A l’´ ` ecoute des ondes gravitationnelles
Lo¨ıc Villain
Laboratoire de Math´ematiques et Physique Th´eorique (LMPT), D´epartement de Physique, Universit´e de Tours
Centre Galois, le 23 Juin 2016
Br` eve pr´ esentation
I enseignant-chercheur`a l’Universit´e de Tours (Dpt. de Physique) ;
I chercheur auLaboratoire de Math´ematiques et Physique Th´eorique;
I domaine :(astro)physique relativiste:
- ´etudeth´eoriquede ph´enom`enes ou objets astrophysiques dont la description n´ecessite le recours `a larelativit´e g´en´erale;
- exemples :´etoiles `a neutronsettrous noirs;
- en particulier : propri´et´es macroscopiques (structure globale, oscillations, etc.) et microscopiques (superfluidit´e des nucl´eons, production de neutrinos, etc.), en lien avec l’´emission d’ondes gravitationnelles.
I activit´es professionnelles hors-recherche : enseignement (du niveau L1 au niveau M2), communication scientifique (vulgarisation, etc.), tˆaches administratives, etc.
Physique th´ eorique
I Physique: tentative decompr´ehension du monde(du plus proche au plus lointain, du plus gros au plus petit) et desloisqui le gouvernent ;
I trouver lesimple et universelderri`ere le complexe et particulier ;
I Galil´ee (1623): La philosophie est ´ecrite dans cet immense livre que nous tenons toujours ouvert sous nos yeux, je veux dire l’univers. Nous ne pouvons pas le comprendre si nous n’avons pas cherch´e `a l’avance `a en apprendre la langue, et `a connaˆıtre les caract`eres au moyen desquels il a ´et´e ´ecrit.Or il est
´ecrit en langue math´ematique, et ses caract`eres sont des triangles, des cercles et des figures g´eom´etriques, sans lesquels il serait impossible `a tout homme d’en saisir le sens.
I mod`eles (cartes) math´ematiques qui sont confront´es avec le r´eel
→exp´eriences;
I physicien th´eoricien:inventeur,interpr`eteoutesteurde mod`eles.
Physique th´ eorique
I Physique: tentative decompr´ehension du monde(du plus proche au plus lointain, du plus gros au plus petit) et desloisqui le gouvernent ;
I trouver lesimple et universelderri`ere le complexe et particulier ;
I Galil´ee (1623): La philosophie est ´ecrite dans cet immense livre que nous tenons toujours ouvert sous nos yeux, je veux dire l’univers. Nous ne pouvons pas le comprendre si nous n’avons pas cherch´e `a l’avance `a en apprendre la langue, et `a connaˆıtre les caract`eres au moyen desquels il a ´et´e ´ecrit.Or il est
´ecrit en langue math´ematique, et ses caract`eres sont des triangles, des cercles et des figures g´eom´etriques, sans lesquels il serait impossible `a tout homme d’en saisir le sens.
I mod`eles (cartes) math´ematiques qui sont confront´es avec le r´eel
→exp´eriences;
I physicien th´eoricien:inventeur,interpr`eteoutesteurde mod`eles.
Physique th´ eorique
I Physique: tentative decompr´ehension du monde(du plus proche au plus lointain, du plus gros au plus petit) et desloisqui le gouvernent ;
I trouver lesimple et universelderri`ere le complexe et particulier ;
I Galil´ee (1623): La philosophie est ´ecrite dans cet immense livre que nous tenons toujours ouvert sous nos yeux, je veux dire l’univers. Nous ne pouvons pas le comprendre si nous n’avons pas cherch´e `a l’avance `a en apprendre la langue, et `a connaˆıtre les caract`eres au moyen desquels il a ´et´e ´ecrit.Or il est
´ecrit en langue math´ematique, et ses caract`eres sont des triangles, des cercles et des figures g´eom´etriques, sans lesquels il serait impossible `a tout homme d’en saisir le sens.
I mod`eles (cartes) math´ematiques qui sont confront´es avec le r´eel
→exp´eriences;
I physicien th´eoricien:inventeur,interpr`eteoutesteurde mod`eles.
Physique th´ eorique
I Physique: tentative decompr´ehension du monde(du plus proche au plus lointain, du plus gros au plus petit) et desloisqui le gouvernent ;
I trouver lesimple et universelderri`ere le complexe et particulier ;
I Galil´ee (1623): La philosophie est ´ecrite dans cet immense livre que nous tenons toujours ouvert sous nos yeux, je veux dire l’univers. Nous ne pouvons pas le comprendre si nous n’avons pas cherch´e `a l’avance `a en apprendre la langue, et `a connaˆıtre les caract`eres au moyen desquels il a ´et´e ´ecrit.Or il est
´ecrit en langue math´ematique, et ses caract`eres sont des triangles, des cercles et des figures g´eom´etriques, sans lesquels il serait impossible `a tout homme d’en saisir le sens.
I mod`eles (cartes) math´ematiques qui sont confront´es avec le r´eel
→exp´eriences;
I physicien th´eoricien:inventeur,interpr`eteoutesteurde mod`eles.
