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Surfaces et polynˆomes

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Texte intégral

(1)

Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1

Lyc´ee Montaigne, 15 Octobre 2009

(2)

« Patrons » de surfaces, triangulations, classification

Surfaces et polynˆomes

Du monde projectif au monde « tropical »

Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)

Conclusion

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(3)

« Patrons » de surfaces, triangulations, classification

Surfaces et polynˆomes

Du monde projectif au monde « tropical »

Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)

Conclusion

(4)

Une triangulation de la sph`ere S 2 et du plan projectif P 2 ( R ) ; Sommets, Arˆetes, Faces

E O

N E

A A

A (a)

(b) 1

1 2

2

3 3

4 6

5 S O

S2

P2 (R)

χ(S) = S − A + F (la caract´ eristique d Euler)

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(5)

Une triangulation de la sph`ere S 2 et du plan projectif P 2 ( R ) ; Sommets, Arˆetes, Faces

E O

N E

A A

A (a)

(b) 1

1 2

2

3 3

4 6

5 S O

S2

P2 (R)

χ(S) = S − A + F (la caract´ eristique d Euler)

(6)

O`u l’on incise S 2 pour y coller des « anses » ou des rubans de Mœbius ...

a

b b

a

a b

b a

a

a a

a K M

M M

M S

S2 2

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(7)

O`u l’on incise S 2 pour y coller des « anses » ou des rubans de Mœbius ...

a

b b

a

a b

b a

a

a a

a K M

M M

M S

S2 2

(8)

Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)

Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(9)

Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)

Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :

◮ soit `a la sph`ere S 2 (caract´eristique d’Euler = 0) ;

(10)

Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)

Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :

◮ soit `a la sph`ere S 2 (caract´eristique d’Euler = 0) ;

◮ soit `a la somme connexe de n copies du tore T 2 (i.e. `a une sph`ere excis´ee `a laquelle on a recoll´e n anses), auquel cas la caract´eristique d’Euler vaut 2 − 2n en vertu de la r`egle

χ(S 0 #S 1 ) = χ(S 0 ) + χ(S 1 ) − 2

et de ce que χ( T 2 ) = 0 ;

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(11)

Pour en arriver `a l’´enonc´e du th´eor`eme de classification (Tibor Rad´o, 1925, via la preuve de l’existence d’une triangulation)

Toute surface compacte et connexe est hom´eomorphe :

◮ soit `a la sph`ere S 2 (caract´eristique d’Euler = 0) ;

◮ soit `a la somme connexe de n copies du tore T 2 (i.e. `a une sph`ere excis´ee `a laquelle on a recoll´e n anses), auquel cas la caract´eristique d’Euler vaut 2 − 2n en vertu de la r`egle

χ(S 0 #S 1 ) = χ(S 0 ) + χ(S 1 ) − 2

et de ce que χ( T 2 ) = 0 ;

◮ soit `a la somme connexe de n copies du plan projectif (i.e. une

(12)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z)

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(13)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z)

{z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

(14)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

◮ b 2 − 4ac < 0 :

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(15)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce

demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.

(16)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce

demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.

◮ b 2 − 4ac = 0 :

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(17)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce

demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.

◮ b 2 − 4ac = 0 : une racine double (r´eelle) ; la classe [a : b : c] est en

correspondance avec un point de R ∪ {∞}, donc avec un point du

cercle unit´e.

(18)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce

demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.

◮ b 2 − 4ac = 0 : une racine double (r´eelle) ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de R ∪ {∞}, donc avec un point du cercle unit´e.

◮ b 2 − 4ac > 0 :

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(19)

Le plan projectif et les polynˆomes `a coefficients r´eels

P 2 ( R ) = R 3 \ (0, 0, 0)

relation de colin´ earit´ e = S 2 ( R )

antipodie : (x, y, z) 7→ (−x, −y, −z) {z ∈ C ∪ {∞} ; P(z) = az 2 + bz + c = 0} ←→ [a : b : c]

◮ b 2 − 4ac < 0 : deux racines complexes conjugu´ees z, z, dont une seule (et on sait la reconnaitre !) est dans le demi-plan Im z > 0 ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de ce

demi-plan, donc avec un point du disque unit´e ouvert D.

