PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N ◦ 7 - 14/03/20 - CORRIGÉ A. MARTIN
MÉCANIQUE
I. Détection des planètes extra-solaires par la méthode des vitesses radiales
(d’après ENS Ulm PC 2019)
I.1. Réduction du problème de Kepler à deux corps
1. Dans R, la planète est soumise à l’attraction de l’étoile et vice versa : m d 2 R ~ P
dt 2 R
= F ~ E→P = − GM m
r 3 ~ r et M d 2 R ~ E dt 2
R
= F ~ P→E = − F ~ E→P .
2. Par définition du barycentre des masses, on peut écrire R ~ G = m ~ R P + M ~ R E m + M .
3. On applique le Théorème de la Résultante Cinétique au système { Étoile + Planète }, dans R. Les forces intérieures se compensent, d’où
(m + M) d 2 R ~ G dt 2
R
= ~ 0 ⇔ d R ~ G dt
R
= −−−−−−→
constante . Le mouvement de G est donc rectiligne uniforme dans R.
4. On a (m+M ) − − →
OG = m − − → OP +M − − →
OE = (m+ M) − − → OP +M − − →
P E ⇔ R ~ P = R ~ G + M
m + M ~ r ⇔ ~ r P = M m + M ~ r . Par le même raisonnement on obtient R ~ E = R ~ G − m
m + M ~ r ⇔ ~ r E = − m m + M ~ r . 5. R G étant de façon générale en translation rectiligne uniforme par rapport à R, on a
d 2 ~ r P dt 2
R
G
= d 2 R ~ P dt 2
R
= 1
m F ~ E→P et de même d 2 ~ r E dt 2
R
G
= d 2 R ~ E dt 2
R
= 1
M F ~ P→E = − 1 M F ~ E→P .
En soustrayant ces deux équations on obtient d 2 ~ r
dt 2 R
G
= 1
m + 1 M
F ~ E→P ⇔ µ d 2 ~ r d t 2 R
G
= F ~ = F ~ E→P = − GM m r 3 ~ r
Ainsi on étudie maintenant la mouvement d’une particule fictive de masse µ qui représente le mouvement relatif de P par rapport à E dans R G , et qui est soumise à la force d’attraction de E sur P .
On retrouvera ensuite les trajectoires de P et E grâce aux homothéties suivantes trouvées en 4. :
~ r P = M
m + M ~ r et ~ r E = − m m + M ~ r .
Ayant ramené le problème à deux corps (donc 6 degrés de liberté) à un problème à un corps (3 degrés de liberté), on dit que l’on a réduit le problème de Kepler.
Remarque : dans la suite on assimile R G à R, et G à O d’après l’énoncé (car cela n’ajouterait qu’une translation au mouvement trouvé.
1
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I.2. Résolution du mouvement relatif
6. Posons K = GM m , la force appliquée à la particule fictive X l’électron est F ~ = − K r
2~ e r . Pour un dépla- cement élémentaire d −−→
OX avec −−→
OX = r~ e r , le travail élémentaire reçu par l’électron s’écrit δW = F .d ~ −−→
OX = − K
r 2 ~ e r .(dr~ e r + rd~ e r ) = − K
r 2 dr car ~ e r .d~ e r = 0 puisque ~ e r est de norme constante. On en déduit
δW = −dE p (r) avec E p (r) = − K r .
La fonction E p ne dépend que de la position de M donc la force est donc conservative.
7. La force gravitationnelle F ~ est centrale de centre G, donc d’après le théorème du moment cinétique pour la particule X dans R galiléen en G fixe :
d L(G) ~ dt
R
= ~ r ∧ F ~ = ~ 0 donc L(G) = ~ ~ r ∧ µ~ v = −−−−−−→
constante = ~ L 0
Donc à tout instant ~ r est orthogonal à ~ L 0 . Ainsi le mouvement est inscrit dans le plan orthogonal à ~ L 0
passant par G.