Physique th´ eorique
I Physique: tentative decompr´ehension du monde(du plus proche au plus lointain, du plus gros au plus petit) et desloisqui le gouvernent ;
I trouver lesimple et universelderri`ere le complexe et particulier ;
I Galil´ee (1623): La philosophie est ´ecrite dans cet immense livre que nous tenons toujours ouvert sous nos yeux, je veux dire l’univers. Nous ne pouvons pas le comprendre si nous n’avons pas cherch´e `a l’avance `a en apprendre la langue, et `a connaˆıtre les caract`eres au moyen desquels il a ´et´e ´ecrit.Or il est
´ecrit en langue math´ematique, et ses caract`eres sont des triangles, des cercles et des figures g´eom´etriques, sans lesquels il serait impossible `a tout homme d’en saisir le sens.
I mod`eles (cartes) math´ematiques qui sont confront´es avec le r´eel
→exp´eriences;
I physicien th´eoricien:inventeur,interpr`eteoutesteurde mod`eles.
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
GW150914 et GW151226
I 11 f´evrier 2016 : annonce de lad´etectiond’ondes gravitationnellespar l’exp´erience LIGO(´Etats-Unis) ;
I Quelques faits remarquables:
1. premi`ere d´etectiondirecte(le14 septembre 2015) ;
2. pr`es de100 ansapr`es la pr´ediction th´eorique de leur existence par Einstein ; 3. 2 joursapr`es la mise en service de la versionavanc´eede l’exp´erience ; 4. rendue possible par la mesure de variations dedistances inf´erieures `a la taille
d’un noyau atomique;
5. confirmation de l’existence de syst`emes binaires detrous noirs;
6. premi`ere observation directe de trous noirs (deuxi`eme le 26 d´ecembre 2015).
Plan
Ondes : lumi`ere et son
Ondes gravitationnelles et relativit´e g´en´erale
Sources d’ondes gravitationnelles
D´etection des ondes gravitationnelles
GW150914 et GW151226
Conclusion
1
Ondes : lumi` ere et son
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
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Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Ondes ?
I perturbationsd’unmilieuquise propage de proche en proche
→ transport d’´energie;
→ pas n´ecessairement transport de mati`ere ;
→ milieu non-mat´eriel possible ;
→ naturephysiquede l’onde d´epend du milieu ;
I exemples :vague=onde de surface (interface eau/air) ;son=onde volumique de pression/densit´e ; onde ´electromagn´etique(lumi`ere, radio, etc.)
=perturbation des champs ´electrique et magn´etique (non-mat´eriels), ...
I caract´eris´ees par unec´el´erit´ec (∼330 m/s pour le son dans l’air, 300 000 km/s pour la lumi`ere dans le vide, etc.)
Emission et d´ ´ etection d’ondes
I processus distincts selon lanature physiquede l’onde et ses propri´et´es ;
I interactions avec la mati`ere→d´epˆot ou retrait d’´energie :
I `a lar´eception(→force de pression, mise en mouvement de corps, etc.) ;
I `a l’´emission(tambour/haut-parleur6=antenne/lampe ´electrique).
principe de l’´emission d’ondes radio par une antenne dans laquelle des particules
Onde monochromatique
I ondes souventoscillatoires→d´ecrites par unefr´equencef et unelongueur d’ondeλ(inversement proportionnelles, li´ees par la c´el´erit´e :c=λf) ;
I exemples: note musicale ou couleur pure(mais La 440Hz6=onde radio avecf = 440Hz etλ= 680 km);
I transport d’´energie d´epend de l’amplitude (intensit´e)et de la fr´equence.
Onde monochromatique
I ondes souventoscillatoires→d´ecrites par unefr´equencef et unelongueur d’ondeλ(inversement proportionnelles, li´ees par la c´el´erit´e :c=λf) ;
I exemples: note musicale ou couleur pure(mais La 440Hz6=onde radio avecf = 440Hz etλ= 680 km);
I transport d’´energie d´epend de l’amplitude (intensit´e)et de la fr´equence.
Onde monochromatique
I ondes souventoscillatoires→d´ecrites par unefr´equencef et unelongueur d’ondeλ(inversement proportionnelles, li´ees par la c´el´erit´e :c=λf) ;
I exemples: note musicale ou couleur pure (mais La440Hz6=onde radio avecf = 440Hz etλ= 680 km) ;
I transport d’´energie d´epend de l’amplitude (intensit´e)et de la fr´equence.
Onde monochromatique
I ondes souventoscillatoires→d´ecrites par unefr´equencef et unelongueur d’ondeλ(inversement proportionnelles, li´ees par la c´el´erit´e :c=λf) ;
I exemples: note musicale ou couleur pure (mais La440Hz6=onde radio avecf = 440Hz etλ= 680 km) ;
I transport d’´energie d´epend de l’amplitude (intensit´e)et de la fr´equence.
Propri´ et´ es des ondes sonores
I vibrations d’unmilieu mat´eriel;
I ondesscalaires: variation d’un nombre(pression ou densit´e) ;
I ondeslongitudinales: action de l’ondeparall`ele`a la direction de propagation.
Propri´ et´ es des ondes sonores
I vibrations d’unmilieu mat´eriel;
I ondesscalaires: variation d’un nombre(pression ou densit´e) ;
I ondeslongitudinales: action de l’ondeparall`ele`a la direction de propagation.
Propri´ et´ es des ondes sonores
I vibrations d’unmilieu mat´eriel;
I ondesscalaires: variation d’un nombre(pression ou densit´e) ;
I ondeslongitudinales: action de l’ondeparall`ele`a la direction de propagation.
