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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Lycée Pierre de Fermat 2020/2021

MPSI 1 TD

Racines de l’unité. Équations algébriques dans C

1 Équations algébriques de degré 2 dans C .

Exercice1.1. Calculer, sous forme algébrique (et polaire lorsque cela est facile), les racines carrées de−7+24i,

−1 +i

3 et de 7−7i.

Réponses :{3 + 4i,−3−4i}, √

2eiπ3 =

√2 2 +i

√6 2 ,

2ei3 =−

√2 2 −i

√6 2

,

 q

7√

2eiπ8 = s

7(√ 2 + 1)

2 −i

s 7(√

2−1)

2 ,

q 7√

2ei8 =− s

7(√ 2 + 1)

2 +i

s 7(√

2−1) 2

Exercice 1.2. Soitz∈C\R. Montrer que les racines carrées dezsontp

|z| z+|z|

|z+|z|| et −p

|z| z+|z|

|z+|z||.

Exercice 1.3. Résoudre dansCles équationsz2−2z+ 1−i= 0 etz2+ 2iz+ 3 = 0.

(réponse : les racines des équations sont

2 +√ 2

2 +

√2

2 i,2−√ 2

2 −

√2 2 i

et {i,−3i})

Exercice1.4. Après avoir calculé (3+2i)2, résoudre dansCl’équationz2+2(1+i)z−5(1+2i) = 0. (réponse : les racines de l’équation sont 2 +iet−4−3i)

Exercice 1.5. Résoudre dansCl’équation du second degré suivante, d’inconnuez: z2−(1 + 3i)z+ 2i−2 = 0.

(réponse : les racines de l’équation sont 2iet 1 +i)

Exercice 1.6. Soient (S, P) ∈ C2 fixés. Notons z1 et z2 les racines complexes du trinôme X2SX+P. Calculer en fonction deS et P les nombres

S2=z21+z22, S3=z31+z23 , S4=z14+z42 et, siP 6= 0,S−1= 1 z1

+ 1 z2

, S−2= 1 z12 + 1

z22 , S−3= 1 z13+ 1

z23.

Exercice 1.7. Soient (a, b)∈R2. Montrer que les racines (dansC) du trinômeX2+aX+b soient de partie réelle négative ou nulle si et seulement sia>0 etb>0.

Exercice 1.8. Déterminer (z, z)∈C2tels que

z + z = 1 + 3i z2 + z′2 = −4 + 2i

2 Équations algébriques de degré supérieur à 2 dans C

Exercice 2.1. Résoudre dansCles équations : 1. z5=−i,

2. z6= −4 1 +i

3.

Exercice 2.2. Résoudre les équations suivantes d’inconnuez∈C.

1. z4−(1 + 3i)z2+ 2i−2 = 0.C’est une équation bicarrée que l’on pourra rapprocher de l’exercice1.5.

2. 1 +z+z2+z3= 0 puis 1 + z+ 1

z−1

+ z+ 1

z−1 2

+ z+ 1

z−1 3

= 0 et 1 +e2z+e4z+e6z= 0.

3 Racines de l’unité

Exercice 3.1. Pour toutn>2, montrer que le produit des racinesnièmes de l’unité vaut (−1)n+1.

Exercice 3.2. Calculs de sommes.

Soitn∈N\ {1}etω une racine nièmede l’unité.

(2)

1. Montrer que, siω6= 1,

n−1

X

k=0

(k+ 1)ωk =− n 1−ω. 2. Montrer que, s’il existep∈Ztel queω=e2ipπn ,

n−1

X

k=0

n k

ωk= (−1)p2n cos

n n

−1 .

3. ∀p∈N ,

n−1

X

k=0

ωpk =

0 siωp6= 1 n siωp= 1, 4. Montrer que, siω=e2iπn ,

n−1

X

k=0

|ωk−1|= 2cotanπ 2n

.

Exercice 3.3. Soitn∈N fixé.

1. Calculer, pourz∈C, (1 +z)2n et (1−z)2n puis en déduire les égalités Xn

k=0

2n 2k

= X2n

k=0 k0[2]

2n k

= 4n 2 et

n−1

X

k=0

2n 2k+ 1

= X2n

k=0 k1[2]

2n k

=4n 2 . 2. En s’inspirant de la méthode proposée ci-dessus qu’il faut généraliser, montrer les identités

Xn k=0

3n 3k

= 2.(−1)n+ 23n

3 et

X2n k=0

(−1)k 4n

2k

= (−4)n .

