Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1
Lyc´ee Montaigne, 15 Octobre 2009
« Patrons » de surfaces, triangulations, classification
Surfaces et polynˆomes
Du monde projectif au monde « tropical »
Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)
Conclusion
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
« Patrons » de surfaces, triangulations, classification
Surfaces et polynˆomes
Du monde projectif au monde « tropical »
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Conclusion
Une triangulation de la sph`ere S 2 et du plan projectif P 2 ( R ) ; Sommets, Arˆetes, Faces
E O
N E
A A
A (a)
(b) 1
1 2
2
3 3
4 6
5 S O
S2
P2 (R)
χ(S) = S − A + F (la caract´ eristique d ′ Euler)
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Une triangulation de la sph`ere S 2 et du plan projectif P 2 ( R ) ; Sommets, Arˆetes, Faces
E O
N E
A A
A (a)
(b) 1
1 2
2
3 3
4 6
5 S O
S2
P2 (R)
χ(S) = S − A + F (la caract´ eristique d ′ Euler)
O`u l’on incise S 2 pour y coller des « anses » ou des rubans de Mœbius ...
a
b b
a
a b
b a
a
a a
a K M
M M
M S
S2 2
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
O`u l’on incise S 2 pour y coller des « anses » ou des rubans de Mœbius ...
a
b b
a
a b
b a
a
a a
a K M
M M
M S
S2 2
Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)
Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)
Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :
◮ soit `a la sph`ere S 2 (caract´eristique d’Euler = 0) ;
Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)
Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :
◮ soit `a la sph`ere S 2 (caract´eristique d’Euler = 0) ;
◮ soit `a la somme connexe de n copies du tore T 2 (i.e. `a une sph`ere excis´ee `a laquelle on a recoll´e n anses), auquel cas la caract´eristique d’Euler vaut 2 − 2n en vertu de la r`egle
χ(S 0 #S 1 ) = χ(S 0 ) + χ(S 1 ) − 2
et de ce que χ( T 2 ) = 0 ;
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Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)
Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :
◮ soit `a la sph`ere S 2 (caract´eristique d’Euler = 0) ;
◮ soit `a la somme connexe de n copies du tore T 2 (i.e. `a une sph`ere excis´ee `a laquelle on a recoll´e n anses), auquel cas la caract´eristique d’Euler vaut 2 − 2n en vertu de la r`egle
χ(S 0 #S 1 ) = χ(S 0 ) + χ(S 1 ) − 2
et de ce que χ( T 2 ) = 0 ;
◮ soit `a la somme connexe de n copies du plan projectif (i.e. une
Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z)
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Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z)
{z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
◮ b 2 − 4ac < 0 :
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Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce
demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.
Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce
demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.
◮ b 2 − 4ac = 0 :
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Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce
demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.
◮ b 2 − 4ac = 0 : une racine double (r´eelle) ; la classe [a : b : c] est en
correspondance avec un point de R ∪ {∞}, donc avec un point du
cercle unit´e.
Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce
demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.
◮ b 2 − 4ac = 0 : une racine double (r´eelle) ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de R ∪ {∞}, donc avec un point du cercle unit´e.
◮ b 2 − 4ac > 0 :
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Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels
P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)
relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )
antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]
◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce
demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.
◮ b 2 − 4ac = 0 : une racine double (r´eelle) ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de R ∪ {∞}, donc avec un point du cercle unit´e.
b 2 − 4ac > 0 : un couple de racines r´eelles {α, β}, dont l’une (mais
Plan projectif et perspective (Girard Desargues, vers 1650)
P 2 ( R ) = Groupe multiplicatif : R 3 \ {(0, 0, 0)}
Sous − groupe d´ efini par les ´ equations : x = y = z
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Plan projectif et perspective (Girard Desargues, vers 1650)
P 2 ( R ) = Groupe multiplicatif : R 3 \ {(0, 0, 0)}
Sous − groupe d´ efini par les ´ equations : x = y = z
Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques
T 2 ( R ) ≃ C
Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.