◮ b 2 − 4ac = 0 : une racine double (r´eelle) ; la classe [a : b : c] est en correspondance avec un point de R ∪ {∞}, donc avec un point du cercle unit´e.

b 2 − 4ac > 0 : un couple de racines r´eelles {α, β}, dont l’une (mais

(20)

Plan projectif et perspective (Girard Desargues, vers 1650)

P 2 ( R ) = Groupe multiplicatif : R 3 \ {(0, 0, 0)}

Sous − groupe d´ efini par les ´ equations : x = y = z

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(21)

Plan projectif et perspective (Girard Desargues, vers 1650)

P 2 ( R ) = Groupe multiplicatif : R 3 \ {(0, 0, 0)}

Sous − groupe d´ efini par les ´ equations : x = y = z

(22)

Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques

T 2 ( R ) ≃ C

Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(23)

Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques

T 2 ( R ) ≃ C

Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.

g 2 := 60 X

ω∈Λ\{0}

1

ω 4 , g 3 := 140 X

ω∈Λ\{0}

1

ω 6 .

(24)

Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques

T 2 ( R ) ≃ C

Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.

g 2 := 60 X

ω∈Λ\{0}

1

ω 4 , g 3 := 140 X

ω∈Λ\{0}

1 ω 6 .

Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :

P(ζ) := X

ω∈Λ\{0}

1

(ζ − ω) 2 − 1 ω 2

et P (ζ) := −2 X

ω∈Λ\{0}

1 (ζ − ω) 3 .

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(25)

Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques

T 2 ( R ) ≃ C

Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.

g 2 := 60 X

ω∈Λ\{0}

1

ω 4 , g 3 := 140 X

ω∈Λ\{0}

1 ω 6 .

Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :

P(ζ) := X

ω∈Λ\{0}

1

(ζ − ω) 2 − 1 ω 2

et P (ζ) := −2 X

ω∈Λ\{0}

1 (ζ − ω) 3 .

(P (ζ)) 2 = 4(P (ζ)) 3 − g 2 P (ζ) − g 3 .

(26)

Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques

T 2 ( R ) ≃ C

Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.

g 2 := 60 X

ω∈Λ\{0}

1

ω 4 , g 3 := 140 X

ω∈Λ\{0}

1 ω 6 .

Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :

P(ζ) := X

ω∈Λ\{0}

1

(ζ − ω) 2 − 1 ω 2

et P (ζ) := −2 X

ω∈Λ\{0}

1 (ζ − ω) 3 .

(P (ζ)) 2 = 4(P (ζ)) 3 − g 2 P (ζ) − g 3 .

Si l’on pose z := P (ζ) et w = P (ζ), on voit que le point (z, w ) est un point de la cubique Γ := {(z, w ) ∈ C 2 , w 2 − 4z 3 − g 2 z − g 3 = 0}.

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(27)

Le tore T 2 ( R ), les r´eseaux et les cubiques

T 2 ( R ) ≃ C

Λ , Λ := ω 1 Z + ω 2 Z , Im (ω 1 /ω 2 ) 6= 0.

g 2 := 60 X

ω∈Λ\{0}

1

ω 4 , g 3 := 140 X

ω∈Λ\{0}

1 ω 6 .

Pour ζ 6∈ ω 1 Z + ω 2 Z , on d´efinit la fonction Λ-p´eriodique de Weierstrass et sa « d´eriv´ee » :

P(ζ) := X

ω∈Λ\{0}

1

(ζ − ω) 2 − 1 ω 2

et P (ζ) := −2 X

ω∈Λ\{0}

1 (ζ − ω) 3 .

(P (ζ)) 2 = 4(P (ζ)) 3 − g 2 P (ζ) − g 3 .

Si l’on pose z := P (ζ) et w = P (ζ), on voit que le point (z, w ) est un

(28)

Courbes projectives et surfaces

Une courbe projective est un sous-ensemble de l’espace projectif P 2 ( C ) d´efini comme le lieu des z´eros d’un polynˆome homog`ene en trois variables. Si le polynˆome est de degr´e 2, c’est une conique, s’il est de degr´e trois, une cubique, de degr´e quatre, une quartique, ...

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(29)

Courbes projectives et surfaces

Une courbe projective est un sous-ensemble de l’espace projectif P 2 ( C ) d´efini comme le lieu des z´eros d’un polynˆome homog`ene en trois variables. Si le polynˆome est de degr´e 2, c’est une conique, s’il est de degr´e trois, une cubique, de degr´e quatre, une quartique, ...