8. Le point X étant dans le plan z = 0, le moment cinétique en G s’écrit :
~ L(G) = µr~ e r ∧ r~ ˙ e r + r θ~ ˙ e θ d’où ~ L(G) = L~ e z avec L = µr 2 θ . ˙
9. Le système X(µ) étant soumis uniquement à une force conservative d’énergie potentielle E p , l’énergie mécanique
E m = 1
2 µ( ˙ r 2 + r 2 θ ˙ 2 ) − GM m r
est constante au cours du mouvement. En introduisant le moment cinétique L = µr 2 r ˙ lui aussi constant on obtient
E m = 1
2 µ r ˙ 2 + E peff (r) avec E peff (r) = L 2
2µr 2 − GM m r .
10.
On représente ci-contre l’allure de E peff (r) (trait épais) et de ses 2 contributions (traits fins).
L’énergie mécanique vérifie à chaque instant E m ≥ E peff (r)
ce qui impose deux bornes au mouvement à la condi- tion que E m < 0 . Il s’agit alors d’un état lié.
r E peff (r)
0 r min
r max
r 0
E m
E 0 L
22µr
2− GM m r
11. D’après 9., et comme ˙ r = 0 lorsque X est au périastre ou à l’apoastre, on a en ces points uniquement : E m = E peff (r) = L 2
2µr 2 − GM m
r ⇔ L 2
2µGM m u 2 − u − E m
GM m = 0 avec u = 1 r .
2
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Ce trinôme admet 2 solutions distinctes 1 u ± =
1 ± q 1 + µG 2L
22E
mM
2m
2L
2µGM m
or µ = M m M + m = M m
M t d’où M m = M t µ et
r min = p
1 + e et r max = p
1 − e avec p = L 2
GM t µ 2 et e = s
1 + 2L 2 E m G 2 M t 2 µ 3 Pour obtenir un état lié, on s’est placé dans le cas où E m < 0 donc 0 ≤ e < 1 .
12. On effectue le changement de variable de Binet u = 1 r après avoir éliminé le temps dans la dérivée temporelle, en utilisant L = µr 2 θ ˙ :
˙ r = dr
dθ dθ dt = dr
dθ L µr 2 = − L
µ d 1 r dθ = − L
µ du
dθ et E peff (u) = L 2
2µ u 2 − GM t µ u d’où .
E m = A 0 du
d θ 2
+ A 1 u 2 + A 2 u avec A 0 = A 1 = L 2
2µ et A 2 = −GM t µ .
13. L’énergie mécanique étant constante, on peut la dériver par rapport à θ pour obtenir une équation du mouvement, en notant que A 0 = A 1 :
∀θ, 0 = 2A 0
du dθ
d 2 u
dθ 2 + 2A 1 u du dθ + A 2
du
dθ ⇔ ∀θ, d 2 u
dθ 2 + u = − A 2
2A 0
= GM t µ 2 L 2 = 1
p .
Il s’agit bien d’une équation de type oscillateur harmonique, avec une pulsation propre vis à vis de θ égale à 1. La solution générale s’écrit
u(θ) = A cos(θ + ϕ) + 1 p
à l’aide de 2 constantes d’intégration A > 0 et ϕ qui peuvent être déduite du fait que u(θ = 0) est le périastre : u(θ = 0) = u max . Ceci implique que cos(θ + ϕ) est maximal en θ = 0 donc nécessairement ϕ = 0. On en déduit
u(θ = 0) = u max = 1
r
min= 1+e
p
= A cos ϕ + 1 p = A + 1 p ⇒ A = e p .
Finalement on obtient
u(θ) = e p cos θ + 1
p ⇔ r(θ) = p 1 + e cos θ .
Remarque : il s’agit bien de la méthode de Binet, mais appliquée à l’équation de l’énergie et non au PFD/TRC comme dans le cours. Le système étant conservatif et ramené à un degré de liberté cela est équivalent.
14. Le mouvement est circulaire si et seulement si r = constante, donc e = 0 dans l’expression ci-dessus. On obtient alors r 0 = p = L 2
GM t µ 2 .
Comme ˙ r = 0 la vitesse s’écrit ~ v = r 0 θ~ ˙ e θ = v~ e θ et le moment cinétique L = µr 0 v. Comme ce dernier est constant la vitesse v est elle aussi constante, et vaut v 0 = L
µr
0donc v 0 = GM t µ L . 1. On retrouve bien l’expression du paramètre p =
µC2K
que l’on aurait eue en résolvant le PFD avec avec la méthode de Binet.