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Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques
T 2 ( R ) ≃ C
Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.
g 2 := 60 X
ω∈Λ\{0}
1
ω 4 , g 3 := 140 X
ω∈Λ\{0}
1
ω 6 .
Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques
T 2 ( R ) ≃ C
Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.
g 2 := 60 X
ω∈Λ\{0}
1
ω 4 , g 3 := 140 X
ω∈Λ\{0}
1 ω 6 .
Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :
P(ζ) := X
ω∈Λ\{0}
1
(ζ − ω) 2 − 1 ω 2
et P ′ (ζ) := −2 X
ω∈Λ\{0}
1 (ζ − ω) 3 .
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Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques
T 2 ( R ) ≃ C
Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.
g 2 := 60 X
ω∈Λ\{0}
1
ω 4 , g 3 := 140 X
ω∈Λ\{0}
1 ω 6 .
Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :
P(ζ) := X
ω∈Λ\{0}
1
(ζ − ω) 2 − 1 ω 2
et P ′ (ζ) := −2 X
ω∈Λ\{0}
1 (ζ − ω) 3 .
(P ′ (ζ)) 2 = 4(P (ζ)) 3 − g 2 P (ζ) − g 3 .
Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques
T 2 ( R ) ≃ C
Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.
g 2 := 60 X
ω∈Λ\{0}
1
ω 4 , g 3 := 140 X
ω∈Λ\{0}
1 ω 6 .
Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :
P(ζ) := X
ω∈Λ\{0}
1
(ζ − ω) 2 − 1 ω 2
et P ′ (ζ) := −2 X
ω∈Λ\{0}
1 (ζ − ω) 3 .
(P ′ (ζ)) 2 = 4(P (ζ)) 3 − g 2 P (ζ) − g 3 .
Si l’on pose z := P (ζ) et w = P ′ (ζ), on voit que le point (z, w ) est un point de la cubique Γ := {(z, w ) ∈ C 2 , w 2 − 4z 3 − g 2 z − g 3 = 0}.
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Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques
T 2 ( R ) ≃ C
Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.
g 2 := 60 X
ω∈Λ\{0}
1
ω 4 , g 3 := 140 X
ω∈Λ\{0}
1 ω 6 .
Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :
P(ζ) := X
ω∈Λ\{0}
1
(ζ − ω) 2 − 1 ω 2
et P ′ (ζ) := −2 X
ω∈Λ\{0}
1 (ζ − ω) 3 .
(P ′ (ζ)) 2 = 4(P (ζ)) 3 − g 2 P (ζ) − g 3 .
Si l’on pose z := P (ζ) et w = P ′ (ζ), on voit que le point (z, w ) est un
Courbes projectives et surfaces
Une courbe projective est un sous-ensemble de l’espace projectif P 2 ( C ) d´efini comme le lieu des z´eros d’un polynˆome homog`ene en trois variables. Si le polynˆome est de degr´e 2, c’est une conique, s’il est de degr´e trois, une cubique, de degr´e quatre, une quartique, ...
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Courbes projectives et surfaces
Une courbe projective est un sous-ensemble de l’espace projectif P 2 ( C ) d´efini comme le lieu des z´eros d’un polynˆome homog`ene en trois variables. Si le polynˆome est de degr´e 2, c’est une conique, s’il est de degr´e trois, une cubique, de degr´e quatre, une quartique, ...
Si on ne voit la courbe que dans le monde r´eel, c’est une courbe bien
sˆ ur ! Mais dans C ou dans P 2 ( C ) (on quotiente par la relation de
colin´earit´e, c’est aussi l’infini de C 3 \ {(0, 0, 0)}), c’est « presque » une
surface (deux ´equations pour quatre degr´es de libert´e !). C’est mˆeme une
surface orientable car elle est param´etr´ee par un param`etre complexe et
que ceci pr´eside `a une orientation (une transformation C -lin´eaire est une
similitude toujours directe !). Il y a juste le probl`eme des points singuliers
(mais les « vraies » surfaces du monde qui nous entoure n’en ont-elles
pas toujours ?).
