A NNALES SCIENTIFIQUES
DE L ’U NIVERSITÉ DE C LERMONT -F ERRAND 2 Série Mathématiques
D OV T AMARI
Sur quelques problèmes d’associativité
Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 24, série Mathéma- tiques, n
o3 (1964), p. 91-107
<
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SUR QUELQUES PROBLÈMES D’ASSOCIATIVITÉ
Dov TAMARI
INTRODUCTION -
L’associativité d’un
système multiplicatif signifie l’indépendance
de la valeur(ou
dusens)
d’un mot, dans la mesurequ’il
y en a, de la distribution desparenthèses, qui
sont"a priori" indispen-
sables pour réduire son calcul à
l’opération
binaire interne donnée. Lacomplexité
du conceptgé-
néral de l’associativité d’un monolde ou
groupoïde part iel,
c’est-à-dire d’uneopération
binaire par- tielle(= incomplète
=non-partout-définie),
est bien cachée dans le casdégénéré
de lamultiplication complète (= partout définie)
usuelle.Donc,
enpassant
au casplus général
del’opération partielle ,
on est conduit à la formulation d’un
problème
de l’associativité tout à faitfondamental, qui
s’avèrecomme étroitement lié au
problème
des mots pour les groupes, et, enfin commeéquivalent
à ceproblème
dans un sens trèsprécis.
Il en résulteque.le problème
de l’associativité est insoLuble, même pour les mondidesfinis,
ces dernierscorrespondants
aux groupes àprésentation
finie(c’est-
à dire
ayant
un nombre fini degénérateurs
et derelation-définitions).
Enbref,
en admettant des"trous"
dans les tables demultiplication -
même finies - on a admis"le
diable de l’insolubilité . Dans le cas traditionnel del’opération complète
la loi de l’associativité est usuellement ex-primé
par unesimple
identité inconditionnelle, notéeA 2 :
on démontre
alors,
parinduction, qu’on
a aussi toutes les identités inconditionnellesAn (P, Q) :
où n est un nombre naturel >
2,
et P =P", Q
=Q"
dénotent deuxparenthésages
distinctes(formelle-
ment
correctes) quelconques
d’un motquelconque
x.... xn delongueur
n + 1. Le terme"incondition- nel"
veut dire"pour
tous les x, y et z,respectivement
pour tous les xo, ... , xn’appartenant
ausystème multiplicatif considéré".
Il est bienévident,
que ceci n’aplus
de sens dans le caspartiel,
mais se laisse remédier facilement d’une manière ou d’une autre ; p. e. en
ajoutant
la condition"si
les deux membres existent(=
ont unsens) simultanément",
cequ’on peut exprimer :
Formellement on
pourrait
aussicompter
commeA,
l’uniformité del’opération A :
xy = s, xy = t~ s = t ,en admettant aussi P =
Q.
Alors onpeut
montrer,(et
on ledoit)
par une inductionfacile,
queAl ~A~(P, P)
pour tout n > 1.Il est
plus
grave que, pourP f Q,
la démonstration deA 2 A,,(P,Q)
s’effondre. Il est en- core vrai queA2
où P et P’ sedistinguent
par ledéplacement
d’une seulepaire
deparenthèses.
Mais si P etQ
ne se dérivent pas l’une de l’autre par ledéplacement
d’une seulepaire
de
parenthèses, A2 n’implique
s = t que dans le cas, où il existe une chalne dedéplacements
sim-ples - chaque
fois une seulepaire
deparenthèses change -
delongueur
1 > 1 :où tous les
monômes
intermédiairesPl ,
... , J ont aussi un sens simultanément avec P etQ.
Onfabrique
facilement desexemples "ad hoc"
pour montrerqu’autrement
les loisAn’
n >2,
sont ef- fectivementindépendantes
deA2.
Etant donnéqu’il y a k~ = 2 + n 1) /n parenthésages
distinctes den
paires
deparenthèses,
il y a(kn) = 1
2 2kn (k n -
n n1)
lois associativesAn,
n’ dontquelques
unes dé-pendent
deA2
etquelques
unes deplus
de l’ensemble de toutes lesA;,
i n ; mais il y aura tou-jours
unnombre,
croissant avec n, de lois effectivementindépendantes
desA;,
i n. C’est donc que la vérification directe del’associativité,
même monôidefini, devient,
engénéral,
unetâche infinie : il ne suffit
plus
deregarder
lestriplets
d’éléments, on doit aussi bienregarder
lesquadruples, quintuples,
etc. Le théorème de l’insolubilité duproblème
de l’associativité pour la classe des monoïdes finissignifie, qu’on
nepeut
trouver aucuneprocédure générale qui
fera dece
cette tâche une tâche finie. On remarque encore que la structure A =
U An
satisfaitl’équivalence
i
logique
A~limAn
parce que,évidemment,
ici U dénote aussi laconjonction
la-n->oo
gique.
