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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Bulletin de l'Association Amicale des Anciens Élèves de l'ENSET n° 165

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(1)

BULLETIN de L’ASSO CIATIO N

des A N C IE N S ÉLÈVES de L’

ENSET

N® 165

A bonnem ent (un an) Le num éro 4* trim estre 1988 . 150.(X) F 52.50 F 61, a v e n u e du P résident-W llson 94230 CACHAN

S O M M A I R E

• La question de Gergovie

essai de mise au point

• Nouvelle rédaction

des Statuts

• Des médailles

pour la France

• La rénovation

des diplômes

• Renouvellement

du Comité

(2)
(3)

ASSOCIATION

des Anciens et Anciennes Elèves des Sections Normales, de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique

et de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan

Présidents d ’honneur :

MM . les Directeurs généraux honoraires de l’Enseignement technique.

MM . les anciens D irecteurs de l’Ecole N orm ale Supérieure de l’Enseignement Technique. M. le Directeur de l’Ecole N orm ale Supérieure de Cachan.

M. le Directeur A djoint de l’Ecole N orm ale Supérieure de C achan. Mmes les Sous-Directrices honoraires de l’E N SE T .

M. le Recteur P. PA STOUR.

Secrétaires généraux et Présidents honoraires :

R. C A N TA R EL (B 56-59) Inspecteur général de l’Education nationale. P. PU E C H (A , 44-56), Professeur honoraire.

J.M . R EFEU IL (EF 39-42), Professeur honoraire.

D. SAUVA LLE (B 46-48), Professeur honoraire. u • u

A. T H U IZ A T (A, 42-44), Inspecteur Principal de TEnseignement Technique honoraire.

COMITÉ

Présidente

Mlle M. M ÈGE (EF 46-48), 48 bis, rue Bobillot, 75013 PA RIS.

Vice~Présidents .*

• G. PO R C H E R (B 53-56), 10, rue du Docteur Lancereaux, 75008 PA R IS. R. PR U N E T (A, 57-61), 10, rue de la Croix des M ortiers, Les Loges en Josas,

78350 JO U Y -ÉN -JO SA S.

Secrétaire général :

B. BRAUN (A, 66-70), 20, allée A lbert-T hom as, 91300 MASSY.

Secrétaire adjoint : . . . , r> a m e

R. C H A SSIN A T (A, 44-47), 2, rue des Fosses Saint-M arcel, 75005 PA K tb.

Trésorier *

M. RESSAYRE (D 56-59), 10, rue Auguste Renoir, 78860 SA IN T-N O M -LA -B RETEC H E.

Trésorier A d jo in t :

M. JEA N EA U (A, 39-43), 20, rue T o u rn efo rt, 75005 PA RIS.

AUTRES MEMBRES DU COMITÉ

M BERM O N D (B 55-58), MM mes BERNARD (EF 46-48), B LA C H IER (C 68), BON TO UX (D 70), M. C H E FD EV ILL E (A, 52-55), Mlle DUPUY (EF 60-64), Mme JO N O N (D 49^51), M LIÉV REM O N T (A, 61-65), M me R EV EILLER E A nne-M arie (C 49-51), Mlle RIC A R D (A, 44-56), M. SC H W À R TZ (A, 48-50).

ADRESSE ET COMPTE COURANT POSTAL :

ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DE L’E.N.S.E.T. ET DE L’E.N.S DE CACHAN 61, avenue du Président Wilson, 94230 Cachan (Val-de-Marne)

C.C.P. Paris 5488-99-K

(4)

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(5)

SOMMAIRE

• L a question de G ergovie : essai de mise au p oint p a r M ichel C R O IS IL L E , professeur à l’Université Biaise Pascal C lerm ont I I ... ^ • N ouvelle rédaction des s t a t u t s ... • Des m édailles p o u r la F rance p a r Jean -M arc R E F E U IL 23 • E xpressions to u tes faites p ar R aym ond VA Y V A 25 • La rén o v atio n des diplôm es

p a r Jean -F ran ço is C U IS IN IE R ... 26 • R enouvellem ent du C o m ité ... • P résen tatio n de thèse t *’L a factu re sonore et m usicale

de l’œ u v re de Je a n T a rd ie u ” p a r C laude S É JO U R N É 41 • G ro u p e de l ’A cadém ie de M ontpellier

R éunion des A .E de l’E .N .S .É .T ... 43 • A trav ers les revues ... 45 • N ous avons r e ç u ... 48 • Vie fa m ilia le ... • T r é s o r e r ie ...

(6)

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(7)

LA QUESTION DE GERGOVIE :

ESSAI DE MISE AU POINT

N ous avons tous été très intéressés par la conférence de M onsieur E Y C H A R T dont vous avez eu le com pte rendu dans le numéro 163-164 (pages 34 et 35J.

A u jo u r d ’hui M onsieur C R O ISILL E , professeur à l ’Université Biaise P A S C A L (C L E R M O N T II) fa it le p oint sur le problèm e des textes latins et sur celui de Tindentification du site de G ERG O VIE.

E n 52 av an t n o tre ère, septièm e année de la guerre m enée p a r C ésar p o u r la conquête de la G aule, le général ro m ain eut à faire face à un soulè­ vem ent presque to ta l du pays, sous la co n d u ite de V ercingétorix, ch ef illus- tre issu du peuple arverne. Les deux plus célèbres batailles m enées p a r lui co n tre C ésar font partie de notre histoire natio n ale ; Gergovie est synonym e de victoire et l’irréductible A xtérix exalte ce nom glorieux au fil de ses aven­ tures im aginées p a r G oscinny ; A lésia, en revanche, s identifie à la défaite qui so n n e le glas des espoirs d ’in dépendance : désorm ais la G aule sera progressivem ent rom anisée, tan d is que le ch ef arverne ira cro u p ir dans les geôles du C apitole avant d ’être finalem ent étranglé.

O r les sites de ces deux batailles o n t prêté et p rêten t encore à c o n tro ­ verse. E ru d its locaux, archéologues p aten tés ont soutenu à leur p ro p o s des thèses co n trad icto ires : c ’est ainsi que G ergovie est située soit au su d , soit au n o rd de C le rm o n t-F e rra n d , en des em placem ents m oiitagneux où des reco n stitu tio n s de la bataille o n t été proposées ; q u a n t à Alésia, on l’a iden­ tifiée à Alise Sainte-R eine, à quelques dizaines de kilom ètres de D ijon, rnais aussi à divers em placem ents du J u ra ou de ses confins. A insi aux batailles anciennes o n t succédé des batailles de savants et il n ’est pas to u jo u rs facile de s’y retro u v er dans les argum ents co n trad icto ires a p p o rtés p ar chacun a l’ap p u i de sa théorie.

C ’est de G ergovie do n t il sera question ici : m o m en t privilégié p o u r les “ n atio n alistes” gaulois, G ergovie, d éfaite rornaine au c œ u r du P^ys arverne, se trouve-t-elle où la situe la tradition “ officielle ou faut-il la dépla­ cer de quelques kilom ètres ? Il ne s’agit pas d ’une sim ple querelle de clo­ cher, m ais, com m e on va le voir, d ’un problèm e où l ’in te rp ré ta tio n des tex­ tes, l’o n o m astiq u e et l ’archéologie doivent co n co u rir p o u r ten ter de tro u ­ ver une solution scientifique.

R ésum ons les faits : C ésar vient de réduire la ville fo rtifiée (oppidum) d ’avaricum (Bourges). D ésireux de poursuivre V ercingétorix vers le siid, il s’a tta rd e un peu p o u r régler un co n flit interne au peuple héduen (allié des R om ains, d o n t la capitale est B ibracte à 20 km environ d ’A u tu n ). P u is, lo n ­ geant l ’A ilier, il suit V ercingétorix qui se dirige vers son oppidum de G e r­ govie (prés de C lerm o n t-F erran d ). L a véritable in ten tio n de C ésar est sans d o u te de re m p o rter une victoire décisive en an éan tissan t l’âm e de la révolte gauloise. Son espoir sera réd u it à n éan t.

A rrivé à G ergovie, V ercingétorix s’est retranché sur la m o n tag n e où est sa place fo rte , d ’où il observe les m ouvem ents de l’arm ée ro m ain e to u t en p ro céd an t à des o p ératio n s de harcèlem ent. C ésar étab lit son cam p cipal en plaine et cherche l’occasion propice p o u r m ener l’assaut de

(8)

l ’o p p id u m gaulois, d o n t les ab o rd s son difficiles d ’accès. P o u r ce faire il p ren d p a r surprise une colline, elle-m êm e élevée et a b ru p te, d ’où il pense m ener plus aisém ent son a tta q u e : il y établit un cam p secondaire, q u ’il relie au cam p principal p a r un fossé. M algré to u t l’a tta q u e échouera, et les R om ains, ayant subi de lourdes pertes, seront c o n train ts à un d é p art assez peu glorieux vers le nord.