Courbes projectives et surfaces
Une courbe projective est un sous-ensemble de l’espace projectif P 2 ( C ) d´efini comme le lieu des z´eros d’un polynˆome homog`ene en trois variables. Si le polynˆome est de degr´e 2, c’est une conique, s’il est de degr´e trois, une cubique, de degr´e quatre, une quartique, ...
Si on ne voit la courbe que dans le monde r´eel, c’est une courbe bien sˆ ur ! Mais dans C ou dans P 2 ( C ) (on quotiente par la relation de colin´earit´e, c’est aussi l’infini de C 3 \ {(0, 0, 0)}), c’est « presque » une surface (deux ´equations pour quatre degr´es de libert´e !). C’est mˆeme une surface orientable car elle est param´etr´ee par un param`etre complexe et que ceci pr´eside `a une orientation (une transformation C -lin´eaire est une similitude toujours directe !). Il y a juste le probl`eme des points singuliers (mais les « vraies » surfaces du monde qui nous entoure n’en ont-elles pas toujours ?).
Quitte `a retirer les points qui sont singuliers (il n’y en a ici qu’au plus qu’un nombre fini et on dit alors qu’on « normalise »), on a vraiment affaire `a une surface.
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Coniques et cubiques (suite)
Coniques et cubiques (suite)
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Coniques et cubiques (suite)
z 7→ h
1 : 1 − z 2 1 + z 2 : 2z
1 + z 2
i (z = sin(t /2))
z 7→ h
1 : 1 − z 2
1 + z 2 : z(1 − z 2 ) 1 + z 2
i
z 7→ h
1 : z 3 : z 2 i
Coniques et cubiques (suite)
z 7→ h
1 : 1 − z 2 1 + z 2 : 2z
1 + z 2
i (z = sin(t /2))
z 7→ h
1 : 1 − z 2
1 + z 2 : z(1 − z 2 ) 1 + z 2
i
z 7→ h
1 : z 3 : z 2 i
Les coniques et les cubiques ayant un point singulier se param`etrent de mani`ere rationnelle ; la surface correspondante est la sph`ere S 2 . Pour les cubiques sans point singulier, c’est le tore (comme on l’a vu). Une courbe projective vu comme cela a ainsi un genre : le nombre de trous de la surface qu’elle repr´esente !
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« Patrons » de surfaces, triangulations, classification
Surfaces et polynˆomes
Du monde projectif au monde « tropical »
Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)
Conclusion
L’arithm´etique tropicale : une « d´ecouverte » des informaticiens venue du Br´esil
On travaille avec des op´erations sur R ∪ {−∞}.
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L’arithm´etique tropicale : une « d´ecouverte » des informaticiens venue du Br´esil
On travaille avec des op´erations sur R ∪ {−∞}.
◮ Une addition « tropicale » d´efinie par x ⊕ y := max(x, y).
L’arithm´etique tropicale : une « d´ecouverte » des informaticiens venue du Br´esil
On travaille avec des op´erations sur R ∪ {−∞}.
◮ Une addition « tropicale » d´efinie par x ⊕ y := max(x, y).