Ceci suffira pour motiver le
grand
intérêt d’une rechercheplus
détaillée de la structure des lois associatives d’unpoint
de vue trèsgénéral,
appartenant à lalogique mathématique
et aux fon-dements. Dans ce contexte, on se propose désormais des
problèmes
d’une apparencetrompeuse
departicularité étroite ;
mais tout engardant
le charme d’unproblème particulier
assezdifficile ,
bien que
soluble,
il sembles’agir
d’unprototype
d’une nouvelle classed’algèbres,
ou, aussibien,
desystèmes partiellement ordonnés, qui jusqu’à présent
n’ont pas étéobjet
d’une étude consciente . NotonsTn
n l’ensemble de toutes lesparenthésages
sur des mots delongueur
n + 1 xoxl... xnce
- donc card
Tn
=kn -
et T = UTB
n lesystème gradué
de toutes lesparenthésages.
Il n’est même pasn=o
évident
"a priori"
que lessystèmes Tn
sont connexes dans ce sensqu’il existe,
pourchaque couple P, Q E Tn,
au moins une chaîne dedéplacements simples’
r deparenthèses
suivant la loiA2 :
La
réponse positive
est un corollaire immédiat d’un de nospremiers
résultats.Le
système
T est unsystème multiplicatif gradué
avec unecomposition
naturelle"o"
définiepar AoB = (AB),
c’est-à-dire lajuxtaposition
AB à l’intérieur d’unepaire
deparenthèses ; m signi-
fie l’identité
graphique.
Evidemment AoB = C ou A = Ad ETd,
B = BeE Te,
C =Cf
ET f ~
f = d + e + 1 .Inversement, chaque
C =Cf
de dim f > 0possède
une et une seuledécomposition
en deux facteurs(directs),
bien déterminés A =Ad ,
B = Be tels que C = AoB. Il y a une seuleparenthésage vide,
ou de dim0, correspondant
aux monômes(=
mots pourvus deparenthésages)
d’une lettre seule. Toutes lesparenthésages
sont obtenues par lacomposition canonique "o"
deproche
enproche,
enpartant
de laparenthésage
vide A° = a~. Ainsi onobtient,
avec des notationsévidentes,
la seuleAl= A° oA°=(aa) ,
les deux
A2 qu’on
notera A2 = et lescinq A3,
les 14A4,
etc .Une
parenthésage C
fpossède,
engénéral,
deuxreprésentations
bien déterminées comme pa-renthésages
deparenthésages : Cf(x°, ... , Xf)
=Cf(C°,
... ,C°)
etCf
=AdoBe - Be)la
der- nière seulement si f > 0 ; les deux se confondent si et seulement si f = 1. Si f > 1 il y aaussi,
pour tous lesi,
1 if,
desreprésentations
avec f = i +fo+
... +fi ,
mais elles ne sontplus,
engénéral, uniquement
déterminées.Le
système
deparenthésages
T estcanoniquement isomorphe
ausystème multiplicatif complet engendré
par un seulgénérateur
librenon-associatif,
c’est-à-dire à lagénéralisation
non-associative dusemi-groupe cyclique, qu’on peut
identifier ausystème
des nombres naturels. De cepoint
devue T est donc la
généralisation
naturelle non-associative des nombres naturels. T =(T, o)
est muni d’une structure depréordre naturel, noté-,
bien déterminé par :11
la loi demi-associat i veA2 :
Ao(BC)~(AB)oC,
c’est-à-dire(A(BC) ) -( (AB)C), qui
estla
généralisation
del’opérateur
successeur ou aussi2/
fermeture transitive :A--~ B,
B---~ C ~A--~ C ;
3/
l’invariance(= compatibilité
ouhomogénëité)
de- >avec lacomposition "o",
c’est-à-dire lesmultiplications,
outranslations, gauches
et droites .On verra dans la
suite,
assezvite,
que- est, enfait,
un ordre(partiel)
strict.On voit
facilement,
que dans la définition de la relation-onpeut remplacer
les pro-priétés 1/
et31
par lapropriété
de substitution suivante : SiCf possède
unereprésentation
conte-nant
A2,
c’est-à-dire au moins un deCi,
ouCl’
estA2,
et siC~’
s’obtient deCfl par
lasubstitution d’une A2 par une
A2’ ,
alors Mais cetexposé
est dédié à la démonstration du TREORENE :Les
systèmes T" _ (T",-~)
sont destreill is ;
donc(T", o,--~)
est réticulé. L’énoncé de cethéorème se trouve
déjà
dans la thèse de Tamari(Paris 1951), employant
aussi les mêmes no-tations,
fondamentales introduites dans leparagraphe suivant,
mais sans démonstration. Les traitsprincipaux
de la démonstration donnée ici enparticulier
laplupart
des lemmes etpropositions
im-portants,
sont essentiellement dus à un travail de MadameHaya
Freedman de l’année 1958. Mêmeavec les nouveaux
perfectionnements apportés ici,
c’est encore une démonstration assez formidable pour un théorème d’une apparence si modeste. Mais il est àespérer,
que les notions et méthodesemployées
ici ont uneportée
et unesignification plus large,
etqu’elles
seprêtent
à desgénérali-
sations
importantes.