Si on ne voit la courbe que dans le monde r´eel, c’est une courbe bien

sˆ ur ! Mais dans C ou dans P 2 ( C ) (on quotiente par la relation de

colin´earit´e, c’est aussi l’infini de C 3 \ {(0, 0, 0)}), c’est « presque » une

surface (deux ´equations pour quatre degr´es de libert´e !). C’est mˆeme une

surface orientable car elle est param´etr´ee par un param`etre complexe et

que ceci pr´eside `a une orientation (une transformation C -lin´eaire est une

similitude toujours directe !). Il y a juste le probl`eme des points singuliers

(mais les « vraies » surfaces du monde qui nous entoure n’en ont-elles

pas toujours ?).

(30)

Courbes projectives et surfaces

Une courbe projective est un sous-ensemble de l’espace projectif P 2 ( C ) d´efini comme le lieu des z´eros d’un polynˆome homog`ene en trois variables. Si le polynˆome est de degr´e 2, c’est une conique, s’il est de degr´e trois, une cubique, de degr´e quatre, une quartique, ...

Si on ne voit la courbe que dans le monde r´eel, c’est une courbe bien sˆ ur ! Mais dans C ou dans P 2 ( C ) (on quotiente par la relation de colin´earit´e, c’est aussi l’infini de C 3 \ {(0, 0, 0)}), c’est « presque » une surface (deux ´equations pour quatre degr´es de libert´e !). C’est mˆeme une surface orientable car elle est param´etr´ee par un param`etre complexe et que ceci pr´eside `a une orientation (une transformation C -lin´eaire est une similitude toujours directe !). Il y a juste le probl`eme des points singuliers (mais les « vraies » surfaces du monde qui nous entoure n’en ont-elles pas toujours ?).

Quitte `a retirer les points qui sont singuliers (il n’y en a ici qu’au plus qu’un nombre fini et on dit alors qu’on « normalise »), on a vraiment affaire `a une surface.

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(31)

Coniques et cubiques (suite)

(32)

Coniques et cubiques (suite)

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(33)

Coniques et cubiques (suite)

z 7→ h

1 : 1 − z 2 1 + z 2 : 2z

1 + z 2

i (z = sin(t /2))

z 7→ h

1 : 1 − z 2

1 + z 2 : z(1 − z 2 ) 1 + z 2

i

z 7→ h

1 : z 3 : z 2 i

(34)

Coniques et cubiques (suite)

z 7→ h

1 : 1 − z 2 1 + z 2 : 2z

1 + z 2

i (z = sin(t /2))

z 7→ h

1 : 1 − z 2

1 + z 2 : z(1 − z 2 ) 1 + z 2

i

z 7→ h

1 : z 3 : z 2 i

Les coniques et les cubiques ayant un point singulier se param`etrent de mani`ere rationnelle ; la surface correspondante est la sph`ere S 2 . Pour les cubiques sans point singulier, c’est le tore (comme on l’a vu). Une courbe projective vu comme cela a ainsi un genre : le nombre de trous de la surface qu’elle repr´esente !

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(35)

« Patrons » de surfaces, triangulations, classification

Surfaces et polynˆomes

Du monde projectif au monde « tropical »

Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)

Conclusion

(36)

L’arithm´etique tropicale : une « d´ecouverte » des informaticiens venue du Br´esil

On travaille avec des op´erations sur R ∪ {−∞}.

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(37)

L’arithm´etique tropicale : une « d´ecouverte » des informaticiens venue du Br´esil

On travaille avec des op´erations sur R ∪ {−∞}.

◮ Une addition « tropicale » d´efinie par x ⊕ y := max(x, y).

(38)

L’arithm´etique tropicale : une « d´ecouverte » des informaticiens venue du Br´esil

On travaille avec des op´erations sur R ∪ {−∞}.

◮ Une addition « tropicale » d´efinie par x ⊕ y := max(x, y).

