Corrigé du DS du 16/01/2018 Exercice 1 :
1) ݔ et ݕ sont des entiers naturels donc 2ݔ + ݕ est aussi un entier naturel et 3ݔ − ݕ est un entier relatif.
Si ሺ2ݔ + ݕሻሺ3ݔ − ݕሻ = 4, alors 3ݔ − ݕ est forcément positif (en effet s’il était négatif, le produit serait négatif) donc 3ݔ − ݕ est lui aussi un entier naturel.
ሺ2ݔ + ݕሻሺ3ݔ − ݕሻ = 4 implique donc que 2ݔ + ݕ et 3ݔ − ݕ sont des diviseurs positifs de 4.
2) ܦାሺ4ሻ = ሼ1; 2; 4ሽ donc les valeurs possibles sont :
൜2ݔ + ݕ = 13ݔ − ݕ = 4 ou ൜2ݔ + ݕ = 23ݔ − ݕ = 2 ou ൜2ݔ + ݕ = 43ݔ − ݕ = 1
Le premier système donne ݔ = 1 et ݕ = −1 ce qui est impossible car ݕ est un entier naturel Le deuxième système donne ݔ =ସହ et ݕ =ଶହ ce qui est impossible car ݔ et ݕ sont des entiers.
Le troisième système donne ݔ = 1 et ݕ = 2 ce qui est l’unique couple solution ! Conclusion : les seules valeurs possibles sont ݔ = 1 et ݕ = 2
Exercice 2 : Critère de divisibilité d’un nombre par 7
1) 1106 est-il divisible par 7 : 110 − 2 × 6 = 110 − 12 = 98 or 98 = 7 × 14 donc 1106 est divisible par 7.
638 est-il divisible par 7 : 63 − 2 × 8 = 63 − 16 = 47 or 47 n’est pas divisible par 7 donc 638 n’est pas divisible par 7.
2) On se propose maintenant de démontrer ce critère pour un nombre de trois chiffres.
a) ݊ = ܽ × 10²+ ܾ × 10 + ܿ = 100ܽ + 10ܾ + ܿ
Or 100 = 7 × 14 + 2 ≡ 2[7] et 10 ≡ 3[7] : donc 100ܽ ≡ 2ܽ[7] et 10ܾ ≡ 3ܾ[7]
Donc 100ܽ + 10ܾ + ܿ ≡ 2ܽ + 3ܾ + ܿ[7]
On en déduit que : ݊ ≡ 2ܽ + 3ܾ + ܿ [7].
b) On appelle ݉ l’entier égal à la différence décrite ci-dessus : c’est-à-dire ݉ = ܾܽതതത − 2ܿ = 10ܽ + ܾ − 2ܿ
On sait que 10 ≡ 3[7] donc 10ܽ ≡ 3ܽ[7]
On en déduit que 10ܽ + ܾ − 2ܿ ≡ 3ܽ + ܾ − 2ܿ ≡ 3ܽ + ܾ − 2ܿ[7]
Conclusion : ݉ ≡ 3ܽ + ܾ − 2ܿ [7].
c) ݊ ≡ 2ܽ + 3ܾ + ܿ [7] et ݉ ≡ 3ܽ + ܾ − 2ܿ [7]
On en déduit que −3݉ ≡ −9ܽ − 3ܾ + 6ܿ [7]
et donc que ݊ − 3݉ ≡ 2ܽ + 3ܾ + ܿ − 9ܽ − 3ܾ + 6ܿ [7]
C’est-à-dire ݊ − 3݉ ≡ −7ܽ + 7ܿ [7] ≡ 0 [7]
De même 2݊ ≡ 4ܽ + 6ܾ + 2ܿ [7] donc ݉ + 2݊ ≡ 3ܽ + ܾ − 2ܿ + 4ܽ + 6ܾ + 2ܿ [7]
C’est-à-dire ݉ + 2݊ ≡ 7ܽ + 7ܾ [7] ≡ 0[7]
d) On sait que ݊ − 3݉ ≡ 0 [7] et ݉ + 2݊ ≡ 0[7] donc ݊ ≡ 3݉ [7] et ݉ ≡ −2݊[7]
݉ ≡ 0 [7] ⇔ 3݉ ≡ 0 [7] or ݊ ≡ 3݉ [7] donc ݊ ≡ 0[7] et donc ݉ ≡ 0 [7] ⇒ ݊ ≡ 0 [7]
݊ ≡ 0 [7] ⇔ −2݊ ≡ 0 [7] or ݉ ≡ −2݊ [7] donc ݉ ≡ 0[7] et donc ݊ ≡ 0 [7] ⇒ ݉ ≡ 0 [7]
On en déduit que : ݉ ≡ 0 [7] ⇔ ݊ ≡ 0 [7]
e) Si ݉ est un multiple de 7 alors ݊ aussi et inversement ce qui justifie bien le critère de divisibilité par 7 décrit dans l’énoncé.
Exercice 3 :
Notons ݊ le code de la carte de crédit d’Augustin.
