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Faculté des Sciences de Rabat. Série d exercices 1

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(1)

Facult´e des Sciences de Rabat SMPC-S1

D´epartement de Math´ematiques M3-E1 : Analyse

S´erie d’exercices 1

Exercice 1 1. D´emontrer que si r∈Qet x /∈Q alorsr+x /∈Qet si r6= 0 alors r.x /∈Q.

2. Montrer que √ 26∈Q,

3. En d´eduire qu’ entre deux nombres rationnels il y a toujours un nombre irrationnel.

4. Soient aetbdeux rationnels positifs tels que√ aet√

bsoient irrationnels. Montrer que√ a+√

b est irrationnel.

Exercice 2 Trouver sous la forme pq des rationnels x dont les d´evelopements d´ecimaux p´eriodiques sont donn´es par :

3,1414_ ...; 0,99_9 ... ; 3,149_9 ...

Exercice 3 Le maximum de deux nombresx, y(c’est-`a-dire le plus grand des deux) est not´emax(x, y).

De mˆeme on notera min(x, y) le plus petit des deux nombresx, y. D´emontrer que :

max(x, y) = x+y+|x−y|

2 et min(x, y) = x+y− |x−y|

2 .

Trouver une formule pour max(x, y, z).

Exercice 4 D´eterminer la borne sup´erieure et inf´erieure (si elles existent) de : A={un|n∈N} en posantun= 2n sin est pair et un= 2−n sinon.

Exercice 5 D´eterminer (s’ils existent) : les majorants, les minorants, la borne sup´erieure, la borne inf´erieure, le plus grand ´el´ement, le plus petit ´el´ement des ensembles suivants :

[0,1]∩Q , ]0,1[∩Q , N ,

(−1)n+ 1

n2 |n∈N

.

Exercice 6 Si a et bsont des r´eels positifs ou nuls, montrer que :

√a+√

b62√ a+b.

Exercice 7 Soit f :R→Rtelle que

∀(x, y)∈R2 f(x+y) =f(x) +f(y).

Montrer que

1. ∀n∈N f(n) =n·f(1).

2. ∀n∈Z f(n) =n·f(1).

3. ∀q∈Q f(q) =q·f(1).

4. ∀x∈R f(x) =x·f(1) si f est croissante.

(2)

Correction 1 1. Soit r = pq ∈Q et x /∈Q. Par l’absurde supposons que r+x∈Q alors il existe deux entiers p0, q0 tels que r+x = pq00. Donc x = pq00pq = qp0qq−pq0 0 ∈ Q ce qui est absurde car x /∈Q.

De la mˆeme fa¸con si r·x∈Qalors r·x= pq00 Et donc x= pq00q

p. Ce qui est absurde.

2. M´ethode “classique”. Supposons, par l’absurde, que √

2∈Q alors il existe deux entiers p, q tels que√

2 = pq. De plus nous pouvons supposer que la fraction est irr´eductible (petq sont premiers entre eux). En ´elevant l’´egalit´e au carr´e nous obtenonsq2×2 =p2. Doncp2 est un nombre pair, cela implique que p est un nombre pair (si vous n’ˆetes pas convaincu ´ecrivez la contrapos´ee “p impair⇒p2 impair”). Doncp= 2×p0 avecp0∈N, d’o`up2 = 4×p02. Nous obtenonsq2 = 2×p02. Nous en d´eduisons maintenant queq2 est pair et comme ci-dessus que q est pair. Nous obtenons ainsi une contradiction carp et q ´etant tous les deux pairs la fraction pq n’est pas irr´eductible et aurait pu ˆetre simplifi´ee. Donc √

2∈/ Q.

Autre m´ethode.Supposons par l’absurde que√

2∈Q. Alors√

2 = pq pour deux entiers p, q∈N. Alors nous avons q·√

2∈N. Consid´erons l’ensemble suivant :

N = n

n∈N |n·√ 2∈N

o .

