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Épreuve de Mathématiques

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

MINESEC Année scolaire : 2011-2012

Lycée de Nkolnda–Nsimalen Classe : Tl eC Durée : 4 heures

Département de Mathématiques Séquence 4 Février 2012

Coefficient : 05

Épreuve de Mathématiques

Enseignant : Romaric TCHAPNGA

Le correcteur tiendra compte de la rigueur dans la rédaction et de la clarté de la copie. Il est demandé à l’élève de justifier toutes ses affirmations.

EXERCICE I 4,5 points

Le plan complexeP est rapporté à un repère orthonormal direct³ O,−→

u, −→ v ´

. On prendra pour unité graphique 4 cm. On considère les points A, B, C et D d’affixes respectives zA=i, zB=1+2i,

zC=p

2eiπ4, et zD=3+2i.

On considère la similitude s qui transforme A en B et C en D. Soit M un point d’affixez etM0, d’affixez0, son image pars.

1. Exprimerz0en fonction dezpuis donner les éléments caractéristiques des. 1 pt 2. Soit (Un) la suite numérique définie par :

( U0 = 0

Un+1 = 2Un+1 pour toutn∈N

a. Montrer que ∀n∈N,Un∈N. 0,5 pt

b. Montrer que, pour tout entier natureln,Un+1etUnsont premiers entre eux. 0,5 pt c. Interpréter géométriquement, en utilisant la similitudes, les termes de la suite (Un).0,25pt d. Montrer que pour tout entier naturel n, Un=2n−1. 0,5 pt e. Montrer que, pour tous entiers naturelsnetpnon nuls tels que n>p,

Un=Up¡

Un−p+1¢

+Un−p. 0,5 pt

Montrer pourn>pl’égalité pgcd¡

Un,Up

¢=pgcd¡

Up,Unp

¢. 0,5 pt

f. Soitnetpdeux entiers naturels non nuls, montrer que : pgcd¡

Un,Up¢

=Upgcd(n;p).0,5 pt

g. Déterminer le nombre : pgcd(U2012,U56) . 0,25 pt

EXERCICE II 4,5 points

SoitABC un triangle direct. On construit les trianglesB AOetACO0directs rectangles isocèles enOet O0. SoitDle milieu de [BC]. Il s’agit de montrer que le triangleODO0est rectangle et isocèle enDen deux méthodes.

A - Méthode géométrique

1. Faire une figure. 0,5 pt

2. Soitr etr0les rotations de centres respectifsOetO0et d’angle π 2.

Montrer quer0r(B)=Cet en déduire quer0r est une symétrié centrale de centreD. 0,5 pt 3. SoitD0=r(D). Montrer quer0(D0)=Dpuis en déduire que la droite (OO0) est la bissectrice de

chacun des angles³−−→

OD;−−→

OD0´

et³−−→

O0D;−−−→

O0D0´

. 1 pt

B - Avec les nombres complexes

Soient a, b,c, d, zetz0les affixes respectives des pointsA, B, C, D,OetO0. 1

(2)

1. Exprimerden fonction debetc. 0,25 pt

2. Exprimerazen fonction debzet en déduirez. 0,5 pt

3. De la même façon, exprimerz0en fonction dea, betc. 0,5 pt 4. Montrer que zd=b+c−2a+i(b−c)

2(i−1) et calculer de même z0d. 0,5 pt

5. Montrer que i(z0d)=zd et déduire queODO0est rectangle et isocèle direct enD. 0,75pt

EXERCICE III 2 points

L’espace est muni du repère orthonormal³ O,−→

ı , −→

, −→ k ´

. Soient (P) et (P0) les plans d’équations res- pectivesx+2y−z+1=0 et−x+y+z=0. Soit A le point de coordonnées (0 ; 1 ; 1).

1. Démontrer que les plans (P) et (P0) sont perpendiculaires. 0,5 pt 2. Soit (D) la droite d’intersection des plans (P) et (P0).

Déterminer une représentation paramétrique de la droite (D). 0,5 pt 3. Calculer la distance du point A à chacun des plans (P) et (P0). 0,5 pt

4. En déduire la distance du point A à la droite (D). 0,5 pt

PROBLEME 9 points

Le but du problème est de montrer que le nombre e, base du logarithme népérien est irrationnel.

Partie A : Etude des suites

On définit les suites (Un) et (Vn) surNpar : Un=

n

X

k=0

1

k! et Vn=Un+ 1 n!.

