Séminaire Schwartz
L. S CHWARTZ
Caractérisation des opérateurs nucléaires dans certains cas particuliers
Séminaire Schwartz, tome 1 (1953-1954), exp. n
o13, p. 1-5
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Exposé n° 13
CARACTÉRISATION
DES OPÉRATEURS NUCLÉAIRES DANS CERTAINS CAS PARTICULIERS.Faculté
des Sciences deSéminaire SCHWARTZ .
Année 1953/1954
24
févrierA954
1.-
CAS
DESESPACES LP
Soit X un espace localement
compact, une
mesurepositive
sur X. Consi-dérons
lesapplications
nucléaires del’espace
de Banach E dans F =L1 .
Onsait que .
les deux espaces étr,nt
° ’ °
Donc siu ’:
E~L1
estnuléaire,
elledéfinit une
f ° x ,
définiepresque partout,
à valeur dansE
etsommable ;
et
réciproquement.
On a, pour tout
$Î E : u(à
=É , Î> ;
ouu2). (x).
=Î(xl’ , Î >
pres-que
partout.
Soit(Y ; ) )
un deuxième espacemesuré.
P.s*ns E = ?,lmrs.
E
=Lp’03BD (p > j> ,
p on vainterpréter E’ Ô
F cemme espa,ce fonctionnelsur X X Y . Nous considérerons 1
’espace
des fonctions f définies sur X > Yet pour
lesquelles
. , ~_g~ _est fini. C’est un espace vectoriel sur
lequel 1BL
est une semi-norme. L’adhé-rence dans cet espace de
C(X
xY)
=C(X) @ C(Y) s’appellera -~ ~ ?
et le quo-tient par le sous-espace des éléments de semi-norme nulle seta L1,p’ . Il est
complet
et a despropriétés analogues
aux espacesL (démonstrations analogues
aux
démonstrations classiques ;
se borner poursimplifier
au cas où X et Y sontdénombrables à
1 ’ infini ) .
Enparticulier L ~"
estl’espace
des classes(module
les fonctions
négligeables
pour la mesureproduit ~ J)
de fonctionsmesurables, pour lesquelles N1,p’
, est fini. ’Alors
L (Lp’y)
=L1,p’x,y (même
démonstration que pourL (L )
=LP . exposé 4 ,
théorème4
*X Y X’Y
2.- APPLICATIONS NUCLÉAIRES DÉFINIES DANS C(X)
Soit
toujours
X un espacecompacta 1~espace
des fonctions continues.Le dual de
C(x)
estl’espace JTU(X)
= desmesures. Soi.t
B unebande
-2-
dans
M1 , B’
t labande
~supplémentaire
de B . est somme directe ordonnée de B etB’
et siDonc
le.projection
deM1
sur Bparallèlement
àB ’
est de norme 4 . On endédui t que B
Ô
F seplonge isométriquement
dansM1 ÉÔ
F pour tout espace deBanach F . Soit
g.
une mesurepositive
etB( y)
la bandeengendrée
pary- .
Comme
fL OE B ( ( fi ’ ) pour
toutef1 , $lÉ
e st réunion desB ( y ) .
Deplus
on a,f- £ Ç £ ( fl( + ) Ù Î ,donc B( )j y( + |03BD|)
contientB ( [ pi )
etB
( ) ù ’ ) ;
la des B( jo-)
e st filtrante croissante. Enfin toute partie deÔÎà
contenue de.nsl’enveloppe
convexe fermée d’une suite est contenue dans unB( ) .
Ca,r si est la suite enquestion,
on a | i|2i )(
j)) ja-
si l’onpose
1/L
=£ )ff.Î . 2i ~i~ r-:rll. , série étant absoluement convergente. Ées
y-.
sont donc dans B( ) et comme
celle-ci est fermée et convexe elle contient l’en-veloppe
convexe fermée desi .
Enparticulier
tcutcompact
deM1
est conteudans >ùn -
B (f)
On n*iàujdùit
que tout i -ÔéÀ/ ;là ,
z.. dans ..l’envaloppe convente équilibrée
fermée duprodui t
de deuxcompacts
est contenu dansun e spa.ce B
( yL ) Ù
F . . ;Or le théorème de
Lebesque-Nikedym
affirme quel’application q
-a estune isemétrie de
L1 ( y) iur B( y) ,
D*naB( y) Ô
F estisométrique
àL1 (F) .
Sei t a.lors Àl une mesure "nucléaire" à va,leur F c ’est-à-dire une
?;pplica-
tion nucléaire de
C (lÉ) dans
F . Il existe alors une fonctionÎ
sommable àvaleur d?ns F et une
mesure,
o telle queCemme on
peut
naturellementremplacer i~
ety
parpf
et-~-
onpeut tou~
jours
supposer que~f(x)~F ~
1 . Il en résulte queInapplication canonique
deM1 @F
dansL (C(X) ; F)
estbiunivoque ,
car si = 0quelle
que soit2014~ . ~
~ y
f est presquepartout nulle.
