .
Spécialité d'aiguilles Louis XV, ciselées or, acier, en composition dorée. Brcguet et poires de toutes formes. Grandes et petites secondes,
Chronographcs, quantièmes, compteurs, etc. 1799-50
POUR FABRIQUES D'EBAUCHES ET DE MONTRES
Outillage et méthode très simple pour plantage-perçage du barillet et des moyennes, sertissage exact
•de l'échappement.
S'adresser à 15701>-9 C h . H o u r l e t
horloger-technicien, Couvet.
A vendre
Etude avec exécution pratique d'une montre simplifiée, fonctions complètes de remontoir et mise à l'heure, échappement à ancre.
S'adresser à 1716-14 Ch. HOURIET, horloger-techni-
cien, Couvet.
POUR FABRIQUES D'ÉBAUCHES ET SPÉCIALISTES
Appareil à revenir les pièces d'acier après la trempe avec ther- momètre indiquant le degré de revenu.
S ' a d r e s s e r a 15701>-9 C h . H o u r l e t , Couvet
Jeune homme
ayant voyagé 10 a n s en Italie
cherche une 1802-1
place de voyageur,
Bonnes références.
Adresser les offres à C h a u x - d e - F o n d s , chez Mr S. Hirsch.
Attention!!!
On demande à louer, pour une installation complète d'horlogerie, une fabrique avec une force m o - trice de dix à quinze chevaux (de préférence hydraulique), disposant de plusieurs'locaux pour une cen-
taine d'ouvriers. 1809-2 Adresser les offres sous pli ca-
cheté aux initiales MM. A. B, et A. M., poste restante, N e u c h â t e l .
Usine à vendre
A vendre pour cause de départ, dans le J u r a Bernois : Une usine pour la fabrication du g a l o n n é , p e n d a n t s , c o u r o n n e s , e t a n - neaux de m o n t r e s . Installations modernes et complètes. Une m a i - son d'habitation" attenante à l'u- sine, avec grand jardin et dégage- ment. S'adresser à M. H. Lehmann, avocat et notaire, à la Chaux-de- Fonds qui renseignera. 1793-1
Les fabricants de
Montres aluminium
sont priés de donner leurs adresses, Case 555, Chaux-
de-Fonds. 1811-3 Paiement au comptant.
Avis aux fabricants d'horlogerie
Je me recommande à MM. les fabricants pour la décoration sur boîtes métal, ayant un outillage des plus modernes, et no m'occu- pant spécialement que des décors sur métal. Je puis satisfaire tous les ordres que l'on voudra bien me transmettre, comme bienfacture
et prix. 1807-2 P. P o r t m a n n , St-lmier.
On demande
à acheter un fort lot de finissages 12 V3 ou 13 lignes courant. 1805-1
Adresser les offres sous initiales E. S. 1OO au bureau du Journal.
Dorure
au feu et à la pile garantie, jaune et rouge ; travail au mas, argon- turc, oxidé, nickelage. — Prix mo-
dérés. 1804-2
Pâte d'argent
pour argenter soi-même, à fr. 3 le flacon.
Offres sous chiffre H. 2913 Z. à l'agence de publicité H a a s e n s t e i n
& Vogler, Z u r i c h .
- '
274 LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE
EI ΞΞΗ5Η5ΞΞΞΞΗ5ΞΞΞΞΞΞΗ5|*|ΞΒΗΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΗΞΗΞΞ5 E
Société suisse pour la construction
de locomotives et de machines à Winterthour
Moteurs à gaz et à pétrole
Construction simple et solide.
Marche sûre et économique, iïni- ploi du pétrole o r d i n a i r e . Sécu- rité absolue. Entretien facile. E m -
placement minime. 1652-12 I n s t a l l a t i o n s é l e c t r i q u e s . M a -
c h i n e s à v a p e u r Ii vos e t d e m i - f i x e s . — < H U IH ι IC I S .
On peut voir un m o t e u r à p é - trole chez MMrs H. F r ê n e & Car- raux à Reconvillier, ijui donne- ront tous les renseignements dé- sirés.
• 5Β5Ξ5£ππ5Ξ5Ξ5Ξ5Ε551* 5Η5Η5Η5ΞΞΞ5ΞΞΗ5Ξ5Ε5Η •
ECOLE D'HORLOGERIE ET DE MECANIQUE
D E B I E N N E
Apprentissage d'horlogerie complet : 3 ans. Apprentissage d'hor
logerie pour spécialités : 12 à 18 mois. Apprentissage mécanicien : 3 ans ; les élèves apprennent à l'aire les outils pour la fabrication méca- nique, système perfectionné. Cours théoriques dans les deux langues.
Nouvelles méthodes d'enseignement donnant d'excellents résultats.