Ondes de densit´ e et galaxies spirales
I bras d’une galaxie spirale =r´egion de densit´e plus ´elev´ee;
I onde de densit´e6=rotation orbitale (diff´erentielle) des ´etoiles ;
I semblable `a un bouchon localis´e derri`ere un camion.
(M101)
Ondes de densit´ e et galaxies spirales
I bras d’une galaxie spirale =r´egion de densit´e plus ´elev´ee;
I onde de densit´e6=rotation orbitale (diff´erentielle) des ´etoiles ;
I semblable `a un bouchon localis´e derri`ere un camion.
(M101)
Ondes de densit´ e et galaxies spirales
I bras d’une galaxie spirale =r´egion de densit´e plus ´elev´ee;
I onde de densit´e6=rotation orbitale (diff´erentielle) des ´etoiles ;
I semblable `a un bouchon localis´e derri`ere un camion.
(M101)
H´ eliosismologie
I vibrations de surface du Soleil li´ees auxoscillations (de densit´e) internes;
I moyen de sonder lastructure interne→masse du neutrino.
(le Soleil vu par SDO)
H´ eliosismologie
I vibrations de surface du Soleil li´ees auxoscillations (de densit´e) internes;
I moyen de sonder lastructure interne→masse du neutrino.
(le Soleil vu par SDO)
Ondes sonores usuelles
I longueur d’onde&taille de la source ou d´etecteur (oreilles, etc.)∼qqs cms ;
I cons´equences :
→ perception non-directionnelle(deux oreilles pour localiser la source) ;
→ interf´erenceentre signaux issus desources distinctes(=sensibilit´e au bruit).
Ondes sonores usuelles
I longueur d’onde&taille de la source ou d´etecteur (oreilles, etc.)∼qqs cms ;
I cons´equences :
→ perception non-directionnelle(deux oreilles pour localiser la source) ;
→ interf´erenceentre signaux issus desources distinctes(=sensibilit´e au bruit).
Ondes sonores usuelles
I longueur d’onde&taille de la source ou d´etecteur (oreilles, etc.)∼qqs cms ;
I cons´equences :
→ perception non-directionnelle(deux oreilles pour localiser la source) ;
→ interf´erenceentre signaux issus desources distinctes(=sensibilit´e au bruit).
Ondes sonores usuelles
I longueur d’onde&taille de la source ou d´etecteur (oreilles, etc.)∼qqs cms ;
I cons´equences :
→ perception non-directionnelle(deux oreilles pour localiser la source) ;
→ interf´erenceentre signaux issus desources distinctes(=sensibilit´e au bruit).
Ondes et champ ´ electromagn´ etiques (1)
I ondes ´electromagn´etiques = vibrations duchamp ´electromagn´etique (=champ ´electriqueetchamp magn´etique) ;
I champsvectoriels:fl`echesen chaque point de l’espace ;
Champ magn´ etique
une boussole s’oriente dans la direction locale duchamp magn´etique.
Champ ´ electrique
dans un circuit, le courant se d´eplace dans la direction duchamp ´electrique
champ ´electrique entre deux plans de charges oppos´ees (∼condensateur ´electrique).
Propri´ et´ es des ondes ´ electromagn´ etiques
I champ ´electromagn´etiqueimmat´eriel
→propagation dans levidepossible ;
I ondestransverses: fl`echesperpendiculaires`a la direction de propagation
→deuxpolarisations.
lesdeux polarisations circulaires (gauche ou droite)du champ ´electromagn´etique.
Propri´ et´ es des ondes ´ electromagn´ etiques
I champ ´electromagn´etiqueimmat´eriel
→propagation dans levidepossible ;
I ondestransverses: fl`echesperpendiculaires`a la direction de propagation
→deuxpolarisations.
lesdeux polarisations circulaires (gauche ou droite)du champ ´electromagn´etique.
Ondes lumineuses
I longueur d’onde.taille de la source ou du d´etecteur (yeux, etc.) ;
I p´eriode temporelletemps de r´eaction du d´etecteur;
I succession d’´emissions br`evespar processusquantiques/al´eatoires;
→ sensibilit´e au signal moyenn´e;
→ pas d’interf´erences entre sources distinctes (pas de bruit lumineux) ;
→ perception directionnelle(localisation d’une source avec un seul œil).
Ondes lumineuses
I longueur d’onde.taille de la source ou du d´etecteur (yeux, etc.) ;
I p´eriode temporelletemps de r´eaction du d´etecteur;
I succession d’´emissions br`evespar processusquantiques/al´eatoires;
→ sensibilit´e au signal moyenn´e;
→ pas d’interf´erences entre sources distinctes (pas de bruit lumineux) ;
→ perception directionnelle(localisation d’une source avec un seul œil).
Ondes lumineuses
I longueur d’onde.taille de la source ou du d´etecteur (yeux, etc.) ;
I p´eriode temporelletemps de r´eaction du d´etecteur;
I succession d’´emissions br`evespar processusquantiques/al´eatoires;
→ sensibilit´e au signal moyenn´e;
→ pas d’interf´erences entre sources distinctes (pas de bruit lumineux) ;
→ perception directionnelle(localisation d’une source avec un seul œil).