Enfin il faut noter que les
opérateurs intégraux
à noyau continuaires ~
si K est une fonction continue de x , y s3.-
CAS DES ESPACESDE
HILBRT.Rappelons qu’un
espace de Hilbert E estanti-isomorphe
à sondual,
cetisomorphisme correspondre
à la forme linéaire a s =(-x:.a) .
On sait aussi que si E et F sont des espaces de Hilbert et u une
application
continue E
2014~F
il existe uneapplication adjointe u~
telle queu~ appliquant
F dans E. Touteapplication
u : E2014~ F
sedécompose
de rm ’ °-re
unique
sous la forme.ù H est un
opérateur
continuhermitien 0
de E dansE ,
p W unopérateur
partiellement isométrique
de E dr.ns F[c’est-à-dire appliquant
une sous-variétéE1
de E sur0 ,
et la variétéorthogonale E2 isométriquement
sur unsous-
espace
de F 9
ce dernier est finale del’opérateur partiellement
isomé-trique, E2
sa variétéinitiale ) ayant
pour variété initialeH E ..
On a H
= u~’u ~ ~
et W est défini surH(E)
par(c’est
bien uneisométrie, (u(x)~u(x))
= =(H~x ~ x)
=elle se
prolonge
donc de manièreunique
en deH(E)
sur un sous-espace de
F ,
d’où lerésultat).
aire
_ , _.
Si u est
nucléaire
il = W u estdonc d’étudier les
opérateurs
hcrmitiens( 0)
nucléaires de E dans E.Soit u un
opérateur
hermitien nucléaire. Alors il estcompact
et l’ona dwnc
P. projecteur
de rang fini n. ,B.
suite tendant vers0 ,
P P =o
p .Supposons
que n.+ ~; comme
Pe/t
de range fini, P~E’ ~E/t
Supposons
que~ A ) n~(+ c~ ~ comme P.
est de ’P.2E @E
etdonc la série
~~ P~
converge absolument dansE’
1@E ~
sr. sommeU~
~. pourimage
udans ~
carInapplication canonique E’ @E
-~. est continue. Deplus
Réciproquement
si u est hermitien nucléaire donccompact
u =Z-J 03BBi P.
et sil’on pose
Qk
=1 1
-{-P2
2 + ... +- on03BA
[>.Finalement on a la
proposition
suivantePROPOSITION :
il
suffit que la suite do ses
et l’on a
03A31|03BBi|ni .
L
u0~u de E’nE
sur L(E;E)
est une isométrie(t)u~~= tu!~). --
COROLLAIRE : si u : est
nucléaire,
on a r’
o. suite orthonormée de
E ~
f. suite orthonormée de F etréciproquement.
, /~
On va maintenant introduire
1~espace
E~L
F = G et chercher son dual. Uneforme linéaire A sur G est définie par ses valeurs sur
E F
donc par uneforme bilinéaire. La
topologie "TT
étantplus
fine que latopologie , A
setacontinue sur 1
Éà
fi donc définit une forme bilinéaire continue~
sur E à F . continue sur E
03C0F
donc définit une forme bilinéaire continue A sur E X F . Nous avonsdéjà
ditqu’une
telle forme bilinéaire étaitappelée intégrale.
Soit
~ F , l’opérateur
de rang fini deE
dans Fqu’il
définit.Soit A
l’opérateur
continu do F dansE ’
associe à A. Alors - .A , u~ -
~~
Posons A = W
H ~ W partiellement isométrique,
Hhermitien h
0 .~ ~
Si A n’était pas
compact,
H ne le serait il aurait un.projecteur spectral
P do rang
infini,
. ’P = B
H ,
B continu .Alors s
Prônons do la forme
~u
= v B alorsV
/A ~
=Tr(vB
=.Tr(v
BH)
=-=Tr(v P) . ,
On a
)( ~v~
donc si vparcour-t
lesopérateurs
donorme "! ?
u resteborne* Or si on
prend
pour~ v unprojecteur
de rang n contenu dansP y
on a-
5 -
v P = v et
Tr(v P) =
n doncTr(u A)
nc reste pas bornéecontrairement
âl’hypothèse
de sacontinuité.
Donc H estcompact.
Donc H -03A3i03BBi
P..alors
Tr(v
W* AA)
_Tr(v H)
=03BBi Tr(V Pi) ;
si donc~A~
est 1^ norme det 1 l 1
A dans
(E ~ F?’
on a . , , .. ,,En
posant
v=y
P. on a~v~ =
1 et l’on en déduit03A3i=103BBi ni ~ A~.
Donc A est nucléaire et
)) ~A~
"Réciproquement
il est trivial que siF , A~E’
on adonc le théorème
(Dixmier
etSchatten)
sTHÉORÈME : Dans le cas dos espaces de Hilbert le dual do E
~
F estJ(E,F)
=E’
Lo bidual doE@)
F estB(E’,F’) .
Autrement dit sLe dual do des
opérateurs complètement
continus(muni
do la norme des’