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Jeudi 22 Septembre 1892.

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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le j o u r n a l .

Sixième Année. — N° 77.

P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s .

Jeudi 22 Septembre 1892.

B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 27.

Un a n : Six mois

Suisse . . . . Fr. 6:>— Fr. 3»—

Union postale ;> 12»— ' »

On s'abonne à tous les bureaux de poste Jeudi et le Dimanche à la Chaux-de-Fonds

Provenant de la Suisse 20 et. la ligne

;> de l'étranger 25 » » £ Minimum d'une annonce 50 cent.

Les annonces se paient d'avance Organe de la Société intercantonale des Industries du Jura, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle

et des Syndicats professionnels.

L'initiative privée

11 est vraiment curieux de constater combien peu les ouvriers des différents pays européens sont d'accord, sur la part qu'il convient d'attribuer à l'Etat, dans les mesures à prendre pour améliorer la situation de la classe ouvrière. Tandis qu'en Allemagne et en Suisse on marche à grands pas dans la voie du socialisme d'état et que certaine école ne vise à rien, moins qu'à l'expropriation, par l'Etat, de tous les moyens de production, en Angle- terre et en France, on lait montre d'un assez grand scepticisme à l'endroit des bienfaits qui peuvent découler d'une trop grande ingérence des pouvoirs publics dans le domaine économique et social et l'on y tient encore en grand honneur, le rôle utile réservé à l'initiative privée.

VEmancipation, organe des associa- tions ouvrières du midi de la France, dont les tendances nettement socialistes sont affirmées par son but, Vacquisition graduelle du capital par les travailleurs, publie, dans l'un de ses derniers numé- ros, un article fort intéressant, que fe- ront bien de méditer ceux qui attendent tout de VEtat Providence.

Sans cloute que l'initiative privée ne peut tout réaliser, surtout dans les do- maines où elle doit recruter ses adhérents au sein des populations ouvrières, c'est- àidire dans les milieux où manquent ces deux éléments de réussite, le temps et l'argent. Aussi la vérité nous parait-elle être dans l'action combinée des pouvoirs publics et des efforts individuels, partout où l'initiative privée aura montré son in- suffisance.

Ceci dit, voici l'article de VEmancipa- tion :

« Les résultats considérables obtenus en Angleterre et dans les pays Anglo- saxons par l'initiative privée, devraient

bien nous ouvrir les yeux sur l'erreur funeste et rétrograde qui nous l'ait tout attendre de l'Etat sans rien faire pour l'aider. Que peut l'individu pour l'amé- lioration de sa vie personnelle et de sa vie sociale ? — Rien, répondons-nous en nous croisant les bras. — Beaucoup, ré- pondent nos voisin, et ils se mettent à l'œuvre.

« Ils ont ainsi attaqué l'intempérance, ne s'en rapportant pas uniquement à l'ef- ficacité de la loi sur l'ivrognerie. Ils ont formé des associations, publié des bro- chures, réuni des hommes et des femmes de bonne volonté. Qu'ont-ils obtenu ? Ils ont fait reculer le fléau; ils en ont, dit- on, réduit de moitié les résultats funestes.

Pendant ce temps, notre belle confiance en la toute-puissance de l'Etat a laissé doubler le mal.

« Ils ont énergiquement résisté à la pornographie, et s'il ne dépendait pas d'eux de réformer ceux qui n'ont pas le souci de leur dignité, ils ont au moins protégé l'honnêteté publique, laissé la vie accessible aux femmes et aux enfants, prévenu les scandales qui ont porté à notre considération une si grave atteinte.

« Ils ont reconnu le danger, pour la moralité privée en général, d'une assis- tance publique inconsidérée, aidant in- distinctement la paresse et la vraie misère, employant souvent la fortune publique à dégrader les citoyens et les familles. Et ils ont ainsi combattu le mal, victorieu- sement sur plusieurs points, en créant des organisations de charité, où l'homme de bien, la femme dévouée viennent per- sonnellement relever le malheureux, join- dre le secours moral au secours matériel, restaurer, chez ceux qui s'abandonnaient, le caractère et la volonté qui sont la source de toute prospérité, comme de toute di- gnité.

