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Projet PRENUM-AC

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Année 2012

Ressource Terminale C :

Isométries planes : Généralités

Production :

Concepteur :

Farel STEIMBAULT KIBINDA, étudiant à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université Marien NGouabi, Congo-Brazzaville

Encadreurs :

Joseph BONAZEBI YINDOULA, enseignant au lycée Pierre SAVOR- GNAN DE BRAZZA, Congo-Brazzaville

Christian TATHY, enseignant-chercheur à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université Marien NGouabi, Congo-Brazzaville

© E.N.S.-U.M.NG. 2012

(2)

Introduction 4

0.1 Public ciblé . . . 4

0.2 Objectifs pédagogiques . . . 4

0.3 Place dans le programme . . . 4

0.3.1 Pré-requis . . . 4

0.3.2 Utilisations futures . . . 4

0.4 Répartition horaire . . . 5

0.5 Déroulement prévu des activités de la ressource . . . 6

Isométries Planes : Généralités 7 0.6 Activité préparatoire . . . 7

0.6.1 Énoncé de l’activité préparatoire . . . 7

0.6.2 Analyse a priori . . . 7

0.6.3 Solution optimale de l’activité préparatoire . . . 8

0.7 Définition . . . 8

0.8 Exemples : . . . 8

0.9 Propriétés des isométries planes . . . 10

0.9.1 Propriété 1 : Conservation du produit scalaire . . . 10

0.9.2 Propriété 2 : Conservation du barycentre . . . 11

0.9.3 Propriété 3 : Conservation des angles non orientés . . . 11

0.9.4 Propriété 4 :Toute isométrie est une bijection . . . 12

0.10 Conséquences . . . 13

0.11 Études de quelques isométries planes . . . 13

0.11.1 Rotation . . . 13

Définition . . . 13

Expression analytique de la rotation . . . 13

Exemple d’illustration . . . 16

Composition de deux rotations . . . 16

Expression complexe . . . 17

0.11.2 Cas particuliers de rotation . . . 18

Identité du plan . . . 18

Symétrie centrale . . . 19

(3)

Quart de tour direct . . . 19

Quart de tour indirect . . . 20

0.11.3 Réflexion ou symétrie axiale . . . 21

Définition . . . 21

Expression analytique de la réflexion . . . 21

Exemple d’illustration . . . 23

Composition de deux réflexions . . . 23

Expression complexe d’une symétrie . . . 25

0.12 Exercices d’application (E.A) . . . 26

0.12.1 Énoncés des exercices d’application . . . 26

0.12.2 Analyse a priori . . . 26

0.12.3 Solutions optimales des exercices d’application . . . 27

Devoir sur table 31 Énoncé du devoir sur table . . . 31

Analyse a priori du devoir sur table . . . 32

Corrigé du devoir sur table . . . 33

Devoirs "maison" 37 Devoir "maison" n1 . . . 37

Devoir "maison" n2 . . . 38

Exercices d’approfondissement 40

Bibliographie et webographie 44

(4)

0.1 Public ciblé

Cette ressource est destinée aux enseignants de Lycée et aux apprenants en classe de terminale Scientifique C et E.

0.2 Objectifs pédagogiques

Dans cette ressource, nous donnons aux apprenants des moyens, des méthodes et des techniques qui leurs permettront d’atteindre les objectifs suivants :

I Reconnaître et caractériser une isométrie plane I Composer deux isométries planes

I Donner l’expression analytique d’une isométrie plane I Donner l’expression complexe d’une isométrie plane.

0.3 Place dans le programme

0.3.1 Pré-requis

Pour mieux aborder cette ressource, les apprenants doivent avoir des connais- sances sur :

I Les applications affines

I Les notions de distance, de norme et de produit scalaire I Les angles orientés et les calculs barycentriques.

0.3.2 Utilisations futures Cette ressource sera utile dans :

I La composition et la décomposition des isométries planes I La classification des isométries planes

I L’étude des similitudes planes (Cadre géométrique et Complexe).

