0 A ajouter `` a la fin du paragraphe 1.2 :
Supposons que A est un anneau commutatif int`egre.
SoitP ∈(A[X])[Y] : Il existen∈NetP0, . . . , Pn ∈A[X] tels queP =
n
X
k=0
Pk(X)Yk. Pour tout k∈ {0, . . . , n}, il existe mk ∈Net a0,k, . . . , amk,k ∈A
tels que Pk(X) =
mk
X
h=0
ah,kXh. Posonsm = max
0≤k≤nmk et pour tout k ∈ {0, . . . , n}, pour tout h > mk, ah,k = 0.
Ainsi, P =
n
X
k=0
Xm
h=0
ah,kXh)Yk = X
0≤h≤m 0≤k≤n
ah,kXhYk.
Ceci d´emontre que l’application
ϕ: A(N2) −→ (A[X])[Y] (ah,k)(h,k)∈N2 7−→ X
0≤h≤m 0≤k≤n
ah,kXhYk est une application surjective.
De plus, on peut v´erifier que ϕest un morphisme de groupes additifs.
On v´erifie que, pour tout (ah,k)(h,k)∈N2 ∈A(N2), X
0≤h≤m 0≤k≤n
ah,kXhYk= 0 =⇒[∀h, k ∈N2, ah,k = 0], donc ϕest un morphisme injectif.
Ainsiϕ est un isomorphisme de groupes.
En posant, pour tout P, Q∈A(N2), P ×Q=∆ ϕ−1(ϕ(P)×ϕ(Q)), on munit A(N2) d’une structure d’anneau commutatif int`egre, isomorphe `a (A[X])[Y], dont l’´el´ement neutre multiplicatif est ´egal `a (δh,0δk,0)(h,k)∈N2.
On note A(N2) ∆=A[X, Y] et on identifie les deux anneaux A[X, Y] et (A[X])[Y].
Pour parachever cette identification, c’est-`a-dire pour permettre d’´ecrire (ah,k)(h,k)∈N2 = X
0≤h≤m 0≤k≤n
ah,kXhYk, il est naturel de poser, dans le cadre de polynˆomes aux deux ind´etermin´ees X etY : X = (δh,1δk,0)(h,k)∈N2 etY = (δh,0δk,1) .
On peut v´erifier que, pour tout p, q ∈N2, XpYq = (δh,pδk,q)(h,k)∈N2. On peut ´ecrire : X
0≤h≤m 0≤k≤n
ah,kXhYk=X
h∈N
X
k∈N
ah,kYk
Xh ∈(A[Y])[X], en convenant que A[Y] = {X
k∈N
bkYk / (bk)k∈N ∈ A(N)} (on peut v´erifier que c’est un sous-anneau de A[X, Y]).
En conclusion, (A[X])[Y] =A[X, Y] = (A[Y])[X].
On peut g´en´eraliser `a p ind´etermin´ees X1, . . . , Xp, o`u p∈N∗ :
A[X1, . . . , Xp]=∆ A(Np) = (A[X1, . . . , Xi−1, Xi+1, . . . , Xp])[Xi], quel que soit i∈Np.
cEric Merle´ 1 MPSI2, LLG