« Ainsi du reste, le paupérisme, l'insuf- fisance des salaires, la création par l'effet

de la grande industrie, d'un peuple tou- jours grossissant de malheureux, de dé- pendants, d'exténués, ils les ont combat- tus par les grandes sociétés coopératives, qui ne sont que le déploiement de l'éner- gie et de la volonté de l'ouvrier, jointe à l'intelligence des effets de l'association, qui ne sont en un mot que les initiatives personnelles organisées.

« Et ils ont raison, et nous avons rai- son de commencer à les imiter; de se- couer le préjugé funeste que l'homme ne peut rien, que l'Etat est tout. Il n'est que temps. Les mesures les meilleures, prises par les pouvoirs publics, n'ont d'effet que si l'esprit public les comprend, les facilite, les favorise. On le voit bien· dans la ques- tion de l'assurance publique. On le voit aussi dans celle de l'enseignement, où, sans l'aide des familles, sans l'influence moralisatrice du foyer, les résultats de l'école restent faibles et insuffisants, où l'instruction n'ajoute guère à la dignité, ne prévient pas le vice ni la criminalité;

où même elle ajoute au danger social, en créant un peuple de déclassés, en je- tant dans la vie urbaine des masses qui n'ont que les aptitudes de la vie rurale.

En un mot, sans le concours des bonnes volontés particulières, non seulement le bien moral qui se fait ailleurs ne pour- rait s'accomplir chez nous, mais les me- sures mêmes les mieux combinées par les pouvoirs publics, resteraient stériles ou deviendraient dangereuses. Le pro- grès de l'initiative privée dans tous les domaines est notre meilleure espérance, notre seule garantie d>

un

heureux avenir. »

Rapport sur la fabrication

et le commerce des montres à Berlin pendant l'année 1891

Les doyens du monde commerçant berlinois viennent de publier un rapport sur le com- merce et l'industrie de Berlin pendant l'année

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/ * ' · ' ' - ' .

LA" FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE 324

1801, rapport dont nous extradons le passage suivant relatif à l'horlogerie:

L'année écoulée n'a malheureusement pas été très favorable pour la plupart des branches do l'industrie horlogère. La fabrication d'hor- loges pour clochers et chemins de fer, qui avaient été très demandées les deux années précédentes à cause de leur bon renom a subi en 1891 un temps d'arrêt. Seule, la fabrication d'horloges et de chronomètres électriques et d'horloges à mécanisme électro-hydro-pneu- matique a [iris un plus grand développement.

Ce qui porte le plus grand préjudice au com- merce de montres en gros, ce sont les réveille- matin américains qu'on trouve dans ,tous les bazars à des prix infimes. La surproduction de cet article a provoqué à Berlin aussi, dans le courant de l'année, une baisse du prix a l - lant jusqu'à 1 marc, baisse très sensible dans un article dont le prix moyen no dépasse pas 3 à 4 marcs.

L a vente des montres a été normale. Kn ce qui concerne les montres pour hommes, on a surtout demandé des montres de précision, comme cela s'était déjà fait l'année précédente, de sorte que les grands magasins sont forcés de tenir principalement de la bonnne m a r - chandise. Les montres de dames, au contraire, semblent être considérées par le grand public de plus en plus comme objets de parure sans valeur pratique et l'on ne demande donc pres- que exclusivement que de la marchandise bon marché.

Le commerce de détail est tombé très bas d a n s la branche horlogère. Un. petit nombre seulement des maisons un peu plus importan- tes a été en mesure de faire des affaires sé- rieuses. Beaucoup ne parviennent à se main- tenir, que parce que leurs fournisseurs leur accordentdes termes excessivement longs poul- ie paiement.

Cette situation déplorable est due en partie à des causes générales, en partie à des causes spéciales, dont la discussion mènerait trop loin. On se bornera donc ici à rappeler les .causes principales suivantes:

Kn premier lieu, les maisons qui se livrent à la vente par à-comptes, pour la plupart au moyen du colportage, introduisent une quan- tité très notable de montres dans le public. Les acheteurs dont la solvabilité est moins grande, qui ne se laissent parfois persuader que p a r la ruse, se voient souvent amenés, à la suite de circonstances contraires, à porter au mont- de-piété la montre qui n'est quelquefois pas même complètement payée et qui, ne pouvant plus être retirée à temps, est revendue et passe ainsi dans les mains du public: premier incon- vénient pour le commerce de détail.

