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Submitted on 1 Jan 1910
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et liquides
Tcheslas Bialobjeski
To cite this version:
Tcheslas Bialobjeski. Recherches sur l’ionisation dans les diélectriques solides et liquides. Radium
(Paris), 1910, 7 (2), pp.48-56. �10.1051/radium:019100070204801�. �jpa-00242393�
point de vue chimique, et cependant j’ai pu m’assurer que le baryum n’émet pas de rayonnement excédant
2 pour J 00 de celui du potassium, autrement dit le barvum posséderait au plus 1 50 de la radioactivité du
potassium.
Le sodium et le lithium ne donnent rien de net.
Le thallium. qui par ses propriétés chimiques se rapproche des métaux alcalins, m’a donné également des résultats négatifs. J’ai étudié par la même méthode les sels d’un certain nombre d’éléments communs, au
point de vue de leur radioactivité. Bucun ne donne de rayonnement comparable à celui du potassium et
du rubidium.
Devons-nous attribuer les phénomènes précédents
à une propriété radioactive analogue à celle du radium
et n’en différant que par une intensité beaucoup
moindre ’?
L’étude des corps radioactifs ordinaires nous a habi- tués à l’idée que la lourdeur du poids atomique, plutôt (me la structure de l’atome, intervient pour déterminer le processus radioactif.
Dans la série du potassium, c’est plutôt l’inverse (lui a lieu, le caesium étant complètement inactif.
Peut-être le mécanisme de cette radioactivité est-il
tout ditlérent d’une désintégration atomique. En tout
cas, les rayonnements ne proviennent pas d’une trans-
formation de la radiatioii pénétrante de Cookc. Cette
dernière subit, en effet, dans l’intervalle d’une jour- née, des nuctuations de 10 a 20 pour 100. Je n’ai
jamais rien observé de semblable pour le potassium,
et il ne me semble pas qu’il y ait lien de chercher
une relation de cause à effet entre les deux phéno-
mènes. Peut-être pourrait-on penser à une transfor-
matioii constante par le sel de la radiation calorifique
du corps noir que constitue la boite, ii la température
de l’expérience. Or j’ai opéré entre J4" et 140°. Entre
ces limites la radiation calorifique eu équilibre, cal-
culée par la loi de Stefan, passe de 1 à ’2. Le rayon-
nement du potassium, nous l’avons Nu, ne change pas d’une façon appréciable.
La propriété subsiste en solution ; le courant débite
ne change pas quand on fait tomber sur le sel la
lumière du jour ou celle d’une lampe à incandescence.
Il ne s’agit donc pas d’un effet photo-électrique crée
par des traces de lumière qui entreraient accidentel- lement dans l’appareil. Dans tous les cas le phéno-
mène se comporte d’une façon remarquablement régulière.
Je ferai remarquer enfin qu’il a bien moins de
disproportion entre le rayonnement du potassium et
celui de t’uranium, (m’entre le rayonnement de l’ura-
nium et celui du radium. Autrement dit, comme énergie rayonnée, le potassium et le rubidium sont
mille fois plus près de l’uranium que l’uranium du radium.
Je tiens en terminant, à exprimer toute ma recon-
naissance à M. Abraham, directeur du laboratoire de
Physique de l’Ecole Normale, pour les conseils qu’il
m’a donnes et l’obligeance avec laquelle il a mis à nia disposition les ressources de son laboratoire.
[Reçu lu ’2 Février 1910.]
Recherches sur l’ionisation
dans les diélectriques solides et liquides
Par Tcheslas BIALOBJESKI [Collège de France. Laboratoire de physique].
PREMIERE PARTIE Introduction.
1. Les phénomènes d’ionisation dans les gaz Ullt été depuis quatorze ans l’objet de recherches nom-
breuses et variées. Si le sujet est loin d’être épuise,
nous saisissons déjà dans ses grandes lignes le méea-
nismr général dn passade de l’électricité à trlners la matière a J’étal gazeux.