Si l’on sait indubitablem ent que G ergovie est proche de la ville m oderne de C lerm o n t-F erran d , il ne m an q u e pas, dans cette région accidentée, de sites p o u v an t co rresp o n d re à celui de la bataille. C ep en d an t ju s q u ’au p re ­ m ier tiers du XX® siècle, il n ’y a pas eu d ’h ésitatio n . A u XVI® siècle l’éru d it florentin Syméoni avait proposé le prem ier l’identification de G ergovie avec un plateau situé au sud de C lerm o n t, et, depuis on a cherché systém atique­ m ent à faire coïncider le récit de la bataille (décrite essentiellem ent p a r César lui-m êm e au 1. VII de la G uerre des G aules) avec le site en q uestion. N a p o ­ léon III, en 1866, rendit officiellem ent cette thèse et d éb ap tisa le plateau - dit de M erdogne - p o u r lui d o n n er le nom célèbre. Il fallut a tte n d re 1933 p o u r voir battre en brèche cette identification : un peintre clerm ontois, M au­ rice Busset, so u tin t, avec des arg u m en ts inégaux, qu e G ergovie se situait à l’opposé de la cap itale de l’A uvergne, sur la h a u te u r dite des C ôtes de C lerm ont ; des nom s illustres prirent fait et cause p o u r Busset, m ais les p a r­ tisans du site trad itio n n el l ’em p o rtèren t. Des fouilles entreprises sur ce site, principalem ent en tre I94I et 1946, n ’eu ren t, de l’aveu m êm e de leurs res­ ponsables, que des résultats assez décevants : elles ne perm iren t, en effet, de m ettre au jo u r ancun vestige décisif p ro u v a n t l’o ccu p atio n p erm an en te du p lateau p ar les G aulois au m om ent de la conquête césarienne. O r, à p a r­ tir de 1960, la théorie de G ergovie aux C ôtes fut reprise p ar P au l E y ch art, peintre com m e M aurice Busset. Paul E ychart m odifia sensiblement la théorie ancienne, en p ro céd an t, sur le p lateau et ses p o u rto u rs, à des fouilles qui d o n n èren t de notables résu ltats, et en p ro p o sa n t une reco n stitu tio n de la bataille d o n t la qu alité est indéniable. Les p artisan s de l ’une et l’a u tre thèse se sont regroupés au sein de deux C om ités, le com ité P ro G ergovia et le C om ité de l’O ppidum des C ôtes.

Q ue penser de cette “ seconde bataille de G ergovie” ? Les lignes qui suivent o n t p o u r b u r d ’essayer de clarifier le débat ; leur au te u r d o n n e ra son o p in io n , qui n ’engage que lui : ainsi le public peu averti de la q uestion p o u rra-t-il se faire une idée prem ière de ce débat qui d evrait, espérons-le, a b o u tir bien tô t à une solution satisfaisante.

NB : O n se rep o rte ra au schém a n° I p o u r situer les deux enplacem ents co n cu rren ts ; les schém as n° 2 et 3 repro d u isen t les deux reco n stitu tio n s de la bataille.

Il faut partir des textes anciens

C ésar a décrit le site et la bataille de G ergovie aux chapitres 36 à 53 du 1. VII de sa G uerre des G aules : c ’est le tém oignage essentiel ; il pro v ien t d ’un des protagonistes des événem ents de 52 avant n o tre ère et, quelles que soient les réserves que l ’on puisse faire sur la véracité des récits césariens (1), il y a lieu de leur réserver un traitem en t très a tte n tif. O r au cu n e édition vraim ent satisfaisan te n ’a été donnée du passage et sa tra d u c tio n a été faite de m anière très approxim ative : C ésar n ’em ploie pas un m ot p o u r un au tre, il d o n n e des indications précises sur les distances, les o rie n ta tio n s, la

(9)

iEtUWiNI - f 1. Qppldotn g a u l o i s 3, G r a n d c a m p d « la r e g i o n d a C l e ^ o n t - f d i n d i c a t i o n d a s d o u x sitas, at a u S d a la v i l l a m o d a m a (dVp«t> ' /if.ooo*) S i t a t r a d i t i o n n e l 1, O p p i d u m g a u l o i s '.rand camp

(10)

y*

/-S ç K t m o n ^ . : l e s i t e t r e d i t i o n n e l e t l a d e r n i è r e r e c o n s t i t u t i o n d e l a b a t a i l l e ( d ' a p r è s P . E y c h a r t . C e r g o v i e , l é g e n d e e t r é a l i t é )

S c K e rn a n ^ ' l e s i t e d e s C ô t e s e t l a r e c o n s t i t u t i o n d e l a b a t a i l l e ( d ' a p r è s P . E y c h a r t , G e r g o v i e . lé g e n d e e t r é a l i t é )

(11)

tactiq u e (2). Aussi est-il urgent de rep ren d re de texte fo n d am en tal. Il en va de m êm e p o u r deux textes secondaires, bien plus ta rd ifs que celui de C ésar, et écrit un grec, l’un par D ion Cassius, au teu r d ’une H istoire rom aine au I I ' siècle de n o tre ère, le second p a r P olyen, au teu r de S tratagèm es, éga­ lem ent au I I ' siècle (3). O n a, dans le passé, considéré ces deux té m o ig n a­ ges avec m éfiance et on les a p arfo is tran sfo rm és p o u r les m ettre en accord avec une théorie préconçue (4).

Il est tem ps de revenir à une a ttitu d e plus scientifique, qui consiste à rester fidèle à la lettre des tex tes,à tra d u ire avec la plus grande ex actitude, en évitant de faire des procès d ’intention aux auteurs anciens. Ainsi p o u rra- t-on peut-être établir un “ p o rtra it-ro b o t” du site et une reconstitution th é o ­ rique de la bataille (5).

Le problèm e de la conservation du nom

U n des argum ents im p o rtan ts des ten an ts du site trad itio n n el est que le nom de Gergovie s’est conservé sur les pentes du plateau, com m e en tém oi­ gnent plusieurs textes, du X ' au X I I I ' siècles. C ep en d an t la valeur de ces tém oignages n ’est pas aussi grande q u ’il paraît au prem ier abord. U n m icro- toponym e peut avoir été utilisé p o u r des em placem ents voisins, dans le cadre d ’une m êm e région ; il y a u ra it lieu de s’interroger plus atten tiv em en t sur le sens du term e p a r rap p ro ch em en t avec d ’autres toponym es qui en sem ­ blent proches (6). Il est en to u t cas a b u sif de se fo n d er sur une décision de N ap o léo n III p o u r faire croire au public que le nom du p lateau et celui d ’un lieu-dit qui en est proche se c o n fo n d en t.

Il faut tenir com pte des réalités archéologiques

P o u r reprendre l’expression d ’un des fouilleurs du site tra d itio n n e l, “ l’o p p id u m celtique de G ergovie, si o p p id u m il y a, reste à d éco u v rir (7)” . L a situ atio n n ’a guère changé depuis ces p ro p o s qui rem o n ten t à 1942. Le plateau révèle essentiellement un peuplem ent d atan t de 1 occupation rom aine et principalem ent de l’époque d ’A uguste (8). A u p lateau des C ôtes de C ler­ m o n t, les trav au x de P . E y ch art fo n t état d ’un im p o rta n t m atériel céram i­ que de l’époque celtique (9), ta n t sur le site m êm e que dans ses alen to u rs. Ce m atériel, déposé au M usée de C lerm ont depuis plusieurs années, n a fait l’ob jet d ’aucune étude co m plém entaire, ce qui est p o u r le m oins re g re tta ­ ble. D ans l’état actuel des choses, on est am ené à conclure que le site des C ôtes p a raît tém oigner d ’une occu p atio n in in terro m p u e, de la préhistoire à l’ép oque gallo-rom aine (10), de qui est fo rt im p o rta n t p o u r le problèm e de l ’id en tificatio n de l’op p id u m de G ergovie.

