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M´emento suites par Pierre Veuillez

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

M´emento suites

par Pierre Veuillez

1 Suites usuelles.

Reconnaˆıtre le type de suite puis r´esoudre.

N.B. les coefficients doivent ˆetre constants par rapport `a n

1.1 Arithm´ etique.

∀n∈N: un+1 =un+r pour toutn >n0 alors un=un0 + (n−n0)r

1.2 G´ eom´ etrique

∀n∈N:un+1 =q·un pour tout n>n0 alors un =un0 +q(n−n0)

1.3 Arithm´ etico-g´ eom´ etrique .

∀n∈N:un+1 =q·un+r

On doit d’abord r´esoudrec=q·c+rpuis on fait le changement de suitevn =un−cdont on constate qu’elle est g´eom´etrique. D’o`u la valeur de vn puis celle de un

1.4 R´ ecurrente lin´ eaire du second ordre ` a coefficients constants

∀n∈N: un+2 =a·un+1+b·un

Soit (E) :x2 =ax+b l’´equation caract´eristique.

Th´eor`eme • si (E) a deux racines distinctes α etβ (∆>0)alors il existe des constantesA etB telle que pour tout entiern:un =A·αn+B·βn

• si (E) a une seule racine α (∆ = 0) alors il existe des constantes A et B telle que pour tout entier n:un = (A+nB)·αn

• si (E) n’a pas de racine : hors programme.

On d´etermine les valeurs de A et B en ´ecrivant la relation pour u0 etu1

1.5 Factorielle (coefficients non constants)

∀n∈N:un+1 = (n+ 1)·un et u0 = 1 alors un =n!

R´evisions suites page 1/4

(2)

2 Suites r´ ecurrentes u

n+1

= f (u

n

)

2.1 Outils sur les suites

2.1.1 Croissante

D´efintion une suite est croissante si pour tout entier n:un+1 >un.

D´emonstration par r´ecurrence avec le sens de variation de f surI ou par le signe de f(x)−x sur I

(il faut savoir que les termes de la suite se trouvent sur I).

2.1.2 Major´ee

D´efinition une suite est major´ee s’il existe uneconstanteM telle que pour tout entiern:un 6M D´emonstration par r´ecurrence avec le sens de variation de f.

2.1.3 Convergence

Th´eor`eme une suite croissante et major´ee est convergente.

2.1.4 Divergente

Th´eor`eme une suite croissante et non major´ee tend vers +∞.

D´emonstration pour montrer la non majoration, on raisonne par l’absurde.

2.1.5 In´egalit´e

Th´eor`eme si pour tout entiern :un < M et que u a une limite ` alors `6M N.B. les in´egalit´es s’´elargissent `a la limite

Utilisation pour situer la limite, on situe les termes de la suite.

2.1.6 Limite

Th´eor`eme si|k|<1 alorskn →0 quand n →+∞

Utilisation avec l’IAF.

2.2 Outils sur les fonctions

2.2.1 Croissance

D´efintion f croissante sur I signifie que

si x ety appartiennent `a I alors : six6y alors f(x)6f(y)

Utilisation dans les r´ecurrencesion sait d´ej`a queunetun+1 appartiennent `aI,sinon, on le rajoute dans l’hypoth`ese de r´ecurrence

• a6un6b alors f(a)6f(un)6f(b) et a6f(a)6un+1 6f(b)6b

• un6un+1 alors f(un)6f(un+1) et un+1 6un+2

R´evisions suites page 2/4

(3)

2.2.2 Continuit´e

D´efinition f continue en` signifie que f(x)→f(`) quandx→`

Utilisation Th´eor`eme : si un → ` et que f est continue en ` alors f(`) =` (` est une solution de f(x) = x )

Pour savoir que f est continue en `, on situe `.

S’il y a plusieurs solutions, on proc`ede par ´elimination en situant ` dans un intervalle.