3. En s’inspirant de la méthode proposée ci-dessus qu’il faut généraliser, montrer que, pour toutp∈N, Xp

k=0 k≡0[3]

p k

=2 cos 3 + 2p

3 et

Xp

k=0 k≡0[2]

(−1)k2 p

k

=√

2pcos 4

.

4. Enfin, en s’inspirant de ce qui précède, montrer que, pour toutp∈N, Xp

k=0 k≡1[3]

p k

=−2 cos

(p+1)π 3

+ 2p

3 ,

Xp

k=0 k≡2[3]

p k

= 2 cos

(p+2)π 3

+ 2p

3 .

4 Racines de fonctions polynomiales, relations coefficients racines.

Exercice 4.1. Équations algébriques explicites

Résoudre les équations ci-dessous et donner la forme factorisée des polynômes associés aux équations considérées : 1. 8z4−8z3+ 27z−27 = 0,

2. z6+z3−2 = 0, 3. z6−(1−i)z3i= 0, 4. (z+ 1)3+i(z−1)3= 0.

Pour chacune des équations, on vérifiera la cohérence de la somme des solutions trouvées avec les coefficients de l’équation.

Exercice 4.2.

Soitω= cos2π

5 +isin2π 5 .

PosonsS=ω+ω4et T =ω2+ω3.

1. ReprésenterU5. Est-ce un ensemble stable par conjugaison ? Que vaut la sommeσ= 1+ω234? 2. CalculerS+T etST.

3. En déduireS et T puis les valeurs de cos2π

5 et de cos4π 5 .

Exercice 4.3.

Considérons la fonction polynomialeP(z) =z7+ 7

2

z5+ 7

4

z3+ 7

6

z.

1. Résoudre l’équationP(z) = 0. On pourra commencer par développer (z+ 1)7et (z−1)7pour se donner des idées.

(3)

2. En déduire la forme factorisée deP(z) puis les valeurs deS = tan2π 7

+ tan2

7

+ tan2

7

et P= tanπ

7 tan2π 7 tan3π

7 .

Exercice 4.4.

1. Exprimer sin(9x) en fonction de sinxet cosx.

2. Montrer que

(sin(9x) = 0 et cos(x)6= 0) ⇐⇒

9 1

tanx− 9

3

tan3x+ 9

5

tan5x− 9

7

tan7x+ 9

9

tan9x= 0 3. En déduire les solutions de l’équation algébrique

9 1

z− 9

3

z3+ 9

5

z5− 9

7

z7+ 9

9

z9= 0

4. Conclure que tanπ 9 tan2π

9 tan3π 9 tan4π

9 = 3.

Exercice 4.5.

1. Pour tout (n, a)∈N×R, résoudre, dansC, l’équation d’inconnuez, (z+ 1)n=e2ina. 2. En déduire l’identité

n−1

Y

k=0

sin a+

n

= sin(na) 2n−1 . 3. Montrer que

n−1

Y

k=1

sin n = n

2n−1.

Exercice 4.6. Soitn∈N\ {1}et ω=e2iπn . 1. Montrer que,

z∈C,

n−1Y

k=1

(z−ωk) =

n−1X

k=0

zk .

2. En déduire que,

n−1Y

k=1

sin n

= n 2n−1.

Exercice 4.7. Soitn∈N\ {0,1}. Résoudre l’équation d’inconnuez∈C:

(z+i)n = (z−i)n . En déduire que

(z+i)n−(z−i)n= 2ni

n−1Y

k=1

z−cotan n

,

puis que

n−1Y

k=1

cotan n

= (−1)nin+1(1−(−1)n+1)

2n et

n−1X

k=1

cotan n

= 0.

Comment interpréter le fait que lorsquenest pair, le produit des racines de l’équation est nul ?

5 Groupes et sous-groupes

Exercice 5.1. Localisation des sous-groupes bornés de (C,×) Une partieAdeCest bornée si∃M ∈R+ :∀aA,|a|6M.

Montrer que tout sous-groupe borné de (C,×) est inclus dans le cercle unité.

Exercice 5.2. Montrer que, pour tout (n, k)∈N×N, (Un,×) est un sous-groupe de (Ukn,×).

Exercice 5.3. (*) Montrer que, pour deux entiers naturels p et q supérieurs ou égaux à 2, Up ⊂ Uq si et seulement sipdiviseq.

Exercice 5.4. Un groupe infini dont tous les éléments sont d’ordre fini

(4)

1. Montrer que [

n∈N

Un est un sous-groupe de (U,×).