D ’au tre p a rt les vestiges des trav au x du siège n ’o n t, sur le site officiel, au cu n e réalité co n v ain can te, q u ’il s’agisse des cam ps césariens ou du fossé de liaison qui existait entre eux (11). Sur le site c o n cu rren t, les em place­ m ents p roposés p o u r le g ran d cam p (M o n tferran d ) et le fossé n o n t pas fait l’o b je t de fouilles systém atiques ; en revanche, sur la colline de ch an tu r- gue, où est placé le “ petit c a m p ” , P .E y ch art propose la reconstitution d ’un cam p ro m ain , d o n t le rem p art faisan t face au p lateau des C ôtes présente, n o ta m m e n t, une o rg an isatio n fra p p a n te , avec des portes protégées p a r un systèm e qüi évoque à l’évidence les fo rtificatio n s des cam ps d époque rom aine (12).

(12)

Les sites

Le site trad itio n n el : il est constitué p a r un p lateau qui a tte in t plus de 740 m de h au teu r et surplom be la plaine de 380 m , m ais qui n ’est pas d accès p a rto u t difficile” com m e le dit C ésar. P o u r un observateur situé au S .-S .E ., les collines (colles) qui sont proches de cette m ontagne (m ons) se trouvent à gauche, ce qui sem ble en contradiction avec les textes anciens ; elles ne s organisent pas en une chaîne (iugum ), com m e le v o u d rait la des­ crip tio n de C ésar. U ne de ces collines est privilégiée p a r C ésar : c ’est celle où il installera son petit c am p ” , ayant établi son cam p de base d an s la plaine. C ette colline du “ petit c a m p ” est identifiée à celle de la Roche- B lanche, de dim ensions m édiocres, m al séparée du p la te a u , et ap p arem en t peu ap te à contenir une garnison de deux légions ; au surplus, si l ’on adm et avec le fouilleur de N apoléon III, le colonel S toffel, que le g ra n d cam p se situe à la Serre d O rcet (schém a n “ 2), cette situ atio n est en c o n trad ictio n avec le sens de 1 expression césarienne e regione, qui signifie, sans d o u te possible, que g ran d cam p, petit cam p et plateau fo rtifié doivent être ali­ gnés sur un m êm e axe (13).

Ces quelques rem arques m o n tren t que le site trad itio n n el o ffre prise à diverses critiques, si on le co m p are au “ p o rtra it-ro b o t” que les textes anciens perm etten t d ’établir.

Il n en va pas de m êm e p o u r le site des C ôtes : le p lateau , un peu m oins élevé q ii’à G ergovie-M erdogne, culm ine à 627 m et dom ine la plaine de 287m ; il constitue un m assif isolé ; les collines qui l ’en vironnent se situent sur la d ro ite p o u r un o b serv ateu r placé au S .-S .E ., et cela p a raît co n fo rm e aux tém oignages anciens ; la colline du “ p etit c am p ” est, dans cette h y p o ­ thèse, placée à C h an tu rg u e, ém inence “ escarpée de p a rto u t” , com m e le dit C ésar , enfin cette colline, p o u r l ’ob serv ateu r placé près du g ran d cam p p o u r lequel on p ro p o se l’em placem ent de M o n tfe rra n d (schém a n° 3), est dans un m êm e alignem ent avec le p lateau des C ôtes, ce qui est co n fo rm e au sens de e regione.

A u ta n t d ’élém ents qui concordent p a rfaitem en t avec le “ p o rtra it- ro b o t” du site (14).

Les reconstitutions de la bataille

A v an t d ’essayer de p rocéder à une reco n stitu tio n sur un site d o n n é, il^nous p araît indispensable d ’étab lir un schém a th éo riq u e de la bataille, d après les indications des au teu rs anciens ; on v erra ensuite avec quel site ce schém a s’accorde le m ieux.

1) Schém a théorique (15)

Les étapes suivantes peuvent être distinguées :

a) C ésar repère le site occupé p a r les G aulois, m ène quelques escarm ouches en plaine, puis, p a r une o p ératio n -su rp rise, s ’em pare d ’un élém ent du d isp o sitif gaulois, constitué p a r une colline “ escarpée de to u te p a r t” ;

deux légions et établit un fossé double (chaque élém ent ayant 12 pieds) entre son cam p principal (situé dans la plaine et d ’où l ’on voit dans une m êm e alignem ent la colline en question et la p lace-fo rte g a u ­ loise) et le petit cam p édifié sur cette colline ;

(13)

b) C ésar doit p a rtir du g ran d cam p p o u r réduire une révolte des H éduens et, p e n d an t cet interm ède, le cam p est violem m ent a tta q u é p a r les G a u ­ lois, qui sont néanm oins repoussés ;

c) V enu inspecter le petit cam p. C ésar rem arq u e une possibilité d ’actio n :

il s’agit d ’exploiter les craintes gauloises p o u r un accès de l’o p p id u m situé à d ro ite (16) en créant un diversion c o n to u rn a n t le d isp o sitif g a u ­ lois : eette diversion se fera p a r la d ro ite (17), en longeant la chaîne de collines (iugum) liée au p la te a u , elle com m encera de nuit et c o m p o rtera plusieurs vagues successives (cavaliers, m uletiers déguisés, légion) , d) C ésar opère un tra n sfe rt, du g rand au petit cam p , de l’essentiel de ses

tro u p e s, cela en utilisant le double fossé de liaison, et en ay a n t soin de faire dissim uler les orn em en ts m ilitaires qui au raien t pu a ttire r l’a tte n ­ tio n des guetteurs ennem is.

e) L ’assaut est m ené, à p a rtir du petit cam p : C ésar pense que les G aulois se sont portés en masse du côté opposé du plateau, trom pés p a r les m o u ­ vem ents de diversion ; mais il reste des défenseurs, postés dans un val­ lonnem ent devant l’oppidum : ceux-ci retard en t l’assaut et cela perm et au gros des tro u p es gauloises de revenir ;

0 U n corps à corps a lieu ; il to u rn e au désavantage des R o m ain , qui so n t, de plus, effrayés p ar leurs alliés héduens surgissant sur leur d ro ite ; g ) L a fuite rom aine com m ence sur la gauche du fro n t ; la p o u rsu ite g au ­

loise est freinée p a r les légions n o n engagées dans l’assau t. U n re g ro u ­ pem ent des R om ains se fait dans la plaine, au pied de la colline du petit cam p.

2) Com paraison du schéma théorique et des reconstitutions sur les sites

a) O n s ’aperçoit que la reco n stitu tio n sur le site trad itio n n el s est heurtée à des difficultés considérables, à tel pxjint q u ’il a fallu abandonner 1 hypo­ thèse d ’une a tta q u e p ar le flanc sud du p lateau , à p a rtir du “ petit cam p de la R oche-B lanche, p o u r p ro p o ser un schém a d ’atta q u e p a r le côté est, directem ent à p a rtir de la plaine, ce qui rend p ratiq u em en t inutile la prise de la colline du “ petit ca m p ’’ et oblige à im aginer une tactiq u e p o u r le m oins bizarre de la p a rt de C ésar, qui ferait cacher à certains soldats leur o rn em en ts m ilitaires p o u r m ieux les faire rem arq u er de l’ennem i (18) ; cette difficulté m ajeu re mise à p a rt, il n ’est guère satis­ faisant d ’im aginer l’établissem ent d ’un fossé (de p ro tectio n ou de circu ­ lation) entre grand cam p (de la Serre d ’O rcet) et petit cam p (de la Roche- B lanche) sur une longueur de plus de tro is kilom ètres, sous le regard su rp lo m b an t de l ’ennem i ; q u a n t au m ouvem ent des tro u p es de d iver­ sion le long de la vallée qui longe la m ontagne de la Serre, elle n ’éloigne guère les Gaulois du front d ’attaque le plus plausible, à partir de la Roche- Blanche (c’est d ’ailleurs la raison qui a am ené à concevoir un schém a d ’a tta q u e p ar l’est).

b) E n revanche une reco n stitu tio n satisfaisante existe sur le site des C ôtes . elle tien t com pte des im pératifs m entionnés dans le schém a th éo riq u e et s’ad a p te bien au “ p o rtra it-ro b o t” .

E n u m éro n s les principaux p o in ts d ’accord : ^

- prise de la colline du “ petit cam p ” (C hanturgue), située dans l’axe grand cam p - plateau des C ôtes, et possibilité d ’établir un fossé entre les deux

(14)

cam ps sur une distance d ’environ 1.600 m , partiellem ent dissim ulé aux regards de l’ennem i ;

- m enace possibles venant de la d ro ite, où se trouve la ehaîne de collines

(iugum )d’où l’idée de C ésar de créer une diversion de ce côté-là, en

envoyant ses troupes m ontées et ses fantassins le long du iugum en ques­ tion ;

- tra n sfe rt relativem ent facile des légions du g rand au petit cam p p ar (ou en longeant) le fossé de liaison (18) ;

- assau t à p a rtir du petit cam p de trois légions, retardées dans leur m o u ­ vem ent p a r les G aulois restés au revers d ’une colline secondaire, au flanc m êm e du plateau (en l’occurrence le P uy de la M ouchette) ;

- itinéraire plausible p o u r les H éduens m o n ta n t p a r une vallée à d ro ite des a tta q u a n ts rom ains et p o u v an t se co n fo n d re avec les G aulois de

l’oppidum revenant du revers du p lateau ;

erifin repli accéléré des R om ains su r le flanc gauche de la colline du petit cam p, où la retraite est ralentie p a r les légions non engagées dans le co m b at (celle de C ésar, la X% et celle de Sextius, la X llP ) .