Mais. sous 1 action des radiations nouvelles. 1 a cun-
ductibilité des autres diélectriques, solide: et liquides.
s’aceroit aussi bien que celle des gaz. On a prèté
cependant jusqu’ici peu d’attention à ces diélectri-
ques. Il semblait que les de conductibi- Lilité dans CL’ux-ci fussent extraordinairement com-
plidués et même capricieux. Cette opinion, peut-être,
n’est pas tout à fait *ustifiée, j’espère au moins le
montrer. D’autre part, l’étude de la conductibilité
acquise par les isolants solides et liquides permettra peut-être d’obtenir des indications sur le mécanisme de la conductibilité et sur la cause des différences pro- fondes entre les conducteurs et les isolants.
La conductibilité des gaz d’après la théorie généra-
lement admise s’explique parla production de centres
électrisés, d’ions de signes contraires. En nous pla-
çant ait point de vue de la théorie des ions, nous par- lerons de l’ionisation dan, les diélectriques autres que les gaz, quoique le mécanisme de leur conductibilité suit encore très peu connu.
Je donnerai d’abord une revue rapide des travaux
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:019100070204801
qui ont été publiés jusqu’ici sur cette question.
L’étude des diélectriques liquides étant relativcment
plus avancée, nous lcs exanlinerons en première ligne.
2. Déjil, en 1896. J.-J. Thomson, au début de ses recherches sur l’ionisation, a signalé qu’un conduc-
teur électrisé se décharge lorsque l’isolant qui l’en-
toure, gazeux, liquide ou solide, est soumis à l’action des rayons X 1. Rôntgen et Righi cependant n’ont pas pu retrouver l’augmentation de conductibilité des
diélectriques solides et liquides due aux rayons X 2.
L’effet du rayonnement du radium sur les diélectri- ques liquides a été découvert par P. Curie en 1902 à l’aide d’un dispositif simple et parfaitement sûr 3. Le liquide étudié rcnylit un vase métallique dans lequel plonge un tube de cuivre mince. Au fond de ce tube
est placée une ampoule contenant le sel de radium.
Le vase extérieur isolé est maintenu ai un potentiel
élevé à l’aide d’une batterie de petits accumulateurs.
Le tube intérieur protégé par un tube de garde est
relié à un éleclromètre. Le résultat principal de ses expériences est le suivant : l’accroissement de conduc- tibilité se produit pour tous les diélectriques liquides
dont la conductihilité proprc est assez faible pour ne pas masquer l’effet des rayons. Aux potentiels élevés,
l’intensité du courant croit plus lentement que la force électromotrice. Les mêmes résultats ont été obtenus en soumettant des liquides a l’action des
rayons X qui passaient par le Ionâ du vase. Curie a
observé aussi que la conductibilité acquise devient plus faible lorsque la température s’abaissc.
Lcs résultats de Curie ont été confirmés par M. G. Jaffé. Celui-ci a établi que le courant sous
l’action du rayonnement se compose de deux parties
dont l’une suit la loi d’Ohm, tandis que l’autre cst
analogue aux courants dans les gaz ionisés. Cela se
traduit par la formule :
où la fonction f (e) tend vers une limite à mesure que le potentiel e augmente 4.
Dans un autre trlwil, l’auteur a étendu ces con-
clusions à trois autres litluideq, la benzine, le sulfure de carbone et le tétrachlorure de carbone. Il em-
ployait un condensateur plan muni d’un anneau de garde et plongé dans le li(luide à examiner. Les rayons du radium pénétraicut dans l’espace compris
entre les armatures du condensateur. après avoir tra-
versé le fond métallique du vase enfermant le sy stème,
une couche de liquide et l’armature inférieure .
A u courant de 1 U09 ollt paru deux travaux consa- crés aux diélectriques liquides, Dans run d’eux,
1896.
2 R Ph
R a., V-6 1’"
3. C. R., 134 1902 120
4. Journ. de Phys.. IV-5 1906 263.
Z,. Annal. de J . Phys. 25 1908 227.