Ondes lumineuses
I longueur d’onde.taille de la source ou du d´etecteur (yeux, etc.) ;
I p´eriode temporelletemps de r´eaction du d´etecteur;
I succession d’´emissions br`evespar processusquantiques/al´eatoires;
→ sensibilit´e au signal moyenn´e;
→ pas d’interf´erences entre sources distinctes (pas de bruit lumineux) ;
→ perception directionnelle(localisation d’une source avec un seul œil).
Ondes lumineuses
I longueur d’onde.taille de la source ou du d´etecteur (yeux, etc.) ;
I p´eriode temporelletemps de r´eaction du d´etecteur;
I succession d’´emissions br`evespar processusquantiques/al´eatoires;
→ sensibilit´e au signal moyenn´e;
→ pas d’interf´erences entre sources distinctes (pas de bruit lumineux) ;
→ perception directionnelle(localisation d’une source avec un seul œil).
Ondes lumineuses
I longueur d’onde.taille de la source ou du d´etecteur (yeux, etc.) ;
I p´eriode temporelletemps de r´eaction du d´etecteur;
I succession d’´emissions br`evespar processusquantiques/al´eatoires;
→ sensibilit´e au signal moyenn´e;
→ pas d’interf´erences entre sources distinctes (pas de bruit lumineux) ;
→ perception directionnelle(localisation d’une source avec un seul œil).
2
Ondes gravitationnelles et relativit´ e g´ en´ erale
Relativit´ e restreinte et espace-temps (1905-1907)
I vitessemaximaleetuniversellepour le transfert d’information (c, vitesse de la lumi`ere dans le vide) ;
I E=mc2 : la masse est l’une des formes de l’´energie
→conversion possible de mati`ere en rayonnement et inversement (→source d’´energie des ´etoiles) ;
I pas d’espace ni de temps absolus : union des deux dans le concept d’espace-temps(Minkowski, 1907).
Relativit´ e des dur´ ees et diagramme d’espace-temps
Repr´esentation graphique et spatio-temporelle duprobl`eme des deux trains:
A gauche` : selonNewton, tout observateur a lemˆeme tempset lemˆeme espace; les ´ev´enements simultan´es (mˆeme datet) appartiennent `a une mˆemedroite
horizontale→il s’agit de l’espace `a la datet;
A droite` : pourMinkowski, l’espace(= ensemble des ´ev´enements simultan´es) d´epend de l’observateur→droite horizontale ou inclin´ee
→la dur´ee entre deux ´ev´enements n’est pas absolue et l’ordre chronologique
Relativit´ e des dur´ ees et diagramme d’espace-temps
Repr´esentation graphique et spatio-temporelle duprobl`eme des deux trains:
A gauche` : selonNewton, tout observateur a lemˆeme tempset lemˆeme espace; les ´ev´enements simultan´es (mˆeme datet) appartiennent `a une mˆemedroite
horizontale→il s’agit de l’espace `a la datet;
A droite` : pourMinkowski, l’espace(= ensemble des ´ev´enements simultan´es) d´epend de l’observateur→droite horizontale ou inclin´ee
→la dur´ee entre deux ´ev´enements n’est pas absolue et l’ordre chronologique
Relativit´ e des dur´ ees et diagramme d’espace-temps
Repr´esentation graphique et spatio-temporelle duprobl`eme des deux trains:
A gauche` : selonNewton, tout observateur a lemˆeme tempset lemˆeme espace; les ´ev´enements simultan´es (mˆeme datet) appartiennent `a une mˆemedroite
horizontale→il s’agit de l’espace `a la datet;
A droite` : pourMinkowski, l’espace(= ensemble des ´ev´enements simultan´es) d´epend de l’observateur→droite horizontale ou inclin´ee
→la dur´ee entre deux ´ev´enements n’est pas absolue et l’ordre chronologique
Relativit´ e des dur´ ees et diagramme d’espace-temps
Repr´esentation graphique et spatio-temporelle duprobl`eme des deux trains:
A gauche` : selonNewton, tout observateur a lemˆeme tempset lemˆeme espace; les ´ev´enements simultan´es (mˆeme datet) appartiennent `a une mˆemedroite
horizontale→il s’agit de l’espace `a la datet;
A droite` : pourMinkowski, l’espace(= ensemble des ´ev´enements simultan´es) d´epend de l’observateur→droite horizontale ou inclin´ee
→la dur´ee entre deux ´ev´enements n’est pas absolue et l’ordre chronologique
Relativit´ e des dur´ ees et diagramme d’espace-temps
Repr´esentation graphique et spatio-temporelle duprobl`eme des deux trains:
A gauche` : selonNewton, tout observateur a lemˆeme tempset lemˆeme espace; les ´ev´enements simultan´es (mˆeme datet) appartiennent `a une mˆemedroite
horizontale→il s’agit de l’espace `a la datet;
A droite` : pourMinkowski, l’espace(= ensemble des ´ev´enements simultan´es) d´epend de l’observateur→droite horizontale ou inclin´ee
→la dur´ee entre deux ´ev´enements n’est pas absolue et l’ordre chronologique
Relativit´ e des dur´ ees et diagramme d’espace-temps
Repr´esentation graphique et spatio-temporelle duprobl`eme des deux trains:
A gauche` : selonNewton, tout observateur a lemˆeme tempset lemˆeme espace; les ´ev´enements simultan´es (mˆeme datet) appartiennent `a une mˆemedroite
horizontale→il s’agit de l’espace `a la datet;
A droite` : pourMinkowski, l’espace(= ensemble des ´ev´enements simultan´es) d´epend de l’observateur→droite horizontale ou inclin´ee
→la dur´ee entre deux ´ev´enements n’est pas absolue et l’ordre chronologique
Gravitation universelle (Newton, 1687)
I force attractiveagissant entre tous les corps→champ gravitationnel;
I intensit´e d´epend de la distance (∝1/r2) ;
I actioninstantan´ee `a distance ;
I orbite=compromisentre ligne droite et chute (cf. principe d’inertie) ;
I explication des lois de Kepler, des mar´ees ; pr´ediction du retour de la com`ete de Halley, de l’existence de Neptune, etc.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Gravitation relativiste (Einstein, 1907-1915)
I besoin de modifier la th´eorie de Newton pouraction `a vitesse≤c;
I id´ees:
I gravitation6=force comme les autres (universalit´e de la chute libre) ;
I universalit´e≡propri´et´e de l’espace-tempslui-mˆeme ;
I gravitation∼courburede l’espace-temps par la mati`ere et l’´energie;
I champ gravitationnel↔espace-temps lui-mˆeme (∼milieu´elastique) ;
I orbites=lignes droites(g´eod´esiques) dans un espace-temps courbe.