(5)

0.4 Répartition horaire

La durée totale maximale de cette ressource est de 5 heures. Elle est repartie comme suit :

? Section 0.6 : 30min

? Sections 0.7 et 0.8 : 30min

? Sections 0.9 et 0.10 : 45min

? Section 0.11 : 2h15min

? Section 0.12 : 1h00

(6)

0.5 Déroulement prévu des activités de la ressource

Titre de la ressource :

Isométries planes : Généralités

Organisation de la ressource

Cette ressource est composée d’une leçon qui sera accompagnée d’un devoir sur table, de deux devoirs "maison" et d’une feuille d’exercices d’approfondissement terminée par une bibliographie.

(7)

0.6 Activité préparatoire

0.6.1 Énoncé de l’activité préparatoire

Soit f une transformation du plan P dans lui même, et M(x, y) d’image M0(x0, y0) par f deux points du plan P tel que :

(x0 = x+ 4 y0 = y 5

Soit N(x1, y1) d’image N0(x01, y10) par f deux points du plan P. a) Calculer les distances d(M, N) et d(M0, N0).

b) Comparer ces distances trouvées.

c) Quelle conclusion peut-on tirer de la transformation f ?

0.6.2 Analyse a priori Objectif de l’activité

Cette activité a pour but d’introduire la notion d’isométrie en partant des pré-requis de l’apprenant.

Justification de l’activité

Le choix de cette activité repose sur le fait que les apprenants connaissent déjà les transformations du plan (translation, rotation...). Il s’agit ici de partir d’une expression analytique d’une transformation du plan pour définir une isométrie.

D’où le choix de l’expression analytique d’une translation qui est moins compliquée à manipuler que celle de la rotation par exemple.

Erreurs possibles

Dans cette activité, les apprenants pourraient rencontrer les obstacles pour calculer la distance d(M0, N0) c’est-à-dire de déterminer l’expression analytique

(8)

0.6.3 Solution optimale de l’activité préparatoire a) Calculons les distances d(M, N) et d(M0, N0).

d(M, N) =p

(x1 x)2 + (y1 y)2 (1) et

d(M0, N0) = q

(x01 x0)2 + (y10 y0)2

Rappelons que N0(x01, y01) est l’image de N(x1, y1) par f, donc : (x01 = x1 + 4

y10 = y1 5 On obtient alors :

d(M0, N0) = q

(x01 x0)2 + (y10 y0)2

= p

(x1 + 4x4)2 + (y1 5y + 5)2 d(M0, N0) = p

(x1 x)2 + (y1 y)2 (2) b) Comparons ces deux distances. On constate que (1) = (2) , d’où

d(M, N) = d(M0, N0)

c) Étant donné que d(M, N) = d(M0, N0), alors f est une transformation qui conserve les distances.

0.7 Définition

On appelle isométrie du plan P, toute transformation de P dans lui même qui conserve les distances.

0.8 Exemples :

La translation, la rotation, la symétrie glissée,... sont des isométries du plan.

Méthode

Ici il s’agit de présenter une démarche qui permettra à l’apprenant de montrer qu’une transformation du plan est une isométrie. La procédure est la suivante :

Reconnaître d’abord qu’une expression analytique établit une relation entre un point du plan avec son image par la transformation donnée c’est-à-dire pour un point M(x, y) et f la transformation, on a : f(M) = M0 avec M0(x0, y0) l’image de M par f ;

(9)

Choisir un point quelconque du plan différent du point M et trouver son image par la transformation donnée ;

Calculer ensuite la distance entre les points antécédents puis la distance entre les points images ;

Comparer les deux distances trouvées ;

Enfin en cas d’égalité de ces distances, conclure que la transformation donnée est une isométrie.

A retenir

L’homothétie du plan de rapport k si k 6= 1 n’est pas une isomé- trie du plan, car elle ne conserve pas les distances.

Preuve

Soit h(O;k) l’homothétie de centre O et de rapport k avec k 6= 1.

Soient M et N deux points quelconques du plan et M0 et N0 deux points images de M et N par h(O;k).