Il apparaît, en fonction de ces données, que le site des Côtes s ’adapte très convenablem ent au schém a th éo riq u e de la bataille la plus vraisem blable.

' D ans l’état actuel des recherches, une conelusion s’impose à l’évidence • on ne peut plus co n tin u er à identifier G ergovie et le p lateau de M erdogne sans ap p o rte r des réponses précises aux questions soulevées ci-dessus qui m etten t en cause la réalité d ’une occu p atio n de ce site à l’époque de la eon- q uête et qui concernent l ’aecord des textes avec la géographie et la ta c ti­ que. O n ne p o u rra pas, me sem ble-t-il, revenir sur certains p o in ts fo n d a ­ m en tau x , cornm e le nécessaire alignem ent des deux cam ps de C ésar et du p lateau gaulois (en fon ctio n du sens e regione) : dès lors, où chercher dans

1 hypothèse trad itio n n elle, le g ran d eam p de C ésar ? T o u t le schém a de la

bataille à M erdogne est à refaire, dans le m eilleur des cas. Les arg u m en ts des C ôtes so n t très im p o rtan ts : ce n ’était pas le lieu de reprendre en détail la discussion sur les points encore litigieux : ceux-ci me paraissent s ’am e- nuiser singulièrem ent, grâce au travail opiniâtre de P. Eychart. Que les légen­ des entretenues s ’effacent devant les réalités, lo rsq u ’elles sont indiscutables • nous ne fo rm o n s p a r d ’au tre vœ u.

J.M . C R O IS IL L E , P ro fesseu r à l ’U niversité Biaise P A S C A L

. C L E R M O N T II

N otes :

(1) C om m e 1 a m o n tré M. R am b au d , L ’art de ma déform ation historique dans les Commentaires de César, Paris, 1953 (réédition récente).

(2) Ces indications, com m e o n le verra, so n t essentielles p o u r préciser les

données géographiques et tactiques.

1^ V?n "c h a p ' 23 romaine, 1. XL, ch ap . 36, P olyen, Stratagèmes,

(4) C ’est n o tam m en t le cas p o u r le texte de Polyen.

(5) Ce travail a été entrepris p ar G. Dem erson et J.M . Croisille, qui le publie­ ro n t bientôt en volum e.

(6) Il existe, p a r exem ple, dans la plaine proehe des C ôtes de C lerm o n t un bourg du nom de Gerzat.

(15)

(7) J.J. H att, les fouilles de G ergovie, la campagne de 1942, in gallia, VI,

1948, fasc. 1. p. 119.

(8) M . L abrousse, Les fouilles de Gergovie, campagnes de 1945 et 1946,

in Gallia, op. cit., p. 58 sq.

(9)C f. P . E y ch art, Préhistoire et origines de Clermont, C lerm o n t, 1969, p. 145 sqq.

(10) C f. P . E y ch art, op. cit., p. 255 sqq.

0 1 ) M algré les tentatives de M. G orce, César devant Gergovie, T unis-P aris,

s.d . (1942), p. 93 sqq. Des études en cours sont p ro b an tes à cet effet. (12) C f. P . E y ch art, Chanturgue, camp de César devant G ergovie, C ler­ m o n t, 1975, n o tam m en t p. 99 sqq.

(13) Le sens de cette expression, appliquée au site, a été bien vu en prem ier lieu p a r P . E ychart. M . R am b au d en a reco n n u la valeur.

(14) C f. G . D em erson, “ Portrait-robot” de Gergovie d ’après les textes

anciens, in A LM A , 8, 1981, p. 37 sqq.

(15) C f. J .M . C roisille, La tactique de César devant Gergovie : essai de

reconstitution d ’après les textes anciens, in A L M A , 9, 1982, p. 19 sqq. (16) G. Dem erson, op . cit., p. 40.

(17) J .M . C roisille, op . cit. p. 26 sq.

0 8 ) Le problèm e de l’utilisation du do u b le fossé reste posé : s ’agit-il d ’un lieu de passage ou d ’un systèm e de p ro tectio n ? C f. J.M . C roisille, op. cit.,

p. 21.

B ibliographie som m aire

- Sur le site trad itio n n el, l’ouvrage essentiel reste celui de E. D E SFO R G E S & P .P . FO U R N IE R , La bataille de Gergovie, in Mém. Acad. Sciences, Belle-

Lettres et Arts de Clermont-Ferrand, t. X X X I, C le rm o n t-F erra n d , 1933,

com plété par P .P . FO U R N IE R , La bataille de Gergovie, C lerm ont-Ferrand, 1943. O n p o u rra égalem ent consulter M . G O R C E , César devant Gergovie, T unis-P aris, s. d. (1942); A. N oché, Gergovie, vieux problèmes et solutions

nouvelles, Leyde, 1974.

- Sur le site des C ôtes, on se re p o rtera principalem ent aux ouvrages sui­ vants : P . E Y C H A R T , Gergovie, légende et réalité, C lerm ont-F errand, 1969, Id ., Chanturgue, camp de César devant Gergovie, C lerm ont-F errand, 1975, Id ., La Bataille de Gergovie, N o n ette, 1987.

- Sur les origines et le peuplem ent de C lerm o n t, on peut citer . P. E Y C H A R T , Préhistoire et origines de Clermont, C le rm o n t-F erran d , 1969, E . D E SFO R G E S - G . et P .F . F O U R N IE R , - J .J . H A T T - F. IM B E R D IS ,

Nouvelles recherches sur les origines de Clermont-Ferrand, P u b l. In stitu t

du M assif C en tral, fasc. V, C le rm o n t-F erran d , 1970.

La dernière édition du G uide vert M ichelin, Auvergne, décrit les deux sites et expose les reco n stitu tio n s de la bataille avec un louable souci d ’im p artialité.

L ’ouvrage de J. H A R M A N D , Vercingétorix, P aris, 1984, replace la bataille dans l’ensem ble des actions m enées p ar le chef gaulois : l’A iiteur ad o p te la localisation trad itio n n elle de G ergovie sans discuter la th éo rie de G ergovie aux C ôtes ; p ar ailleurs, il d onne du personnage de V ercingérorix une in te rp ré ta tio n très contestable.

(16)

N O U V E L L E R É D A C T IO N DES

STATUTS

DE L ’A S S O C IA T IO N DES A N C IE N N E S E T A N C IE N S É L È V E S DES S E C T IO N S N O R M A L E S, DE L ’É C O L E N O R M A L E S U P É R IE U R E DE L ’E N S E IG N E M E N T T E C H N IQ U E E T DE L ’É C O L E N O R M A L E S U P É R IE U R E DE C A C H A N .

co n fo rm es aux m odèles de statu ts proposés aux associations qui sollicitent la reconnaissance d ’utilité p u blique, ad o p tés p ar l ’A ssem blée G énérale du 15 m ai 1978 et m odifiés le 21 m ai 1988 p a r l’Assem blée G énérale tenqe à C lerm o n t-F erran d .

I - BUT ET COM POSITION DE L ’ASSOCIATION

A rticle 1

L ’A ssociation dite : “ A ssociation des A nciennes et A nciens Elèves des Sections N orm ales, de l’Ecole N orm ale Supérieure de l’Enseignem ent T ech­ nique et de l’Ecole N orm ale Supérieure de C a c h a n ’’, fondée le 5 ao û t 1908 a p o u r but :

I ° de contribuer activem ent au développem ent et à la défense de l’Ecole N orm ale Supérieure de C achan et, dans l’acception la plus large, de Tesprit technologique dans toutes les disciplines scientifiques et générales enseignées dans les établissem ents publics.

2° de défendre la q u alité d ’ancien élève ;

3° de m aintenir les liens d ’am itié que les élèves-professeurs o n t form és dès leur séjour dans ces écoles et de se p rêter un m utuel ap p u i.

L ’association s’interdit toute discussion et activité étrangères à son but. Sa durée est illim itée.

Elle a son siège social à l’Ecole N orm ale Supérieure de C ac h a n , à C ach an , Val de M arne.