Unexemple
dans une direction est lagénéralisation
del’algorithme
d’Euclidedu dernier
paragraphe ;
mais il existe certainement aussid’exemples
d’une toute autre nature.2 - PRELIMINAIRES -
Un mot de n + 1 lettres x°, ... , X pourvu d’une
parenthésage
binaire formellement correcte est dit monôme de dimension n(dim
n >,0).
Enplus
desparenthèses essentielles, habituelles,
oncompte
aussi lapaire
extérieuresuperflue (qu’on
n’écrit passouvent).
Enabstrayant complète-
ment de la nature des
lettres,
elles nesignifient
que des indications nécessaires pour localiser lesparenthèses
de laparenthésage.
On se limite dans la suite auxparenthésages
abstraitesqu’on
pour- rait aussiappeler "patrons monômiaux".
Le mot monômesignifiera
iciparenthésage
ou monôme deparenthésage (= parenthésage
deparenthésages). L’application
de cette théorie aux monoidesquel-
conques
(systèmes multiplicatifs partiels non-associatifs)
est immédiate.On dénote : la
place
immédiatement avant la lettrexi,
donc(si
i >0)
laplace
immédiatementaprès x i,l
parl’indice i ;
le nombre d’ouvertures deparenthèses
à laplace
i para,, bi’....’ e~ ,
etc. Il est bien connu, et onpeut
le voirfacilement, qu’une parenthésage
estdéjà
bien déterminéepar ses ouvertures, donc p. e. par la suite E = En =
e°, ... , ei, ... ,
avec les conditions assezévidentes :
’
On a donc réduit les
parenthésages
de dim n à certaines suites finies de nombres naturels0, 1, ... ,
n . Pour le moment ongarde
encore en, bienqu’étant toujours = 0,
on l’abandonnera dans la suite. Lacomposition
Ad o Be =(Ad Be )
= Cf=d+e+1 devient :Aussi, inversement, chaque
telle suite de nombres naturelsreprésente
une et une seuleparenthésa,~e ,
On
peut
le montrer"ab ovo",
ou, p, e. , en construisant unsystème isomorphe
ausystème
non-associatif libre d’un seul
générateur
x = xo’ enposant
E° =0> etappliquant
lacomposition,
notée"o" (pour
cause commeau-dessus)
deproche
enproche :
l’isomorphisme
étant déterminé par 0> satisfait évidemment(*)
et est sa seule solu- tion pour n = 0. SiAm,
B" n satisfont( *),
B" = faitaussi,
parce que :Inversement donné un
C
tquelconque
satisfaisant(· ),
1 onpeut
construire une(et
uneseule)
décom-position
C = AmoB" en déterminantparmi
les indices1, 0
i l’indice leplus grand tel, qu’on
a une
égalité cl-i
+ ... +c~
=i ;
Il y en atoujours
parcequ’on
a au moins uneégalité
pour i = 0 .On le note n, et on pose
m = v - 1 - n ; 0
m l ; m = 0 ;:::=> n = 1 - 1. On a alors :ce que satisfait
(*)
enposant :
Il reste à montrer
qu’on peut
aussi poser :Si m = 0 ~t = n + 1 m - n = 1,
et
co -
1> = 0 > satisfait( * ) .
Si m = i - n - 1 > 0 ~ 1 > n + 1 :Naturellement,
on aurait aussi bien pu choisir les suites defermetures,
ou une autre notation deparenthésage,
comme, p. e. , 1 les groupes depoints
de Peano. Des études des relations intéressantes entre ces diverses genres de notation ont été amorcées dans la thèse[ 3] (voir
aussi[4]).
Les n-1
paires
deparenthèses
essentielles d’uneparenthésage
se divisent en deux classes :premières (I)
ouéauches
et secondes(II)
ou droites, suivantqu’elles
enferment le facteurgauche
oudroit à l’intérieur de la
parenthèse
immédiatementsuperordonnée.
Onpeut
les caractériser com- me suit : les ouvertures de(I)
sont immédiatementprécédées
sur la mêmeplace
d’autres ou-vertures,
au moins celle de leursuperordonnée,
mais leur fermetures ne sont suivies d’aucune fermeture sur leurplace ;
les ouvertures de(II)
ne sontprécédées
d’aucune ouverture surla même
place,
mais leur fermetures sont immédiatement suivies sur la mêmeplace
de lafermeture de leur
superordonnée.
