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L'anisotropie de l'effet Raman dans les cristaux cubiques

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L’anisotropie de l’effet Raman dans les cristaux cubiques

Jean-Paul Mathieu

To cite this version:

(2)

L’ANISOTROPIE DE L’EFFET RAMAN DANS LES CRISTAUX

CUBIQUES (1)

Par M. JEAN-PAUL MATHIEU.

Sommaire. - L’intensité I et le facteur de

dépolarisation 03C1 de la raie dépendent d’un tenseur dérivé qui n’a pas la symétrie sphérique. Il en résulte que pour les vibrations doublement et triplement

dégé-nérées, 03C1 n’est pas nul mais varie entre zéro et 3 et entre zéro et 2. Vérifications expérimentales.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. SÉRIE VIII, TOME IX. MARS lU48".

La diffusion de

Rayleigh

est

représentée

dans un

cristal du

système cubique,

comme dans un milieu

statistiquement

isotrope,

par un tenseur de

polari-sabilité de

symétrie

sphérique.

Un tel tenseur ne

possède

que des coefficients

diagonaux;

il reste

identique

à lui-même

lorsqu’on

iui fait subir un

changement

d’axes

quelconque.

La diffusion d’une raie de Raman est au contraire, caractérisée par un tenseur de

polarisabilité

dérivé,

dont les

composantes

sont des fonctions linéaires

des coordonnées

normales q qui

décrivent les oscil-iations fondamentales de la molécule. Le tenseur dérivé

correspondant

à une

oscillation

fondamentale

donnée

possède généralement

des coefficients

laté-raux, de sorte

qu’en général

il ne conserve pas la

même forme dans un

changement

d’axes. Par

suite,

l’intensité

I et le facteur de

dépolarisation

p de la raie de Raman

correspondante

varient

généralement

avec la

façon

.dont les éléments de

symétrie

du

cristal

cubique

sont

disposés

par

rapport

aux directions d’éclairement et d’observation.

(~) Communication au Colloque de Spectroscopie

molé-culaire, Paris, mai Ig47.

Les oscillations fondamentales d’un cristal

cubique

actives en effet Raman se divisent en trois

types,

d’après

leur

symétrie

par

rapport

aux

quatre

axes ternaires et aux trois axes binaires du groupe du tétraèdre

(la

considération des éléments de

symétrie

des autres groupes ne modifie pas ce

classement) :

oscillations

simples

totalement

symétriques;

oscil-lations

doublement

dégénérées

par

rapport

aux axes

ternaires;

oscillations

triplement

dégénérées.

Pour les vibrations

simples,

on trouve que l’on a

toujours

p = o,

quelle

que soit l’orientation du

cristal;

mais p

varie,

pour les vibrations

doubles,

entre o et 3 et pour les vibrations

triples

entre o et 2.

Ces

prévisions, qui

résultent de la théorie

classique

de l’effet

Raman, .

ont été vérifiées

expérimen-talement

(2)

dans le cas de la

fluorine,

des nitrates

de strontium et de

plomb,

du chlorate et du bromate

de

sodium,

du chlorostannate de

potassium,

du

zinc-tétracyanure

de

potassium,

etc.

(2) L. COUTURE et J. P. MATHIEU, Compfes rendus,

1947,

224, p. 902 et 1217.

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