A rticle 2

Les m oyens d ’action de l’A ssociation sont les bulletins, les articles et p u blications, les m ém oires, les cours et conférences, les aides et to u te ini­ tiative des responsables n atio n au x et régionaux, ou de m em bres m andatés. 14

(17)

A rticle 3

L ’A ssociation se com pose de m em bres titulaires, b ien faiteu rs, adhérents.

P o u r devenir ad h éren t, il faut réu n ir les co n d itio n s suivantes : a) avoir fait p artie d ’une des sections m entionnées à l’article 1, oii de l’E N S E T , ou de l’Ecole N orm ale Supérieure de C ach an , en qualité d ’élève- pro fesseu r ;

soit être élève-professeur de l’EN SET ou de l’Ecole N orm ale Supérieure de C achan au cours des deux dernières années d ’études ;

b) avoir adressé une d em an d e d ’adm ission verbale, ou écrite, au secré­ taire général, à un secrétaire régional ou au co rresp o n d an t local, l’ad m is­ sion étan t acceptée sous réserve de l’alinéa c suivant :

c) avoir o b ten u l’agrém ent du B ureau N atio n al ; d) payer régulièrem ent la co tisatio n annuelle.

La co tisatio n est fixée p a r décision de l’A ssem blée G énérale. Sur proposition du Bureau N ational, le titre de m em bre d ’honneur peut être décerné p ar le C om ité N ational aux personnes qui rendent ou o n t rendu des services signalés à l’A ssociation. Ce titre co nfère, aux personnes qui l’ont obtenu, le droit de faire partie de l’Assemblée Générale, sans être tenues de payer une cotisation.

A rticle 4

L a qualité de m em bre de l’A ssociation se perd :

1° p a r la dém ission écrite, adressée au P résident. Le refus de payer la co tisatio n équ iv au t, après 2 appels sans réponse, à la dém ission ;

2° p o u r m otifs graves, p ar rad iatio n pron o n cée p a r le C om ité N a tio ­ nal, sur p ro p o sitio n du B ureau N atio n al. Le m em bre intéressé est p ré a la ­ blem ent appelé à fo u rn ir ses explications, puis il peut d em an d er à être en ten d u p a r l’A ssem blée G énérale, qui statu e en dernier ressort.

II - A D M IN IS T R A T IO N E T F O N C T IO N N E M E N T

A rticle 5

L ’association est adm inistrée p a r un C om ité N atio n al de 18 m em bres au m oins et de 24 au plus, élus p arm i les m em bres ad h éren ts, p a r co rres­ p o n d an ce et à bulletins secrets, p o u r 3 an s, renouvelables p a r tiers, après publication du com pte-rendu de l’Assemblée Générale. Ce C om ité com prend au m oins un rep résen tan t de chaque section ay an t existé o u existant à l’E N SE T ou à l’Ecole N orm ale Supérieure de C ach an dans la m esure où se sont m anifestées les can d id atu res co rresp o n d an tes.

Les m odalités de can d id atu res et d ’élection au C om ité N atio n al sont fixées p a r le R èglem ent In térieu r.

(18)

Les m em bres so rta n ts sont rééligibbles.

Les P résidents des G roupes R égionaux (tels que ceux-ci sont définis à l ’article 10) ou les représentants d ûm ent m an d atés de ces groupes (lors­ que les P résidents R égionaux o n t été élus m em bres du C om ité N atio n al à titre personnel ou bien lo rsq u ’ils sont em pêchés) sont invités aux réunions du C om ité.

A près avoir co n trô lé les élections n ationales, le C om ité N atio n al dési­ gne, en son sein, à bulletins secrets, un B ureau N atio n al. Ce bu reau est élu p o u r un an.

Sur p ro p o sitio n du Bureau N atio n al, le C om ité peut décerner les titres de P résident H o n o raire, V ice-Président H o n o ra ire etc, aux m em bres du Bureau qui ont cessé leurs fonctions ; ils sont invités aux réunions du Com ité.

A rticle 6

Le C om ité N ational se réunit au m oins une fois au cours de chacun des sem estres de 1 année scolaire : à la d ate fixée lors de la précédente ré u ­ n io n , ou à la diligence du P résident ou à la dem ande de la m oitié au m oins de ses m em bres.

La présence du tiers, au m oins, des m em bres du C om ité est nécessaire, p o u r la validité des délibérations.

Il est tenu procès-verbal des séances. Les procès-verbaux sont établis sans blancs ni ratures sur des feuilles num érotées et conservées au Siège de l’A ssociation. Elles sont signées p a r le P résident et le Secrétaie G énéral.

A rticle 7

Les m em bres du C om ité ne peuvent recevoir au cu n e ré trib u tio n , à ra i­ son des fonctions qui leur sont confiées.

Les rem boursem ents de frais, tels q u ’ils sont définis à l’article 21 sont seuls possibles. Ils fo n t l’o b jet d ’une décision expresse du C om ité sta tu a n t hors de la présence des intéressés ; des Justifications doivent être p ro d u ites, qui fo n t l’objet de vérification.

Les agents rétribués de l’association peuvent être appelés p a r le P rési­ dent à assister avec voix consultative, aux séances de l’Assem blée G énérale et du C om ité N ational.

A rticle 8

Le B ureau N ational, qui représente et anim e l’A ssociation, com prend : - U n P résident (qui ne peut être un agent rétribué au titre de l’A sso­

ciation).

- T rois V ice-Présidents.

- Deux à q u a tre Secrétaires A d jo in ts. - Un T résorier.

- U n T réso rier-A d jo in t. 16

(19)

Les m em bres de ce B ureau se répartissent les fonctions et p euvent, à la m ajo rité ab so lu e, en déléguer une à un m em bre du C om ité N a tio n al, ou assigner une m ission à un m em bre de l’association.

Le B ureau fixe les dates de ses réunions. Il p eu t, en cas d ’urgence, se réunir à la diligence du P résident ou à la dem ande de la m oitié de ses m em bres.

Le B ureau N atio n al peut consulter to u te personne de son choix. Le B ureau convoque les m em bres de l’A ssociation en Assemblées G éné­ rales annuelles ou ex trao rd in aires. A près avis du C om ité, il présente, c h a ­ que année, le ra p p o rt m oral et le ra p p o rt financier à l’exam en des m em ­ bres, un m ois au m oins avant l ’A ssem blée G énérale, et dem ande à celle-ci l’ap p ro b a tio n de sa gestion.

A rticle 9

Les m em bres de l’A ssociation sont organisés :

a) en groupes locaux, réunis au m oins une fois 1 an p o u r discuter des questions à l ’ord re du jo u r de l’Assem blée G énérale et p o u r désigner un c o rre sp o n d an t local ;

b) en groupes régionaux, constitués sur le plan académ ique ou in te ra ­ cadém ique, et qui s ’ad m in istren t selon les m odalités de l’article 10.

A rticle 10

Les groupes régionaux so n t adm inistrés p ar un B ureau R égional c o n ­ fo rm ém en t aux S tatu ts et au R èglem ent Intérieur de l’A ssociation. C h aq u e B ureau R égional com prend au m oins q u a tre m em bres : un P résid en t, un V ice-P résident, un Secrétaire et un T réso rier.

Les élections des B ureaux R égionaux o n t lieu au cours d ’une A ssem ­ blée R égionale annuelle, suivant les m odalités du Règlernent In térieu r. L ’A ssem blée Régionale p eu t, sur p ro p o sitio n du B ureau R égional, c o n fé ­ rer les titres de P résident R égional H o n o ra ire , de V ice-Président R égional H o n o ra ire , etc...

Les ressources régionales sont constituées p ar une cotisation régionale, fixée p a r l ’A ssem blée Régionale.

Les résultats des trav au x des groupes régionaux : Assem blées R égio­ nales annuelles o u ex trao rd in aires, décisions des b u reau x régionaux, e tc ... so n t transm is au B ureau N atio n al qui les étudie et décide de leür insertion dans le B ulletin de l’A ssociation ; il les com m u n iq u e au C om ité N atio n al et à l’Assem blée G énérale. E n cas de co n flit, celle-ci est seule habilitée à décider, sur p ro p o sitio n du C om ité.

A rticle 11

L ’A ssem blée G énérale de l’A ssociation com prend les m em bres titu la i­ res, les m em bres b ien faiteu rs, les ad h éren ts.

Elle se réu n it au m oins une fois ch aq u e année à une d ate et en u n lieu fixés p ar le com ité N ational ou sur p ro p o sitio n du q u a rt au m oins des m em ­ bres de l’A ssociation.

(20)

Son o rd re du jo u r est établi p ar le B ureau N ational.