Cet ensemble N est une partie de N qui est non vide carq ∈ N. On peut alors prendre le plus petit ´el´ement de N : n0 = minN. En particulier n0·√

2 ∈ N. D´efinissons maintenant n1 de la fa¸con suivante : n1 =n0·√

2−n0. Il se trouve que n1 appartient aussi `a N car d’une part n1∈N(carn0 etn0·√

2sont des entiers) et d’autre partn1·√

2 =n0·2−n0·√

2∈N. Montrons maintenant quen1 est plus petit quen0. Comme 0<√

2−1<1 alorsn1=n0(√

2−1)< n0 et est non nul.

Bilan : nous avons trouv´e n1 ∈ N strictement plus petit que n0 = minN. Ceci fournit une contradiction. Conclusion : √

2 n’est pas un nombre rationnel.

3. Soient r, r0 deux rationnels avec r < r0. Notons x = r+

2

2 (r0−r). D’une part x ∈]r, r0[ (car 0<

2

2 <1) et d’apr`es les deux premi`eres questions √ 2

r0−r 2

∈/ Q donc x /∈Q. Et donc x est un nombre irrationnel compris entre r et r0.

4. a−b= (√ a−√

b)(√ a+√

b)

Correction 2 On multiplie avec 10p avec p bien choisit, puis on fait la differnce pour obtenir un entier.

Correction 3 Explicitons la formule pour max(x, y). Si x>y, alors |x−y|=x−y donc 12(x+y+

|x−y|) = 12(x+y+x−y) =x. De mˆeme si x6y, alors |x−y|=−x+y donc 12(x+y+|x−y|) =

1

2(x+y−x+y) =y.

Pour trois ´el´ements, nous avonsmax(x, y, z) = max max(x, y), z

, donc d’apr`es les formules pour deux ´el´ements :

max(x, y, z) = max(x, y) +z+|max(x, y)−z|

2

=

1

2(x+y+|x−y|) +z+

12(x+y+|x−y|)−z

2 .

Correction 4 (u2k)k tend vers +∞ et donc A ne poss`ede pas de majorant, ainsiA n’a pas de borne sup´erieure (cependant certains ´ecrivent alors supA = +∞). D’autre part toutes les valeurs de (un) sont positives et (u2k+1)k tend vers 0, donc infA= 0.

Correction 5 1. [0,1]∩Q. Les majorants :[1,+∞[. Les minorants :]−∞,0]. La borne sup´erieure : 1. La borne inf´erieure : 0. Le plus grand ´el´ement : 1. Le plus petit ´el´ement 0.

(3)

2. ]0,1[∩Q. Les majorants : [1,+∞[. Les minorants : ]− ∞,0]. La borne sup´erieure : 1. La borne inf´erieure : 0. Il nexiste pas de plus grand ´el´ement ni de plus petit ´el´ement.

3. N. Pas de majorants, pas de borne sup´erieure, ni de plus grand ´el´ement. Les minorants :]−∞,0].

La borne inf´erieure : 0. Le plus petit ´el´ement :0.

4.

n

(−1)n+n12 |n∈N o

. Les majorants :[54,+∞[. Les minorants :]−∞,−1]. La borne sup´erieure :

5

4. La borne inf´erieure : −1. Le plus grand ´el´ement : 54. Pas de plus petit ´el´ement.

Correction 6 √

a+

b62√

a+b⇔(√ a+

b)2 62(a+b)

car les termes sont positifs, et la fonction x 7→ x2 est croissante sur R+. ´Evaluons la diff´erence 2(a+b)−(√

a+√ b)2 :

2(a+b)−(√ a+

b)2 =a+b−2√ a

√ b= (√

a−√

b)2 >0.

Donc par l’´equivalence, nous obtenons l’in´egalit´e recherch´ee.

Correction 7 1. Calculons d’abordf(0). Nous savonsf(1) =f(1 + 0) =f(1) +f(0), doncf(0) = 0. Montrons le r´esultat demand´e par r´ecurrence : pour n= 1, nous avons bien f(1) = 1×f(1).

Si f(n) =nf(1)alors f(n+ 1) =f(n) +f(1) =nf(1) +f(1) = (n+ 1)f(1).

2. 0 = f(0) = f(−1 + 1) = f(−1) +f(1). Donc f(−1) =−f(1). Puis comme ci-dessus f(−n) = nf(−1) =−nf(1).