A ce commerce viennent nuire en second lieu les magasins de vente à l'encan qui s'ou- vrent chaque année au moment le plus favo- rable pour la vente et où le public est attiré le plus souvent par des articles sans valeur, des montres paraissant être en or, mais dans lesquelles ce métal ne joue en réalité qu'un pe- tit rùle, et qui sont vendus à des prix dérisoires en apparence.

Dans ces conditions, le nombre des ouvriers occupés dans les magasins d'horlogerie ne s'est presque pas modifié par rapport à l'an- née précédente, car il s'est élevé à la Hn de l'année à 444, contre 436 en 1890.

A remarquer toutefois qu'un assez grand nombre d'ouvriers horlogers, non compris dans les chiffres susdits, sont occupés dans les ateliers électro-techniques et mécaniques où ils trouvent une occupation durable et plus rémunératrice grâce à la situation plus favo- rable de ces industries qui sont en plîin essor.

Questions sociales

On lit dans Le Démocrate:

Un des plus anciens rédacteurs du Fhjaro, M. Saint-Gonest, publiait dernièrement un a r -

ticle qui, s'il ne dénote pas en l'auteur une a b - solue compréhension des choses modernes, prouve, tout au moins, que ses instincts do combativité ne sont point affaiblis.

Sous ce titre : Résistance, un patron interviewé par notre confrère parisien, émet à coté d'idées fort sensées et fort justes — ainsi en parlant du but politique des ambitieux meneurs de grèves — quelques opinions peut être légères et qui affirment une lois de plus cotte confiance aveugle dont les grands industriels français usent et abusent,

En somme, c'est une attaque de front dirigée c o n t r ô l a «question sociale». Celle-ci, d'ail- leurs — nous citons — ne semble plus du tout en France une question sérieuse, ça devient une véritable plaisanterie, une scie d'atelier, c'est la « tarte à la c r è m e » du jour, Députés et journalistes, gommeux et bourgeois, grandes dames et cocottes, ne parlent plus que de ça, ne s'occupent plus que de ça. « Kt ce qui nous amuse, nous autre, c'est do voir la surprise et l'effarement que ça leur cause. »

« On croirait que tous ces gons viennent de découvrir l'Amérique. Kh quoi! 11 y a ici-bas des pauvres êtres qui souffrent, des êtres qui travaillent trop et qui ne mangent pas assez?

Mais quelle horreur! Mais qu'elle abomina- tion !

« C'est à mourir de r i r e ! Vous comprenez, nous sommes là tout un monde qui forcément s'est toujours occupé du travailleur : indus- triels, patrons, contre-maîtres, s œ u r s de cha- rité, prêtres, philanthropes...'nous avons tou- jours vécu là-dodans,et, sans nous vanter, nous avons fait le possible pour secourir les malheu- reux. »

Nous n'admettons certes pas semblable in- dignation comique, qui parait « chercher des effets» sur quelque scène boulevardière, mais il est évident aussi, qu'en voulant travailler pour le bien des prolétaires, la plupart des me- neurs ont enrayé ,les mouvements divers — oh ! bien lents, nous l'avouons — tentés en fa- veur de l'amélioration matérielle et morale du peuple.

Cependant, il no faudrait pas nier ces tenta- tives dont plusieurs ont donné et donneront encore d'admirables résultats. Tentatives pri- vées, entendons-nous; car le système de l'in- tervention de l'Etat, poussé aux limites rêvées par les démocrates-socialiste conduit, même en république, à une ingérence trop grande des pouvoirs publics dans la vie privée, à quel- que chose comme une autocratie coiffée du bonnet démocratique.

Mais lorsque nous parlons d'oeuvres privées, entendons-nous. Il ne s'aitit point ici de comités occasionnels, de fête, de five ο clok de bienfai­

sance, où l'on bavarde sans travailler, où l'on pleure sur les misères d'autrui sans essayer les remèdes efficaces, il ne s'agit pas de cette charité apparente que T. Combe a si spirituel- lement dépeinte dans une récente brochure.

Non, les institutions — notez le mot — qui fe- ront, certainement, le bien des miséreux sont plus générales et plus administratives. Telles les fraternités et bien d'autres associations fon- dées par des gens de cœur, par des philanthro- pes d'action, par des hommes — dans le sens grand et noble du mot.

N'avons-nous pas vu, dans notre pays de- puis quelques années, naître et vivre ces œ u - vreséminemment sociales,éminemment philan- thropiques, et leurs résultats ne sont-ils pas réjouissants? Nous n'avons j a m a i s failli à la tache de vulgariser les effets de ces créations bienfaisantes.

