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Pour tout entier natureln, 3n+ 10 = 3×(n+ 3

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

TS9 DS 3 8 janvier 2019 Dur´ee 55 minutes. Le bar`eme est donn´e `a titre indicatif.

Le manque de soin et de clart´e dans la r´edaction sera p´enalis´e.

Exercice 1 : Sur le PGCD (15 minutes) (6 points)

1. Utiliser l’algorithme d’Euclide pour trouver le PGCD des nombres suivants : 4935 et 517 2. Montrer que pour tout entier natureln la fraction 3n+ 10

n+ 3 est ´ecrite sous forme irr´eductible.

3. D´eterminer deux entiersaetbayant pour PGCD 12 et pour lesquels l’algorithme d’Euclide comporte exactement six divisions.

Solution:

1. 4935 = 9×517 + 282 517 = 282 + 235 282 = 235 + 47 235 = 5×47 + 0.

Le PGCD est donc 47.

2. Pour tout entier natureln, 3n+ 10 = 3×(n+ 3) + 1 etn+ 3 = 1×(n+ 3) + 0. DoncP GCD(3n+ 10, n+ 3) = 1 donc les nombres sont premiers entre eux.

3. On part de la fin de l’algorithme d’Euclide en ajoutant des quotients quelconques (le premier diff´erent de 1).

24 = 12×2 + 0 36 = 24 + 12 60 = 36 + 24 96 = 60 + 36 156 = 96 + 60 252 = 156 + 96.

Les nombres 252 et 156 r´epondent `a la question.

Exercice 2 : Des matrices (45 minutes) (14 points)

On consid`ere la suite (un) d´efinie par u0 = 3, u1 = 8 et, pour tout nsup´erieur ou ´egal `a 0 : un+2= 5un+1−6un.

1. Calculer u2 etu3.

2. Pour tout entier naturel n>2, on souhaite calculer un `a l’aide de l’algorithme suivant : a←3

b←8

Pour iallant de 2 `an c←a

a←. . . b←. . . Fin Pour

(a) Recopier la ligne de cet algorithme comportant des pointill´es et les compl´eter.

On obtient avec cet algorithme le tableau de valeurs suivant :

n 7 8 9 10 11 12 13 14 15

un 4 502 13 378 39 878 119 122 356 342 1 066 978 3 196 838 9 582 322 28 730 582

(b) Quelle conjecture peut-on ´emettre concernant la monotonie et la limite de la suite (un) ? 3. Pour tout entier naturel n, on noteCn la matrice colonne

un+1 un

.

On note Ala matrice carr´ee d’ordre 2 telle que, pour tout entier natureln,

(2)

TS9 DS 3 Page 2 sur 2 Cn+1 =ACn.

D´eterminerA et prouver que, pour tout entier naturel n, Cn=AnC0. 4. Soient P =

2 3 1 1

, D =

2 0 0 3

etQ=

−1 3 1 −2

. Calculer QP.

On admet que A=P DQ.

D´emontrer par r´ecurrence que, pour tout entier naturel non nul n, An=P DnQ.

5. On admet que pour tout entier natureln, Dn=

2n 0 0 3n

. (a) En d´eduire une expression de An en fonction de n (b) En d´eduire une expression de unen fonction de n.

(c) D´eterminer la limite de (un) Solution:

1. u2 = 5u1−6u0= 40−18 = 22 u3 = 5u2−6u1= 110−48 = 62

2. (a) aprend la valeur b etbprend la valeur 5a−6c (b) La suite semble ˆetre croissante et tendre vers l’infini.

3. A=

5 −6

1 0

Prouvons par r´ecurrence queCn=AnC0.

Initialisation : c’est vrai pour n= 0, car A0 est la matrice identit´e.

H´er´edit´e : soitn∈N, tel que Cn=AnC0, alorsCn+1 =ACn=A(AnC0) = A×AnC0=An+1C0.

En conclusion,C0=A0C0et si pourn∈N, Cn=AnC0 alorsCn+1An+1C0; on a donc d´emontr´e par le principe de r´ecurrence que pour tout naturel n, Cn=AnC0.

4. QP =

−1 3 1 −2

2 3 1 1

=

−2 + 3 −3 + 3 2−2 3−2

=

1 0 0 1

5. Initialisation : c’est trivialement vrai pour n= 1.

H´er´edit´e : soit∈N, n>0 tel que An=P DnQ, alors :

An+1 =An×A=P DnQ(P DQ) =P Dn(QP)DQ=P DnDQ=P Dn+1Q.

La relation est vraie au rang 1 et si elle est vraie `a un rangnau moins ´egal `a 1, elle est vraie au rang suivant. On a donc d´emontr´e par le principe de r´ecurrence que pour tout entier natureln, non nul An=P DnQ.

6. (a) Puisque An=P DnQ On a An=

2 3 1 1

·

2n 0 0 3n

·

−1 3 1 −2

=

−2n+1+ 3n+1 3×2n+1−2×3n+1

−2n+ 3n 3×2n−2×3n

. (b) Puisque Cn=AnC0, on obtiendra un comme la somme :

un= 8(−2n+ 3n) + 3(3×2n−2×3n) =−8×2n+ 8×3n+ 9×2n−6×3n= 2n+ 2×3n. (c) Les deux suites de terme g´en´eral 2n et 3n ayant pour limite +∞, il en r´esulte que la suite

(un) n’a pas de limite finie, mais a une limite infinie (on dit qu’elle diverge vers +∞).

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