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Pour toutes conditions initiales y01, y02, il existe donc une solution locale de l’´equation diff´erentielle dans R2, y′(t) =f t, y(t

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Universit´e P. et M. Curie Sylvie Delabri`ere Licence de Math´ematique LM 383 : Equations diff´erentielles, Ann´ee 2004-2005 M´ethodes de r´esolution num´erique

Corrig´e de l’Examen du 8 Septembre 2005 I

1) La fonction f(t, x) =

−x31+x2

−x32+x1

, pour x= x1

x2

, est de classe C1 de [0, T]×R2 dans R2 et ne d´epend pas de t.

Elle est donc localement lipschitzienne enx, uniform´ement ent. Pour toutes conditions initiales y01, y02, il existe donc une solution locale de l’´equation diff´erentielle dans R2, y(t) =f

t, y(t) .

2)La fonctionU(x) =|x|2 est une fonction de Liapounov pour (P). En effet : DU(x)f(t, x) = 2x1(−x31+x2) + 2x2(−x32+x1),

= −2x41−2x42+ 4x1x2,

≤ 2(x21+x22) = 2U(x).

Il existe donc des solutions sur tout compact donc aussi sur [0,+∞) pour toutes conditions initiales.

3) Si y1(t) =y01 ety2(t) =y02 pour toutt, alors on a : y03

1 =y02, y03 2 =y01

dont les seules solutions sont y01 =y02 = 0, y01 =y02 = 1, y01 =y02 =−1.

4)

(P)





z1(t) =z1(t)[1−(z12(t) + 3z22(t))], z2(t) =−z2(t)[1 + (3z12(t) +z22(t))]

z1(0) = y0 1+y2 0 2 z2(0) = y0 1−y2 0 2.

5) a) Le couple de fonctions (0, z2(t)) tel que z2(t) = −z2(t) [1 +z22(t)] et z2(0) donn´e constitue une solution du syst`eme (P). Par l’unicit´e de la solu- tion de (P), qui est une cons´equence de l’unicit´e des solutions de (P) pour une condition initiale donn´ee, c’est la seule solution de (P) et doncz1(t) = 0 pour tout t.

b) Suposons z1(0) > 0. S’il existe t0 tel que z1(t0) = 0, l’argument du a) implique que z1(t) = 0 pour t ≥ t0. Mais en changeant t en t0 − t, cet argument s’applique aussi avant t0 et donc z1(t) = 0 pour t, ce qui est une contradiction. Donc z1(t)>0 pour tout t.

1

(2)

c)On raisonne de la mˆeme fa¸con en consid´erant la solution (z1(t),0) de (P) avec z1(0) donn´e .

6) a) Comme [1 + (3z12(t) +z22(t))] ≥ 1 et z2(t) > 0, on a : z2(t) ≤ −z2(t).

Par le lemme de Gronwall on obtient z2(t)≤z2(0)e−t etz2(t) tend bien vers 0 quant t→ ∞.

b) On posew2(t) =−z2(t) et le raisonnement avecw2 est le mˆeme que celui de la question a).

c) Si z2(0)>0, alors z2(t)> 0 pour tout t et z2(t) ≤0 pour tout t.Donc la fonction z2(t) est d´ecroissante. L’autre cas est sym´etrique.

7) a) i) Supposons que pour tout t, z1(t)≥1 +ε.

Alorsz1(t) =z1(t)[1−(z12(t)+3z22(t))]≤z1(t)[1−z12(t)]≤ −ε(1+ε)(2+ε)<0.

Appliquons le th´eor`eme des accroissements finis entre 2 temps s > t : z1(s) =z1(t) +z1(c)(s−t)≤z1(t)−ε(1 +ε)(2 +ε)(s−t).

Quand s → ∞, on obtient une contradiction puisque z1(s) devrait rester sup´erieur `a 1+εet tendre vers−∞. Il existe donc bient0tel quez1(t0)≤1+ε.

ii) Supposons alors qu’il existe t1 > t0 tel que z1(t1) > 1 +ε. Le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires implique qu’il existe a ∈ [t0, t1[ tel que z1(a) = 1 +ε. Choisissons le plus grand des a v´erifiant cette propri´et´e. Alors, par le th´eor`eme des accroissements finis, z1(t1)−z1(a) = z1(c)(t1 −a) et ceci est une contradiction puisque le premier membre est strictement positif et le second est strictement n´egatif car z1(c) < 0 d’apr`es i) . Donc pour t ≥ t0, z1(t)≤1 +ε.

iii) Supposons z1(t)≤1−ε pour tout t≥T. Alors :

z1(t) =z1(t)[1−(z12(t)+3z22(t))]≥(1−ε)(2ε−ε2−3ε2) = 2ε(1−ε)(1−2ε)>0.