Dans notre notation de vecteurs E’ =e o,
... , en > cette carac-térisation
s’exprime :
les ouvertures(II)
sontjustement représentées
par lespremières
unités dugroupe des
ei, e; > 0,
sur laplace i ;
les autresei - 1,
autant que ei - 1 >0,
sont des ouvertures(I). P, e. ,
on a les deux cas extrêmes : 1 toutes lesparenthèses
sont droites(II),
c’est-à-dire eo = el = ... =1 ;
ou bien 0 toutes sontgauches (I),
et alors eo = n et el = ... = en- = 0.Une
application
élémentaire de la loi associativeA2
consiste en undéplacement simple
d’uneparenthèse
enchangeant
soncaractère,
transformant uneparenthèse
droite en unegauche,
oubien une
gauche
en une droite. Lapremière
transformationcorrespond
à ce que nous avons dis-tingué
comme notredemi-associativité ;
la seconde transformationcorrespond
à l’inversion de laflèche,
la demi-associativité duale.Notons cri
l’application
élémentaire de la demi-associativité sur laplace i,
c’est-à-dire letransport
d’une ouverture(II)
de laplace
i(e; > 0)
à laplace i’,
i’ i. Onpeut
décrire la situa- tion par le schéma.où le monôme A = s’étend de la
place
i’jusqu’à
laplace
i-1. On a donc comme vecteurA=a,,..., a. . , > ,
où :La
parenthésage
nouvelleE’
obtenue parl’application
d’une transformation6i
nepossède
pas né- cessairement uneparenthèse
droite en moins et unegauche
enplus
queE,
le nombre desparenthèses
droites étant le nombre des
composantes e( f
0. Enfait,
endéplaçant
lapremière
des ei paren-thèses,
unedroite,
lapremière
desei -
1 restantes, autant que2, qui
étaitauparavant
gau-che,
devient droite.Notons les
opérations inverses,
c’est-à-dire lesapplications
de la demi-associativité duale(AB)C
--~A(BC)
par des lettres L. Si l’on voulait les noter ii si elless’appliquent
à une pa- renthèse(gauche, ouverture)
sur laplace i,
donc si ei2,
~i n’aura pas de sensunique,
saufsi ei =
2 ;
siei
>2, Li peut s’appliquer
à unequelconque
des 1parenthèses gauches.
D’autrepart, ail
est bien déterminée par61
commel’opération
iqui
reconduit une certaine ouverturede la
place
i’ à saplace
antérieure i. On notera donc les iplutôt
suivant laplace
du but del’ouverture
Li.
Si l’on veut, on
peut
encore donner un sens àcyi ,
siei
=0,
comme la transformation iden-tique qui
nechange
rien : transformationimpropre.
On
exprime
le fait que i’ est aussi fonction de E en écrivanti’(E).
Plus exactement il dé-pend
deei"
... , 1ei-1,
ce que ne semble pasparticulièrement
utile.De la
signification
de "-" comme une suited’applications
de transformations 6, c’est-à- dire detransports
deparenthèses proprement
vers lagauche,
il s’ensuit immédiatement que lepréordre
"--~" est un ordre : en allanttoujours
vers lagauche,
on nepeut
revenir sur une si- tuationantérieure,
cequi
montrel’anti-symétrie.
En
appliquant successivement,
aussilongtemps
quepossible,
des transformations a, à par- tir d’uneparenthésage quelconque,
on doit forcément s’arrêteraprès
un nombre fini de pas, à la situation extrême 0=n,0,..., 0, 0>, qui
est donc l’élément leplus petit
dusystème partiellement
ordonné T .n
En
appliquant,
aucontraire,
aussilongtemps
quepossible,
des transformations ’t, on doits’arrêter, après
un nombre fini de pas, au cas extrême 1= 1,1, ... 1, 0>.
Il suffitd’appliquer
à 1
justement
la suite des inverses 0 bien déterminés dans l’ordre inverse pour arriver de nou- veau à laparenthésage d’origine
voulue, 1 est donc bien l’élément leplus grand
deTn.
Désormais nous
repérons
les monômes de dim nfidèlement
par des vecteurs departitions
ordonnées
particulières
du nombre n en nparts
entièresnon-négatives :
On se
limite,
dans lasuite,
à la considération de ces vecteursE,
E Lesopérations,
outransformations, °i s’expriment
ainsi : E ETn
~avec :
pourvu que 0
(transformations propres) ;
si ei =0,
cr i estl’application identique (ou impropre) ;
i’ est bien déterminée par :
(intervalles [ h, i [ déficitaires)
(intervalle
;autrement dit :
parmi
les intervalles[ h, i [ "immédiatement
devanti"
l’intervalle[i’, i [
est leplus petit
intervalle suffisant(non déficitaire).