Elle entend les rap p o rts sur la gestion du C om ité N atio n al, sur la situ a­ tion financière et m orale de l’A ssociation ; elle les ap p ro u v e ou les blâm e. Elle p rononce les rad iatio n s à la m ajo rité absolue ; elle délibère sur les questions mises à l’o rd re du jo u r et p rend les décisions à la m ajo rité des v otants.

Elle m odifie les statu ts selon les dispositions de l’article 22.

Elle décide de la dissolution de l’A ssociation en se c o n fo rm an t à l’a rti­ cle 23, ou soum et cette d issolution à référendum .

A rticle 12

En A ssem blée G énérale ou R égionale, chaque m em bre dispose d ’une voix. 11 peut se faire représenter p ar un a u tre m em bre de l’A ssociation p o r­ teu r d ’un m andat écrit ; celui-ci ne peut disposer de plus de 9 m an d ats.

T o u t m em bre peut dem ander l’inscription d ’une question à l’o rd re du jo u r de l’Assem blée. Il adresse sa dem ande au Secrétaire G énéral au m oins 2 m ois avant l’Assem blée.

A rticle 13

Le B ureau publie un bulletin trim estriel. Il reçoit les com m unications et les dem andes d ’insertion ainsi que les com ptes-rendus des assemblées loca­ les ou régionales ; il suscite m êm e ces com m unications m ais il reste juge du choix à faire, sau f appel au C om ité puis recours à l’Assem blée G énérale.

A rticle 14

Le P résident du Bureau N atio n al représente l’A ssociation dans tous les actes de la vie civile. Il o rd o n n an ce les dépenses. 11 peut d o n n er déléga­ tio n dans des conditions qui sont fixées p a r le Règlem ent Intérieur.

En cas de représentation en justice, le P résident ne peut être rem placé que p a r un m an d ataire agissant en vertu d ’une p ro c u ra tio n spéciale.

Les représentants de l’A ssociation doivent jo u ir du plein exercice de leurs d roits civils.

A rticle 15

Les délibérations du C om ité N ational relatives aux acquisitions, échan­ ges et aliénations d ’im m eubles nécessaires au b u t recherché p ar l’A ssocia­ tion, constitutions d ’hypothèques sur lesdits im m eubles, baux excédant neu f années, aliénations de biens re n tra n t dans la d o ta tio n et em p ru n ts doivent être approuvées p a r l’Assem blée G énérale.

A rticle 16

Les délibérations du C om ité N ational relatives à l’acceptation des dons et legs ne sont valables q u ’après a p p ro b a tio n adm inistrative donnée dans les conditions prévues p ar l’article 910 du code civil, l’article 7 de la loi du 4 février 1901 et le décret n° 66-388 du 13 juin 1966.

Les délibérations de l’A ssem blée G énérale relatives aux aliénations de biens m obiliers et im m obiliers d ép en d an t de la d o ta tio n , à la co n stitu tio n d ’hypothèques et aux em p ru n ts, ne sont valables q u ’après a p p ro b a tio n adm inistrative.

(21)

A rticle 17

Les règles d ’org an isatio n et de fon ctio n n em en t des établissem ents qui p o u rraien t dépendre de l ’A ssociation seront définies, le cas éch éan t, p ar le Règlem ent In térieu r prévu au titre V des présents statu ts, ainsi que les pouvoirs conférés aux personnes chargées de leur direction.

Les régies d ’o rg an isatio n et de fo n ctionnem ent des groupes locaux et régionaux, définies à l’article 9 sont précisées p ar le m êm e Règlem ent Intérieur.

T outes m odifications ou créatio n s relatives aux groupes régionaux et locaux seront notifiées au P réfet dans le délai de hu itain e.

III - D O T A T IO N , RESSOURCES ANN U ELLES

A rticle 18 La d o ta tio n co m p ren d ;

1° U ne som m e de deux mille francs constituée en valeurs nom inatives placées co n fo rm ém en t aux prescriptions de l’article suivant ;

2° Les im m eubles nécessaires au but recherché p a r l’A ssociation ainsi que des bois, forêts ou terrain à boiser ;

3° Les capitaux p ro v en an t des libéralités, à m oins que l’em ploi im m é­ d iat n ’en ait été au to risé ;

4° Les som m es versées p o u r le rach at des cotisations ;

5° Le dixièm e au m oins, annuellem ent capitalisé, du revenu net des biens de l’association :

6° La partie des excédents de ressources qui n ’est pas nécessaire au fonc­ tio n n em en t de l’association p o u r l’exercice suivant.

A rticle 19

Les capitaux m obiliers com pris dans la d o ta tio n so n t placés en rentes nom inatives sur l’E ta t, en actions nom inatives de sociétés d ’investissem ent constituées en exécution de l’ord o n n an ce du 2 novem bre 1945 et des textes subséquents ou en valeurs nom inatives adm ises p a r la B anque de F rance en garantie d ’avances. Ils peuvent être égalem ent employés à l’achat d ’autres n o m in atifs, après a u to risa tio n d o nnée p a r arrêté.

A rticle 20

Les ressources annuelles de l’A ssociation se com posent :

1° du revenu de ses biens, à l ’exception de la fractio n prévue au n° 5 de l’article 18 ;

2° des co tisatio n s et souscriptions de ses m em bres ;

3° des subventions de l’E ta t, des d ép artem en ts, des com m unes et des établissem ents publics ;

4° du produit des libéralités dont l’emploi est autorisé au cours de l’exer­ cice et prévu p a r le R èglem ent In térieu r :

5° des ressources créées à titre exceptionnel et, s’il y a lieu, avec l’ag ré­ m ent de l’a u to rité co m pétente ;

6° du p ro d u it des ré trib u tio n s perçues p o u r service rendu. L ’année sociale de l’A ssociation va du 15 septem bre au 14 septem bre de l’année suivante.

(22)

A rticle 21

Le T résorier N ational, avec l’aide du T résorier-A djoint, reçoit les coti­ sations nationales, dépose les fonds disponibles dans une caisse p u blique, opère les retraits et règle les dépenses.

Le ch ap itre des dépenses com prend seulem ent celles utiles à l’associa­ tio n , à savoir :

a) im pression et frais d ’envoi du B ulletin, b) frais de corresp o n d an ce, de fo n ctio n n em en t,

c) frais de déplacem ents autorisés des m em bres du B ureau et éventuel­ lem ent du C om ité, ou de m em bres de l’A ssociation dûm en t m an d atés. Ces frais sont rem boursés suivant les dispositions du 2 ' alinéa de l’article 7,

d) subventions accordées, selon les éventualités, aux groupes régionaux ou locaux sur décision du C om ité N atio n al, dans le dessein de co n trib u er au développem ent et à la défense de l’Ecole N orm ale Supérieure de C achan et dans l’acception la plus large, de l’esprit T echnologique dans to u tes les disciplines scientifiques et générales enseignées dans les établissem ents publics,

e) aides allouées à des m em bres de l’A ssociation p a r le B ureau. Ces dernières dépenses sont im putées sur une caisse de solidarité constituée grâce ;

a) à un prélèvem ent sur les cotisations, b) à des ressources publicitaires,

c) aux versem ents volontaires des ad h éren ts.

Le T résorier tient une com ptabilité faisant ap p araître annuellem ent un com pte d ’ex p lo itatio n , le résultat de l’exercice et un bilan. Sa gestion fait l’o b jet d ’un vote de l’Assem blée G énérale, av an t lequel les com ptes o n t été exam inés p ar deux com m issaires aux com ptes, choisis p a r cette A ssem blée G énérale, en dehors du C om ité. Les établissem ents de l’A ssociation prévus à l’article 17 tiennent une com p tab ilité distincte qui form e un ch ap itre spé­ cial de la com ptabilité d ’ensem ble de l’A ssociation.

Les groupes locaux et régionaux prévus à l’article 9 tiennent une co m p ­ tabilité p ro p re. Il est ju stifié chaque année auprès du P réfet, du M inistre de l’Intérieur et du M inistre de l’E d u catio n , de l’em ploi des fonds p rove­ nant de toutes les subventions accordées au cours de l’exercice écoulé.

IV - M O D IF IC A T IO N S D ES S T A T U T S ET D ISSO L U T IO N A rticle 22

Les statu ts peuvent être m odifiés p ar l’A ssem blée G énérale sur p ro p o ­ sition du C om ité N ational ou du dixièm e des m em bres au m oins de l’A ssociation.

Le C om ité recevra deux m ois au m oins avant l’Assem blée G énérale les p ro p o sitio n s de révisions des statuts.

