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Corrig´e 8 du lundi 7 novembre 2011

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(1)

ANALYSE I et II Semaine du 7 au 11 novembre 2011 Math. et Phys. 1`ere ann´ee

Prof. J. Rappaz

Corrig´e 8 du lundi 7 novembre 2011

Exercice 1.

Montrons que la fonctionf :R→Rd´efinie par f(x) =

x, six /∈Q, 1−x, six∈Q, est continue en 12 et discontinue ailleurs.

D´emonstration :

1.) f est continue enx0= 12. En effet f(x)−1

2 =

x−12, six /∈Q,

1

2−x, six∈Q, et donc|f(x)−12|=|x−12| pour toutx∈R.

Soitε >0, on choisit δ=εet on a f(x)−1

2

=|x−1

2|< ε, si |x−1 2|< δ.

2.) f est discontinue enx0∈R\1 2 .

Il existe une suite (an)n=0⊂Q,an6=x0 telle que lim

n→∞an=x0. On obtient

n→∞lim f(an) = lim

n→∞(1−an) = 1−x0. Il existe une suite (bn)n=0⊂R\Q,bn6=x0 telle que lim

n→∞bn =x0. On obtient

n→∞lim f(bn) = lim

n→∞(bn) =x0. Mais six06= 12, alors 1−x06=x0 et doncf n’est pas continue enx0.

Exercice 2.

Soitf :R→Rla fonction d´efinie parf(x) =xsinx1+ cos√1

|x|. On va montrer que lim

x→0>

f(x) n’existe pas.

D´emonstration :

• Consid´erons la suite

an= (2πn)1 2

n≥1. On aan>0, ∀n∈N et lim

n→∞an= 0.

De plus,

n→∞lim f(an) = lim

n→∞

 sin

(2πn)2 (2πn)2

| {z }

n→∞−→0

+ cos (2πn)

| {z }

=1,∀n

= 1.

(2)

• Si on consid`ere la suite

bn =(2πn+1 π 2)2

n≥1. On abn>0, ∀n∈N et lim

n→∞bn = 0.

De plus,

n→∞lim f(bn) = lim

n→∞

 sin

2πn+π22 (2πn+π2)2

| {z }

n→∞−→0

+ cos

2πn+π 2

| {z }

=0,∀n

= 06= lim

n→∞f(an).

Ainsi, ce n’est pas possible de prolongerf par continuit´e enx= 0.

Exercice 3.

SoitD⊂R,D6=∅un ouvert et soitf une fonction continue d´efinie surD.

1.) Montrons que siB⊂ R(f) est ouvert, alorsA=f−1(B) est aussi ouvert.

D´emonstration : SupposonsB⊂ R(f) etB ouvert et posons A=f−1(B) ={x∈D:f(x)∈B}.

Par d´efinition,Aest ouvert si pourx0∈A, il existeδ >0 tel que ]x0−δ, x0+δ[⊂A. Soit doncx0∈A.

• Puisque B est ouvert etf(x0)∈B, il existeε >0 tel que ]f(x0)−ε, f(x0) +ε[⊂B.

• Puisque f est continue enx0, il existeδ1>0 tel que

∀x∈D, |x−x0|< δ1, on a |f(x)−f(x0)|< ε.

• PuisqueDest ouvert, il existeδ2>0 tel que

x0−δ2, x02

⊂D.Ainsi, en posantδ= min (δ1, δ2) on a∀x∈R,

si |x−x0|< δ alors|f(x)−f(x0)|< ε, ce qui revient `a dire que

f(x)∈]f(x0)−ε, f(x0) +ε[.

• Puisque ]f(x0)−ε, f(x0) +ε[⊂B, on a f(x)∈B lorsque |x−x0|< δ et doncx∈A, pour tout x∈]x0−δ, x0+δ[. Ceci prouve queAest ouvert.

2.) Montrons que sif :D→Rest continue et injective surDouvert, et siA⊂D est un ouvert, alorsf(A)

est aussi ouvert.

D´emonstration : Soity0∈f(A), montrons qu’il existeδ >0 tel que ]y0−δ, y0+δ[⊂f(A).

• Il existex0∈Atel quef(x0) =y0et commeAest ouvert, il existeχ >0 tel que ]x0−χ, x0+χ[⊂A.

• Si I=]x0−χ, x0+χ[, alorsf est continue et injective sur I; elle est donc strictement monotone surI (cf. th´eor`eme 3.8 du cours).

• Supposons sans restriction de la g´en´eralit´ef strictement croissante. Alors f

x0−χ 2

< f(x0)< f x0

2

.

• Par le th´eor`eme de la valeur interm´ediaire (th´eor`eme 3.7), en posant δ= min

f(x0)−f(x0+χ 2)

,

f(x0)−f(x0−χ 2)

, on obtient

∀y∈i

f(x0)−δ, f(x0) +δh

, ∃x∈]x0−χ, x0+χ[ tel quef(x) =y.

Ainsiy∈f(A) et on a montr´e que i

y0−δ, y0+δh

= i

f(x0)−δ, f(x0) +δh

⊂f(A).

Ainsi,f(A) est ouvert.

• On en d´eduit que f−1 est continue en y0. En effet, si 0 < < χ2 est donn´e, il existe δ > 0 donn´e par δ = min{f(x0)−f(x0−), f(x0+)−f(x0)} tel que si y ∈]y0 −δ, y0 +δ[ alors f−1(y)∈]f−1(y0)−, f−1(y0) +[.

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