Parmi les intervalles suffisants ondistingue
deux cas :Sÿ , >
i - i’ est un intervalle[ i’, i [
abondantSÿ _
i - i’ f " f[ i’, i [ juste (justement suffisant)
Il est commode de penser
quelque
fois enlangage physique,
àsavoir, qu’une
transformation propre ai est une émission d’unquantum (=
unité1)
de laplace i,
vers lagauche, qui
sera absorbéà la
place
i’. On a donc larègle qu’un
intervalle déficitaire n’absorbejamais ;
donc reste défi-citaire sous les transformations
ai’
donc aussi sous dessuites,
ou chaînes6~~, ... , oii
detelles transformations. On
peut appeler
i - i’ le rendement de l’émission dei,
i’ la place de la bar- rière absorbante etSÿ, - (i - i’)
la hauteur de labarrière, qui
est un nombre entier nonnégatif
si la barrière est propre. On a donc la
règle :
unquantum
émis sera absorbé par lapremière
barrière
(propre)
àgauche qu’il
rencontre. En d’autres termes : les intervalles déficitaires sonttransparents,
les barrières sont opaques ; sous l’influence d’émissions lesrégions
detransparence
ne
changent qu’en
s’étendant.On note :
et,
plus généralement :
le monôme dérivé par une chaîne de transformations On suppose que toutes les ai sont des transformations propres ; c’est-à-dire
qu’on supprime
dans une chaîne les transformations iden-tiques :
on ne les écrit pas.L’ordre
(partiel)
défini par cette dérivation sera donc un ordre strict :E
> F si et seulement si F est dérivable de E par une chaîne propre.3 - CHAINES NORMALES - REGLES DE COMMUTATION - LEXXE 1 :
j’ i j => j’
i’ .Preuve : on doit montrer que pour tous les
h,
i’ hi,
lesS/
sont déficitaires. Enfait, Si {
estdéficitaire, car j’
ij ;
de même tous lesS~ ;
donc aussiS~
=Sh
+Si,
, l’union de deux intervalles déficitairesadjacents
étant déficitaire.Le deuxième lemme est
important :
il caractérise les cas denon-permutabilité
de deux trans- formations6y,
o. deE,
c’est-à-dire siEij
=ou # Eji.
EvidemmentEii / Eu - 1 f j.
Onpeut
donc supposer, p.e.., 1J.
LENNE 2 : 1
E’i / Eji=> j’
=j’(E)
= i &= j -
i(juste).
Dans ce cas
E’J
=Ejii.
Preuve :
a)
ij’ :
les intervalles d’action des deuxopérations
sontséparés,
et iln’y
a aucuneinterférence :
b) j’
i : par le lemme 1il, c’est-à-dire,
ouj’ il,
ouj’
=i’ ;
dans les deux cas on a :II) S£(E) = j-1 (juste) j-i
déficitaire=====> j’(E’)
1On a donc dans le cas
I) Q. (Et )
= o.(E) (oJE)
estévident),
doncE’i
=E~~ ;
mais dans lecas
II) ai(E).
Enrésumé on
a donc dans ce cas :c’est-à-dire
Ei j
=Ejii"
où ij.
Il est commode de
parler
de deux sortes de relations de commutationqui épuisent,
dans uncertain sens, toutes les
possibilités :
1) Règle
duquadrangle (ou
depermutabilité)
aussi écrite par abus Qi(Y
=aj CY
iet
représenté
par lafigure :
2) Règle
dupentagone (ou
de nonpermutabilité) (i j) (EÍ j 1 E j Í)
c’est -à -direE’J
=EjÍÍ(1
aussi écrite par abus 6z o. etreprésenté
par lafigure :
Nous les
appelons
aussirègles
de commutationspéciales Définition
de chaîne normale.Une chalne de transformations
(propres)
transformant E en F =(c’est-à-dire
E >F)
est dite normale si
n2 >,
... >, n, est une suite descendante.Quelques
fois il est commode de réunir en"puissances"
lesni répétés
dans la suite normalen écrivant :
avec ... > m. strictement descendant.
Evidemment :
De
même,
une chalnequelconque
I =il, ... , il peut
être écrite :où j th
pour tous les u =1J...J s-1,
avec :u u+1
Si une chalne n’est pas normale elle
comporte
au moins uncouple
voisinanormal,
à savoirin
en écriture depuissances
on écriraplutôt:
En
appliquant
lesrègles
de commutations exactes deproche
enproche,
et en raccourcissantjq1... jqn-1
parJ1
onpeut
écrire :1 q 1
1h-1
1 parJ 1
onpeut
écrire :où
q" q’" q". 2 q"+1.
La valeur exacte de
dépendant
des circonstances dechaque
cas,n’importe
pas ici. Cequi importe
c’est que le nombre despuissances
distinctes ne s’accroit pas ; ilpeut
bien se dimi-nuer parce
qu’on
n’a pas nécessairement oujh t ihl-2 .