Courbure de l’espace-temps
I mouvement orbital∼courbure spatiale ;
I courbure temporelle: pieds vieillissent moins vite que tˆete (cf.GPS)...
Tests de la relativit´ e g´ en´ erale
I pr´evoitlumi`ere d´evi´eeen passant pr`es du Soleil
→premi`ere v´erification en 1919 durant une´eclipse;
I nombreux tests plus pr´ecis depuis: communications fr´equentes avec des sondes spatiales dans le Syst`eme solaire.
Mirage gravitationnel (images d’une galaxie lointaine)
Rayonnement gravitationnel
I masses mobiles `a la surface de l’eau→vaguesqui se propagent ;
I Einstein, 1916:mˆeme chose avec l’espace-temps;
I ann´ees 1960-1970 : id´ee prise plus au s´erieux apr`es d´eveloppements th´eoriques.
Ondes gravitationnelles
I perturbation duchamp gravitationnel;
I descriptionrelativiste→perturbation de lag´eom´etrie de l’espace-temps;
I caract`ere universel : ´emises partous les corps(sauf dans des circonstances tr`es particuli`eres), mais (la plupart du temps) entr`es faible quantit´e;
I par certains aspectsanaloguesaux ondes ´electromagn´etiques, par d’autres aux ondes acoustiques.
Effet d’une onde gravitationnelle sur la mati` ere
effet similaire auxmar´ees→expansion et compression simultan´ees/altern´ees.
Analogie ´ electromagn´ etique
I vibrations de l’espace(-temps)→propagation `a lavitessec dans le vide;
I ondestensorielles: variation d’un tableau(m´etrique spatio-temporelle) ;
I ondestransverses: action de l’ondeperpendiculaire`a la direction de propagation→deuxpolarisations possibles.
d´eformations associ´ees auxdeux polarisations (dites+et×)
Polarisation et direction de provenance
polarisationobserv´ee d´epend de la source et de la direction d’observation
.
Analogie acoustique
ondes observables :longueur d’onde&taille de la source ou du d´etecteur.
→ perception non-directionnelle;
→ interf´erencepour sources distinctes(=sensibilit´e au bruit) ;
→ signal re¸cu pr´esent´e comme unsonet non une image ;
→ d´etecteurs∼sonophone gravitationnel.
3
Sources d’ondes gravitationnelles
Production d’ondes gravitationnelles
Recette
I Prendre unegrande quantit´e de masse(ou d’´energie) ;
I La rendre laplus compacte possible(grand rapport masse/rayon : diff´erent de la densit´e=masse/volume) ;
I La mettre enmouvement coh´erent(on ne m´elange pas trop !) ;
I Acc´el´erer jusque desvitesses proches de celle de la lumi`ere.
→ impossibleenlaboratoire !
→ mais grandes quantit´es d’ondes gravitationnelles produites grˆace `a des objets astrophysiques;
→ sur Terre : signaux tr`es faibles car sources lointaines(variation du diam`etre de la Terre∼largeur d’un
Sources astrophysiques
I principales=objets compacts(trous noirs/´etoiles `a neutrons)
I autre :univers primordial
Objets astrophysiques compacts
I objets compacts: r´esidus centraux de l’effondrementd’´etoiles massivesen fin de vie ;
I naissance violente sous la forme d’une supernova gravitationnelle;
I puissance totale 1045 watts(pendant 10 s ; 99% = neutrinos) ; puissance solaire moyenne :1026watts.
Evolution stellaire et destin des ´ ´ etoiles massives
I ´etoiles≡r´eacteurs nucl´eaires `a fusion:
• noyaux atomiques l´egers→gros noyaux+´energie ;
• ´energie→pression qui r´esiste `a la gravitation(effondrement sinon).
I fusioncar petits donnent gros ;6=fissiondans laquelle gros donnent petits.