◮ Une multiplication « tropicale » d´efinie par x ⊗ y := x + y

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(39)

Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »

az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)

(40)

Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »

az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)

F(x, y) = max(x + a, y + b, c)

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(41)

Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »

az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)

F(x, y) = max(x + a, y + b, c)

(42)

Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »

az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)

F(x, y) = max(x + a, y + b, c)

{(z, w) ∈ C × C ; az + bw + c = 0} (log |z|,log −→ |w|) A {az+bw+c}

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(43)

Les « droites » tropicales et l’apparition des « amibes »

az + bw + c ←→ (a ⊗ x) ⊕ (b ⊗ y ) ⊕ (c ⊗ 1)

F(x, y) = max(x + a, y + b, c)

(44)

Une conique (d´eg´en´er´ee !) ... du complexe au tropical

P(z, w) = z 2 + w 2 + 2zw + 2z + 2w + 1 = (z + w ) 2 + 2(z + w) + 1 = 0

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(45)

Une conique (d´eg´en´er´ee !) ... du complexe au tropical

P(z, w) = z 2 + w 2 + 2zw + 2z + 2w + 1 = (z + w ) 2 + 2(z + w) + 1 = 0

F (x , y ) = max(1 + 2x, 1 + 2y, 2 + x + y , 2 + x, 2 + y, 1)

(46)

Une conique (d´eg´en´er´ee !) ... du complexe au tropical

P(z, w) = z 2 + w 2 + 2zw + 2z + 2w + 1 = (z + w ) 2 + 2(z + w) + 1 = 0

F (x , y ) = max(1 + 2x, 1 + 2y, 2 + x + y , 2 + x, 2 + y, 1)

F(x, y) = (1 ⊗x ⊗x)⊕(1 ⊗y ⊗y )⊕(2 ⊗x ⊗y )⊕(2 ⊗x) ⊕(2⊗ y)⊕ (1⊗1)

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(47)

Une « parabole » ... du complexe au tropical

P(z, w) = −w + z 2 + 3z + 1 = 0

(48)

Une « parabole » ... du complexe au tropical

P(z, w) = −w + z 2 + 3z + 1 = 0

F (x , y ) = max(y − 1, 2x + 1, x + 3, 1)

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(49)

Une « parabole » ... du complexe au tropical

P(z, w) = −w + z 2 + 3z + 1 = 0

F (x , y ) = max(y − 1, 2x + 1, x + 3, 1)

(50)

Comment « d´etecter » les singularit´es d’une fonction de deux variables ?

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(51)

Comment « d´etecter » les singularit´es d’une fonction de

deux variables ?

(52)

Un exemple de cubique ... du complexe au tropical

P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(53)

Un exemple de cubique ... du complexe au tropical

P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

F (x, y ) = max(1, 5 + x + y, 2y + 1, 3x − 1, 2x + y + 3, 2x + 2y − 1)

(54)

Un exemple de cubique ... du complexe au tropical

P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

F (x, y ) = max(1, 5 + x + y, 2y + 1, 3x − 1, 2x + y + 3, 2x + 2y − 1)

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(55)

Un exemple de cubique ... du complexe au tropical

P(z, w) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

F (x, y ) = max(1, 5 + x + y, 2y + 1, 3x − 1, 2x + y + 3, 2x + 2y − 1)

(56)

L’analyse « isotrope » d’image suivant la d´ecomposition d’Alfred Haar (1909)

R[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

+ I 2k

1

+1,2k

2

+ I 2k

1

,2k

2

+1 + I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

DV[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

+ I 2k

1

+1,2k

2

− I 2k

1

,2k

2

+1 − I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

DH[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

− I 2k

1

+1,2k

2

+ I 2k

1

,2k

2

+1 − I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

DD[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

− I 2k

1

+1,2k

2

− I 2k

1

,2k

2

+1 + I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(57)

L’analyse « isotrope » d’image suivant la d´ecomposition d’Alfred Haar (1909)

R[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

+ I 2k

1

+1,2k

2

+ I 2k

1

,2k

2

+1 + I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

DV[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

+ I 2k

1

+1,2k

2

− I 2k

1

,2k

2

+1 − I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

DH[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

− I 2k

1

+1,2k

2

+ I 2k

1

,2k

2

+1 − I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

DD[I ] 2k

1

,2k

2

= I 2k

1

,2k

2

− I 2k

1

+1,2k

2

− I 2k

1

,2k

2

+1 + I 2k

1

+1,2k

2

+1

2

R pour R´esum´e, DV pour D´etails Verticaux », DH pour

(58)

La mise en œuvre sur notre exemple

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(59)

La mise en œuvre sur notre exemple

(60)

La mise en œuvre sur notre exemple

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(61)

La mise en œuvre sur notre exemple

(62)

La mise en œuvre sur notre exemple

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(63)

Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)

F(x, y) =

M

M

j=1

c j ⊗x

pj

⊗y

qj

K = conv R

3

n

(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o

.