M. Jaffé est arrivé a des conclusions fort intéres- santes en étudiant la conductibilité spontanée de
l’hexane pur. Il a trouvé que ce liquide est à
un gai comprimé et que sa conductibilité peut être attribuée il l’ionisation. Celle-ci provient d’une part du rayonnement pénétrant de l’espace environnant et d’autre part des ravons dus à la faible activité des
parois du vase. Aux potentiels suffisamment étevés.
on obtient le courant complètement saturé. L’appareil
de iI. Jane consistait en un condensateur cylindrique
et le courant était mesuré au moyen de l’électroscope
à feuille inclinée de C. T. Pt. Wilson1.
L’autre travail est dil à Cäcilia Böhm-Wendt et E. v. Schweidler2. A l’aide de l’appareil de Curie les
auteurs étudiaient le courant d’ionisation dans 1éther de pétrole et l’huile d’oliw. Lcb résultats des expé-
riences ont permis de calculer la somme des mohi- lités des ions de deux signes. Le mode de calcul sera exposé plus loin.
3. En ce qui concerne les diélectriques solides,
des doutes ont été émis jusque maintenant sur l’exis- tence même du phénomène d’ionisation. lI. Becquerel
le premier en 1905 avait trouvé une augmentation de
la conductibilité de la paraffine sous l’action du radium. Il constata en outre qu’après la cessation de l’influence radiante la paraffine conserve une conduc- tibilité qui reste appréciable pendant une demi-heure
environ. Après la suppression du champ il se pro- duisait un courant de sens inverse. L’appareil eIl1- ployé était un condensateur cylindrique en communi- cation avec un électroscope;).
Peu de temps après parut un mémoire de M. Cecker sur cette question. Il n’a pu constater
qu’une augmentation très petite de la conductibilité des divers diélectriques solides soumis à l’action du rayonnement de radium. Il a remarqué aussi un
accroissement du courant jusqu’à llll maximum à partir du lloment Oll la radiation commence à agir’.
En 1905, M. A. Righi avait obtenu des résultats contradictoires avec la paraffine solide. Mais il c’mn-
i’irua les faits établis par P. Curie pour les diélec-
triques liquides3.
En 1908, M. Langevin dans une note théorique a indiqué la forllllllc suivante pour lc nombre E qu’il
avait introduit auparavant dan, la théorie de l’ioni- sation :
ou Il est la constante diélectrique. a - le coefficient
de recombinaison e-charge d’un ion. 4 et 4-
les mobilités des ions positifs et négatifs respecti-
Ten1enL C représente la capacité du condensateur.
forme par le diélectrique étudié. R - sa résistance.
D’après la théorie E est égal au rapport du nombre des chocs qui ont pour conséquence la recombinaison des ions de signes contraires, au nombre total des chocs. Il est évident que ce rapport doit être toujours
intérieur à l’unité 1.
Il me reste a signaler duu; travaux récents sur le
sujet qui nous occupe.
M. Greinacher a tente de mettre en évidence l’action des rayons 70 sur les diélectriques solides. Il a
abouti ti un résultat négatif. Il attribua les variations de conductibilité observées à l’existence d’une couche d’air entre la surface du diélectrique et l’électrode
métallique. Il n’a obtenu non plus aucune augmen- talion de conductibilité sous l’action des rayons
pénétrants 2.
Enfin, 11. lIodgson a observé l’accroissement cOl1-
sidérable de conductibilité de divers diélectriques
sous l’action du rayonnement pénétrant d’un sel de radium. Il a confirmé les résultats concernant la
disparition lente de conductibilité et l’augmentation
initiale du courant d’ionisation 3.
J ai commencé mes expériences au mois de juin
dc 1908. Dans ce qui suit j’exposerai somlairement les résultats duc j’ai obtenus en étudiant l’action des rayons pénétrants du radiunl sur plusieurs diélcc- triques.
Les phénomènes généraux présentés par les
diélectriques solides.