2. Montrer que tous les éléments de [

n∈N

Unsont d’ordre fini (i.e. ∀z∈ [

n∈N

Un,∃p∈N : zp= 1).

Exercice 5.5. Morphismes entre groupes de racines de l’unité(*)

1. Soitϕ: (G,∗1)→(G2,2) un morphisme du groupe (G1,1) dans le groupe (G2,2). Notonse1et e2les neutres respectifs deG1et G2.

(a) Montrer queϕ(e1) =e2.

(b) SoitxG1 tel quexp=e1. Que dire deϕ(x)p?

2. Déterminer tous les morphismes de groupes de (U3,×) dans (U5,×).

3. Déterminer tous les morphismes de groupes de (U3,×) dans (U12,×).

4. Déterminer tous les morphismes de groupes de (U6,×) dans (U15,×).

Exercice 5.6. Groupe des similitudes directes

1. SoitE un ensemble. Montrer que l’ensembleS(E) des permutations de E (i. e. les bijections de E dans E), muni de la loi◦est un groupe.

2. Montrer que l’ensembleSd des similitudes directes du plan complexe Sd=

sa,b: C → C z 7→ az+b

a∈C, b∈C

est un groupe pour la loi◦. 3. (Sd,◦) est-il abélien ?

4. Montrer que l’ensembleT des translations du plan complexe H=

τu: C → C z 7→ z+u

u∈C

est un sous-groupe abélien de (Sd,◦).

5. On noteHl’ensemble des homothéties du plan complexe H=

hλ,ω: C → C

z 7→ λ(zω) +ω

λ∈R, ω∈C

Montrer queHn’est pas un sous-groupe de (Sd,◦).

Montrer que l’ensemble (H ∪ T,◦) est un sous-groupe de (Sd,◦).

(5)

Correction des exercices

Corrigé de l’exercice 1.1

Corrigé de l’exercice 1.2

Remarquons tout d’abord que les deux nombres complexesp

|z| z+|z|

|z+|z|| et −p

|z| z+|z|

|z+|z|| sont bien définis si et seulement siz+|z| 6= 0.

Orz=−|z| ⇐⇒ z ∈R ce qui montre que les expressions proposées ont un sens pour toutz ∈C\R, ce qui est justement une hypothèse de l’énoncé.

Puisque z 6= 0 par hypothèse, nous savons (résultat du cours) que z admet exactement deux racines carrées distinctes et opposées si bien que pour affirmer que ce sont p

|z|z+|z|

|z+|z|| et p

|z| z+|z|

|z+|z||, il suffit de montrer que l’un de ces deux nombres est une racine carrée dez.

Calculons

p

|z| z+|z|

|z+|z||

2

= |z| ×(z+|z|)2

|z+|z||2

= |z| × (z+|z|)2 (z+|z|)(z+|z|)

= |z| × (z+|z|)2 (z+|z|)(z+|z|)

= |z| ×(z+|z|) (z+|z|)

= |z|z+|z|2 (z+|z|)

= |z|z+zz (z+|z|)

= (|z|+z)z (z+|z|)

= z doncp

|z| z+|z|

|z+|z|| est une racine carrée dez.

Ainsi, pour toutz∈C\R, les racines carrées dez sontp

|z| z+|z|

|z+|z|| et −p

|z| z+|z|

|z+|z||.

La méthode de résolution de l’exercice ci-dessus a l’inconvénient de ne pas mettre en lumière l’origine de l’exis- tence des formules à prouver. L’interprétation géométrique ci-dessous essaie de répondre à cette question.

Approche géométrique ou pourquoi ces formules marchent ? Soitθ∈Run argument de z,z=|z|e.

Les racines carrées dezsont, sous forme polaire,p

|z|eiθ2 et−p

|z|eiθ2 si bien qu’il “suffirait” d’exprimereiθ2 en fonction dezpour pouvoir exprimer les racines carrées uniquement en fonction dez.

Or les points d’affixes, 0,|z|,z et z+|z|délimitent un losange (quadrilatère dont les quatre côtés ont la même longueur) et θ

2 est un argument du complexez+|z|si bien que, par définition de l’argument, eiθ2 = z+|z|

|z+|z||

d’où les formules de l’énoncé.

****

dessin

****

Corrigé de l’exercice 1.3

Corrigé de l’exercice 1.4

Corrigé de l’exercice 1.5

Corrigé de l’exercice 1.6 Soient (S, P) ∈ C2 fixés. Notons z1 et z2 les racines complexes du trinôme X2SX+P. Calculer en fonction deS etP les nombres

Les relations coefficients racines donnentS=z1+z2et P=z1z2.