◮ Une multiplication « tropicale » d´efinie par x ⊗ y := x + y
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Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »
az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)
Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »
az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)
F(x, y) = max(x + a, y + b, c)
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Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »
az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)
F(x, y) = max(x + a, y + b, c)
Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »
az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)
F(x, y) = max(x + a, y + b, c)
{(z, w) ∈ C ∗ × C ∗ ; az + bw + c = 0} (log |z|,log −→ |w|) A {az+bw+c}
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Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »
az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)
F(x, y) = max(x + a, y + b, c)
Une conique (d´eg´en´er´ee !) ... du complexe au tropical
P(z, w) = z 2 + w 2 + 2zw + 2z + 2w + 1 = (z + w ) 2 + 2(z + w) + 1 = 0
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Une conique (d´eg´en´er´ee !) ... du complexe au tropical
P(z, w) = z 2 + w 2 + 2zw + 2z + 2w + 1 = (z + w ) 2 + 2(z + w) + 1 = 0
F (x , y ) = max(1 + 2x, 1 + 2y, 2 + x + y , 2 + x, 2 + y, 1)
Une conique (d´eg´en´er´ee !) ... du complexe au tropical
P(z, w) = z 2 + w 2 + 2zw + 2z + 2w + 1 = (z + w ) 2 + 2(z + w) + 1 = 0
F (x , y ) = max(1 + 2x, 1 + 2y, 2 + x + y , 2 + x, 2 + y, 1)
F(x, y) = (1 ⊗x ⊗x)⊕(1 ⊗y ⊗y )⊕(2 ⊗x ⊗y )⊕(2 ⊗x) ⊕(2⊗ y)⊕ (1⊗1)
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Une « parabole » ... du complexe au tropical
P(z, w) = −w + z 2 + 3z + 1 = 0
Une « parabole » ... du complexe au tropical
P(z, w) = −w + z 2 + 3z + 1 = 0
F (x , y ) = max(y − 1, 2x + 1, x + 3, 1)
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Une « parabole » ... du complexe au tropical
P(z, w) = −w + z 2 + 3z + 1 = 0
F (x , y ) = max(y − 1, 2x + 1, x + 3, 1)
Comment « d´etecter » les singularit´es d’une fonction de deux variables ?
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Comment « d´etecter » les singularit´es d’une fonction de
deux variables ?
Un exemple de cubique ... du complexe au tropical
P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
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Un exemple de cubique ... du complexe au tropical
P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
F (x, y ) = max(1, 5 + x + y, 2y + 1, 3x − 1, 2x + y + 3, 2x + 2y − 1)
Un exemple de cubique ... du complexe au tropical
P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
F (x, y ) = max(1, 5 + x + y, 2y + 1, 3x − 1, 2x + y + 3, 2x + 2y − 1)
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Un exemple de cubique ... du complexe au tropical
P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
F (x, y ) = max(1, 5 + x + y, 2y + 1, 3x − 1, 2x + y + 3, 2x + 2y − 1)
L’analyse « isotrope » d’image suivant la d´ecomposition d’Alfred Haar (1909)
R[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2+ I 2k
1+1,2k
2+ I 2k
1,2k
2+1 + I 2k
1+1,2k
2+1
2
DV[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2+ I 2k
1+1,2k
2− I 2k
1,2k
2+1 − I 2k
1+1,2k
2+1
2
DH[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2− I 2k
1+1,2k
2+ I 2k
1,2k
2+1 − I 2k
1+1,2k
2+1
2
DD[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2− I 2k
1+1,2k
2− I 2k
1,2k
2+1 + I 2k
1+1,2k
2+1
2
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
L’analyse « isotrope » d’image suivant la d´ecomposition d’Alfred Haar (1909)
R[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2+ I 2k
1+1,2k
2+ I 2k
1,2k
2+1 + I 2k
1+1,2k
2+1
2
DV[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2+ I 2k
1+1,2k
2− I 2k
1,2k
2+1 − I 2k
1+1,2k
2+1
2
DH[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2− I 2k
1+1,2k
2+ I 2k
1,2k
2+1 − I 2k
1+1,2k
2+1
2
DD[I ] 2k
1,2k
2= I 2k
1,2k
2− I 2k
1+1,2k
2− I 2k
1,2k
2+1 + I 2k
1+1,2k
2+1
2
R pour R´esum´e, DV pour D´etails Verticaux », DH pour
La mise en œuvre sur notre exemple
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
La mise en œuvre sur notre exemple
La mise en œuvre sur notre exemple
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
La mise en œuvre sur notre exemple
La mise en œuvre sur notre exemple
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)
F(x, y) =
M
M
j=1
c j ⊗x ⊗
pj⊗y ⊗
qjK = conv R
3n
(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o
.
Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)
F(x, y) =
M
M
j=1
c j ⊗x ⊗
pj⊗y ⊗
qjK = conv R
3n
(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o .
P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
F(x , y ) = (1 ⊗ 1) + (5 ⊗ x ⊗ y ) + (1 ⊗ y ⊗
2) + ((−1) ⊗ x ⊗
3) +(3 ⊗ x ⊗
2⊗ y) + ((−1) ⊗ x ⊗
2⊗ y ⊗
2)
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)
F(x, y) =
M
M
j=1
c j ⊗x ⊗
pj⊗y ⊗
qjK = conv R
3n
(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o .
P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
F(x , y ) = (1 ⊗ 1) + (5 ⊗ x ⊗ y ) + (1 ⊗ y ⊗
2) + ((−1) ⊗ x ⊗
3) +(3 ⊗ x ⊗
2⊗ y) + ((−1) ⊗ x ⊗
2⊗ y ⊗
2)
3 4 5
Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)
F(x, y) =
M
M
j=1
c j ⊗x ⊗
pj⊗y ⊗
qjK = conv R
3n
(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o .
P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2
F(x , y ) = (1 ⊗ 1) + (5 ⊗ x ⊗ y ) + (1 ⊗ y ⊗
2) + ((−1) ⊗ x ⊗
3) +(3 ⊗ x ⊗
2⊗ y) + ((−1) ⊗ x ⊗
2⊗ y ⊗
2)
0
0.5 1
1.5
2 2.5
3
0 0.5 1 1.5 2
−1 0 1 2 3 4 5
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
On compare les nombres de sommets, d’arˆetes et de faces dans les deux
« tesselisations », l’une de l’enveloppe convexe des exposants du polynˆome F (induite par T F ), l’autre du plan (induite par Γ F ).
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
On compare les nombres de sommets, d’arˆetes et de faces dans les deux
« tesselisations », l’une de l’enveloppe convexe des exposants du
polynˆome F (induite par T ), l’autre du plan (induite par Γ ).
Avec parfois des coefficients nuls (en tropical) « forc´es »
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Avec parfois des coefficients nuls (en tropical) « forc´es »
F(x, y) = (0 ⊗ 1) ⊕ (2 ⊗ x) ⊕ (0 ⊗ x ⊗ y ) ⊕ (0 ⊗ y )
Avec parfois des coefficients nuls (en tropical) « forc´es »
F(x, y) = (0 ⊗ 1) ⊕ (2 ⊗ x) ⊕ (0 ⊗ x ⊗ y ) ⊕ (0 ⊗ y )
F(x, y) = (1 ⊗ 1) ⊕ (1 ⊗ x ⊗
2) ⊕ (1 ⊗ x ⊗
2⊗ y ⊗
2) ⊕ (1 ⊗ y ⊗
2) ⊕ (3 ⊗ x ⊗ y )
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Encore d’autres exemples
Encore d’autres exemples
#(S T
F) = #(F Γ
F) #(A T
F) = #(A Γ
F) #(F T
F) = #(S Γ
F)
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]
P(z, w) =
N
X
j=1
c j z p
jw q
j(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )
L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]
P(z, w) =
N
X
j=1
c j z p
jw q
j(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )
A (P) = Log n
(z, w ) ∈ ( C ∗ ) 2 ; P(z, w ) = 0 o Log((z, w )) = (log |z|, log |w |).
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]
P(z, w) =
N
X
j=1
c j z p
jw q
j(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )
A (P) = Log n
(z, w ) ∈ ( C ∗ ) 2 ; P(z, w ) = 0 o
Log((z, w )) = (log |z|, log |w |).