Il faudrait un livre ou tout au moins une série d'articles, dit à ce propos ΓEstafette de Lausanne, pour exposer au lecteur le travail accompli en vingt ans par la pensée sociale, par la bienfaisance fraternelle, réfléchie, logique, efficace.

Kt ceux qui réclament bien haut les droits du prolétaire — droits indéniables —ceux qui

crient à l'exploitation du pauvre par le riche, reconnaîtront certainement que, chez nous, la grande majorité des élus s'occupe avec sollici- tude du sort des petits.

Mais ne cherchons pas l'utopie.

C'est ce rêve dangereux qui trouble les cer- velles des jeunes et provoque les tentatives de désorganisation sociale, dont nous sommes si souvent témoins. II faut, par des actes et des preuves, démontrer aux égarés l'inutilité de la violence. Car il y a un certain degré d'injus- tice et de misère que les sociétés humaines ne supportent jamais, et au plus profond d'elles- mêmes gît un droit redoutable qui ne saurait absolument être contesté, la révolution.

j Et c'est une telle révolution qu'il faut éviter en n'exaspérant pas le mécontentement des foules.

La question sociale n'existe pas, mais les questions sociales pullulent, elles s'imposent, elles demandent des solutions diverses — et souvent de natures fort différentes. Un seul mot, une mesure unique, une loi générale ne peuvent faire taire les mille et une revendications.

Mais croire qu'un bouleversement universel est indispensable, c'est proclamer la nécessité de la guillotine pour guérir la migraine.

P a s plus que la résistance aveugle des patrons, les revendications violentes des ouvriers n'ont leurs raisons d'être.

Soyons, en ces choses, franchement utilitai- res, sincèrement laborieux, travaillons à l'amé- lioration de la vie quotidienne, à l'apaisom nt des sourdes colères, évitons les querelles fa- miliales et intestines, et peut être, ce faisant, verrons-nous diminuer aussi les grandes et belliqueuses disputes de nation à nation.

Kn perfectionnant chaque unité, on ne peut qu'améliorer la foule. C'est presque une vérité à La Palice.

Crise financière en Angleterre

(Du correspondant du Journal de Genève).

Kn ce qui, concerne Ie « Birkbeck », le dan- ger est passé, mais cette crise financière con- tinue à sévir sur les autres banques populaires dites « Building societies » ou sociétés de cons- truction, (pli, tout en étant parfaitement solva- bles, n'ont pas les reins aussi solides que le

«Birkbeck». Ces banques ou sociétés popu- laires recueillent leurs fonds par des contri- butions hebdomadaires, qui constituent les économies des ouvriers. Comme leur nom l'in- dique, ces sociétés ont surtout pour luit de permettre aux ouvriers qui en font parti de de- venir propriétaires des maisons qu'ils habitent.

Voici le mécanisme de ces sociétés: Suppo- sez deux mille membres, versant l'r. 2»50 par semaine; cela fait 5000 francs. Ces 5000 francs sont prêtés à raison de un par semaine, a 52 sociétaires par an, qui sont désignés par lé sort, à la condition sine qud non d'être employés à l'achat ou à la construction d'une maison, qui reste hypothéquée pour la valeur du prêt, remboursable par mensualité calculée de fa- çon à couvrir dans un certain temps capital et intérêts. A mesure qu'elles ont prospéré, ces sociétés ont élargi leurs affaires et sont deve- nues banques, acceptant des dépôts de ceux de leurs sociétaires qui pouvaient économiser plus (pie leurs cotisations. Ainsi actuellement, à l'heure où les grandes banques ne donnent que 1 % sur les dépôts, les banques populaires liai" suite du principe coopératif de leurs affai- res, donnent à leurs clients 3 u/o pour les dé- pôts retirables a volonté et 4 % pour ceux qui ne peuvent l'être qu'à trois mois d'avertisse- ment.

Il est facile de comprendre qu'avec un em- ploi hypothécaire des fonds qu'on leur confie, les sociétés populaires ne peuvent faire lace a des remboursements instantanés, tout en étant parfaitement solvablos. Le résultat de la crise actuelle ne peut qu'être de faire dans la suite bien spécifier la distinction à établir entre les

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32ό LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE

dépôts et les souscriptions; mais cette diffé- rence semble trop difficile à bien préciser et le résultat sera sans doute de forcer les sociétés à ne plus accepter de dépôts.