4. Dispositif employé. - Dans les expériences préliminaire5 ou j’ai eu pour objet d’étudier les
caractères généraux de la conductibilité commu-
niquée aux diélectriques solides par le rayonnement B et y du radilii-n, je me suis servi dn dispositif
suivant (Hg. 1). Il consiste en un condensateur plan,
Fig. 1.
entre les armatures duquel était placée la substance
isolante étudiée.
Lt’ plate lU A du condensateur communiquant arec
1. C. R. 134 9 12 333 14d 19 v 1011.
2. La Radium. tt 1909 219.
3 Phd. 18 1909 1 232
l’électromètre E est découpé dans le fond d’une boîte
cylindrique B en laiton reliée au sol; elle sert d’an-
neau de garde et protège en mènie temps le plateau
et le fil de jonction contre les perturbations exté-
rieures. Cette boite est remplie de paraffine. Le
diamètre du plateau A est de 6C1l1,6.
L’antre arll1ature C du condensateur est reliée à un
pôle d une batterie P de petits accumulateurs dont l’autre pôle est au sol.
Le rayonnement ionisant agissait à travers cette
armature qui était constituée par des disques d’alu-
minium d’épaisseur variant de 0mm, 02 à 2’"’",5. Afin d’assurer le contact, lItlC couronne épaisse de plomlj h
était iiiisc sur t’es disques.
Lorsque j’employais des feuilles minces d’alu- minium, je plaçais sur elles un disque de plomb
muni d’une ouverture centrale. Enfin dans les expé-
riences portant sur des couches très minces de diélec-
triques je mettais sous ce disque une couronne
d’ébonite, et la feuille d’aluminium reposant sur la surface du diélectrique communiquait avec le disque
de plomb par 1 intermédiaire d’un ruban de papier
d’étain. Ce dispositif permettait de n’utiliser que la
partie centrale de la couche diélectrique et d’éviter
ainsi l’influence factieuse des bords du plateau, ou la
couche étudiée cesse d’être uniforme. Pour ces der- nières expériences je me suis servi d’un autre con-
densateur en laiton nickelé et isolé à l’ébonite. Le diamètre du plateau en comnunication avec l’électro- mètre était de 5cm,65.
Je mesurais le courant a l’aide d’un élcctrométre du
système Moulin 1. L’aiguille était portée it 90 -volts
au moyen d’une batterie d’accumulateurs P’. La vitesse de déplacement du spot lumineux sur l’écllcl!c don- nait la valeur relative du courant.
J’ai fait plusieurs déterminations avec l’étalon d’influence de lI. Moulin, qui permet de mesurer le
courant en valeur absolue 2. La sensibilité de l’électrc- mètre était de J:)Ü nlnl. par volt à la distance d’un mètre.
Dans la plupart des cas la source du rayonnement ionisant était 1 mgr. de bromure de radium contenu dans une capsule de platine, fermée par une fenétre de mica.
Je duis à 1 obligeance de Mme Curie d’avoir pu
disposer de cette substance active.
5. Les expériences ont porté sur quatre substances solides, soufre, parafline, cire et ambre. Toutes sont
ionisées par le rayonnement, quoiqu’il y ait des diffé-
rences notables entre les phénomènes présentés par chacune d’elles.
6. Soufre.
-Le soufre est particulièrement sen-
sible a U rayonnement du radium.
1 Le Radium. 4 1907 145.
2. Le Radium. 5 1908 1 143.
Sa conductibilité spontanée diminue assez rapide-
ment si l’on fait agir le champ électrique pendant un
certain temps. Les autres diélectriques présentent le
même phénomène d’ailleurs bien connu. Je disposais
de plusieurs disques de soufre soigneusemellt dressés
au tour et d’épaisseurs variées.