L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]
P(z, w) =
N
X
j=1
c j z p
jw q
j(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )
A (P) = Log n
(z, w ) ∈ ( C ∗ ) 2 ; P(z, w ) = 0 o Log((z, w )) = (log |z|, log |w |).
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Comme en biologie, l’« amibe » d’un polynˆome est
« vert´ebr´ee » : elle semble pouvoir se r´etracter sur un
« squelette »
Comme en biologie, l’« amibe » d’un polynˆome est
« vert´ebr´ee » : elle semble pouvoir se r´etracter sur un
« squelette »
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Comme en biologie, l’« amibe » d’un polynˆome est
« vert´ebr´ee » : elle semble pouvoir se r´etracter sur un
« squelette »
Les composantes connexes du compl´ementaire de l’amibe sont convexes.
Chacune correspond `a une mani`ere de d´evelopper :
O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...
(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2
Z 2π
0
Z 2π
0
log |P(e x+iθ
1, e y+iθ
2)| dθ 1 dθ 2
est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du compl´ementaire.
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...
(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2
Z 2π
0
Z 2π
0
log |P(e x+iθ
1, e y+iθ
2)| dθ 1 dθ 2
est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du
compl´ementaire.
O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...
(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2
Z 2π
0
Z 2π
0
log |P(e x+iθ
1, e y+iθ
2)| dθ 1 dθ 2
est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du compl´ementaire.
Dans une composante U , elle s’´ecrit
N(x, y) = a U x + b U y + c U , c U ∈ R , (a U , b U ) ∈ ∆(P) ∩ N 2 ,
o` u ∆(P) est l’enveloppe convexe des exposants (p j , q j ) de P (la « base » de la toˆıture du polynˆ ome tropical correspondant `a P).
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...
(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2
Z 2π
0
Z 2π
0
log |P(e x+iθ
1, e y+iθ
2)| dθ 1 dθ 2
est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du compl´ementaire.
Dans une composante U , elle s’´ecrit
N(x, y) = a U x + b U y + c U , c U ∈ R , (a U , b U ) ∈ ∆(P) ∩ N 2 ,
o` u ∆(P) est l’enveloppe convexe des exposants (p j , q j ) de P (la « base » de la toˆıture du polynˆ ome tropical correspondant `a P).
Un mˆeme (a U , b U ) ne saurait ˆetre attach´e `a deux composantes connexes
Un polynˆome, une surface, une forme
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Un polynˆome, une surface, une forme
L’amibe de P peut se r´etracter sur la courbe tropicale correspondant au polynˆome
M
U
c U ⊗ x ⊗
aU⊗ y ⊗
bU.
Chaque sommet s de ∆ g´en`ere une composante non born´ee U s dont le
« cˆone de r´ecession » est le cˆone (« dual » de s) d´etermin´e par les
normales ext´erieures aux deux arˆetes de ∆ se rencontrant en s.
Un polynˆome, une surface, une forme
L’amibe de P peut se r´etracter sur la courbe tropicale correspondant au polynˆome
M
U
c U ⊗ x ⊗
aU⊗ y ⊗
bU.
Chaque sommet s de ∆ g´en`ere une composante non born´ee U s dont le
« cˆone de r´ecession » est le cˆone (« dual » de s) d´etermin´e par les normales ext´erieures aux deux arˆetes de ∆ se rencontrant en s.
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Un polynˆome, une surface, une forme
L’amibe de P peut se r´etracter sur la courbe tropicale correspondant au polynˆome
M
U
c U ⊗ x ⊗
aU⊗ y ⊗
bU.
Chaque sommet s de ∆ g´en`ere une composante non born´ee U s dont le
« cˆone de r´ecession » est le cˆone (« dual » de s) d´etermin´e par les
normales ext´erieures aux deux arˆetes de ∆ se rencontrant en s.