(6)

1. Puisquez1etz2sont racines deX2SX+P,

z21Sz1+P = 0 et

z22Sz2+P = 0

si bien qu’en sommant ces deux égalités,

S2S(z1+z2) + 2P= 0 d’où S2=z12+z22=S2−2P.

Autre méthode :en élevantS=z1+z2au carré :S2=z21+z22−2z1z2=S2+ 2P d’oùS2=S2−2P. 2. Puisquez1 et z2 sont racines de X2SX +P,

z12Sz1+P = 0 et

z22Sz2+P = 0.

En multipliant la première égalité parz1puis la seconde parz2, on obtient en sommant

S3SS2+P S= 0 d’où, puisqueS2=S2−3P S, S3=z13+z32=S3−3P S.

Autre méthode :en élevantS=z1+z2 au cube :

S3=z31+ 3z21z2+ 3z1z22

| {z }

= 3z1z2(z1+z2)

= 3P S

+z32

soit aussi

S3=S3+ 3P S d’oùS3=S3−3P S.

3. Puisquez1 et z2 sont racines de X2SX +P,

z12Sz1+P = 0 et

z22Sz2+P = 0.

En multipliant la première égalité parz21 puis la seconde parz22, on obtient en sommant

S4SS3+P S2= 0

d’où, puisqueSS3P S2=S4−4S2P+ 2P2, S4=z14+z24=S4−4S2P+ 2P2. Autre méthode :en élevantS=z1+z2 à la puissance 4 :

S4=z14+ 4z31z2+ 6z12z22+ 4z1z23

| {z }

= 4z1z2(z12+z22) + 6(z1z2)2

= 4P(S2−2P) + 6P2 +z24

soit aussi

S4=S4+ 4P(S2−2P) + 6P2 d’oùS4=S4−4S2P+ 2P2S.

4. SiP 6= 0,z1z26= 0 doncz16= 0 etz26= 0 ce qui justifie l’existence des quantitésS1et S2.

Puisquez1etz2 sont racines deX2SX+P,

z12Sz1+P = 0 et

z22Sz2+P = 0.

En multipliant la première égalité par 1

z1

puis la seconde par 1 z2

, on obtient en sommant S−2S+P S−1= 0

d’où S−1= 1 z1

+ 1 z2

= S P.

Autre méthode :en réduisant au même dénominateur,S−1= z1+z2

z1z2

= S P.

(7)

Puisquez1etz2 sont racines deX2SX+P,

z12Sz1+P = 0 et

z22Sz2+P = 0.

En multipliant la première égalité par 1

z12 puis la seconde par 1

z22, on obtient en sommant 2−SS1+P S2= 0

d’où puisqueS−1= S

P, S−2= 1 z12+ 1

z22 = S2−2P P2 .

Autre méthode :en réduisant au même dénominateur,S−2= z12+z22 (z1z2)2 = S2

P2 =S2−2P P2 .

Puisquez1 etz2 sont racines deX2SX+P,

z12Sz1+P = 0 et

z22Sz2+P = 0.

En multipliant la première égalité par 1

z13 puis la seconde par 1

z32, on obtient en sommant S−1SS−2+P S−3= 0

d’où puisqueS1SS2=SPS3+ 2SP

P2 , S3= 1 z31 + 1

z23 = S3−3SP P3 . Autre méthode :en réduisant au même dénominateur,S−3= z13+z32

(z1z2)3 = S3

P3 =S3−3SP P3 .

Corrigé de l’exercice 1.7

Après un peu de recherche au brouillon, notons z1 et z2 les racines du trinôme X2+aX +b et montrons le

résultat suivant : 

Re(z1)60 et

Re(z2)60 ⇐⇒

a>0 et b>0

• Supposons que

Re(z1)60 et

Re(z2)60

Les relations coefficients racines donnent

a=−(z1+z2) et

b=z1z2

Si le discriminant est positif ou nul, z1 et z2 sont réelles et, par hypothèse, négatives donc a =

−(z1+z2)>0 etb=z1z2>0.

Si le discriminant est strictement négatif, les racines sont complexes conjuguées si bien que

a=−(z1+z2) =−2Re(z1)>0 et

b=z1z2=z1z1=|z1|2>0 .

Dans les deux cas on aboutit aux conditions

a>0 et b>0

• Supposons que

a>0 et b>0

Les relations coefficients racines donnentz1+z2=−aetz1z2=b.