On a les relations suivantes :

(−−→

OM0 = k−−→

−−→ OM

ON0 = k−−→

ON Calculons les distances d(M, N) et d(M0, N0)

Or

d(M, N) = k−−→

M Nk et

d(M0, N0) =k−−−→

M0N0k En effet,

−−−→M0N0 = −−→

M0O +−−→

ON0

= −−→

OM0+ −−→

ON0

= −k−−→

OM +k−−→

ON

= k(−−→

ON −−→

OM)

= k(−−→

M O+−−→

ON)

= k−−→

M N

(10)

On obtient alors :

k−−−→

M0N0k = kk−−→

M Nk = |k| · k−−→

M Nk Ainsi

d(M0, N0) =|k| ·d(M, N)

D’où l’homothétie ne conserve pas les distances, mais plutôt elle les multiplie par le module de son rapport.

0.9 Propriétés des isométries planes

0.9.1 Propriété 1 : Conservation du produit scalaire Toute isométrie du plan conserve le produit scalaire.

Preuve

Soit f une isométrie plane et soient A, B, C trois points du plan d’images respec- tives A0, B0, C0.

L’objectif de cette propriété est de comparer les produits scalaires formés par les points images et antécédents c’est-à-dire, montrons que(−→

AB·−→

AC) = (−−→

A0B0·−−→

A0C0).

BC = (−→

BA+ −→

AC)

BC2 = (−→

BA+ −→

AC)2

BC2 = −→

BA2 + −→

AC2 + 2−→

BA·−→

AC

= −→

BA2 + −→

AC2 2−→

AB ·−→

AC (−→

AB ·−→

AC) = 1 2(−→

BA2 +−→

AC2 BC2) D’où

(−→

AB ·−→

AC) = 1

2(BA2 +AC2 BC2) car le carré d’un vecteur est un scalaire.

D’autre part on a :

−−→B0C0 = (−−→

B0A0+ −−→

A0C0)

−−→B0C02 = (−−→

B0A0+ −−→

A0C0)2

−−→B0C02 = −−→

B0A02 + −−→

A0C02 + 2−−→

B0A0 ·−−→

A0C0

= −−→

B0A02 + −−→

A0C02 2−−→

A0B0·−−→

A0C0 (−−→

A0B0·−−→

A0C0) = 1

2(−−→

B0A02 +−−→

A0C02 −−→

B0C02) D’où

(−−→

A0B0·−−→

A0C0) = 1

2(B0A02 +A0C02 B0C02)

(11)

0.9.2 Propriété 2 : Conservation du barycentre Toute isométrie du plan conserve le barycentre.

Preuve

Soient f une isométrie du plan et G barycentre des points pondérés (A, α) et (B, β) c’est-à-dire

α−→

AG+β BG =

O

Il s’agit de montrer que f(G) est barycentre des points pondérés (f(A), α) et (f(B), β), c’est-à-dire

αf(−→

AG) + βf(

BG) = f( O) En effet,

α−→

AG +β

BG = O f−→

AG+ β

BG) = f( O) αf(−→

AG) +βf(

BG) = f( O) α−−−−−−→

f(A)f(G) + β−−−−−−→

f(B)f(G) = f( O) Posons O0 = f(O), on a :

α−−−−−−→

f(A)f(G) + β−−−−−−→

f(B)f(G) = O0.

D’où f(G) est barycentre des points pondérés (f(A), α) et (f(B), β). 0.9.3 Propriété 3 : Conservation des angles non orientés

Toute isométrie du plan conserve les mesures des angles non orientés.

Preuve Soit f une isométrie du plan.

Soient A, B, C trois points deux à deux distincts du plan d’images respectives par f, A0, B0, C0.

On a :

A0B0 = AB et A0C0 = AC

De plus, −→

AB ·−→

AC = k−→

ABkk−→

ACkcos(BAC[)

et −−→

A0B0 ·−−→

A0C0 = k−−→

A0B0kk−−→

A0C0kcos(B\0A0C0)

(12)

Notons que k−→

ABk = AB, k−→

ACk = AC, k−−→

A0B0k = A0B0 et k−−→

A0C0k = A0C0. D’après la propriété 1, f conserve le produit scalaire, on a :

−→AB·−→

AC = −−→

A0B0·−−→

A0C0

AB ·ACcos(BAC) =[ AB·ACcos(B\0A0C0) cos(BAC) = cos([ B\0A0C0)

on a :

BAC[ = B\0A0C0 car BAC,[ B\0A0C0 [0, π]

D’où le résultat.