2.2.3 Signe de f(x)−x

M´ethodes S’obtient par factorisation ou par ´etude des variations et th´eor`eme de bijection pour f(x)−x= 0 (ou par r´esolution).

Attention f(x) = xne se r´esout pas par bijectivit´e de f.

Utilisation la limite ` est solution de f(x) =x sif est continue en ` via un.

Utilisation f(x)6x surI etsi un∈I (`a d´emontrer au pr´ealable) alors f(un)6un etun+1 6un sans r´ecurrence.

2.2.4 In´egalit´e de accroissements finis

Th´eor`eme sif est d´erivable sur I et que |f0|6k surI et que x ety ∈I alors |f(x)−f(y)|6k|x−y|

Utilisation α solution def(x) =x. On v´erifie d’abord que α etun ∈I et on a alors

|f(un)−f(α)| 6k|un−α| soit |un+1−α|6k|un−α| ; d’o`u, par r´ecurrence |un−α|6kn|u0−α|

et par encadrement (06|un−α|) un−α→0 et un→α

2.3 Programmation

2.3.1 Affectation

On affecte successivement tous les termes de la suite dans une mˆeme variable u:=f(u)

2.3.2 Une fonction

f(x) = ex−1/xest programm´ee par function f(x:real):real;

begin f:=exp(x)-1/x end;

2.3.3 Condition d’arrˆet.

• par l’indice : u:=u0 ; for i:=1 to n do u:=f(u) ;

• par l’IAF :|un−α|6kn d´eterminer une valeur approch´ee deα `aε pr`es, se programme : u:=u0 ; P:=1 ; repeat u:=f(u); P:=P*k until P<=eps;

• par bijection : g(x) = f(x)−x <0 avant α etg(x)>0 apr`es α.

un donnera une valeur approch´ee `aε pr`es si un 6α < un+ε (test´e sur g(x) ) se programme repeat u:=f(u) until g(u+eps)>0;

R´evisions suites page 3/4

(4)

3 Suites implicites f

n

(u

n

) = 0

M´ethodes On ne connaˆıt pas un mais seulement son image fn(un).

On a l’existence et l’unicit´e de un par bijectivit´e.

On prouve les propri´et´es de un en passant par les images.

3.1 Outils sur les fonctions.

3.1.1 Bijection.

Pr´eciser que 0 appartient `a l’intervalle image pour conclure que l’´equationfn(x) = 0 a une unique solution

3.1.2 Croissance stricte

Th´eor`eme sif est strictement croissante sur I et que x ety ∈I alors f(x)6f(y)⇐⇒x6y (si f(x)6f(y) alors x6y )

Utilisation pour comparer un et un+1 `a partir de leurs images.

3.1.3 Comparaison

M´ethode on compare fn(x) et fn+1(x) par factorisation defn+1(x)−fn(x).

3.2 Etude de u

n

Sens de variation On compare les images de un et un+1 par la mˆeme fonction : fn(x)6fn+1(x) sur I etun ∈I alors fn(un)6fn+1(un).

Or fn(un) = 0 =fn+1(un+1) donc fn+1(un+1)6fn+1(un).

Et comme fn+1 est d´ecroissante sur J et que un etun+1 en sont ´el´ements, un+1 >un Sans r´ecurrence !

Limite Existe par monotonie et encadrement, majoration ou minoration ; la nommer.

On passe `a la limite dans fn(un) = 0 (arp`es transformations ´eventuelles)

3.3 Dans le cas f (u

n

) = n,

On peut aussi utiliser la r´eciproque.

Th´eor`eme f continue et strictement croissante sur I = [a, b] alors elle est bijective de I dans J = [f(a), f(b)].

Elle a alors une r´eciproque f−1 qui est continue et strictement croissante de J dans I.

Propri´et´es def ”par sym´etrie” (limite, asymptote, tangente) en inversant les rˆoles des abscisses et des ordonn´ees.

Utilisation V´erifier quen∈J puis : un =f−1(n) dont on connaˆıt les propri´et´es par sym´etrie.

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