Si le discriminant est positif ou nul,z1 etz2 sont réelles doncz1z2=b>0 implique quez1 etz2 ont le même signe. Par ailleurs,z1+z2=−a60 donc elles sont toutes les deux négatives ou nulles.

Si le discriminant est strictement négatif, les racines sont complexes conjuguées si bien que d’une part Re(z1) = Re(z2) et d’autre part 2Re(z1) =z1+z2=−a60.

Par conséquent,

Re(z1)60 et

Re(z2)60

Corrigé de l’exercice 1.8

(8)

z + z = 1 + 3i

z2 + z′2 = −4 + 2i ⇐⇒

z + z = 1 + 3i

z2 + z′2−(z+z)2 = −4 + 2i−(1 + 3i)2

⇐⇒

z+z = 1 + 3i

−2zz = −4−4i

⇐⇒

z+z = 1 + 3i zz = −2 + 2i

⇐⇒ z et z sont les racines deX2−(1 + 3i)X+ (−2 + 2i) = 0 L’équationX2−(1 + 3i)X+ (−2 + 2i) = 0 admet 2 racines distinctes qui sont 1 +i et 2i.

Les solutions sont{(1 +i,2i),(2i,1 +i)}.

Corrigé de l’exercice 2.1

1. Écrivons−isous forme exponentielle :−i=eiπ2 z5=−i

z∈C ⇐⇒

z5=−i

z∈C car 0 n’est pas solution,

⇐⇒

ρ5e5iθ=e−iπ2 z=ρe

(ρ, θ)∈R+×[0,2π[

cette écriture exponentielle dez est possible carz6= 0 !

⇐⇒







 ρ5= 1 5θ≡ −π

2[2π]

z=ρe

(ρ, θ)∈R+×[0,2π[

⇐⇒









ρ= 1 carρ∈R+, θ≡ − π

10 2π

5 z=ρe (ρ, θ)∈R

+×[0,2π[

⇐⇒









ρ= 1 carρ∈R

+, θ

π 10+2kπ

5 k∈Z

z=ρe

(ρ, θ)∈R+×[0,2π[

⇐⇒ z∈n

ei10, ei10, ei11π10 , ei15π10 , ei19π10 o 2.

z6= −4 1 +i

3 ⇐⇒

(1) .

Corrigé de l’exercice 2.2

1. z4−(1 + 3i)z2+ 2i−2 = 0.(équation bicarrée).

Puisque les racines du trinômez2−(1 + 3i)z+ 2i−2 = 0 sont 2iet 1 +i, z4−(1 + 3i)z2+ 2i−2 = 0

z∈C ⇐⇒

z2∈ {2i,1 +i} z∈C

⇐⇒

z2= 2iouz2= 1 +i} z∈C

Or

(9)

z2= 2i

z∈C ⇐⇒

z2= 2eiπ2 z∈C

⇐⇒ z∈ {√

2eiπ4,−√ 2eiπ4}

⇐⇒ z∈ {1 +i,1−i}

z2= 1 +i

z∈C ⇐⇒

(x+iy)2= 1 +i z=x+iy (x, y)∈R2

⇐⇒









x2y2= 1 x2+y2=√

2 xy >0 z=x+iy (x, y)∈R2

⇐⇒

















x2= 1 +√ 2 2 y2=

√2−1 xy >0 2 z=x+iy (x, y)∈R2

⇐⇒ z

 s

1 +√ 2 2 +i

s√ 2−1

2 ,− s

1 +√ 2 2 −i

s√ 2−1

2

 L’ensemble des solutions dez4−(1 + 3i)z2+ 2i−2 = 0.est

1 +i,−1−i, s

1 +√ 2 2 +i

s√ 2−1

2 ,− s

1 +√ 2 2 −i

s√ 2−1

2

2. 1 +z+z2+z3= 0 puis 1 + z+ 1

z−1

+ z+ 1

z−1 2

+ z+ 1

z−1 3

= 0 et 1 +e2z+e4z+e6z= 0.