0.9.4 Propriété 4 :Toute isométrie est une bijection Toute isométrie du plan est bijective.

Preuve

Soit f une isométrie du plan. Montrons alors que f est injective et surjective.

Injection

Soient A et B deux points du plan d’images respectives A0 et B0 tels que A0 = B0.

f étant une isométrie, on a :

A0B0 = AB Or

A0 = B0 alors

A0B0 = 0 On a :

AB = 0 ce qui implique

A= B D’où

A0 = B0 =A = B Ce qui veut dire f est injective.

Surjection

En dimension finie une isométrie est surjective.

Étant donné que f est une isométrie du plan, alors f est surjective car la dimension du plan est 2 donc finie.

D’où f est une isométrie bijective.

(13)

0.10 Conséquences

Toute isométrie conserve :

la nature des configurations géométriques (triangles, droites, cercles, quadri- latères, conique,...)

l’alignement des points

l’orthogonalité et le parallélisme des droites

0.11 Études de quelques isométries planes

0.11.1 Rotation Définition

Soit A(xA, yA) un point du plan et soit θ la mesure principale d’un angle Θ. On appelle rotation de centre A et d’angle θ notée r = r(A, θ), l’expression r(M) =M0 c’est-à-dire

AM0 = AM (−−→\

AM ,−−→

AM0) = θ

avec M un point quelconque du plan différent de A d’image M0 par r. Expression analytique de la rotation

Nous allons présenter ici une méthode pour déterminer l’expression analytique de la rotation dans le cas où le centre est l’origine du repère et dans le cas où le centre est différent de l’origine du repère.

Premier cas : lorsque le centre est confondu à l’origine i.e A = O

(14)

Schéma

Appelons α la mesure principale de l’angle (−−→\ OX,−−→

OM) et α0 celle de l’angle (−−→\

OX,−−→

OM0).

On a : α0 = α+θ + 2kπ

Déterminons les composantes de −−→

OM et celles de −−→

OM0

−−→OM a pour composantes :

(x = OM cosα y = OM sinα et −−→

OM0 a pour composantes : (x0 = OM0cosα0

y = OM0sinα0 =

(x0 = OM cos(α +θ) y0 = OM sin(α+ θ)

Développons l’expression de −−→

OM0 (x0 = OM(cosαcosθsinαsinθ)

y0 = OM(sinαcosθ+ sinθcosα)

(x0 = (OM cosα) cosθ(OM sinα) sinθ y0 = (OM sinα) cosθ+ (OM cosα) sinθ D’où l’expression analytique de la rotation de centre O et d’angle θ :

(x0 = xcosθ ysinθ y0 = xsinθ+ycosθ

(15)

Deuxième cas : lorsque le centre est différent de l’origine i.e A 6= O Schéma

Appelons les composantes de −−→

AM par (X, Y) et celles de −−→

AM0 par (X0, Y0)

Déterminons les composantes de −−→

AM et −−→

AM0 c’est-à-dire : (X = xxA

Y = y yA (X0 = x0 xA

Y0 = y0 yA

Par analogie du premier cas on a :

(X0 = X cosθY sinθ Y0 = X sinθ+Y cosθ

On a : (

x0 xA = (xxA) cosθ(y yA) sinθ y0 yA = (xxA) sinθ + (y yA) cosθ

D’où l’expression analytique de la rotation de centre A6= O et d’angle θ : (x0 = (xxA) cosθ(y yA) sinθ+ xA

y0 = (xxA) sinθ+ (y yA) cosθ+yA

(16)

Exemple d’illustration

Soit r la rotation de centre A(3,−2) et d’angle θ = π6. Déterminons l’expression analytique de cette rotation.