« Tesselisations » de convexes en dualit´e
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
« Tesselisations » de convexes en dualit´e
Si K et K ∗ sont deux convexes des deux univers duaux R 2 et ( R 2 ) ∗ , une
« tesselisation » convexe de K et une « tesselisation » convexe de K ∗
sont en dualit´e s’il existe une bijection σ ↔ σ ∗ entre les cellules convexes
de K et celles de K ∗
« Tesselisations » de convexes en dualit´e
Si K et K ∗ sont deux convexes des deux univers duaux R 2 et ( R 2 ) ∗ , une
« tesselisation » convexe de K et une « tesselisation » convexe de K ∗ sont en dualit´e s’il existe une bijection σ ↔ σ ∗ entre les cellules convexes de K et celles de K ∗
◮ renversant l’inclusion (si τ est face de σ, σ ∗ est face de τ ∗ ) ;
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
« Tesselisations » de convexes en dualit´e
Si K et K ∗ sont deux convexes des deux univers duaux R 2 et ( R 2 ) ∗ , une
« tesselisation » convexe de K et une « tesselisation » convexe de K ∗ sont en dualit´e s’il existe une bijection σ ↔ σ ∗ entre les cellules convexes de K et celles de K ∗
◮ renversant l’inclusion (si τ est face de σ, σ ∗ est face de τ ∗ ) ;
◮ telle que :
La dualit´e de Legendre-Fenchel
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
La dualit´e de Legendre-Fenchel
F (x , y ) = max
U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R
La dualit´e de Legendre-Fenchel
F (x , y ) = max
U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F ∗ (ξ, η) = sup
(x,y )∈ R
2xξ + y η − F (x , y )
∈] − ∞, ∞[
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
La dualit´e de Legendre-Fenchel
F (x , y ) = max
U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F ∗ (ξ, η) = sup
(x,y )∈ R
2xξ + y η − F (x , y )
∈] − ∞, ∞[
La dualit´e de Legendre-Fenchel
F (x , y ) = max
U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F ∗ (ξ, η) = sup
(x,y )∈ R
2xξ + y η − F (x , y )
∈] − ∞, ∞[
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
La dualit´e de Legendre-Fenchel
F (x , y ) = max
U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F ∗ (ξ, η) = sup
(x,y )∈ R
2xξ + y η − F (x , y )
∈] − ∞, ∞[
2 ∗
Approcher le squelette de l’amibe d’un polynˆome via les coefficients
P m (z, w ) =
m−1
Y
k
1=0 m−1
Y
k
2=0
P(e 2iπk
1/m z, e 2iπk
2/m w ) = ρ A,m (z a
Uw b
U) m
2+ . . .
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Approcher le squelette de l’amibe d’un polynˆome via les coefficients
P m (z, w ) =
m−1
Y
k
1=0 m−1
Y
k
2=0
P(e 2iπk
1/m z, e 2iπk
2/m w ) = ρ A,m (z a
Uw b
U) m
2+ . . .
F m (x , y ) := max
U (log |ρ A,m | + m 2 (a U x + b U y))
Approcher le squelette de l’amibe d’un polynˆome via les coefficients
P m (z, w ) =
m−1
Y
k
1=0 m−1
Y
k
2=0
P(e 2iπk
1/m z, e 2iπk
2/m w ) = ρ A,m (z a
Uw b
U) m
2+ . . .
F m (x , y ) := max
U (log |ρ A,m | + m 2 (a U x + b U y))
La courbe tropicale attach´ee `a F m tend, lorsque m tend vers l’infini, vers le squelette de l’amibe A (P) .
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
« Patrons » de surfaces, triangulations, classification
Surfaces et polynˆomes
Du monde projectif au monde « tropical »
Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)
Conclusion
La mesure « surfacique » des aiguilles de Chamonix ?
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
La mesure « surfacique » des aiguilles de Chamonix ?
Comment « mesurer » les surfaces ?
La mesure « surfacique » des aiguilles de Chamonix ?