(a)

1 +z+z2+z3= 0

z∈C ⇐⇒

1 +z+z2+z3= 0 z∈C\{−1}

⇐⇒

 1−z4

1−z = 0 z∈C\{−1}

carz6= 1

⇐⇒

1−z4= 0 z∈C\{−1}

⇐⇒

z∈U4={1, i,−1,−i} z∈C\{−1}

⇐⇒ z∈ {i,−1,−i} L’ensemble des solutions de 1 +z+z2+z3= 0 est{i,−1,−i}. (b)

 1 +

z+ 1 z−1

+

z+ 1 z−1

2

+ z+ 1

z−1 3

= 0 z∈C\ {1}

⇐⇒

( z+ 1

z−1 ∈ {i,−1,−i} z∈C\ {1}

Or

(10)

( z+ 1 z−1 =i

z∈C\ {1} ⇐⇒

z+ 1 =izi z∈C\ {1}

⇐⇒

(

z=−1 +i 1−i z∈C\ {1}

⇐⇒

z=−(1 +i)2

|1−i|2 z∈C\ {1}

⇐⇒ z=−i

• De même la résolution de l’équation

( z+ 1 z−1 =−i

z∈C\ {1} donne ( z+ 1

z−1 =−i

z∈C\ {1} ⇐⇒ z=i

Ce résultat peut aussi être déduit de l’équation précédente en conjuguant l’équation : ( z+ 1

z−1 =−i z∈C\ {1} ⇐⇒

z+ 1 z−1

=−i z∈C\ {1}

⇐⇒ ⇐⇒

( z+ 1 z−1 =i

z∈C\ {1} ⇐⇒ z=−i ⇐⇒ z=i

( z+ 1 z−1 =−1

z∈C\ {1} ⇐⇒

z+ 1 =−z+ 1 z∈C\ {1}

⇐⇒

2z= 0 z∈C\ {1}

⇐⇒ z= 0

L’ensemble des solutions de 1 + z+ 1

z−1

+ z+ 1

z−1 2

+ z+ 1

z−1 3

= 0 est{i,0,−i}. (c)

1 +e2z+e4z+e6z= 0

z∈C ⇐⇒

1 +e2z+ (e2z)2+ (e2z)3= 0 z∈C

⇐⇒

e2z∈ {i,−1,−i} z∈C

Or

e2z=i z∈C ⇐⇒

e2z=eiπ2

z∈C ⇐⇒

( 2z≡ 2[2iπ]

z∈C ⇐⇒

( z 4[iπ]

z∈C

e2z=−i

z∈C ⇐⇒

e2z=ei2

z∈C ⇐⇒

( 2z≡i3π 2 [2iπ]

z∈C ⇐⇒

(

zi3π 4 [iπ]

z∈C

e2z=−1

z∈C ⇐⇒

e2z=e

z∈C ⇐⇒

2z≡iπ[2iπ]

z∈C ⇐⇒

(

z 2[iπ]

z∈C NotonsE1=n

4 +ikπ|k∈Zo ,E2=

i

4 +ikπ |k∈Z

et E3=n

2 +ikπ |k∈Zo . L’ensemble des solutions de 1 +e2z+e4z+e6z= 0 estE1∪ E2∪ E3.

Corrigé de l’exercice 3.1

(11)

Calcul explicite.

L’ensemble des racinesnièmesde l’unité estUn =n e2ikπn

k∈[[0, n−1]]o donc Y

ω∈Un

ω=

n−1Y

k=0

e2ikπn = exp

n−1X

k=0

2ikπ n

!

= exp 2iπ n

n−1X

k=0

k

!

= exp

2iπ(n−1)n 2n

= exp ((n−1)iπ) = (e)n−1= (−1)

Argument théorique.

Les racines nièmes de l’unité sont les racines simples de l’équation algébrique zn−1 = 0 si bien que leur produit est égal à (1)n que multiplie le coefficient constant de l’équation et que divise le coefficient domainant soit (−1)n×−1

1 = (−1)n−1.

Corrigé de l’exercice 3.2

Soitn∈N\ {1}etω une racine nièmede l’unité.

1. Supposonsω6= 1.

Idée 1.PosonsS=

n−1X

k=0

(k+ 1)ωk et calculons (1−ω)S :

(1−ω)

n−1X

k=0

(k+ 1)ωk =

n−1X

k=0

(k+ 1)ωk

n−1X

k=0

(k+ 1)ωk+1

=

n−1

X

k=0

(k+ 1)ωk− Xn j=1

j

= (0 + 1)ω0+

n−1

X

k=1

(k+ 1)ωk

n−1

X

j=1

jn

= ω0+

n−1

X

k=1

ωkn carωn= 1

= 1−ωn

1−ωn carω6= 1

= −n

Idée 2.Interprétons (k+ 1)ωk comme Xk i=0

ωk :

n−1

X

k=0

(k+ 1)ωk =

n−1

X

k=0

Xk i=0

ωk

!

= X

06i6k6n−1

ωk

=

n−1X

i=0 n−1X

k=i

ωk

!