Structure en oignon
I ´etoiles massives→´el´ements de plus en plus lourds form´es ;
I plus lourds vont aucentre(stratification, comme pour l’eau et l’huile) ;
I plus lourd de tous, lefer: inerte (=ne peut pas fusionner pour lib´erer de l’´energie)→d´echet nucl´eaire[r´esiste grˆace `a des effetsquantiques].
Supernova
I avec le temps, masse ducœur de fer≥ 1.4masse solaire
→effondrementsous son propre poids (Chandrasekhar, 1930) ;
I effondrement du cœurrapide mais des couches externes plus lent ;
I cœur se durcit (interactions entreneutronsetprotons)→rebondalors que l’ext´erieur tombe toujours→choc etexpulsion des couches externes
→ supernova gravitationnelle(→poussi`ere d’´etoile) ;
→ r´esidu central=objet compact.
Quelques supernovæ gravitationnelles
Etoiles ` ´ a neutrons
I ´etoile prog´enitrice :M ∼8 `a 20M;
I 1 `a 2 foisM dans une boule de10 km de rayon(Soleil∼750 000 km) ;
I mati`ere dans desconditions extrˆemes: 100 milliards de tonnes par litre, structure interne complexe (6=boule de neutrons), superfluidit´e, champs gravitationnel et magn´etique intenses, etc. ;
I observation :pulsars, sources X compactes, sursauteurs gamma mous (soft gamma repeaters, SGR ; magn´etars), etc.
Etoiles ` ´ a neutrons
I ´etoile prog´enitrice :M ∼8 `a 20M;
I 1 `a 2 foisM dans une boule de10 km de rayon(Soleil∼750 000 km) ;
I mati`ere dans desconditions extrˆemes: 100 milliards de tonnes par litre, structure interne complexe (6=boule de neutrons), superfluidit´e, champs gravitationnel et magn´etique intenses, etc. ;
I observation :pulsars, sources X compactes, sursauteurs gamma mous (soft gamma repeaters, SGR ; magn´etars), etc.
Etoiles ` ´ a neutrons
I ´etoile prog´enitrice :M ∼8 `a 20M;
I 1 `a 2 foisM dans une boule de10 km de rayon(Soleil∼750 000 km) ;
I mati`ere dans desconditions extrˆemes: 100 milliards de tonnes par litre, structure interne complexe (6=boule de neutrons), superfluidit´e, champs gravitationnel et magn´etique intenses, etc. ;
I observation :pulsars, sources X compactes, sursauteurs gamma mous (soft gamma repeaters, SGR ; magn´etars), etc.
Etoiles ` ´ a neutrons
I ´etoile prog´enitrice :M ∼8 `a 20M;
I 1 `a 2 foisM dans une boule de10 km de rayon(Soleil∼750 000 km) ;
I mati`ere dans desconditions extrˆemes: 100 milliards de tonnes par litre, structure interne complexe (6=boule de neutrons), superfluidit´e, champs gravitationnel et magn´etique intenses, etc. ;
I observation :pulsars, sources X compactes, sursauteurs gamma mous (soft gamma repeaters, SGR ; magn´etars), etc.
Etoile ` ´ a neutrons : compositions envisag´ ees ` a haute densit´ e
Trous noirs astrophysiques
I r´egion de l’espace-tempsdont rien ne sort,mˆeme pas la lumi`ere (cf.Michell, 1783 ; Schwarzschild, 1916) ;
I r´esidu encore plus compact de l’effondrement d’une ´etoile massive (M > 20M) ;
I masse du Soleil dans unrayonde3 km(rayon de Schwarzschild, Rs∝M) ;
I trous noirssupermassifsau centre des galaxies ;
I Sagittarius A? :
M ∼4×106M, r<120UA ;
I trous noirsprimordiaux?
Trous noirs astrophysiques
I r´egion de l’espace-tempsdont rien ne sort,mˆeme pas la lumi`ere (cf.Michell, 1783 ; Schwarzschild, 1916) ;
I r´esidu encore plus compact de l’effondrement d’une ´etoile massive (M > 20M) ;
I masse du Soleil dans unrayonde3 km(rayon de Schwarzschild, Rs∝M) ;
I trous noirssupermassifsau centre des galaxies ;
I Sagittarius A? :
M ∼4×106M, r<120UA ;
I trous noirsprimordiaux?
Trous noirs astrophysiques
I r´egion de l’espace-tempsdont rien ne sort,mˆeme pas la lumi`ere (cf.Michell, 1783 ; Schwarzschild, 1916) ;
I r´esidu encore plus compact de l’effondrement d’une ´etoile massive (M > 20M) ;
I masse du Soleil dans unrayonde3 km(rayon de Schwarzschild, Rs∝M) ;
I trous noirssupermassifsau centre des galaxies ;
I Sagittarius A? :
M ∼4×106M, r<120UA ;
I trous noirsprimordiaux?
Trous noirs astrophysiques
I r´egion de l’espace-tempsdont rien ne sort,mˆeme pas la lumi`ere (cf.Michell, 1783 ; Schwarzschild, 1916) ;
I r´esidu encore plus compact de l’effondrement d’une ´etoile massive (M > 20M) ;
I masse du Soleil dans unrayonde3 km(rayon de Schwarzschild, Rs∝M) ;
I trous noirssupermassifsau centre des galaxies ;
I Sagittarius A? :
M ∼4×106M, r<120UA ;
I trous noirsprimordiaux?