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15. Comme v 0 = r 0 θ ˙ = constante, alors ˙ θ = ω 0 = constante, et donc θ(t) = θ 0 + ω 0 t en notant θ(0) = θ 0 . En réinjectant L = µr 0 v 0 dans l’expression de v 0 précédente on obtient
v 0 2 r 0 = GM t or v 0 = r 0 ω 0 donc ω 2 0 r 0 3 = GM t .
Il s’agit de la 3 ème loi de Kepler, que l’on peut aussi écrire T r
302= GM 4π
2ten notant T = 2π ω
0
la période du mouvement circulaire.
16. À t = 0 on a x(0) = r cos θ 0 > 0 et y = r sin θ 0 = 0, donc θ 0 = 0 . On en déduit x(t) = r 0 cos(ω 0 t) et y(t) = r 0 sin(ω 0 t) . I.3. Cinématique de l’étoile en présence d’une planète
17. D’après la question 4., on a
~ r P = 1
1 + β ~ r et ~ r E = − β 1 + β ~ r . Par projection on obtient donc
x P = 1+β 1 r 0 cos(ω 0 t) y P = 1+β 1 r 0 sin(ω 0 t) et
x E = − 1+β β r 0 cos(ω 0 t) y E = − 1+β β r 0 sin(ω 0 t) 18.
Les rapports d’homothétie pour les trajectoires de P et E sont respectivement de 1+β 1 = 3 4 pour P et
− 1+β β = − 1 4 pour E.
Les trajectoires sont toutes des cercles concen- triques, dont les rayons sont dans les rapport sus- cités.
À chaque instant les points (E, P, X) sont alignés dans cet ordre. Ces trois points tournent en même temps, à la même vitesse angulaire ω 0 .
19. On peut dériver le vecteur position sur la base cartésienne qui est fixe,
~ r E (t) = x E (t)~ e x + y E (t)~ e y ⇒ ~ v E = − β
1 + β r 0 ω 0 (− sin(ω 0 t)~ e x + cos(ω 0 t)~ e y ) puis en notant que ~ e x .~ n = ~ 0 et ~ e y .~ n = cos( π 2 + i) = − sin i on obtient
⇒ v || = K cos(ω 0 t) avec K = β
1 + β r 0 ω 0 sin i = m
M t r 0 ω 0 sin i .
Remarque : pour i < 0 il faudrait ajouter une valeur absolue pour K, ce qui n’est pas suggéré par l’énoncé.
20. On obtient l’allure ci-dessous, en notant T = 2π ω
0
la période du mouvement et du signal.
t v ||
0 K
−K
T 2T
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D’après l’expression de K et la loi de Kepler trouvée en 15. on obtient : K 3 =
m sin i M t
3
r 3 0 ω 3 0 = (m sin i) 3
M t 3 GM t ω 0 ⇔ (m sin i) 3 (m + M) 2 = T K 3
2πG .
Remarque : on voit de nouveau que cette expression requiert une « amplitude » K négative si i < 0, à moins de remplacer sin i par | sin i| ce que l’on fera dans la suite.
21. L’amplitude K du signal sera d’autant plus grande, et donc la mesure plus précise, que l’inclinaison se rapproche de ± π 2 (soit | sin i| = 1), et que la masse de l’étoile M est petite.
22. Si la masse de l’étoile est dominante on obtient m| sin i| ≈ K
3s T M 2
2πG . En l’absence de connaissances sur i, on a donc
| sin i| ≤ 1 ⇒ m ≥ m > = K T M 2 2πG
!
13.
23. La figure présente une période entière T ≈ 11, 0 j.
L’amplitude du signal est K ≈ 1, 5 m.s −1 .
Cela conduit à une masse minimale m > ≈ 7, 6 × 10 24 kg.
24. Pour être détectée, la vitesse de l’étoile doit avoir une amplitude K minimale telle que le décalage en longueur d’onde soit supérieur au minimum perceptible lorsque la vitesse est maximale :
|v || | = K = c δλ λ ≥ c ∆λ
λ ⇔ K ≥ c
P R .
25. En réutilisant les résultats de 22. et 24. on obtient
P R ≥ c K = c
m >
T M 2 2πG
!