(64)

Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)

F(x, y) =

M

M

j=1

c j ⊗x

pj

⊗y

qj

K = conv R

3

n

(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o .

P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

F(x , y ) = (1 ⊗ 1) + (5 ⊗ x ⊗ y ) + (1 ⊗ y

2

) + ((−1) ⊗ x

3

) +(3 ⊗ x

2

⊗ y) + ((−1) ⊗ x

2

⊗ y

2

)

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(65)

Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)

F(x, y) =

M

M

j=1

c j ⊗x

pj

⊗y

qj

K = conv R

3

n

(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o .

P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

F(x , y ) = (1 ⊗ 1) + (5 ⊗ x ⊗ y ) + (1 ⊗ y

2

) + ((−1) ⊗ x

3

) +(3 ⊗ x

2

⊗ y) + ((−1) ⊗ x

2

⊗ y

2

)

3 4 5

(66)

Le « toˆıt » d’un polynˆome tropical (« ´eclair´e » de dessus)

F(x, y) =

M

M

j=1

c j ⊗x

pj

⊗y

qj

K = conv R

3

n

(p j , q j , c j ) ; j = 1, ..., M o .

P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2

F(x , y ) = (1 ⊗ 1) + (5 ⊗ x ⊗ y ) + (1 ⊗ y

2

) + ((−1) ⊗ x

3

) +(3 ⊗ x

2

⊗ y) + ((−1) ⊗ x

2

⊗ y

2

)

0

0.5 1

1.5

2 2.5

3

0 0.5 1 1.5 2

−1 0 1 2 3 4 5

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(67)

Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

(68)

Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(69)

Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

(70)

Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

On compare les nombres de sommets, d’arˆetes et de faces dans les deux

« tesselisations », l’une de l’enveloppe convexe des exposants du polynˆome F (induite par T F ), l’autre du plan (induite par Γ F ).

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(71)

Deux « tesselisations » duales : celle g´en´er´ee par le toˆıt T F et celle g´en´er´ee par la courbe tropicale Γ F

0 0.5 1 1.5 2 2.5 3

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2

On compare les nombres de sommets, d’arˆetes et de faces dans les deux

« tesselisations », l’une de l’enveloppe convexe des exposants du

polynˆome F (induite par T ), l’autre du plan (induite par Γ ).

(72)

Avec parfois des coefficients nuls (en tropical) « forc´es »

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(73)

Avec parfois des coefficients nuls (en tropical) « forc´es »

F(x, y) = (0 ⊗ 1) ⊕ (2 ⊗ x) ⊕ (0 ⊗ x ⊗ y ) ⊕ (0 ⊗ y )

(74)

Avec parfois des coefficients nuls (en tropical) « forc´es »

F(x, y) = (0 ⊗ 1) ⊕ (2 ⊗ x) ⊕ (0 ⊗ x ⊗ y ) ⊕ (0 ⊗ y )

F(x, y) = (1 ⊗ 1) ⊕ (1 ⊗ x

2

) ⊕ (1 ⊗ x

2

⊗ y

2

) ⊕ (1 ⊗ y

2

) ⊕ (3 ⊗ x ⊗ y )

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(75)

Encore d’autres exemples

(76)

Encore d’autres exemples

#(S T

F

) = #(F Γ

F

) #(A T

F

) = #(A Γ

F

) #(F T

F

) = #(S Γ

F

)

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(77)

L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]

P(z, w) =

N

X

j=1

c j z p

j

w q

j

(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )

(78)

L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]

P(z, w) =

N

X

j=1

c j z p

j

w q

j

(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )

A (P) = Log n

(z, w ) ∈ ( C ) 2 ; P(z, w ) = 0 o Log((z, w )) = (log |z|, log |w |).

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(79)

L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]

P(z, w) =

N

X

j=1

c j z p

j

w q

j

(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )

A (P) = Log n

(z, w ) ∈ ( C ) 2 ; P(z, w ) = 0 o

Log((z, w )) = (log |z|, log |w |).