La suite du raisonnement est la mˆeme en renversant toutes les in´egalit´es.

b) On vient de montrer que pour tout 0 < ε < 1

2, il existe S = sup{t0, t1} tel que sit ≥S, 1−ε ≤z1(t)≤1 +ε. Ceci prouve bien que z1(t)→1 quand t → ∞.

8) Le raisonnement de la question 7) s’applique de fa¸con analogue et on montre bien que si z1(0)<0 alors z1(t)→ −1 quand t→ ∞

9) Les questions 5), 6), 7) et 8) impliquent : Si z1(0) = 0, (z1(t), z2(t))→(0,0) quand t→ ∞ Si z1(0)>0, (z1(t), z2(t))→(1,0) quand t→ ∞ Si z1(0)<0, (z1(t), z2(t))→(−1,0) quand t→ ∞

10) On revient `a y1(t) = z1(t) +z2(t), y2(t) = z1(t) −z2(t) et d’apr`es la question 9) :

Si y01 =−y02, alors (y1(t), y2(t))→(0,0) quand t→ ∞.

Si y01 >−y02, alors (y1(t), y2(t))→(1,1) quand t→ ∞.

Si y01 <−y02, alors (y1(t), y2(t))→(−1,−1) quandt → ∞.

2

(3)

II

1)Sipk etrk sont les polynˆomes d’interpolation associ´es `a f etg respective- ment, aux mˆeme points x0, x1, . . . , xk, on a pk(xi) =f(xi) et rk(xi) =g(xi).

Donc pour tous r´eelsλ, µ,λpk(xi)+µrk(xi) =λf(xi)+µg(xi), doncλpk+µrk

est le polynˆome d’interpolation associ´e `a λf +µg et Lk est bien lin´eaire.

D’autre part, on peut ´ecrire, en reprenant la d´efinition du polynˆome d’inter- polation d’ordreksous forme de Lagrange,pk(x) =Lk(f)(x) =

k

X

i=0

f(xi)li(x).

D’o`u : |pk(x)| ≤

k

X

i=0

|li(x)|

!

||f||, et donc ||pk|| ≤sup

( k X

i=0

|li(x)|

!

/ x∈[a, b]

)

||f||= Λk||f||.

Donc la norme deLkest bien inf´erieure `a Λk = supn Pk

i=0|li(x)|

| x∈[a, b]o . Pour montrer l’´egalit´e, on utilise la continuit´e de la fonction x7→

k

X

i=0

|li(x)|

sur [a, b], qui entraˆıne l’existence d’un point ξ ∈ [a, b] tel que

k

X

i=0

|li(ξ)| = sup

x∈[a,b]

k

X

i=0

|li(x)| = Λk. Toute fonction f0 telle que f0(xi) = sgn(li(ξ)) et

||f0|| = 1 v´erifie alors : Lk(f0)(ξ) =

k

X

i=0

|li(ξ)| = Λk, ce qui implique bien l’´egalit´e ||Lk||= Λk.

2) a)

li(x) =Y

j6=i

(x−xj)

(xi−xj) =Y

j6=i

(s−j)

(i−j) = (−1)k−is(s−1)· · ·(s\−i). . .(s−k)

i!(k−i)! ,

o`u (s\−i) d´esigne un facteur omis.

b) Pour s= 1

2, il vient

|li(a+h 2)|=

1 2 1 2 3

2. . .(i\− 12). . .(k− 12)

i!(k−i)! ≥ 1

4

1.2. . .(i\−1). . .(k−1)

i!(k−i)! ≥ 1

4k2 k!

i!(k−i)!.

3

(4)

On en d´eduit :

Λk

k

X

i=0

|li(a+ h

2)| ≥ 1 4k2

k

X

i=0

Cki = 1 4k22k.

c)Pour l’autre in´egalit´e, on ´ecrit, pour s ∈[l, l+ 1] , 0≤l ≤k :

|li(a+sh)| ≤ (k−l)!(l+ 1)!

i!(k−i)! ≤ k!

i!(k−i)!. D’o`u

Λk = sup ( k

X

i=0

|li(a+sh)|/ s∈[l, l+ 1] , 0≤l≤k )

k

X

i=0

Cki = 2k.

4

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