Reprenons l’expression analytique de la rotation de centre A et d’angle θ, on

a : (

x0 = (xxA) cosθ(y yA) sinθ+ xA y0 = (xxA) sinθ+ (y yA) cosθ+yA

Remplaçons le point A et l’angle θ par leurs coordonnées, on obtient : (x0 = (x3) cosπ6 (y + 2) sin π6 + 3

y0 = (x3) sin π6 + (y + 2) cosπ6 2 Après calculs simples, on trouve :

x0 =

3

2 x 1

2y 3 34

2

y0 = 1 2x+

3

2 y + 2 37 D’où le résultat. 2

Composition de deux rotations

Soient r1 = r(A1, θ1) et r2 = r(A2, θ2) deux rotations.

Examinons la composée r1 r2

Si A1 = A2 et θ1 +θ2 = 0 On a :

r1 r2 = r(A1, θ1)r(A1, θ2)

= r(A1,0)

Si A1 6= A2 et θ1 +θ2 = 0 On a :

r1 r2 = r(A1, θ1)r(A1, θ2)

= r(A1,0)

(17)

Nous allons à présent énoncer deux théorèmes sur la composition de deux rotations.

Théorème 1 La composée de deux rotations de même centre Ω, d’angles de me- sures respectives θ, θ0 est la rotation de centre d’angle de mesure θ +θ0.

Théorème 2 Soient Ω, 0 deux points distincts de P; θ, θ0 des nombres réels.

La composée de R(Ω, θ) suivie de R(Ω0, θ0) est une : translation, si θ+θ0 = 0[2π];

rotation de centre ω et d’angle θ+θ0, si θ+θ0 6= 0[2π].

Attention

Le théorème 2 ne rentre dans les lignes directrices (objectif principal) de cette ressource, du fait qu’il exige les connaissances sur la décomposition des isomé- tries ; lesquelles notions permettront à déterminer le centre ω de la rotation com- posée. Ainsi, il est vivement conseillé de consulter la ressource intitulée Compo- sition et Décomposition des isométries.

Expression complexe

Attention

Cette rubrique fait partie d’une étude spéciale dans la ressource de Junior DILAMENO intituléeTraduction complexe des similitudes planes. Ainsi pour plus d’information, confère cette ressource.

Soit r la rotation de centre d’affixe ω et d’angle θ et soit M et M0 deux points du plan d’affixes respectives z et z0.

En partant de la définition géométrique de la rotation on a : (ΩM0 = ΩM

(−−→

ΩM ,−−→

ΩM0) = θ[2π]

On obtient en introduisant les affixes :

|z0ω| = |z ω|

arg

z0 ω zω

= θ[2π]

On obtient :

|z0ω

| = |e|

(18)

Étant donné que les complexes zz−ω0−ω et e ont le même rapport 1 et le même angle θ, alors ils sont égaux. On a :

z0 ω

zω = e

z0 ω = e(zω)

z0 = ez +ω(1e) On obtient ainsi l’expression complexe de la rotation :

z0 ω = e(zω) En posant

a = e et b = ω(1e)

On obtient une autre forme de l’expression de la rotation :

z’=az+b 0.11.2 Cas particuliers de rotation

Reprenons l’expression de la rotation de centre O et d’angle θ, on a : (x0 = xcosθysinθ

y0 = xsinθ +ycosθ

Nous allons examiner les différentes valeurs prises par θ. Identité du plan

Si θ = 0, l’expression analytique ci-dessous devient : (x0 = x

y0 = y Ce qui donne :

OM0 = OM On obtient alors l’identité du plan

I(M) = (M0) Ainsi :

(19)

La rotation de centre O et d’angle 0 est une identité du plan.

Son expression complexe est

z0 = z Symétrie centrale

Si θ = π, on obtient :

(x0 = −x y0 = −y ce qui donne

OM0 = OM (−−→\

AM ,−−→

AM0) =π Ceci veut aussi dire : −−→

OM0 = −−→

OM On obtient alors la symétrie centrale de centre O.

