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Ensembles d’applications partielles

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Applications

D´edou

Mars 2010

(2)

Application partielle

D´efinition

Une application partielle (certains disent “fonction”) de l’ensemble E vers l’ensemble F est une partieG de E×F v´erifiant la

condition d’ ”unicit´e de l’image” :

∀x ∈E,∀y,y0 ∈F,(x,y)∈G et (x,y0)∈G ⇒y =y0. Si une partieG deE×F v´erifie cette condition, on dit aussi que G est un graphe partiel.

On a le double langage “alg´ebrique” et “g´eom´etrique”.

Exemple

{(x,y) :R2|y2 =x et y≥0}.est un graphe partiel.

Exo

Donnez votre exemple favori d’application partielle.

(3)

Recette

Pour d´efinir une application partielle deE versF,

il faut donc donner une partieG deE×F et prouver qu’elle v´erifie la condition d’unicit´e de l’image.

Exemple

{(x,y) :R2|x(y3+y) = 1}.est un graphe partiel.

(4)

Ensembles d’applications partielles

Notation :

L’ensemble des applications partielles deE vers F est not´e E 99KF.

(5)

Domaine de d´ efinition

SiG est une application partielle de E dansF

le domaine de d´efinition de G est la partie suivante de E : DDG :={x:E|∃y:F,(x,y)∈G}.

Exemple

le domaine de d´efinition de {(x,y) :R2|x=ey}est ]0,+∞[.

Exo

Quel est le domaine de d´efinition de {(x,y) :R2|x(y3+y) = 1}?

(6)

Image

D´efinition

Pourg :E 99KF,x∈DDg ety :F, on dit quey est l’image dex parg si (x,y) est dans g.

(7)

Notation fonctionnelle

Notation

Sig est une application partielle de E dans F et x un ´el´ement de DDg, on noteg(x) l’unique ´el´ement deF v´erifiant (x,y)∈g.

Contrepartie

En contrepartie de cette notaton commode, on doit, chaque fois qu’on l’utilise, montrer que le contexte assure bien quex est dans DDg.

(8)

Composition d’applications partielles

D´efinition

SoientR,S,T trois ensembles,f une application partielle de R dansS et g une application partielle de S dansT. On d´efinit leur compos´ee par la formule

g◦f :={(x,z) :R×T|∃y :S,(x,y)∈f et (y,z)∈g}.

Proposition

Dans le mˆeme contexte, g◦f est une application partielle.

Et ¸ca se prouve.

(9)

Associativit´ e

Proposition

La composition des applications partielles est associative.

(10)

Applications multivoques

D´efinition

Une application multivoque de l’ensembleE vers l’ensemble F est une partieG de E×F v´erifiant la condition d’ ”existence de l’image” :

∀x ∈E,∃y ∈F,(x,y)∈G.

Exemple

{(x,y) :R2|y2 =x2+ 1}.est une application multivoque.

Exo

Donnez votre exemple favori d’application multivoque.

(11)

Composition d’applications multivoques

D´efinition

SoientR,S,T trois ensembles,f une application multivoque de R dansS et g une application multivoque de S dansT. On d´efinit leur compos´ee par la mˆeme formule

g◦f :={(x,z) :R×T|∃y :S,(x,y)∈f et (y,z)∈g}.

Proposition

Dans le mˆeme contexte, g◦f est une application multivoque.

Et ¸ca se prouve.

(12)

Associativit´ e

Proposition

La composition des applications multivoques est associative.

Et ¸ca se prouve.

(13)

Applications

D´efinition

On dit qu’une application partielleg de E dansF est une application (tout court) deE dans F si elle v´erifie la condition d’existence des images autrement dit si c’est une application multivoque.

En fran¸cais, ¸ca se dit :

Une application deE dansF est une partie g de E×F telle que, pour chaque ´el´ementx de E, il existe exactement un y avec (x,y)∈g.

Pour une application, il y a donc existence et unicit´e de l’image. Ce n’est pas n´egociable.

(14)

Ensemble d’applications

Notation :

L’ensemble des applications deE versF est not´eE →F. C’est une partie deE 99KF.

Pourg :E →F et x∈E, on peut noterg(x) l’uniquey ∈F tel que (x,y) soit dansg et cette fois, il n’y a rien `a v´erifier.

(15)

Recette

Pour d´efinir une application de E versF,

il faut donc donner une partieG deE×F et prouver qu’elle v´erifie les deux conditions d’existence et d’unicit´e de l’image.

A ne pas confondre avec surjectivit´e et injectivit´e qui sont les conditions d’existence et d’unicit´e des ant´ec´edents.

Exemple

{(x,y) :R2|y3+y=x}est une application.

(16)

Composition d’applications

Proposition

La compos´ee de deux applications est une application.

Et ¸ca se prouve.

(17)

L’´ egalit´ e des applications

Proposition

Deux applicationsg eth deE dansF sont ´egales ssi toutx deE a la mˆeme image parg et parh.

Et ¸ca se prouve.

(18)

La construction mapsto

En pratique,

on d´efinit une applicationf :E →F par une formule identifiant f(x).

Pour bien g´erer le statut sp´ecial de la variable x, au lieu de noter notre applicationf(x), ce qui serait frauduleux (pas de x dans le contexte), on la notex 7→f(x).

(19)

Applications injectives

D´efinition

on dit que l’applicationf :E →F est injective si elle v´erifie la condition d’unicit´e des ant´ed´edents :

∀xy :E,f(x) =f(y)⇒x =y.

Exemple

La fonctionx7→x3 est une application injective deR dansR.

(20)

Propri´ et´ es des applications injectives

Proposition

i) la compos´ee de deux applications injectives est injective ii) sig◦f est injective, alors f est injective

iii) sif ◦g et f ◦h sont ´egales et f est injective, alors g et h sont

´egales.

iv) sif :E →F est injective avecE non vide, alors il existe g :F →E avec g◦f =IdE.

(21)

Applications surjectives

D´efinition

on dit que l’applicationf :E →F est surjective si elle v´erifie la condition d’existence des ant´ed´edents :

∀y :F,∃x :E,f(x) =y.

Exemple

La fonctionx7→x3 est une application surjective deR dansR.

(22)

Propri´ et´ es des applications surjectives

Proposition

i) la compos´ee de deux applications surjectives est surjective ii) sig◦f est surjective, alors g est surjective

iii) sig◦f eth◦f sont ´egales et f est surjective, alorsg et h sont

´egales.

(23)

L’axiome du choix

L’´enonc´e suivant est plutˆot vrai mais pas d´emontrable iv) sif :E →F est surjective, alors il pourrait bien exister g :F →E avec f ◦g =IdF.

(24)

L’hypoth` ese du continu

L’´enonc´e suivant est plutˆot vrai mais pas d´emontrable

SoitP une partie non vide deR. Alors ou bien P est l’image d’une applicationf :N→Rou bien P est l’image d’une application injectiveg :R→R.

(25)

Applications bijectives

D´efinition

on dit que l’applicationf :E →F est bijective si elle est injective et surjective, autrement dit si elle v´erifie la condition d’existence et d’unicit´e des ant´ec´edents.

Références

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