3. Soit q = ab. Alors f(a) =f(ab +ab +· · ·+ab) =f(ab) +· · ·+f(ab) (b termes dans ces sommes).

Donc f(a) =bf(ab). Soit af(1) =bf(ab). Ce qui s’´ecrit aussif(ab) = abf(1).

4. Fixons x ∈ R. Soit (αi) une suite croissante de rationnels qui tend vers x. Soit (βi) une suite d´ecroissante de rationnels qui tend vers x :

α123 6. . .6x6· · ·6β21.

Alors comme αi 6 x 6 βi et que f est croissante nous avons f(αi) 6 f(x) 6 f(βi). D’apr`es la question pr´ec´edent cette in´equation devient : αif(1) 6 f(x) 6 βif(1). Comme (αi) et (βi) tendent versx. Par le “th´eor`eme des gendarmes” nous obtenons en passant `a la limite : xf(1)6 f(x)6xf(1). Soitf(x) =xf(1).

(4)

Facult´e des Sciences de Rabat SMPC-S1

D´epartement de Math´ematiques M3-E1 : Analyse

S´erie d’exercices 2

Exercice 1 Les suites suivantes sont-elle major´ees, minor´ees ? monotones ? : 1. un= n2−25

2n2+ 1, un= (−1)n 2. un= cosnπ

6 , un= sin 1

√n 3. un=n2+ 1, un= 1

n2+ (−1)n(n+ 1)

Exercice 2 On consid`ere la suite (un) d´efinie par un=Pn k=1 1

n2+k2.

En utilisant le fait que n2+n1 2 6 n2+k1 2 6 n12 pour tout 06k6n, donner un encadrement de un. Que peut-on en d´eduire ?

Exercice 3 Soit (un) la suite r´eelle d´efinie par r´ecurrence en posant u0 = 1 et un+1 = √

1 +un si n∈N.

1. Montrer que (un) est croissante et major´ee.

2. Montrer que (un) converge vers le nombre r´eel positif ` qui v´erifie `2−`−1 = 0 et calculer `.

3. On suppose maintenant v0 = 1et vn+1=p

1 +v2n sin∈N. Montrer quevn est croissante non born´ee.

Exercice 4 Etudier la suite (un) d´efinie par u0 = 1 et un+1 = 1

2un(u2n−3un+ 5) ∀n >0. Montrer que un diverge. ( On montrera que un+1>kun pour un certain k >1.

Exercice 5 Les ´enonc´es suivants sont-ils vrais ou faux ?

1. Une suite `a termes positifs qui tend vers 0 est d´ecroissante `a partir d’un certain rang.

2. Si une suite a une limite strictement positive, tous ses termes sont strictement positifs `a partir d’un certain rang. R´eciproque ?

3. La somme de deux suites converge si et seulement si les deux suites convergent.

Exercice 6 Une m´ethode ancienne ( attribu´ee `a Platon) permettait d’extraire la racine carr´ee d’un nombre par un proc´ed´e it´eratif. Pour calculer la racine carr´ee d’un nombre k construit la suite r´eccurente uo = 1 et un+1 = uun+k

n+1. On suppose dans notre cas k= 2.

1. Montrer que 16un62 pour tout n

2. V´erifier que Vn=u2n etWn=u2n+1 monotone

3. En d´eduire que vn et wn convergent toute les deux vers √ 2 4. donner √

2 a 4 chiffre apr`es la virgule.

Exercice 7 Dans l exercice pr´ec”dent on au vu calculer √

2; On donne deux autre suites r´ecurrente dont on admet la convergence v0= 1 ,vn+1 = v2n +v1

n etw0 = 1 , xn+1=xn(x3x2n2+6) n+2. 1. Montrer que vn et xn converge vers √

2

2. en calculant v2 et x2 laquelle des deux suites vous semble la plus efficace.