Ainsi :

La rotation de centre O et d’angle π est une symétrie centrale de centre O, appelée encore demi-tour de centre O.

quart de tour direct

Si θ = π4, on obtient de l’expression analytique de la rotation de centre O : (x0 =

2 2 x

2 2 y y0 =

2 2 x+

2 2 y Ce qui donne :

OM0 = OM (−−→\

AM ,−−→

AM0) = π4

(20)

On obtient alors le quart de tour direct de centre O. Ainsi :

La rotation de centre O et d’angle π4 est le quart de tour direct de centre O.

L’expression complexe du quart de tour direct est :

z0 =

2

2 + i

2

2

! z

quart de tour indirect

Si θ = π4, on obtient de l’expression analytique de la rotation de centre O : (x0 =

2 2 x+

2 2 y y0 =

2 2 x+

2 2 y Ce qui donne :

OM0 = OM (−−→\

AM ,−−→

AM0) =π4 On obtient alors le quart de tour indirect de centre O.

Ainsi :

La rotation de centre O et d’angle π4 est le quart de tour indirect de centre O.

L’expression complexe du quart de tour indirect est :

z0 =

2

2 i

2

2

! z

(21)

0.11.3 Réflexion ou symétrie axiale Définition

La réflexion2 est la transformation, notée SD, qui laisse invariant tout point de la droite D et transforme tout point M du plan P (M / D) en un point M’

de P tel que D soit la médiatrice du segment [MM’].

i.e.

SD : P −→ P

M 7−→ M0 telle que D = med[M M0] Autrement

SD(M) =M0

(M I = M0I

−−−→M M0 ·~uD = 0 , où I D et ~uD = D~.

Expression analytique de la réflexion D’après la définition de la SD

SD(M) =M0 ⇐⇒

(M I = M0I , I D et ~uD = D~

−−−→M M0 ·~uD = 0

(22)

On a le schéma suivant :

Par ailleurs D : ax+by +c = 0 ~uD = (−b;a)

De la relation

M I = M0I I est milieu du segment [M M0].

Soit M(x;y) et M0(x0;y0), ainsi : I

x+x0

2 ;y +y0 2

De plus, I D, on a : a

x+x0 2

+b

y+ y0 2

+c = 0 Après un développement simple, on obtient :

ax+by + 2c = −(ax0 +by0) (?)

De la relation −−−→

M M0 ·~uD = 0 On a :

x0 x y0 y

−b a

= 0 ⇐⇒ −b(x0 x) + a(y0 y) = 0

⇐⇒ −bx0 +ay0 = −bx+ay (??) En tenant compte de (?) et (??), on obtient le système suivant :

(ax0+by0 = −axby2c

−bx0 +ay0 = −bx+ay

Par simples calculs, la résolution de ce système d’équations donne :

x0 = b2 a2

a2 +b2x 2ab

a2 +b2y 2ac a2 + b2 y0 = 2ab

a2 +b2x b2 a2

a2 +b2y 2cb a2 +b2

(23)

En posant α = b2 a2

a2 +b2, β = 2ab

a2 +b2, γ = 2ac

a2 +b2 et λ = 2cb a2 +b2.

D’où, on obtient l’expression analytique de réflexion d’axe D :ax+by +c = 0

x0 = αx+βy +γ y0 = βxαy+ λ Exemple d’illustration

En partant de la définition de la symétrie axiale, déterminer l’expression ana- lytique de la symétrie orthogonale S d’axe la droite (D) : 12x+ 4y + 1 = −1.

Composition de deux réflexions

Nous allons examiner deux situations de la composée des réflexions. La pre- mière situation est celle de la composée de deux réflexions d’axes parallèles et la deuxième situation celle d’axes sécantes.

Théorème 3 Soient D et D0 deux droites parallèles et une perpendiculaire commune à D et D0 les coupant respectivement en A et B.

La composée de la réflexion d’axe D suivie de la réflexion d’axe D0 est la trans- lation de vecteur 2−→

AB :

SD0 ◦ SD = t2AB

Démonstration

Nous avons la figure suivante :

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