L’exemple suivant donnera une idée de l’ordre de
grandeur de la conductibilité acquise. Le disque de
soufre avait une épaisseur de 3mm,35, l’armature supérieure était une feuille d*aluiiiinium de 0, 1 mm.
d’épaisseur, la substance active se trouvait al 3cm,5 au- dessus. La différence de potentiel entre les armatures
était de 180 volts. Le courant spontané s’est trouvé
égal à 2,5X 10-15 ampère. Aussitôt que la substance active eut été approchée il monta à 8 X 10-12 alll- père, ce qui donne une multiplication par 55 en- viron.
En faisant agir le rayonnement de tout près, à tra-
vers une feuille d’aluminium de 0.05 mm. sur un
disque de 1 mm, 7 d’épaisseur, j’ai obtenu un courant
d’ionisation final (voir ci-dessous) 400 fois plus fort
que le courant spontané. J’ajoute ici qu’entre la créa-
tion du champ et l’isolémentde l’électromètre s’écou- lait un temps suffisant pour que le régime permanent
s’établisse. Sauf dans des cas particuliers, ce temps n’excédait pas une minute et était généralement
moindre.
7. Accroissement initial du courant. - Un
phénomènc remarquable est l’accrossement initial du courant d’ionisation, comme si les ions s’accumulaient lentement dans la matière sous l’action ininterrompue
du rayonnement. On peut procéder de deux façons
différentes dans l’étude de cet accroissement.
Le premier mode d’opérer consiste en ce qu’on
n’établit le champ électrique que pour la durée d’une
mesure., et lcs mesures sont distantes d’un intervallc de dix minutes au moins. Dans ce cas Ic courant croit
pendant plusieurs heures.
Le second mode diffère du premier en ce qu on
suit la variation du courant en laissant agir Constam-
ment le champ et le rayonnement : dans ce cas l’aug-
mentation est beaucoup moins grande et ne dure que
quelques minutes, si le champ est assez fort. Cela résulte de ce que dans le second cas il se superpose il l’accrossement progressif de la conductibilité produite
par la radiation une diminution duc a l’application prolongée du champ, et analogue a ce qui se produit
pour la conductibilité spontanée. D’autre part le ct’u-
rant entra nie les ions formés et empêche leur accu-
mulation. Pjr exemple pour une plaque de soufre d
3mm,08 d’épaisseur. j’ai obtenu les résultats suivant-
avec une différence de potentiel de 45 volts appli- quée pour la durée d’une mesure tuuto les 20 mi- nutes:
Tableau I
La valeur linale était : 1.3X10-12 ampère (voir
le diagramme 2). Le’ courant spontané était égal à
Fig. 2. Fig. 3.
0.9X10-13 ampère. Le radium agissait à travers
une plaque d’aluminium épaisse de 2mm,3.
- Dans les mêmes conditions pour une différence de potentiel de 360 volts j’ai obtenu les nombres suivants dans le cas d’un disque de soufre de 13mm,4.
Tableau II
La valeur finale etait: 2.i X 10-12 (diagramme 3).
Le courant spontané était de 0.9X10-13 all1pl’ft’.
Nous voyons que l’augmentation de l’ionisation est plus considérable pour le soufre épais. L’ensemble des expériences montre qu’il en est de même pour la durée de l’augmentation.
Je donnerai un exemple, ou le champ électrique
créé pur 1080 volts restait appliqua tout le temps à la même plaque épaisse du soufre. Le courant augmen- tait pendant douze minutes de la valeur initiale de
2.8 X 10-12 ampère jusqu’à la valeur finale de
l’ionisation était plus forte que dans le
8. Diminution du courant sous l’action du
champ. Courant de retour. Après avoir atteint
son maximum d’intensité. le courant d’ionisation
comn1ençait à décroitre. On sait que le courant spon- tané dans les diélectriques diminue rapidement après l’application du champ ; au contraire en présence de
la substance active l’abaissement du courant ne se
produit dans le soufre et la paraffine qu’avec une
extrême lenteur. Dans une expérience avec un disque
de soufre de 3Il1m,3J, et pour une différence de poten- tïf’1 de 1800 volts appliquée continuellement, le cou-
rant d’ionisation baissa à la moitié de sa valeur maxima
ell 16 heures.
-