(80)

L’« amibe » d’un polynˆome de C [ z , w ]

P(z, w) =

N

X

j=1

c j z p

j

w q

j

(P(z, w ) = 1 + 5zw + w 2 − z 3 + 3z 2 w − z 2 w 2 )

A (P) = Log n

(z, w ) ∈ ( C ) 2 ; P(z, w ) = 0 o Log((z, w )) = (log |z|, log |w |).

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(81)

Comme en biologie, l’« amibe » d’un polynˆome est

« vert´ebr´ee » : elle semble pouvoir se r´etracter sur un

« squelette »

(82)

Comme en biologie, l’« amibe » d’un polynˆome est

« vert´ebr´ee » : elle semble pouvoir se r´etracter sur un

« squelette »

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(83)

Comme en biologie, l’« amibe » d’un polynˆome est

« vert´ebr´ee » : elle semble pouvoir se r´etracter sur un

« squelette »

Les composantes connexes du compl´ementaire de l’amibe sont convexes.

Chacune correspond `a une mani`ere de d´evelopper :

(84)

O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...

(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2

Z 2π

0

Z 2π

0

log |P(e x+iθ

1

, e y+iθ

2

)| dθ 1 dθ 2

est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du compl´ementaire.

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(85)

O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...

(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2

Z 2π

0

Z 2π

0

log |P(e x+iθ

1

, e y+iθ

2

)| dθ 1 dθ 2

est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du

compl´ementaire.

(86)

O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...

(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2

Z 2π

0

Z 2π

0

log |P(e x+iθ

1

, e y+iθ

2

)| dθ 1 dθ 2

est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du compl´ementaire.

Dans une composante U , elle s’´ecrit

N(x, y) = a U x + b U y + c U , c U ∈ R , (a U , b U ) ∈ ∆(P) ∩ N 2 ,

o` u ∆(P) est l’enveloppe convexe des exposants (p j , q j ) de P (la « base » de la toˆıture du polynˆ ome tropical correspondant `a P).

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(87)

O`u l’analyse de Fourier sugg`ere une piste ...

(x, y) ∈ A c (P) 7−→ 1 4π 2

Z 2π

0

Z 2π

0

log |P(e x+iθ

1

, e y+iθ

2

)| dθ 1 dθ 2

est une fonction affine par morceaux dans chaque composante du compl´ementaire.

Dans une composante U , elle s’´ecrit

N(x, y) = a U x + b U y + c U , c U ∈ R , (a U , b U ) ∈ ∆(P) ∩ N 2 ,

o` u ∆(P) est l’enveloppe convexe des exposants (p j , q j ) de P (la « base » de la toˆıture du polynˆ ome tropical correspondant `a P).

Un mˆeme (a U , b U ) ne saurait ˆetre attach´e `a deux composantes connexes

(88)

Un polynˆome, une surface, une forme

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(89)

Un polynˆome, une surface, une forme

L’amibe de P peut se r´etracter sur la courbe tropicale correspondant au polynˆome

M

U

c U ⊗ x

aU

⊗ y

bU

.

Chaque sommet s de ∆ g´en`ere une composante non born´ee U s dont le

« cˆone de r´ecession » est le cˆone (« dual » de s) d´etermin´e par les

normales ext´erieures aux deux arˆetes de ∆ se rencontrant en s.

(90)

Un polynˆome, une surface, une forme

L’amibe de P peut se r´etracter sur la courbe tropicale correspondant au polynˆome

M

U

c U ⊗ x

aU

⊗ y

bU

.

Chaque sommet s de ∆ g´en`ere une composante non born´ee U s dont le

« cˆone de r´ecession » est le cˆone (« dual » de s) d´etermin´e par les normales ext´erieures aux deux arˆetes de ∆ se rencontrant en s.

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(91)

Un polynˆome, une surface, une forme

L’amibe de P peut se r´etracter sur la courbe tropicale correspondant au polynˆome

M

U

c U ⊗ x

aU

⊗ y

bU

.

Chaque sommet s de ∆ g´en`ere une composante non born´ee U s dont le

« cˆone de r´ecession » est le cˆone (« dual » de s) d´etermin´e par les

normales ext´erieures aux deux arˆetes de ∆ se rencontrant en s.