13= 2, 0 × 10 8 . Il s’agit d’un pouvoir de résolution très élevé.
II. Modélisation de la chute d’un arbre (d’après (inspiré de) Mines Ponts PC 2019 ) II.1. Initiation d’un apprenti bucheron
1. On applique le Théorème de la Résultante Cinétique (TRC) au bûcheron dans le référentiel terrestre R supposé galiléen. À l’équilibre (le bûcheron le glisse pas), et la force exercée par le fil (qui est de masse nulle) sur le bûcheron est − F ~ :
~ 0 = R ~ 2 + m~ g − F ~ ⇒
~
u x : T 2 = F cos α
~
u z : N 2 = mg − F sin α La condition de non glissement s’écrit
|T 2 | = T 2 ≤ f N 2 ⇔ F cos α ≤ f mg − f F sin α ⇔ F ≤ F max = f mg cos α + f sin α .
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2. De même on applique le TRC dans R à l’arbre, en supposant la condition de non glissement établie. On obtient
~ 0 = R ~ 1 + M~ g + F ~ ⇒
~
u x : T 1 = −F cos α
~
u z : N 1 = M g + F sin α La condition de non glissement s’écrit
|T 1 | = −T 1 ≤ f N 1 ⇔ F cos α ≤ f M g + f F sin α ⇔ F ≤ f M g cos α − f sin α . Or on a
F max = f mg
cos α + f sin α = m M
f M g
cos α + f sin α ≤ m M
f M g
cos α − f sin α ≤ f M g cos α − f sin α .
Donc cette seconde condition de non glissement est bien toujours vérifiée si la première l’est, c’est-à-dire si F ≤ F max .
3. Le poids de l’arbre admet un point d’application au centre de l’arbre. Le bras de levier est a et le signe négatif, d’où Γ g = −M ga .
4. Le bras de levier de la force F ~ est OB sin α = `cos α sin α, et il est positif. On obtient Γ B = F `cos α sin α . On applique le Théorème du Moment Cinétique Scalaire (TMCS) à l’arbre par rapport à l’axe fixe (O, ~ u y ).
Le moment des actions de contact est nul car elles sont appliquées au point O sur l’axe. À l’équilibre on a donc
0 = Γ g + Γ B ⇔ F min = M ga
` cos α sin α .
Si F est supérieure à cette valeur, alors Γ g + Γ B > 0 et donc l’arbre se mettra à tourner.
5. Cette force F min = `sin(2α) 2M ga est la plus faible possible lorsque sin(2α) est maximal, donc pour α = π 4 . 6. • En temps normal, on voit que F min < F max sur un large domaine d’angles α autour de π 4 . Donc
le bûcheron peut choisir relativement librement son point d’attache, donc a intérêt à prendre α = π
4 .
• En temps de pluie on voit que pour tout α on a F max < F min , donc le bûcheron ne peut faire tomber l’arbre, il va glisser.
Une solution possible est d’augmenter la longueur ` de la corde pour abaisser la courbe de F min (trait fin) sans modifier F max (trait épais pointillé). On voit que le bûcheron va retrouver une plage d’angles α possible au delà de π 4 .
II.2. Déracinement d’un arbre par une bourrasque
7. Lorsque l’arbre est vertical, le moment résultant des actions du vent par rapport à l’axe (O, ~ u y ) s’écrit en parcourant la face gauche du tronc au point M de coordonnées (x = −2a, y = 0, z) :
Γ v = ~ u y . ˆ H
0
−−→ OM ∧ d F ~ v = ~ u y . ˆ H
0
(−2a~ u x + z~ u z ) ∧ C x ρ a U 2 2adz~ u x = ~ u y .~ u y C x ρ a U 2 2a ˆ H
0
zdz
d’où Γ v = C x ρ a U 2 aH 2 .
Remarque : on peut trouver un point d’application M v (x = −a, y = 0, z = z v ) de la force du vent, dont la résultante est
F ~ v = ˆ H
0
d F ~ v = C x ρ a U 2 2aH ~ u x , en écrivant
Γ v = ~ u y . −−→
OM v ∧ F ~ v = C x ρ a U 2 2aHz v ⇒ z v = H 2 .