Trous noirs astrophysiques
I r´egion de l’espace-tempsdont rien ne sort,mˆeme pas la lumi`ere (cf.Michell, 1783 ; Schwarzschild, 1916) ;
I r´esidu encore plus compact de l’effondrement d’une ´etoile massive (M > 20M) ;
I masse du Soleil dans unrayonde3 km(rayon de Schwarzschild, Rs∝M) ;
I trous noirssupermassifsau centre des galaxies ;
I Sagittarius A? :
M ∼4×106M, r<120UA ;
I trous noirsprimordiaux?
Trous noirs astrophysiques
I r´egion de l’espace-tempsdont rien ne sort,mˆeme pas la lumi`ere (cf.Michell, 1783 ; Schwarzschild, 1916) ;
I r´esidu encore plus compact de l’effondrement d’une ´etoile massive (M > 20M) ;
I masse du Soleil dans unrayonde3 km(rayon de Schwarzschild, Rs∝M) ;
I trous noirssupermassifsau centre des galaxies ;
I Sagittarius A? :
M ∼4×106M, r<120UA ;
I trous noirsprimordiaux?
Trous noirs et courbure de l’espace-temps
I invisiblemais effet gravitationnel sur objet proche ;
I espace-tempsextrˆemement courbe: lumi`ere en orbite circulaire possible ;
I fronti`ere=horizondu trou noir (endroit vide : pas une surface mat´erielle) ;
I observateur lointain:mati`ere semble gel´ee/temps arrˆet´esur l’horizon ;
I rayon de Schwarzschild6=distance au centre ;
I structure interne encore inconnue(singularit´e6=point au centre ; volume infini malgr´e surface finie ?).
Trous noirs et courbure de l’espace-temps
I invisiblemais effet gravitationnel sur objet proche ;
I espace-tempsextrˆemement courbe: lumi`ere en orbite circulaire possible ;
I fronti`ere=horizondu trou noir (endroit vide : pas une surface mat´erielle) ;
I observateur lointain:mati`ere semble gel´ee/temps arrˆet´esur l’horizon ;
I rayon de Schwarzschild6=distance au centre ;
I structure interne encore inconnue(singularit´e6=point au centre ; volume infini malgr´e surface finie ?).
Trous noirs et courbure de l’espace-temps
I invisiblemais effet gravitationnel sur objet proche ;
I espace-tempsextrˆemement courbe: lumi`ere en orbite circulaire possible ;
I fronti`ere=horizondu trou noir (endroit vide : pas une surface mat´erielle) ;
I observateur lointain:mati`ere semble gel´ee/temps arrˆet´esur l’horizon ;
I rayon de Schwarzschild6=distance au centre ;
I structure interne encore inconnue(singularit´e6=point au centre ; volume infini malgr´e surface finie ?).
Trous noirs et courbure de l’espace-temps
I invisiblemais effet gravitationnel sur objet proche ;
I espace-tempsextrˆemement courbe: lumi`ere en orbite circulaire possible ;
I fronti`ere=horizondu trou noir (endroit vide : pas une surface mat´erielle) ;
I observateur lointain:mati`ere semble gel´ee/temps arrˆet´esur l’horizon ;
I rayon de Schwarzschild6=distance au centre ;
I structure interne encore inconnue(singularit´e6=point au centre ; volume infini malgr´e surface finie ?).
Trous noirs et courbure de l’espace-temps
I invisiblemais effet gravitationnel sur objet proche ;
I espace-tempsextrˆemement courbe: lumi`ere en orbite circulaire possible ;
I fronti`ere=horizondu trou noir (endroit vide : pas une surface mat´erielle) ;
I observateur lointain:mati`ere semble gel´ee/temps arrˆet´esur l’horizon ;
I rayon de Schwarzschild6=distance au centre ;
I structure interne encore inconnue(singularit´e6=point au centre ; volume infini malgr´e surface finie ?).
Trous noirs et courbure de l’espace-temps
I invisiblemais effet gravitationnel sur objet proche ;
I espace-tempsextrˆemement courbe: lumi`ere en orbite circulaire possible ;
I fronti`ere=horizondu trou noir (endroit vide : pas une surface mat´erielle) ;
I observateur lointain:mati`ere semble gel´ee/temps arrˆet´esur l’horizon ;
I rayon de Schwarzschild6=distance au centre ;
I structure interne encore inconnue(singularit´e6=point au centre ; volume infini malgr´e surface finie ?).
Les trous noirs sont chauves
I 1916, Schwarzschild: solution des ´equations d’Einstein (sph´erique demasseM)
→infini pourR < Rs( ?) ;
I 1918, Reissner& Nordstr¨om: solution aveccharge ´electrique(q)
I 1963, Kerr: trou noir en rotation(Ω)
I Wheeler: th´eor`eme de
calvitie : trou noir caract´eris´e parM,Ωetq (en astrophysique : qn´egligeable).
Emission d’ondes gravitationnelles par les objets compacts ´
I naissance violente→ondes pendant l’effondrement et juste apr`es;
I reste central d’une supernova→disque d’accr´etion→mati`ere qui tombe sur l’objet compact et le fait vibrer ;
I ´etoiles en syst`eme binaire→binaires d’objets compacts→rapprochement et fusion→trou noir et sursaut d’ondes gravitationnelles ;
I au cœur des galaxies :trou noir supermassif
→interactions entre galaxies=interactions entre trous noirs.