(92)

« Tesselisations » de convexes en dualit´e

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(93)

« Tesselisations » de convexes en dualit´e

Si K et K sont deux convexes des deux univers duaux R 2 et ( R 2 ) , une

« tesselisation » convexe de K et une « tesselisation » convexe de K

sont en dualit´e s’il existe une bijection σ ↔ σ entre les cellules convexes

de K et celles de K

(94)

« Tesselisations » de convexes en dualit´e

Si K et K sont deux convexes des deux univers duaux R 2 et ( R 2 ) , une

« tesselisation » convexe de K et une « tesselisation » convexe de K sont en dualit´e s’il existe une bijection σ ↔ σ entre les cellules convexes de K et celles de K

◮ renversant l’inclusion (si τ est face de σ, σ est face de τ ) ;

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(95)

« Tesselisations » de convexes en dualit´e

Si K et K sont deux convexes des deux univers duaux R 2 et ( R 2 ) , une

« tesselisation » convexe de K et une « tesselisation » convexe de K sont en dualit´e s’il existe une bijection σ ↔ σ entre les cellules convexes de K et celles de K

◮ renversant l’inclusion (si τ est face de σ, σ est face de τ ) ;

◮ telle que :

(96)

La dualit´e de Legendre-Fenchel

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(97)

La dualit´e de Legendre-Fenchel

F (x , y ) = max

U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R

(98)

La dualit´e de Legendre-Fenchel

F (x , y ) = max

U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F (ξ, η) = sup

(x,y )∈ R

2

xξ + y η − F (x , y )

∈] − ∞, ∞[

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(99)

La dualit´e de Legendre-Fenchel

F (x , y ) = max

U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F (ξ, η) = sup

(x,y )∈ R

2

xξ + y η − F (x , y )

∈] − ∞, ∞[

(100)

La dualit´e de Legendre-Fenchel

F (x , y ) = max

U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F (ξ, η) = sup

(x,y )∈ R

2

xξ + y η − F (x , y )

∈] − ∞, ∞[

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(101)

La dualit´e de Legendre-Fenchel

F (x , y ) = max

U (a U x + b U y + c U ) : R 2 → R (ξ, η) ∈ ∆ 7−→ F (ξ, η) = sup

(x,y )∈ R

2

xξ + y η − F (x , y )

∈] − ∞, ∞[

2 ∗

(102)

Approcher le squelette de l’amibe d’un polynˆome via les coefficients

P m (z, w ) =

m−1

Y

k

1

=0 m−1

Y

k

2

=0

P(e 2iπk

1

/m z, e 2iπk

2

/m w ) = ρ A,m (z a

U

w b

U

) m

2

+ . . .

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(103)

Approcher le squelette de l’amibe d’un polynˆome via les coefficients

P m (z, w ) =

m−1

Y

k

1

=0 m−1

Y

k

2

=0

P(e 2iπk

1

/m z, e 2iπk

2

/m w ) = ρ A,m (z a

U

w b

U

) m

2

+ . . .

F m (x , y ) := max

U (log |ρ A,m | + m 2 (a U x + b U y))

(104)

Approcher le squelette de l’amibe d’un polynˆome via les coefficients

P m (z, w ) =

m−1

Y

k

1

=0 m−1

Y

k

2

=0

P(e 2iπk

1

/m z, e 2iπk

2

/m w ) = ρ A,m (z a

U

w b

U

) m

2

+ . . .

F m (x , y ) := max

U (log |ρ A,m | + m 2 (a U x + b U y))

La courbe tropicale attach´ee `a F m tend, lorsque m tend vers l’infini, vers le squelette de l’amibe A (P) .

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(105)

« Patrons » de surfaces, triangulations, classification

Surfaces et polynˆomes

Du monde projectif au monde « tropical »

Retour `a la « g´eom´etrie » des images (pens´ees comme des surfaces)

Conclusion

(106)

La mesure « surfacique » des aiguilles de Chamonix ?

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(107)

La mesure « surfacique » des aiguilles de Chamonix ?

Comment « mesurer » les surfaces ?

(108)

La mesure « surfacique » des aiguilles de Chamonix ?