=

n−1

X

i=0

ωi1−ωni

1−ω carω6= 1

=

n−1

X

i=0

ωiωn

1−ω orω∈Un doncωn= 1

= 1

1−ω

n−1

X

i=0

ωi

| {z }

=1−ωn

1−ω = 1−1 1−ω = 0

− 1 1−ω

n−1

X

i=0

1

| {z }

=n

= − n

1−ω

Ainsi,

n−1

X

k=0

(k+ 1)ωk =− n 1−ω.

(12)

2. ω∈Un donc∃p∈[[0, n−1]] :ω=e2ipπn .

n−1X

k=0

n k

ωk =

n−1X

k=0

n k

ωkn

n

ωn

= (ω+ 1)n−1

= (eipπn )n(eipπn + 1)n−1 en factorisant par l’angle moitié

= eipπ2ncosn n −1

= (−1)p2n cos

n n

−1

Ainsi,

n−1

X

k=0

n k

ωk = (−1)p2n cos

n n

−1.

3. Soitp∈N fixé quelconque.

siωp= 1,

n−1

X

k=0

ωpk =

n−1

X

k=0

1 =n,

siωp6= 1,

n−1

X

k=0

ωpk =

n−1

X

k=0

p)k= 1−(ωp)n

1−ωp =1−(ωn)p

1−ωp = 1−1p 1−ωp = 0.

Ainsi,∀p∈N ,

n−1

X

k=0

ωpk=

0 siωp6= 1 n siωp= 1, 4. Supposon queω=e2iπn .

n−1

X

k=0

|ωk−1| =

n−1

X

k=0

e2ikπn −1

=

n1

X

k=0

eikπn

eikπneikπn

=

n−1

X

k=0

2|i| sin

n

=

n−1

X

k=0

2 sin

n

car pour toutθ∈[0, π], sin(θ)>0

= 2Im

n−1X

k=0

eikπn

!

= 2Im 1−en×n 1−en

!

= 2Im

 2 e2n

e2ne2n

= 2Im e2n

isin 2nπ

!

= 2Im i cos 2nπ

isin 2nπ sin 2nπ

!

= 2cotanπ 2n

Ainsi,

n−1

X

k=0

|ωk−1|= 2cotan π 2n

.

(13)

Corrigé de l’exercice 3.3 Soitn∈Nfixé.

1. Soitz∈C.

(1 +z)2n= X2n k=0

2n k

zk (2)

et

(1−z)2n = X2n k=0

(−1)k 2n

k

zk (3)

En effectuant la demi somme de (2) et (3), (1 +z)2n+ (1−z)2n

2 =

X2n k=0

2n k

1 + (−1)k

| {z2 }

= 0 sik≡1[2]

= 1 sik≡0[2]

zk= X2n

k=0 k≡0[2]

2n k

zk

et en effectuant la demi-différence de (2) et (3), (1 +z)2n−(1−z)2n

2 =

X2n k=0

2n k

1−(−1)k

| {z2 }

= 1 sik≡1[2]

= 0 sik≡0[2]

zk= X2n

k=0 k≡1[2]

2n k

zk

si bien qu’en évaluant enz= 1 les identités ci-dessus, Xn

k=0

2n 2k

= X2n

k=0 k0[2]

2n k

= 4n 2 et

n−1

X

k=0

2n 2k+ 1

= X2n

k=0 k1[2]

2n k

=4n 2 .

2. Pour sélectionner les termes d’indiceskselon la congruence dekmodulo 2, on a fait intervenir−1 et 1, les racines deuxièmes de l’unité. Pour tenter de sélectionner les les termes d’indiceskselon la congruence dek modulo 3 ou 4, nous allons reproduire le même type d’argument avec les racines troisièmes et quatrièmes de l’unité !

• Sélection des termes d’indiceskselon la congruence dek modulo 3. Soitz∈C. (1 +z)3n =

X3n k=0

3n k

zk (4)

(1 +jz)3n= X3n k=0

3n k

jkzk (5)

(1 +j2z)3n= X3n k=0

3n k

j2kzk (6)

En effectuant la somme de (4), (5) et (6), puis en divisant par 3, (1 +z)3n+ (1 +jz)3n+ (1 +j2z)3n

3 =

X3n k=0

3n k

1 +jk+j2k

| {z3 }

= 1 si k≡0[3]

= 0 si k≡1[2]

= 0 si k≡2[3]

zk= X3n

k=0 k0[3]

3n k

zk (7)

Justifions la simplification de 1 +jk+j2k. Il s’agit de la somme des 3 premiers termes de la suite géométrique de raisonjk et de premier terme 1.