Aussi on n’a pas a se soucier si des transformationsoriginalement
propres ne deviennent pasidentiques,
parce que lasuppression
de transformationsidentiques
nepeut
que diminuer la chaîne.On
peut appeler règles
de commutationsgénéralisées
et les écrire par abus :" " "
(On pourrait
naturellementenvisager
desrègles
de commutation encoreplus générales
etplus
va-gues, mais nous n’avons pas besoin
d’elles).
Comme mesure d’anormalité d’une chalne
C,
écrite enpuissance,
onprend
le nombreA(C)
des inversions
comparé
à l’ordre normalvoulu,
c’est-à-dire le nombre de foisqu’on jf
pourtous les h f distincts
possibles.
Enappliquant
unerègle
de commutationgénéralisée
à uncouple
anormal de
puissances voisines,
on diminue ce nombreA(C).
Aussilongtemps
que l’ordre de la chalne n’est pas encorenormal,
c’est-à-direA(C)
>0,
onpeut appliquer
desrègles
de commutationgénéralisées, toujours
diminuantA(C).
On arrive donc de cette manière nécessairement à unstage
avec
A(C)
=0,
c’est-à-dire à une chalne normale. On a donc démontré la :PROPOSITION I -
Pour
chaque couple
E > F il existe au moins une chalne normale dérivant F de E :ou, si l’on veut :
Dans le
paragraphe suivant,
enappliquant plus
à fond les donnéés de notrethéorie,
on montre l’unicité de la chalne normalequ’on
construit d’une manière assezsimple.
4 - L’INDICE
E/F -
Définition.
Soient :
deux monômes vecteurs de la même dimension n. L’ indice du
couple
ordonné(E, F)
est un nombrerelatif,
écritE/F
et définit par :et e,, =
f,
pour tous les v > i s’il y en a.Conclusions immédiates :
1/ Chaque couple ET,, x T~
a un indice bien déterminé.Notons le maximum de deux nombres
i, j
pari U j,
et le maximum d’un ensemble de nombres7
1 -
La démonstration s’ensuit directement des définitions :
Posant
K = i U j
on a où uneinégalité
au moins eststricte,
donc e K> g K & ( v >
K e,,,=f =g )
c’est-à-dire
E~G= K= E~F U F~G >
0.Ce lemme a les corollaires immédiats :
8/
E > FE/F
>0 ;
en mots : une condition nécessaire pour E > F est que l’indiceE/F
soit
positif.
LàiFFài 2 -
Remarques.
a)
Onpourrait
formellement affaiblir leshypothèses
de ce lemme en écrivant :sans rien
changer
au contenu ; car E >,F, E /F
= i > 0 ~ E >F ;
si l’on admet i =0,
et alorsa. l’identité,
donc E° =E,
le lemme est encore trivialement vrai.b)
Onpeut
éliminer le i dans l’énoncé et le raccourcir :Démonstration par induction.
Si F est dérivable de E par une chalne de
longueur
1 = 1 l’énoncé est évidemmentvrai,
parcequ’alors E.1. =
F.Supposons
donc l’énoncé pour des chalnes delongueur
1 - 1(1 >, 2)
et soitF =
E1.l1,2...1.l,
donc F =(E1.l}1.2...l,l
dérivé deEi
par une chalne delongueur
1- l. On a :Si
il>, i*
alors i =il
et E’ =F,
et même> F.Si
il i*
alorsi = i* ,
et l’ondistingue
deux cas :Et > F .
a) Qil
et ui* sontpermutables
parrapport
àE,
doncF,
donc même.
b) oil
etcri*
= °i ne sont paspermutables
parrapport
àE,
donc donc mêmeEt
> F.PROPOSITION 2 -
Pour
chaque couple
E > F il existe une et une seule chaine normale transformant E enF ,
construiteexplicitement
en fonction des indices seulement(d’une
manièreindépendante
de la pro-position 1).
Preuve .
Si
Et - F,
donci2
=0,
la chaine estdéjà
finie(chalne
normaletriviale).
Si :
plus généralement :
Enfin il doit exister un dernier tel h = 1 avec :
parce que le nombre d’éléments de
T,
est fini.ci, 6~2
... est une chalne normale.L’unicité de la chalne normale
il >, ... >, ii
s’ensuit immédiatement de lasignification
deih :
le
premier il
est bien déterminé parce que pourchaque
chalne normaleil= E/F
est l’indice bien déterminé ducouple E/F.
Aussii
= est bien déterminé en fonction dei 1, ... ,
Donci2
est bien déterminé(en
fonction dei 1 bien déterminé) ;
et ainsi de suite par induction : si lesil,
... , 1ih-1
sontdéjà
biendéterminés,
il en est de même deih.
Remarque.