Comment « mesurer » les surfaces ? Une conf´erence d’Yves Meyer `a la Biblioth`eque Nationale (Janvier 2006).

smf.emath.fr/

Publications/Gazette/2006/109/smf gazette 109 23-36.pdf

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(109)

Surfaces et images

Erwan Le Pennec, St´ephane Mallat, Gabriel Peyr´e : l’analyse en « bandelets »

Le site de Gabriel Peyr´e :

http ://www.ceremade.dauphine.fr/ peyre/bandelets/

(110)

Surfaces et images

Erwan Le Pennec, St´ephane Mallat, Gabriel Peyr´e : l’analyse en « bandelets »

Le site de Gabriel Peyr´e :

http ://www.ceremade.dauphine.fr/ peyre/bandelets/

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(111)

Surfaces et images

Erwan Le Pennec, St´ephane Mallat, Gabriel Peyr´e : l’analyse en « bandelets »

Le site de Gabriel Peyr´e :

http ://www.ceremade.dauphine.fr/ peyre/bandelets/

(112)

L’analyse espace-´echelles 2D (sur le principe de l’analyse d’Alfred Haar)

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(113)

L’analyse espace-´echelles 2D (sur le principe de l’analyse d’Alfred Haar)

On affiche les coefficients de corr´elation avec les atomes du

(114)

L’analyse espace-´echelles 2D (sur le principe de l’analyse d’Alfred Haar)

On affiche les coefficients de corr´elation avec les « atomes » du dictionnaire d’exploration espace-´echelles :

c j,k

1

,k

2

:= D

I , [ϕ R ou ψ D ](2 −j x −k 1 )⊗[ϕ R ou ψ D ](2 −j y−k 2 ) E

, j, k 1 , k 2 ∈ Z .

« R » pour « R´esum´e

Alain Yger, Universit´

», « D

e Bordeaux 1

» pour « D´etail

Formes, surfaces et polynˆ

» !

omes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(115)

A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement `

coh´erentes : la traque des « contours »

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A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

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A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »

Il s’agit d’identifier la r´egularit´e anisotrope et de d´etecter dans chaque

cellule (ou groupe de cellules) la direction g´eom´etrique le long de laquelle

l’image (ou la surface correspondante) pr´esente le plus de r´egularit´e (en

mˆeme temps que de trouver la mosa¨ıque de cellules la plus coh´erentes) :

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A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »

Il s’agit d’identifier la r´egularit´e anisotrope et de d´etecter dans chaque cellule (ou groupe de cellules) la direction g´eom´etrique le long de laquelle l’image (ou la surface correspondante) pr´esente le plus de r´egularit´e (en mˆeme temps que de trouver la mosa¨ıque de cellules la plus coh´erentes) : Plus de « r´egularit´e »= moins de « gros » coefficients dans l’analyse espace-´echelles 2D le long de la direction `a choisir.

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

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A la recherche de structures anisotropes g´eom´etriquement ` coh´erentes : la traque des « contours »

Il s’agit d’identifier la r´egularit´e anisotrope et de d´etecter dans chaque

cellule (ou groupe de cellules) la direction g´eom´etrique le long de laquelle

l’image (ou la surface correspondante) pr´esente le plus de r´egularit´e (en

mˆeme temps que de trouver la mosa¨ıque de cellules la plus coh´erentes) :

Plus de « r´egularit´e »= moins de « gros » coefficients dans l’analyse

(120)

Le balayage des directions

de directions

0 0 1 1

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i

f d direction à tester

On projette les niveaux de gris

balayage d’un éventail

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(121)

Des signaux irr´eguli`erement ´echantillonn´es et leur analyse temps-´echelles

Une « mauvaise » direction :

(122)

Des signaux irr´eguli`erement ´echantillonn´es et leur analyse temps-´echelles

Une « mauvaise » direction :

Une « bonne » direction :

Le choix de seuils de tol´erance et la minimisation d’une fonctionnelle (li´ee

`a ces choix de seuils) conduisent `a des groupements optimaux d’atomes permettant de r´ealiser un meilleur dictionnaire (fonction de l’image, donc de la surface, cette fois) dans lequel on pourra faire une d´ecomposition

« pr´e-organis´ee ».

Alain Yger, Universit´e Bordeaux 1 Formes, surfaces et polynˆomes : math´ematiques pures ou appliqu´ees ?

(123)

Et pour finir, un proc´ed´e enfin cher aux informaticiens : le

« matching » contre un dictionnaire

On dispose d’un dictionnaire D d’atomes contre lequel on veut tester un

objet S dans un univers o` u l’on dispose d’une notion d’orthogonalit´e,

donc de corr´elation. Tous les « atomes » sont normalis´es.

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