1. Montrer que (Un) est croissante et (Vn) décroissante. 0,75 pt 2. Montrer que∀(n;m)∈N×N,Un<Vm et en déduire que les suites (Un) et (Vn) sont conver-

gentes. 1pt

3. Soitn∈N. On définit les fonctions f et g de la manière suivante :

∀x∈R, f(x)= −ex µ

1+ x 1!+x2

2! +x3

3! + · · · +xn n!

et g(x)=f(x)−xne−x n! . a. Montrer que ∀x∈R, f0(x)=xnex

n! . 0,5 pt

b. Montrer que ∀x∈[0; 1], 0≤f0(x)≤ 1

n! et en déduire que 0<f(1)−f(0)≤ 1

n!. 1 pt c. Montrer que pourn≥2, g est strictement décroissante sur [0; 1] et

en déduire g(0)>g(1). 0,75pt

4. a. Déduire de3.bque ∀x∈R, 0<e−Un≤ e

n!. 0,75pt

b. Déterminer la limite de la suite (Un) puis celle de (Vn). 0,5 pt c. Déterminer le plus petit entier naturelptel que pournp, |Un−e|≤10−4. 0,5pt d. Déduir de4.bet du sens de variation de (Vn) que ∀n∈N, Vn>e. 0,5 pt Partie B : Irrationnalité de e

On suppose que e est strictement positif et rationnel c’est-à-dire ∃(p;q)∈N×N/ e=p q.

1. Justifier en utilisant les résultats de lapartie Aque Uq<e<Vq. 0,5 pt

2. En déduire que : q!Uq<(q−1)!p<q!Vq. 0,5 pt

3. a. Justifier que les nombres q!Uq, (q−1)!p et q!Vqsont des entiers naturels. 0,5pt

b. Vérifier que q!Vq=q!Uq+1. 0,5 pt

4. Expliquer pourquoi on obtient une contradiction et conclure que e est irrationnel. 0,75 pt 2

(3)

1. CalculonsUp¡

Un−p+1¢

+Un−p=(2p−1) (2n−p−1+1)+2n−p=2n−2n−p+2n−p−1=2n−1=Un. L’égalité précédente peut s’écrire :UnUp¡

Un−p+1¢

=Un−p. Le pgcd àUnetUp, diviseUp, donc aussiUp¡

Un−p+1¢

et par différence diviseUn−Up

¡Un−p+1¢ c’est-à-direUnpet c’est le plus grand diviseur commun. Donc pgcd¡

Un,Up

¢=pgcd¡

Up,Unp

¢. 2. On sait que pourx∈Reta∈N,xa−1=(x−1)(. . .), doncx−1 divisexa−1.

Soitdle pgcd deUnetUp. Il existe donc deux naturelsketk0premiers entre eux tels quen=kd etp=k0d.

De plus il n’existe pas d’autre écriture denetpsous forme de produit avec un facteur commun supérieur àd, d’après la définition du pgcd.

Un=2n−1=2kd−1=¡ 2d¢k

−1=(2d−1)(. . .), c’est-à-dire que 2d−1 diviseUn. De mêmeUp=2p−1=2k0d−1=¡

2d¢k0

−1=(2d−1)(. . .), c’est-à-dire que 2d−1 diviseUp. Donc 2d−1=Ud=Upgcd(n,p)est le plus grand diviseur commun àUnetUp.

Application : 15=3×5. Or 5 divise 2 005, mais 3 ne le divise pas. Donc pgcd(U2 005,U5)=U5(d’après la question précédente).

U5=25−1=32−1=31.

Conclusion : pgcd(U2 005,U5)=31.

1. Montrer que, pour tout entier naturel non nulket pour tout entier naturelx: (x−1)

³

1+x+x2+ · · · +xk1´

=xk−1.

Dans toute la suite de l’exercice, on considère un nombre entierasupérieur ou égal à 2.

2. a. Soitnun entier naturel non nul etdun diviseur positif den : n=d k. Montrer quead−1 est un diviseur dean−1.

b. Déduire de la question précédente que 22004−1 est divisible par 7, par 63 puis par 9.

3. Soientmetndeux entiers naturels non nuls etdleur pgcd.

a. On définitm0etn0parm=d m0etn=d n0. En appliquant le théorème de Bezout àm0et n0, montrer qu’il existe des entiers relatifsuetv tels que :munv=d.

b. On supposeuetv strictement positifs.

Montrer que : (am−1)−(anv−1)ad=ad−1.

Montrer ensuite quead−1 est le pgcd deamu−1 et deanv−1.

c. Calculer, en utilisant le résultat précédent, le pgcd de 263−1 et de 260−1.

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