Sachant que
T~
à un élémentqui
est leplus grand
àsavoir 1n = 1,
... ,1 > ,
il y a une seule chalne normale conduisantde 1,,
àchaque
élément deT~ .
C’est donc une nouvelle méthode de re-présenter (ou repérer)
fidèlement les éléments deT~,
à savoir par leurs chalnes normales les dé- rivant de1~, qui
est lui mêmerepéré
par la chaîne vide considérée aussi comme chaîne normale.Une autre manière de
profiter
de laproposition
2s’exprime
dans un :COROLLAIRE 9 -
Les chaines normales sortant de la de
Tl
constituent l’ensemble1 Tn 1
comme"arbre" (dans
le sens de la théorie desgraphes).
On a aussi le : COROLLAIRE 10 -
Soit ci , ... ai 1 une chalne
quelconque
dérivant F de E(E > F),
En utilisant les relations de commutation exactesapplicables,
dans un ordrequelconque,
on arrivetoujours, après
un nombre fini de pas, à la même chalne normale
(réduite,
c’est-à-dire sans transformations iden-tiques).
Dans le
paragraphe
suivant on se pose une tâche contraire : de transformer une chalne nor-male donnée à une autre
chalne,
naturellementanormale,
mais satisfaisant unepropriété
vouluecomme, p. e. , de commencer avec un indice
particulier
i. Les transformations considérées n’intro- duisentjamais
un indice nouveau, onpeut déjà
conclure que tous lesindices, apparaissant
dans lachaîne
normale,
doivent aussiapparaltre
dans des chalneséquivalentes quelconques.
3 -
Remarques.
1/ En supposant
seulement 1 >0,
onajoute
seulement le cas trivial :2/
On suppose naturellement que o. i est propre ;mais,
si l’onsupprime
cettehypothèse,
onajoute rien,
parce queOj
est simultanément propre ouimpropre
dans E et dansF ;
le casimpro-
pre est évidemment trivial.
3/
Une véritablegénéralisation
sera d’écrire :ou d’une manière
équivalente :
Mais ceci sera une
conséquence
immédiate du lemme 3 enl’appliquant
pourE/F =
i 0 àF/E
= - i > 0 :Dénconstration.
Notons les
places
des barrières dec5
idans
E par jE = j’(E),
dans F
par j F = j’(F).
La situation
générale
seprésente
donc de la manière suivante :Notons encore
j*
=JEU j F’
etdistinguons
les cas suivants :a) j*
> i : A cause de l’identité des"champs"
de E et de F à droite dei,
cela entraînej* = jE = i,
parcequ’une
barrière rencontrée à droite de i dans E l’est aussi dans F et viceversa.
Donc :
c’est-à-dire = i.
b) j*
i : l’identité deschamps
de E et de F à droite de i et et >fi
entraînent que sifi
est une barrière dansF,
e i l’estdavantage ("a fortiori")
dans E. On a donc les caspossibles :
donc dans tous les cas
ei
>fj, i
maisej 11
=fj (v
>i),
c’est-à-direE~/F~
= i.5 - LE
LEMME
FONDAMENTAL - PROPOSITION 3(le
lemme fondamental.Remarques.
1/ On peut
formellement affaiblir leshypothèses
en écrivantplus symétriquement :
sans rien
changer
au contenu. En fait :pour i = 0 la
proposition
est trivialement vraie.2/
Enposant
F =G,
au lieu F >G,
on met en évidence que cetteproposition
est unegénéra-
lisation du lemme 2.
Démonstration
Soit G = =
F"l..."q,
et soient ml > , .. >, mP et nl> .. >. nq les deux chalnes normales dérivant G de E et deF,
donc :Si mi = i il
n’y
a rien àdémontrer,
car par le lemme 2 G. Reste donc le cas mi > i. On note , pourabréger,
la suite ml... mh =(h)
et m~ le dernier m avec m~ > i ; r est donc un nombre bien définiparmi 1, ... ,
p. On conduit la suite de démonstration en montrantplusieurs
lemmes.(lemme auxiliaire) -
Preuve.
(lemme 3) ;
de même :Supposons qu’on
adéjà
montré :alors :
Donc, enfin,
parrécurrence,
ml = nl, ... , m~ = nr eti,
mais :On retient de ce lemme la
partie
laplus importante
par le : COROLLAIRE 11 -Sous les
hypothèses
de laproposition
3 au moins un6i
faitpartie
de la chalne normale de E àG,
donc même dechaque
chalne de E à G.Grosso modo on
peut dire,
que le reste de la démonstration est basé sur l’idée suivante : La chalne normale de E à G est de la forme :On
peut toujours
la transformer en une autre chaîne(anormale
cettefois) commençant
aveci,
en utilisant deproche
enproche
des relations de commutation exactes,convenables,
pour enfin pous-ser le i
jusqu’en
tête.L EXNE 5 -
Remarque :
Le lemme étant trivialement vrai
pour j
= i onpeut
lui donner une formeplus symétrique :
Preuve
(par l’absurde) :
Supposons
donc :Comparons
lesSi
h(Ek)
avec lesSh(E)
pour tous lesh,
15 hj.