Caractérisons leskpour lesquels la raison vaut 1 : jk = 1 ⇐⇒ 2kπ

3 ≡0[2π] ⇐⇒ k

3 ≡0[1] ⇐⇒ k≡0[3]

Par conséquent,

sik≡0[3], 1 +jk+j2k= 1 + 1 + 1 = 3,

(14)

sinon, (ce qui correspond àk≡1[3] ou àk≡2[3]), 1 +jk+j2k = 1−(jk)3

1−jk = 1−(j3)k

1−jk = 0 car j3= 1.

En évaluant pourz= 1 l’identité (7), X3n

k=0 k0[3]

3n k

= 23n+ (1 +j)3n+ (1 +j2)3n 3

= 23n+ eiπ3(eiπ3 +eiπ3)3n

+ e2iπ3(e−2iπ3 +e3iπ3)3n

3

= 23n+eniπ23ncos3n π3 +e2niπ23ncos3n3 3

= 2(−1)n+ 23n

3 car cosπ

3 =1

2 et cos2π 3 =−1

2 ce qui donne le résultat attendu puisque

X3n

k=0 k≡0[3]

3n k

= Xn j=0

3n 3j

.

• Sélection des termes d’indiceskselon la congruence dek modulo 4.

Soitz∈C.

(1 +z)4n = X4n k=0

4n k

zk (8)

(1 +iz)4n= X4n k=0

4n k

ikzk (9)

(1 +i2z)4n= X4n k=0

4n k

i2kzk (10)

(1 +i3z)4n= X4n k=0

4n k

i3kzk (11)

En effectuant somme de (9), (11), puis en divisant par 2, (1 +iz)4n+ (1 +i3z)4n

2 =

X4n k=0

4n k

ik+ (i3)k

| {z2 }

=ik+ (−1)kik

=ik sik2≡0[2]

= 0 si k≡1[2]

zk= X4n

k=0 k0[2]

4n k

ikzk=

X2n j=0

4n 2j

i2j

|{z}

= (−1)j z2j

(12) En évaluant pourz= 1 l’identité (12),

X2n k=0

4n 2k

(−1)k = (1 +i)4n+ (1 +i3)4n 2

= (1 +i)4n+ (1−i)4n 2

= Reh

(1 +i)4ni

= Re√

2eiπ44n

= Re√

24neinπ

= (−1)n4n

= (−4)n

3. Ce qui change ici, c’est que le plus grand indice sur lequel porte la somme n’est plus nécessairement un multiple de la valeur modulo laquelle on sélectionne les termes.

Soitp∈N fixé.

(15)

• Sélection des termes d’indiceskselon la congruence dek modulo 3. Soitz∈C. (1 +z)p=

Xp k=0

p k

zk (13)

(1 +jz)p= Xp k=0

p k

jkzk (14)

(1 +j2z)p= Xp k=0

p k

j2kzk (15)

En effectuant la somme de (13), (14) et (15), puis en divisant par 3, comme dans la question précédente, (1 +z)p+ (1 +jz)p+ (1 +j2z)p

3 =

Xp k=0

p k

1 +jk+j2k

| {z3 }

= 1 sik≡0[3]

= 0 sik≡1[3]

= 0 sik≡2[3]

zk= Xp

k=0 k0[3]

p k

zk (16)

donc, en évaluant enz= 1 l’identité (16), Xp

k=0 k≡0[3]

p k

= 2p+ (1 +j)p+ (1 +j)p

3 carj2=j

= 2p+ 2Re

eiπ3 eiπ3 +eiπ3p 3

= 2p+ 2Re

ei3 2pcosp π3 3

= 2p+ 2Re ei3 3

= 2p+ 2 cos3 3

• Sélection des termes d’indiceskselon la congruence dek modulo 4.

Soitz∈C.

(1 +z)p= Xp k=0

p k

zk (17)

(1 +iz)p= Xp k=0

p k

ikzk (18)

(1 +i2z)p= Xp k=0

p k

i2kzk (19)

(1 +i3z)p= Xp k=0

p k

i3kzk (20)

En effectuant somme de (18), (20), puis en divisant par 2, (1 +iz)p+ (1 +i3z)p

2 =

Xp k=0

p k

ik+ (i3)k

| {z2 }

= ik+ (−1)kik

=ik sik2≡0[2]

= 0 sik≡1[2]

zk= Xp

k=0 k0[2]

p k

ikzk= Xp

k=0 k0[2]

p k

i2k2

|{z}

= (−1)k2 zk

(21)

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