D’après l’énoncé, ݊ + 17 = ܽ² et ݊ + 86 = ܾ² où ܽ et ܾ sont des entiers naturels (on en déduit que ܾ ≥ ܽ)
݊ étant un entier supérieur ou égal à 1 000, ݊ + 17 ≥ 1017 et donc ܽ ≥ 32 (en effet 31² = 961 et 32² = 1 024). Par un raisonnement identique, ܾ ≥ 33.
Par différence, on obtient ܾ²− ܽ² = 86 − 17 = 69 ce qui donne ሺܾ − ܽሻሺܾ + ܽሻ = 69
ܾ − ܽ et ܾ + ܽ sont donc des diviseurs positifs de 69. Or ܦାሺ69ሻ = ሼ1; 3; 23; 69ሽ La seule valeur possible pour ܾ + ܽ est 69 car d’après ce qui précède, ܾ + ܽ ≥ 65. On en déduit que ܾ − ܽ = 1.
Le système ቄܾ + ܽ = 69ܾ − ܽ = 1 donne comme solution : ቄܾ = 35ܽ = 34. On obtient alors le code : ݊ = 34²− 17 = 35²− 86 = 1139
Exercice 4 :
1) 14ݔ² + 7ݕ² = 7ሺ2ݔଶ+ ݕଶሻ avec 2ݔଶ + ݕଶ ∈ ℤ donc 14ݔ² + 7ݕ² est un multiple de 7.
Si l’équation (E) a des solutions, cela signifie que 10ଶ est divisible par 7.
Or 10ଶ= 2ଶ× 5ଶ donc 10ଶ n’a pour diviseurs que des multiples de 2 et de 5 (on verra plus tard une réponse plus rigoureuse) et ne peut pas avoir 7 pour diviseur
Conclusion : l’équation (E) : 14ݔ² + 7ݕ² = 10ଶ où ݔ et ݕ sont des entiers relatifs n’a pas de solutions.
2) On considère l’équation notée (F) : 3ݔ² + 7ݕ² = 10ଶ où ݔ et ݕ sont des entiers relatifs.
a) 100 = 7 × 14 + 2 donc 100 ≡ 2 ሺ7ሻ.
Si ሺݔ ; ݕሻ est solution de (F) alors 3ݔ² + 7ݕ² = 10ଶ ⇔ 3ݔ² = −7ݕ² + 10ଶ
Or −7ݕଶ ≡ 0 [7] donc 3ݔ² ≡ 10ଶ[7] . De plus 100 ≡ 2 [7] donc 10ଶ= 100 ≡ 2 [7]
Conclusion : Si ሺݔ ; ݕሻ est solution de (F) alors 3ݔଶ ≡ 2 [7].
b)
Reste de la division euclidienne
de ݔ par7 0 1 2 3 4 5 6
Reste de la division euclidienne
de 3ݔ² par7. 0 3 5 6 6 5 3
c)
݊ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Reste de la division
euclidienne de 2 par7. 1 2 4 1 2 4 1 2 4 1
D’après le tableau ci-dessus, il semble que :
Si ݊ ≡ 0 [3], alors 2 ≡ 1 [7] ; Si ݊ ≡ 1 [3], alors 2 ≡ 2 [7] ; Si ݊ ≡ 2 [3], alors 2 ≡ 4 [7].
Démontrons tout d’abord que 2ଷା ≡ 2 [7] où ݇ et ݎ sont des entiers naturels : 2ଷା = 2ଷ × 2 = 8× 2 ≡ 1× 2 ≡ 2 ሺ7ሻ
Pour tout ݊ ∈ ℕ, ݊ = 3݇ + ݎ où ݎ est le reste de la DE de ݊ par 3 et ݇ le quotient avec ݎ ∈ ሼ0; 1; 2ሽ.
Donc, pour tout ݊ ∈ ℕ, 2 = 2ଷା ≡ 2 [7]. Or ݎ ∈ ሼ0; 1; 2ሽ, donc d’après le tableau ci-dessus, 2 est congru à 1, 2 ou 4 modulo 7.
D’après la question 2)a), si ሺݔ ; ݕሻ est solution de (F) alors 3ݔ² ≡ 2 [7]. D’après la question 2)b), 3ݔ² est congru à 0, 3, 5 ou 6 modulo 7.
Enfin, 2 est congru à 1, 2 ou 4 modulo 7.
3ݔ² et 2 n’ont donc pas le même reste dans la DE par 7 ce qui contredit 3ݔ² ≡ 2 [7]. Conclusion : l’équation (F) n’admet pas de solution.
Exercice 5 : Bonus, seulement s’il reste du temps
Répondre au problème revient à résoudre l’équation 5ݔ + 12ݕ = 200 où ݔ et ݕ sont des entiers naturels.
La résolution de l’équation diophantienne donne ݔ = 40 − 12݇ et ݕ = 5݇ où ݇ décrit l’ensemble ℤ.
Il faut que ݔ ≥ 0 donc ݇ ≤ 3 et ݕ ≥ 0 donc ݇ ≥ 0 : ݇ prend donc 4 valeurs possibles : 0, 1, 2 et 3 Solutions : ሺ40; 0ሻ, ሺ28; 5ሻ, ሺ16; 10ሻ; ሺ4; 15ሻ.