Evidemment :
Donc .
et pour h = i :
Mais
Sj (E) j - i
estimpossible,
parcequ’il
entraîneSji (Ek) j - i
enconséquence
du caractère conservatif dudéficit ;
on a doncSi (E) = j - i,
doncEji
en contradiction à notrehypothèse .
En
appliquant
le lemme de nouveau àEk
=Ekl (au
lieu deE)
on obtient pourk2 > j :
et,
plus généralement,
leCOROLLAIRE 12 -
Soit
Eii
=Eji,
c’est-à-dire Qy etoj permutables
parrapport
à E. Soit K =klk2... kt
où tousles k>
iU j.
Alors 6t etcy
sont aussipermutables
parrapport
àE~ : E~~
J =EKji .
ou d’une manière
équivalente
i
Eji.
E 1
Revenant à notre
proposition,
constatons, que dans les casparticuliers,
où ci estpermutable
par
rapport
à E avec tous les6mh,
h =1, , , . ,
r leprécédant
dans la chalne normale de E àG,
on a :
et aussi :
donc
E ~ >.
G.Il reste donc seulement à
envisager
des cas, où il y a des m > i tels que Qm n’est pas per- mutable avec 6i parrapport
à E. C’est ici l’occasion naturelle de se demandercombien
de tels mhpeuvent
exister pour un E donné.LENNE 6 -
Pour un i donné il y a au
plus
unseul j
> i tel que 6. et ne soient paspermutables
parrapport
à E. JPreuve
(par l’absurde).
Soient
k > j >
i tels queE ~~
i etEki f
donc k’ =j’ = i, Sj = j - i, S~ k - j
et Onreçoit
la contradiction :LEHHE 7 -
a mh et
cri nonpermutables
parrapport
à E = i.Preuve.
On montre d’abord que :
J resp
f~~’ - fi,
1 dénotent les nombres desquanta
absorbés à laplace
i dansE,
resp dansF,
par les émissions de(r). E/F
= isignifie
que leschamps
à droite de i sontidentiques
dans E etdans
F,
mais aussi que ei >fi ;
c’est-à-dire que ei est une barrièreplus
efficace quefi
dans le sensqu’une
émission absorbée parf;,
l’est certainement aussi par ei ; donc :Supposons qu’il
y ait en(r) (au moins)
un mh = nh= j i (> i),
dont0j
soit nonpermutable
avec 0i parrapport
à E. Cecisignifie qu’il
y a(au moins)
une émission0j
tellequ’elle
estjustement
absorbéeà la
place
i de E sur la barrière ei, mais dont le rendement dans F estplus long ;
à savoirmj (E)
=i,
maisnj (F)
i. En fait :On a donc :
donc,
pour v > i :pour v = i :
car
(lemme 4)
ou,aussi, bien,
car = mr+2 ~ mr+1 = i.Revenant sur notre
proposition,
onpeut
maintenant conclure sa démonstration. Soit m~= j
telque
CY, h-1 ... amr (s’il
y en a - hr)
soientpermutables
avec cy, . Onpeut
donc supposer les transformations de chalne normale(rectangles) :
Appliquons
larègle
dupentagone
à = . Enconséquence
du lemme6 j
estunique,
eton
peut
de nouveauappliquer
lerectangle :
6 - DEMONSTRATION DU THEOREME. L’ALGORITHME DE LA LIMITE INFERIEURE
(E, F) . (Algorithme d’Euclide).
Le théorème est un corollaire assez immédiat de la
proposition
fondamentale(proposition 3),
par son
application
itérée. Leprocédé
enquestion
donne unalgorithme
pour le calcul de la limite inférieure d’uncouple
donnéquelconque (E, F)
ETn
xT,,, qui
ressemble àl’algorithme
d’Euclidepour le calcul du P. G. C. D.
La
proposition
ditqu’un
minorant communquelconque
G d’uncouple (E, F),
disons avecE~F
= i =il
>0,
est aussi minorant ducouple (E", F) ;
autrementdit,
lecouple (E, F)
détermine lemême ensemble de minorants communs comme le
couple (Et, F) ,
bien queE~
est strictement inférieure à E.E’ /F >
0 ou > 0 : > 0 ~Et. IF
=i2 il
et(Et.lt.2 F)
détermine en-core le même ensemble de minorants communs, de même
E/E~ =jl> 0
-Fil)
déterminele même ensemble de minorants communs. Aussi
longtemps
que l’indice ducouple précédemment
obtenu
est / 0,
onpeut
continuer ceprocédé
queremplace
àchaque
pas unecomposante
ducouple
par une