Comment « mesurer » les surfaces ? Une conf´erence d’Yves Meyer `a la Biblioth`eque Nationale (Janvier 2006).
smf.emath.fr/
Publications/Gazette/2006/109/smf gazette 109 23-36.pdf
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Surfaces et images
Erwan Le Pennec, St´ephane Mallat, Gabriel Peyr´e : l’analyse en « bandelets »
Le site de Gabriel Peyr´e :
http ://www.ceremade.dauphine.fr/ peyre/bandelets/
Surfaces et images
Erwan Le Pennec, St´ephane Mallat, Gabriel Peyr´e : l’analyse en « bandelets »
Le site de Gabriel Peyr´e :
http ://www.ceremade.dauphine.fr/ peyre/bandelets/
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Surfaces et images
Erwan Le Pennec, St´ephane Mallat, Gabriel Peyr´e : l’analyse en « bandelets »
Le site de Gabriel Peyr´e :
http ://www.ceremade.dauphine.fr/ peyre/bandelets/
L’analyse espace-´echelles 2D (sur le principe de l’analyse d’Alfred Haar)
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
L’analyse espace-´echelles 2D (sur le principe de l’analyse d’Alfred Haar)
On affiche les coefficients de corr´elation avec les atomes du
L’analyse espace-´echelles 2D (sur le principe de l’analyse d’Alfred Haar)
On affiche les coefficients de corr´elation avec les « atomes » du dictionnaire d’exploration espace-´echelles :
c j,k
1,k
2:= D
I , [ϕ R ou ψ D ](2 −j x −k 1 )⊗[ϕ R ou ψ D ](2 −j y−k 2 ) E
, j, k 1 , k 2 ∈ Z .
« R » pour « R´esum´e
Alain Yger, Universit´», « D
e Bordeaux 1» pour « D´etail
Formes, surfaces et polynˆ» !
omes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement `
coh´erentes : la traque des « contours »
A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »
Il s’agit d’identifier la r´egularit´e anisotrope et de d´etecter dans chaque
cellule (ou groupe de cellules) la direction g´eom´etrique le long de laquelle
l’image (ou la surface correspondante) pr´esente le plus de r´egularit´e (en
mˆeme temps que de trouver la mosa¨ıque de cellules la plus coh´erentes) :
A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »
Il s’agit d’identifier la r´egularit´e anisotrope et de d´etecter dans chaque cellule (ou groupe de cellules) la direction g´eom´etrique le long de laquelle l’image (ou la surface correspondante) pr´esente le plus de r´egularit´e (en mˆeme temps que de trouver la mosa¨ıque de cellules la plus coh´erentes) : Plus de « r´egularit´e »= moins de « gros » coefficients dans l’analyse espace-´echelles 2D le long de la direction `a choisir.
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »
Il s’agit d’identifier la r´egularit´e anisotrope et de d´etecter dans chaque
cellule (ou groupe de cellules) la direction g´eom´etrique le long de laquelle
l’image (ou la surface correspondante) pr´esente le plus de r´egularit´e (en
mˆeme temps que de trouver la mosa¨ıque de cellules la plus coh´erentes) :
Plus de « r´egularit´e »= moins de « gros » coefficients dans l’analyse
Le balayage des directions
de directions
0 0 1 1
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i
f d direction à tester
On projette les niveaux de gris
balayage d’un éventail
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?
Des signaux irr´eguli`erement ´echantillonn´es et leur analyse temps-´echelles
Une « mauvaise » direction :
Des signaux irr´eguli`erement ´echantillonn´es et leur analyse temps-´echelles
Une « mauvaise » direction :
Une « bonne » direction :
Le choix de seuils de tol´erance et la minimisation d’une fonctionnelle (li´ee
`a ces choix de seuils) conduisent `a des groupements optimaux d’atomes permettant de r´ealiser un meilleur dictionnaire (fonction de l’image, donc de la surface, cette fois) dans lequel on pourra faire une d´ecomposition
« pr´e-organis´ee ».
Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?