Entrée à toute époque. S'inscrire auprès du directeur. 1649-11 LA C O M M I S S I O N .
F A B R J Q U E
ASSOCLATION
D'HORLOGERIE
HORL 7 OGERE
19, Eue Neuve B I E N N E Rue Dufour, 45 Représentation. — Exportation.
Schweiz. Uhrmacher-Zeitung. Organe de l'Association
P a r a i s s a n t 2 fois p a r mois à l'r. 6 p a r an 1651-6 Direction et Rédaction : Ch. GRAF-LINK, Romanshorn.
4, P l a c e L o u g é i t i a l l e — GEJfEVE P l a c e E o n g c m a l l c , -1
HORLOGERIE et BIJOUTERIE
Successeur de Charles Bruguier, pour la fabrication des tabatières et Bijoux à oiseaux chantants.
Téléphone 1438 ' · Téléphone 1438
Rhabillage, remise à neuf de pièces en tous genres 1673-14
Berner Medaillen-Munze
ZUrich 1883 Chaux-de-Fonds 1881
lime pr meut, poinçon 2 l £ ^ £ ^ S l · ^WTWH ' > T - JBHb faigeat Médailles de l'Exposition Universelle, à P a r i s 1889
F, HOMBERG, graveur-médailleur, BERNE
Atelier pour la Frappe de fonds de montres
Assortiment riche de dessins. — Album à disposition
G r a v u r e a r t i s t i q u e et i n d u s t r i e l l e s u r m é t a u x et b o i s |
POINÇONS et ESTAMPES pour L'HORLOGERIE • S p é c i a l i t é d e I N £ a r q i a e s d e F a b r i q u e
:— · ' il
On se c h a r g e gratuitement de l'Enregistrement au Bureau | fédéral. Déjà 2000 marques ont été déposées p a r mon entremise jj et gravées dans mes ateliers. 1742-38 jj
FABRIQUE D'ÉBAUCHES & FINISSAGES DE WALLERAY
K O L L E R & C IE
E b a u c h e s e t finissages à clef d e 13 à 2 0 lignes Finissages remontoir de 11 % à, 30 lignes
D é p o s i t a i r e : 1543-1
M. DAVID KENEL, rue de la Paix, Chaux-de-Fonds
FABRIQUE DE BOITES
argent et galonné
Variétés pour tous pays. - Boîtes Dueber, Box cases, etc
USINE HYDRAULIQUE
IiIIEI I IiSEi
S I E N N E
ι Plusieurs récompenses aux expositions
Médaille d'argent Paris 1889. 1571-10
Bonne o c c a s i o n
A remettre de suite un b e a u et grand magasin d'horlogerie et bijouterie, le mieux situé de la ville de Bâle. — Avenir assuré à une personne active, sachant l'allemand et disposant d'au moins 30
mille francs. I8O8-1 S'adressser a u b u r e a u du Journal. A. K. 392.
B g g : < ; < c « « < { < ' : g ; < c C { < t < { < S i ; > i > ; > î > ? > ? S > ; ^ î > ; > ; > ; > } »
FABRIQUE DE JOYAUX
EN TOUS GIiXRl-IS p o u r M o u v e m e n t s d ' h o r l o g e r i e
en un mot, tout ce qui se l'ait en pierres pour le mouvement de Ja montre, pr boussoles, télégraphes, distributeurs d'eau de.
L . - I E L CTTJlsrOID
à LUCENS
Maison fonda «ι IS50 occupant plih de SOO onvriers
Vente exclusivement en gros
(Suisse)
H«om|icns.:e à 1.0NDRKS en 1S62 et à La Chaus-Moiià en 1881
aux Marchands de fournitures
Marque déposée
Envoi de Prix-courants sur demande.
Achat et vente de diamants, rubis, saphirs, ebrysoiithes et grenats bruts.
Pierres d e couleur, taillées pour Bijouterie.
Taille de Ire qualité. 1G4G—24
^ ; < : c c g ; < : c : < : c : < c < : c : c : 0 : > : > ? > : > : > : > : : x > : ' > : > > > > > ; >
S I O T E I J de BIEZBOsnE
(BIELERHOF)
—Hs- v i s - à - v i s d e l a g a r e ~z&— 1648-26 Etablissement rccommandable à MM. les voyageurs de commerce,
touristes ainsi qu'aux sociétés.
Bonne cuisine — Vins naturels — Chambres à différents prix — G r a n - des salles — Bains et douches à l'hôtel — Table d'hôte à midi dix minutes - Plats du jour — Restauration à la carte à toute heure.
Exposition permanente de montres. Tous les mardis, marché d'hor- C. Riesen-Ritter, propriétaire.
logeric
Se recommande