D ans l’un et l’au tre cas prévus au 1"^ alinéa de cet article, les p ro p o si­ tions de m odification sont inscrites à l’o rd re du jo u r de l’Assem blée G éné­ rale et adressées à to u s les m em bres de l’A ssociation au m oins 30 jo u rs à l’avance.

(23)

L ’Assemblée doit se com poser du q u art au m oins des m em bres en exer­ cice. Si cette p ro p o rtio n n ’est pas a ttein te, l’A ssem blée est convoquée de no u v eau , m ais à quinze jo u rs au m oins d intervalle, et cette fois, elle peut valablem ent délibérer, quel que soit le nom bre des m em bres présents.

D ans tous les cas, les statu ts ne peuvent être m odifiés q u ’à la m ajo rité des deux tiers des m em bres présents ou représentés.

A rticle 23

S au f référence à l’article 11 dernier alinéa, 1 Assemblée G énérale, ap p e­ lée à se p ro n o n cer sur la d issolution de l’A ssociation et convoquée spécia­ lem ent à cet effet, dans les co n d itio n s prévues à l’article 22, doit c o m p ren ­ d re, au m oins, la m oitié plus un des m em bres en exercice ; si cette p ro p o r­ tion n ’est pas atteinte, l’Assemblée est convoquée de nouveau, m ais à quinze jo u rs au m oins d ’intervalle, et cette fois, elle peut valablem ent délibérer, quel que soit le no m b re des m em bres présents ou représentés.

D ans tous les cas, la dissolution ne peut être votée q u ’à la m ajo rité des deux tiers des m em bres présents ou représentés.

A rticle 24

En cas de d issolution, l’A ssem blée G énérale désigne un ou plusieurs com m issaires, chargés de la liquidation des biens de l’A ssociation. Elle a ttri­ bue l’a c tif net à un ou plusieurs établissem ents an alogues, publics, reco n ­ nus d ’utilité publique ou à des établissem ents visés à l’article 35 de la loi du 14 jan v ier 1933.

A rticle 25

Les délibérations de l’Assemblée G énérale prévues aux articles 22, 23,24, sont adressées, sans délai, au M inistre de l’In térieu r et au M inistre de l’E d u catio n .

Elles ne sont valables q u ’après a p p ro b a tio n du G o uvernem ent.

V - S U R V E IL L A N C E ET R È G L E M E N T IN T É R IE U R A rticle 26

Le P résident d o it faire co n n aître dans les tro is m ois, à la p réfectu re du d ép artem en t ou à la so us-préfecture de l’arrondissem ent où 1 A ssocia­ tio n a son siège social, to u s les changem ents survenus dans l’ad m in istra ­ tio n ou la direction de l’A ssociation. Les registres de l’A ssociation et ses pièces de co m pabilité so n t présentés sans déplacem ent, sur to u te réq u isi­ tio n du m inistre de l’intérieur o u d u préfet à eux-m êm es ou à leur délégué ou à to u t fo n ctio n n aire accrédité p a r eux.

Le ra p p o rt annuel et les com ptes sont adressés ch aq u e année au P réfet du d ép artem en t, au M inistre de l’In térieu r et au M inistre de l’E d u catio n .

A rticle 27

Le M inistre de l’In térieu r et le M inistre de l ’E d u catio n o n t le d ro it de faire visiter p ar leurs délégués des établissem ents éventuellem ent fondés p ar l’A ssociation et de se faire rendre co m p te de leur fo n ctio n n em en t.

(24)

A rticle 28

Le règlem ent intérieur préparé p a r le C om ité N ational et ad o p té p ar l’Assem blé G énérale est adressé à la préfectu re du d ép artem en t. Il ne peut en trer en vigueur q u ’après ap p ro b a tio n du M inistre de l ’Intérieur

E X T R A IT D U JO U R N A L OFFICIEL

DE LA R É PU B L IQ U E F R A N Ç A IS E “ A S S O C IA T IO N S ”

du 1 9 /1 0 /1 9 8 8 - N ° 42

9 4 - VAL- DE- y . ARNE

N O O I F I C A T I O N D é c l a r a t i o n à La s o u s ~ p r é f e c t u r e d e L ' h a y - L e s - R o s e s . A r c i e n t i t r e ; A s s o c i a t i o n a m i c a l e d e s a n c i e n n e s e t a n c i e n s é l è v e s d e s s e c ­ t i o n s n o r m a l e s e t d e l ' é c o l e n o r m a l e s u p é r i e u r e d e l ' e n s e i g n e m e n t t e c h n i q u e . N o u v e l o b j e t : c o n t r i b u e r a u d é v e l o p ­ p e m e n t e t à l a d é f e n s e d e l ' é c o l e n o r ­ m a l e s u p é r i e u r e d e C a c h a n e t d e l ' e s ­ p r i t t e c h n o l o g i q u e d a n s t o u t e s l e s d i s c i p l i n e s s c i e n t i f i q u e s e t g é n é r a l e s e n s e i g n é e s d a n s l e s é t a b l i s s e m e n t s p u b l i c s . N o u v e a u t i t r e : A s s o c i a t i o n d e s a n ­ c i e n n e s e t a n c i e n s é l è v e s d e s s e c t i o n s n o r m a l e s d e l ' é c o l e n o r m a l e s u p é r i e u r e d e l ' e n s e i g n e m e n t t e c h n i q u e e t d e l | é c o l e n o r m a l e s u p é r i e u r e d e C a c h a n . S i è g e s o c i a l r é c o l e n o r m a l e s u p é r i e u r e d e C a c h a n t 6 “] r a v e n u e d u P r é s i d e n t - W i l s o n / 9 4 2 3 0 C a c h a n D a t e : 2 3 s e p t e m b r e 1 9 8 8 . 22

(25)

DES MÉDAILLES POUR LA ERANCE

La pensée, dans son prem ier m ouvem ent va aux m édailles réco m p en ­ sant nos co m p atrio tes aux Jeux O lym piques d ’hiver et d ’été. P uis, nous prenons conscience de la persévérance dans l’effo rt, de la tension d an s la p ré p a ra tio n psychologique, sans lesquelles n ’au raien t pu être valorisées les qualités naturelles des cham pions ; sans o m ettre le soutien a tte n tif et am i­ cal de to u s ceux qui o n t en to u ré, conseillé, en traîn é les co n cu rren ts.

Songeons-nous aussi aux artisan s, ouvriers, techniciens, agents co m ­ m erciaux, qui o n t im aginé, co nçu, mis au p o in t, fab riq u é et fait co n n aître les m atériels et équipem ents nécessaires aux com pétitions et au succès ?

A C A L G A R Y , p a r exem ple, les skis, fixations et chaussures, tro is p ro ­ d u ctio n s où les firm es françaises détiennent des p arts im p o rtan tes du m a r­ ché m ondial : du trav ail p o u r les français !

A S É O U L , un cas parm i d ’autres : celui du m a ré c h a l-fe rra n t, qui a forgé des fers, p arfaitem en t ad ap tés à l’épreuve de ju m p in g : en fait, un ouvrage co m p arab le à celui d ’un m aître-b o ttier !

A llons plus loin : com bien o n t été inform és des O lym piades des M étiers (les 29=), organisées en A U S T R A L IE , en 1988 : onze Français, com pagnons du D evoir, o n t co n co u ru . Si le résultat final nous laisse à la 10= place sur 19, cinq médailles (une en o r, deux en argent, deux en bronze) ont été gagnées p ar nos co m p atrio tes, dans les professions du b â tim e n t, de la m écanique et du bois

U ne q u estio n peut être posée : p o u rq u o i dans cette F rance du c o m p a ­ gnonnage et des Ecoles d ’A rts et M étiers, une si faible participation ? Serait- ce, p o u r ces O lym piades, l’absence de «sponsorp> , un m ot ignoré des au teu rs, am is du m onde du trav ail, Z O L A , JA U R È S ou V E R H A E R E N ? Serait-ce l ’indifférence, voire le m épris, p a r refus de s’in fo rm er, de tro p nom b reu x F rançais p o u r la pensée et le raisonnem ent technologiques, p ar ignorance de to u t ce que nécessite la créatio n d ’un o b jet tech n iq u e ?

A l’appui de ces q uestions, citons deux rem arq u es : un responsable d ’une entreprise alsacienne : «11 est reg rettab le q ue la F R A N C E n ait pas su se doter d ’une classe m oyenne en col bleu» ; d ’un dirigeant de R E N A U L T V E H IC U L E S IN D U S T R IE L S ; «Ici, la culture industrielle dem eure to u ­ jo u rs suspecte» (1).