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On retrouve le résultat selon lequel pour une force agissant uniformément sur une surface, le point d’ap- plication est au « centre », c’est-à-dire à l’isobarycentre de la surface d’action.
8. Sans calcul, on peut remarquer que pour θ 6= 0, le bras de levier va être multiplié par cos θ, mais c’est aussi le cas de la section transverse au vent, dS = 2adz cos θ. In fine on obtient Γ v (θ) = Γ v (0).(cos θ) 2 . Remarque : On peut retrouver cela en modifiant l’intégrale précédente : l’abscisse du point M doit être modifiée mais cela n’influe pas sur le résultat, et la borne supérieure z = H est modifiée en z = H cos θ, ce qui conduit bien à une dépendance en cos 2 θ.
9. • On a Γ r (θ = θ c ) = 0 en θ = 10 ◦ donc θ c = 10 ◦ .
• On a Γ r (θ = 0) = Γ 0 et on lit une discontinuité de −9 × 10 3 N.m, donc Γ 0 = −9 × 10 3 N.m.
• Le minimum correspong à dΓ r
d θ (θ m ) = 0 ⇔ 4 θ c − 10θ m
θ 2 c = 0 ⇔ θ m = 2 5 θ c = 4 ◦ . Le minimum vaut alors Γ r (θ m ) = 9
5 Γ 0 = −16 × 10 3 N.m. Ces deux valeurs sont conformes à celles lues sur le graphe à la précision près disponible.
10. L’équilibre correspond, d’après le TMCS, à la compensation des deux moments résultants : Γ v + Γ r (θ).
• On raisonne ici au voisinage de θ = 0, où Γ r varie tellement brutalement qu’on l’a modélisé par une discontinuité. Γ r (0) varie en fait brutalement sur une plage [Γ 0 , 0]. Donc un équilibre est possible uniquement si p < 1 . Cet équilibre est stable car si Γ v augmente un peu, |Γ r | augmente aussi, ce qui ramène l’arbre à sa position initiale.
• Sur la partie continue, donc θ > 0, un équilibre est possible si Γ v ∈ [0, |Γ r (θ m )|] avec Γ r (θ m ) = 9 5 Γ 0 , donc si p ∈ [0; 9 5 ] soit p ∈ [0; 1, 8] .
C’est équilibre est toutefois instable sur la partie croissante de Γ r (θ), c’est-à-dire pour θ e ≥ θ m , car si Γ v croît un peu alors |Γ r | décroît, d’où l’évolution vers le déracinement. Inversement l’équilibre est stable si θ e < θ m .
En réalité il y a deux équilibres possibles pour chaque valeur de Γ v , donc un phénomène d’hysteresis.
Pour accéder aux équilibres instables en θ e ≥ θ m il faut momentanément franchir la valeur θ = θ m , ce qui est possible si l’arbre a suffisamment d’élan, ou si la limite p = 1, 8 est dépassée pendant une courte durée. C’est pourquoi les équilibres stables au voisinage de θ m ne sont en fait pas très sûrs, car le basculement du côté instable est dynamiquement possible.
11. On applique le théorème de l’énergie cinétique à l’arbre, qui est ici modélisé comme un solide en rotation autour d’un axe fixe avec une liaison pivot idéale c’est-à-dire sans frottement. En effet le moment résultant Γ r (θ) rend complètement compte de l’interaction avec le sol et du travail des forces intérieures à l’arbre.
Par ailleurs le poids est négligé, donc entre θ(t = 0) = 0 (énergie cinétique nulle) et l’angle θ(t) quelconque, la variation d’énergie cinétique est égale à la somme des travaux des actions du vent et de Γ r . La puissance de ce système de forces sur le solide est calculée au point fixe O, donc elle se réduit aux termes liés à la rotation :
dE c arbre
dt = P v + P r = Γ v θ ˙ + Γ r (θ) ˙ θ = (Γ v + Γ r (θ)) ˙ θ d’où par intégration
1
2 J θ ˙ 2 − 0 = ´ t
0
Γ v θ ˙ + Γ r (θ) ˙ θ dt = ´ θ
0 (Γ v + Γ r (θ 0 )) dθ 0
= |Γ 0 | ´ θ
0
p − 1 − 4 θ θ
0c