Collisions de galaxies (et de trous noirs supermassifs)
Mod´ elisation th´ eorique
Besoin de r´esoudre les ´equations d’Einstein :
Rµν = κTµν
soit
g´eom´etrie de l’espace-temps=(´evolution de la) distribution d’´energie.
Equations d’Einstein (cas stationnaire et axisym´ ´ etrique)
∆3ν = 4πA2(E+S) +B2r2sin2θ
2N2 ∂ω∂ω−∂ν∂(ν+ lnB)
∆˜3(ωrsinθ) = −16πN A2 B2
pφ
rsinθ+rsinθ ∂ω∂(ν−3 lnB)
∆2[(N B−1)rsinθ] = 8πN A2Brsinθ(Srr+Sθθ)
∆2(lnA+ν) = 8πA2Sφφ+3B2r2sin2θ
4N2 ∂ω∂ω−∂ν∂ν avec
∆2 =ˆ ∂2
∂r2 +1 r
∂
∂r+ 1 r2
∂2
∂θ2
∆3 =ˆ ∂2
∂r2 +2 r
∂
∂r+ 1 r2
∂2
∂θ2 + 1 r2tanθ
∂
∂θ
∆˜3=∆ˆ 3− 1
r2sin2θ et ∂u∂v=ˆ∂u
∂r
∂v
∂r + 1 r2
∂u
∂θ
∂v
∂θ
4
D´ etection des ondes gravitationnelles
Mise en ´ evidence indirecte des ondes gravitationnelles
I Hulse & Taylor, 1982: d´ecouverte et observation pr´ecise dupulsar binaire PSR B1913+16(deux ´etoiles `a neutrons) ;
Trois m´ ethodes de d´ etection directe
I amplification du signalpar d´etecteur r´esonant (∼balan¸coire, instruments de musique, etc.)→barre r´esonante (Weber, ann´ees 1960-70) ;
I mesures de distances tr`es pr´ecises→interf´erom`etre `a laser (ann´ees 1960-70) ;
I chronom´etriede pulsars par unr´eseau de radiot´elescopes(∼2010).
Interf´ erom´ etrie laser
I variations relatives de distancesmesur´ees par interf´erom´etrie laser ;
I comparaison de la longueur de deuxbrasorthogonaux de plusieurs kilom`etres de long (interf´erom`etre de Michelson) ;
I premiers d´etecteurs op´erationnels au d´ebut des ann´ees 2000→d´efi
technologique(miroirs sans d´efauts, syst`eme d’amortissement, faisceaux laser sous vide, etc.) ;
Sources de bruit
I basses fr´equences: ondes sismiques, fluctuations thermiques, etc.
LIGO
I exp´erience aux ´Etats-Unis ;
I deux interf´erom`etresaux bras de 4 km (s´epar´es de 3000 km) ;
I versions avanc´eesen service depuis septembre 2015.
R´ eseau international
Interf´ erom` etres au sol
I Virgo: un interf´erom`etre (3 km) pr`es de Pise (Italie) ; collaboration France, Italie puis Pays-Bas, Pologne et Hongrie (version avanc´ee en service en 2016) ;
I Autres :GEO600(prototype, Allemagne) ;KAGRA(en construction, Japon) ;LIGO India(projet, Inde) ;Einstein Telescope(projet sous-terrain
Projet eLISA
Orbite du projet eLISA
(pr´evu pour 2034,bras de1 million de km)
I pas de bruit sismique;
I bras plus longs =fr´equences plus basses;
I binaires detrous noirs supermassifsavant tout ;
I 3 d´ecembre 2015 : lancement r´eussi du prototypeLISA Pathfinder.
Signaux attendus et d´ etectabilit´ e
I basses fr´equences: trous noirs supermassifs (mission spatiale eLISA ou chronom´etrage de pulsars) ;
5
GW150914 et GW151226
GW150914 : Fusion de deux trous noirs observ´ ee par LIGO
I syst`eme de deux trous noirs de36 et 29 masses solaires;
I environ 10 orbites observ´eesen0,2 seconde→v∼0,5c `a la fusion ;
I ´evolution de lafr´equence du signal: de 35 Hz jusque 150 Hz ;
I mesure sur Terre :d´eformation relative∼un noyau atomique pour le diam`etre de la Terre (10−21) ;
Trou noir final
I 62 masses solaires→3 masses solaires rayonn´eessous forme d’ondes gravitationnelles ;
I puissancerayonn´ee au maximum>1049W(∼500 milliards de fois celle de la Voie lact´ee sous forme ´electromagn´etique ; plus que l’univers observable) ;
I oscillation amortie: confirmation de la relativit´e g´en´erale (trou noir de
Comparaison th´ eorie et exp´ erience
−1.0
−0.5 0.0 0.5 1.0
WhitenedH1Strain/10−21
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
Time / s
−1.5
−1.0
−0.5 0.0 0.5 1.0 1.5
WhitenedL1Strain/10−21
Data Wavelet BBH Template
−6
−3 0 3 6
σnoise
−6
−3 0 3 6
σnoise
→orbite quasi-circulaire,pas d’eccentrit´e