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Sur une extension d'une formule de M. Léauté

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

K ARAGIANNIDÈS

Sur une extension d’une formule de M. Léauté

Nouvelles annales de mathématiques 3

e

série, tome 17 (1898), p. 539-541

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1898_3_17__539_1>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1898, tous droits réservés.

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(2)

[D3]

SUft UNE EXTENSION D'UNE FORMULE DE H. LÉAUTÉ:

PAR M. KAIUGIANNIDÈS.

Considérons une aire S que nous pouvons supposer, pour fixer les idées, simplement connexe, dont le con-

( ') A. F. A. S., Bordeaux,

(3)

tour soit continu et ne puisse être coupé par une droite en plus de deux points. Si ce contour était d'une nature plus complexe, on pourrait décomposer la région S en plusieurs autres dont chacune satisfasse à ces conditions.

Cela posé, nous pouvons former une suite de poly- nômes Pm5,/(jc, y) de degré m en x et n en j ' possédant les trois propriétés suivantes : on a, quels que soient les

entiers positifs ou nuls p et q :

dx p 1'<7' dy p'(/

3° ff Vp.qdx dy = o, (/?2-H q* > o);

l'intégrale double étant étendue à l'aire S; cette der- nière condition signifie que la valeur moyenne de P^5<7

dans S est nulle. La valeur moynnne de Po?o est évi- demment i.

En effet, de la seconde condition il résulte aisément

- G ,

p o u r p = o , i , 2 , . . ., GO-, q — o , 1 , 2 , . . . , 00 ; C e s t une constante qu'on déterminera par la troisième con- dition.

Ainsi, en ayant égard à la première condition, on dé- terminera complètement les polynômes P en opérant successivement.

Appelons maintenant f (pc, y) un polynôme de degré m en x et p, eu j . Désignons par moy. <&(x,y)\ la valeur moyenne d'une fonction cp(.r,jj ) dans l'aire S. On aura

àf

0

dx

moy. , ——•—-1 ; -f- P0,i moy. y h . . .

car, en écrivant le polynôme inconnu /'(x, ƒ ) sous h

(4)

forme

où Po,<M P*,o? Po,i

9

• • . , P«i,« sont les polynômes que nous venons de déiinir, a

o

^

o

, a^

0

, a

o

,u • • •> #m,// des con- stantes, on déterminera ces constantes en prenant suc- cessivement les valeurs moyennes des deux membres def(x,y)

y

-—y -^-y •--> dans l'aire S et en ayant égard aux conditions auxquelles satisfont les polynômes P . C'est le développement (i) qui constitue la généralisa- tion de la belle et intéressante formule de M. Léauté pour une seule variable (Comptes rendus, \/\ juin 1880}

Journal de Liouville, juin 1881; Cours d'Analyse à l'École Centrale, par M. APPELL, p. 216).

On peut, dans certains cas, appliquer la formule (1)

au développement d'une fonction f(x, y) autre qu'un

polynôme, quand on connaît les valeurs moyennes de

cette fonction et de ses dérivées dans l'aire S. Le second

membre de la formule (1) esl alors une série. Mais le

développement n'est légitime que pour des fonctions

spéciales /(x, y) qu'il serait intéressant de caractériser,

comme l'a fait Halphen pour les fonctions d'une variable

auxquelles s'applique le développement de M. Léauté.

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