E t p o u rta n t, les e ffo rts se m ultiplient : m usées industriels dans le N O R D , en L O R R A IN E , en B O U R G O G N E , e tc ... avec, au 2= ra n g , d e r­ rière P a ris, M ulhouse et ses cinq m usées techniques : a u to m o b ile, chem in de fer, sapeurs-pom piers, im pression sur éto ffe, p ap ier peint (2), to u tes inventions qui o n t m odifié façon de vivre et cadre de vie.

(26)

C hacun de nous doit continuer à inform er, élèves, fam illes, étu d ian ts... et collègues des au tres établissem ents p o u r que nous recrutions, en classe de seconde, de bons élém ents, dans l’intérêt de n o tre jeunesse et de n o tre pays (3). N ous e n tro n s, en effet, non pas dans une ère post-industrielle, m ais dans une ère néo-industrielle, p o u r des m odes de p ro d u ctio n au tres ; les «serviees», indispensables p ar exemple p o u r la vente, ne peuvent se m ain­ ten ir et progresser que si la p ro d u ctio n industrielle soutient la com p étitio n in tern atio n ale. T ous tro u v ero n t-là, il faut l’espérer, m atière à réflexion.

Jean -M arc R E F E U IL (E F 39-42)

(1) In « D Y N A S T E U R S » , m en su el des “ E C H O S ” , m a rs 1987 el s e p te m b re 1988. (2) T im b re à 2 ,2 0 F p o u r les p h ilaté liste s !

(3) Le b a c c a la u ré a t C p eu t ê tre un m irag e : su r 100 élèves a d m is en s eco n d e av ec, p o u r b u t, ce b a c c a la u ­ ré a t, co m b ien ré u s s iro n t ? E t p a rm i ces la u ré a ts , c o m b ie n se ro n t a d m is en classes p ré p a r a to ir e s au x G ra n d e s E coles ? B ach eliers E çt b ac h elie rs tech n icien s s em b len t m ieux arm é s , p o u r é v iter le c h ô m a g e , 24 à tra v e rs n o s se c tio n s d e B .T .S . et les I .U .T .

(27)

EXPRESSIONS TOUTES FAITES

A vez-vous rem arq u é lorsque vous écoutez les d éclaratio n s d un p o liti­ cien, ou les paroles d ’un jo u rn a liste , soit à la R adio, soit à la Télévision, voire un conférencier im p ro v isateu r ou bien un professeur d isert, l’em ploi ré p étitif d ’expressions to u tes faites q u ’on retrouve p arfo is aussi d an s les conversations ? C ar elles suivent une m ode chan g ean te du langage.

A l’heure actuelle, l’expression la plus fréquem m ent em ployée c ’est :

“ tout à fait” qui est en train de su p p la n ter la précédente ; “ effectivem ent”

to u tes deux re n fo rç a n t l’adh ésio n à une idée ou à une form ule exprim ée p a r un in terlo cu teu r ém ettan t un avis personnel.

V ous me direz q u ’il y a des nuances et que le sens n ’est pas très exacte­ m ent le m êm e tellem ent n o tre belle langue française est riche ! M ais je ne serais pas étonné d ’en ten d re “ parfaitem ent” rem placer “ tout à fait” , com m e de “ toute manière” se substitue à “ de toute façon (peut-être était-ce d ’ailleurs l’inverse ?)

M oi m êm e p arlan t souvent en public ai-je longtem ps em ployé l’expres­ sion “ en quelque sorte” ; m on épouse me le fit ju d icieusem ent re m arq u er. Elle était très usitée à l’époque. O n l’utilise souvent encore. J ai cru m e co r­ riger en em ployant “ toujours est-il” . Ce n ’était pas mieux s’il y avait encore rép étitio n dans le discours. J ’ai eu je l’avoue du m al à débarrasser m on langage oral de ces expressions toutes faites qui servent de “ palier pour la

pensée” *. Tiens ! j ’étais ten té d ’en em ployer une a u tre , j ’allais écrire, “ si je puis dire” . P eu t être fera-t-elle un jo u r son chem in. Ceci me rappelle

un excellent professeur qui ém aillait ses exposés philosophiques de fo rt n o m ­ breux “ quoi qu’il en so it” , au p o in t que cela devint le surnom d o n t ses élèves l’avaient affu b lé.

U n de mes am is me raco n te à ce sujet, q u ’il y a fo rt longtem ps^dans son collège rép u té, un de ses professeurs a ffectio n n ait 1 expression ceci dit” . A cette ép o q u e, on re n co n tra it très souvent un m ag h réb in , eii d je l­

laba, tap is ou descentes de lit, à l’épaule, prêt à m arch an d er ; on les d én o m ­ m ait : Sidi, occasion p o u r les élèves, censeurs im pitoyables, de se re to u rn e r en s’exclam ant en c h œ u r ; “ Ou est-il ce Sidi” . Le pro fesseu r corrigea-t-il son expression fav o rite ? C elui qui utilise ces expressions to u tes faites ne se rend en général pas com pte de leur rép étitio n . C ’est une fo rm e du rid i­ cule. Il est vrai q u ’il ne tue plus en F rance !

R aym ond VAYVA Intendant honoraire de l’E.N.S.E.T.

* N .B . - Le le rm e " p a l i e r ” et n o n p a llie r, est ici e m p lo y é a u sens fig u ré sig n ifia n t “ u n c o u r t te m p s d e r e p o s ” d a n s le d is c o u rs , c o m m e a u sen s p r o p r e o n d éfin it au ssi p alier “ p la te - f o r m e se rv a n t à c h a q u e etag e d e re p o s d a n s u n e s c a lie r.” D ’a p rè s Q u illet et L ittré .

(28)

LA RÉNOVATION DES DIPLÔMES

Un enjeu im portant p o u r l'Éducation N ationale

dans les années à venir

L ’objet de cet article est de présenter les principaux éléments de l’action engagée depuis plusieurs années p a r le M inistère de l’É d u catio n N ationale p o u r rénover les diplôm es san ctio n n an t les fo rm atio n s dispensées dans les lycées.

L ’enjeu de cette actio n est considérable : satisfaire la dem ande sociale de fo rm atio n to u t en rép o n d an t aux besoins de q u alificatio n du m onde professionnel

P o u r y faire face, une évolution im p o rta n te du système des diplôm es est nécessaire : le m odèle trad itio n n el du diplôm e, conçu p o u r des élèves de lycées, accessible dans des conditions identiques p o u r tous les candidats, délivré sur la base d ’un exam en ponctuel et unique doit s’infléchir progres­

sivement vers un modèle qui, tout en conservant la cohérence qui lui garan­ tit son caractère national, s ’ouvre à d ’autres voies de préparation que l’école, soit accessible aux adultes, m oins monolithique dans son contenu et plus diversifié dans ses conditions de délivrance.

Tel est le sens de l’action que m ène le M inistère de l’E du catio n N a tio ­ nale dans ce dom aine.

Les diplôm es n atio n au x délivrés p a r l’E ta t, en p articulier p a r le M inis­ tère de l’E d u catio n N ationale occupent en F rance une place p ré p o n d é ra n te dans le systèm e de reconnaissance des acquis : 700 diplôm es (*) d ifféren ts (toutes o p tio n s co nfondues) sont préparés et fo n t l’o b jet d ’un exam en ch a ­ que année. Le nom bre de diplôm es attrib u és est passé de 405 000 en 1970 à 750 000 en 1987.

A u cours des dernières années, une évolution im p o rta n te de ces d ip lô ­ mes a été engagée, dans le cadre de l’action m enée p o u r élever le niveau de fo rm atio n et de qualification de la p o p u latio n et no tam m en t p erm ettre l’accès des trois q u a rts d ’une classe d ’âge au niveau du baccalau réat.

C ette a d a p ta tio n est indispensable p o u r m aintenir la valeur et la créd i­ bilité des diplôm es face à l’évolution économ ique et sociale.

Les diplômes doivent répondre à l’ampleur et à la diversité des besoins de formation exprimés aujourd’hui par le monde professionnel.

Ces besoins o n t trois caractéristiques, conséquences des m u tatio n s qui to u ch en t les technologies, les em plois et l’o rg an isatio n du travail : ils sont plus com plexes ; ils sont plus variés ; ils évoluent plus vite.

C ’est p o u rq u o i, le contenu des diplôm es ne doit pas être figé dans le tem ps, sous peine d ’obsolescence rap id e ; il ne d oit pas être m on o lith iq u e, sous peine d ’in a d a p ta tio n à la diversité des besoins sectoriels et régionaux.

Les diplômes doivent aussi être adaptés à la diversité croissante des situations (scolaire ou adulte) des âges et des cursus de ceux qui les postulent.

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