Si je suis entré dans ces explications, c'est pour bien faire comprendre à vos lecteurs que, malgré les apparences contraires, en somme, il n'y a pas de crise financière proprement dite.

Mais ce qui est indéniable, c'est le m a r a s m e des affaires, Io non emploi de l'argent, qui dort improductif dans les banques. Cette situation, si elle se prolonge pendant, l'hiver, constituera un nouvel e m b a r r a s pour le nouveau minis- tère.

Situation économique du Mexique

Dans son discours, à l'ouverture du Congrès, le président Diaz a déclaré que les recettes de la Trésorerie fédérale pour l'année fiscale qui vient de finir, ont dépassé 37 millions de dol- lars, chiffre très peu inférieur aux recettes de l'année précédente, malgré la faiblesse de la récolte du maïs et la baisse du métal argent.

Cela prouve, a dit Ie président, la valeur des ressources naturelles du pays, la sollicitude du gouvernement à exécuter fidèlement tous ses engagements. 11 a déjà fait d'importantes améliorations, et prépare de nouvelles lois dans le but d'augmenter les revenus fédéraux et d'obtenir ainsi l'équilibre parfait des recettes et des dépenses.

lin attendant l'effet de ces mesures, le gou- vernement a obtenu une avance de 600,000 li- vres sterling, remboursable dans deux ans.

Nouvelles diverses

IiC c o m i t é d e s o u v r i e r s MI u s t r a v a i l de St-lmier, considérant que la reprise d'affaires s u r laquelle on comptait ne s'est pas réalisée,

et que l'on peut s'attendre à un hiver difficile, convoque, pour le 26 septembre, les présidents des syndicats, le maire et le Conseil de bour- geoisie pour décider si le comité doit se dis- soudre ou continuer son activité.

C o l i s p o s t a u x p o u r l a G r è c e . — Il résulte d'une communication de l'Administration des postes italiennes qu'ensuite de mesures sani- taires, l'acheminement via Italie de colis pos- taux pour la Grèce ne peut être admis.

Les colis postaux pour la grôce doivent, en conséquence et jusqu'à nouvel ordre, être ache- minés par Tricstc.

Les échantillons pour la Grèce doivent éga- lement emprunter jusqu'à nouvel ordre la voie de Trieste au lieu de colle de l'Italie.

!-η j o u r n é e o f f i c i e l l e d e h u i t h e u r e s . — La Chambre américaine a voté dernièrement une mesuré qui a passé presque inaperçue en Kurope, niais que l'on commente encore dans la grande république d'outre-mer. La loi à la- quelle nous faisons allusion statue que, sauf dans les cas d'un caractère exceptionnel, tout entrepreneur de travaux publics travaillant dircctement.ou indirectemont pour le compte du gouvernement des Etats-Unis, appliquera à son personnel la journée de 8 heures.

Cote de l'argent

du 21 septembre 1892 facturé a u x monteurs do boites L'argent 800 laminé et fil à fr. 114»85 le kilo.

» 805 » s> » 115»5S »

» 875 •» » » 125»2S »

» 900 » » » 128»80 »

» 935 » » » 133»70 » Fin en grenailles » 141»80 »

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l ne demoiselle de confiance, connaissant à fond la comptabilité en partie double; correspondant d a n s les doux langues et ayant travaillé plusieurs années dans le commerce d'horlogerie, demande une place analogue. 1840-1

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Lo soussigné porto à la connaissance de tous c(>ux que cela peut intéresser, mais en particulier de MM. les négociants, fabricants d'horlogerie et fabricants de cadrans, qu'il a été chargé de pour- · suivre juridiquement, soit par la voie civile, soit par la vois pénale, et à teneur des lois fédérales des 26 septembre 1880 et 21 décembre 1888, tous ceux qui, par l'un ou l'autre des moyens indiqués dans les lois précitées, chercheraient à mettre en circulation des montres ou des cadrans portant imitation du genre de phases lunaires et de mises à l'heure enregistrée en 1887 et 1890 par la mai- son Chs Couleru-Meuri à la Chaux-do-Fonds et reproduites ci-dessous.

La présente publication est faite afin que personne ne puisse en prétexter ignorance.

1848-6

La Chaux-de-Fonds, le 16 Septembre 1892.

l'ar mandat spécial : G e o r g e s L e u b a . avocat.

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.

LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE

326

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Références

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