(5)

Correction 1 1. un= n2−25

2n2+ 1 croissante born´ee 2. un= (−1)n born´ee non monotone

3. un= cosnπ

6 , un alt`erne un nombre fini de valeurs : born´ee non monotone 4. un= sin 1

√n born´ee decroissante 5. un=n2+ 1,croissante non born´ee

6. un= 1

n2+ (−1)n(n+ 1) born´e non monotone (elle est toutefois decroissante a partir de n= 2) un+1−un= (n+1)2−(−1)1 n(n+2)n2+(−1)1n(n+1) = n2+(−1)n(n+1)−((n+1)2−(−1)n(n+2))

((n+1)2−(−1)n(n+2))(n2+(−1)n(n+1))

= ((n+1)2−(−1)n2−(n+1)n(n+2))(n2−(−1)2+(−1)n) n(n+1)) 60 pour n>2

Correction 2 2n1 6un6 1n pourn>2. Donc un converge vers z´ero.

Correction 3 u0 = 1 et un+1=√

1 +un si n∈N.

1. Par r´ecurrence 0 6 un 6 2, et on a u0 = 1 6 u1 = √

2 et par induction si un−1 6 un on auraun=√

1 +un−1 6√

1 +un=un+1, donc (un) est croissante et major´ee.

2. (un) est croissante et major´ee, donc que (un) converge vers le nombre r´eel positif ` qui v´erifie l=√

1 +l et par suite `2−`−1 = 0. On r´esoud l’ ´equation pour avoirl= 1+

5 2

3. La croissance s obtient de la mˆeme mani`ere,par contre si on suppose qu elle est major´ee, on aura croissante major´ee, donc convergente versl satisfaisant l=√

1 +l2 et donc `2−`+ 1 = 0 impossible.

Correction 4 On a un+1= 1

2un(u2n−3un+ 5) = 1

2un(un32)2+ 114)> 11 8 un

Correction 5 1. Une suite `a termes positifs qui tend vers 0 est d´ecroissante `a partir d’un certain rang. Faux un= exp(−1)n n

2. Si une suite a une limite strictement positive, tous ses termes sont strictement positifs `a partir d’un certain rang. Vrais (cours)

R´eciproque Faux un= n1

3. La somme de deux suites converge si et seulement si les deux suites convergent. Faux un=n et vn= n1 −n

Correction 6 On posef(x) = x+2x+1, alorsf est d´ecroissante, on ecritf(x) = 1 +x+11 si on veut eviter la d´eriv´ee.

1. par induction 16un62 on aura f(2)6f(un)6f(1) ce qui donne 16un+162

2. vn et wn verifient vn+1 =f of(vn) et wn+1 =f of(wn) et comme f of croissante, implique que u2n et u2n+1 sont monotones

3. les deux suiteS sont monotones born´ees, donc convergente versl1etl2 respectivement. On r´esoud l1=f(l2 etl2 =f(l1 pour trouver l1 =l2=√

2.

Correction 7 1. On passe a la limite dans la formule de xn et de vn pour montrer que l=√ 2 2. par la calculatrice√

2 = 1,4142135623730950488016887242096980. On av1 = 1.5, v2 = 1.41, v2= 1,41421 et x1 = 1.41x2= 1,414213, x3= 1,414213562373095048

(6)

Facult´e des Sciences de Rabat SMPC-S1

D´epartement de Math´ematiques M3-E1 : Analyse

S´erie d’exercices 3

Exercice 1 Calculer lorsqu’elles existent les limites suivantes a) limx→0 x2+2|x|

x b) limx→−∞ x2+2|x|

x c) limx→2 x2−4 x2−3x+2

d) limx→π sin2x

1+cosx e) limx→0

1+x− 1+x2

x f) limx→+∞

√x+ 5−√ x−3

g) limx→0

3

1+x2−1

x2 h) limx→1 x−1 xn−1

Exercice 2 1. D´emontrer que lim

x→0

√1 +x−√ 1−x

x = 1.

2. Soient m, n des entiers positifs. ´Etudier lim

x→0

√1 +xm−√ 1−xm

xn .

3. D´emontrer que lim

x→0

1 x(p

1 +x+x2−1) = 1 2.

Exercice 3 1. Montrer que toute fonction p´eriodique et non constante n’admet pas de limite en +∞.

2. Montrer que toute fonction croissante et major´ee admet une limite finie en +∞.

Exercice 4 Les fonctions suivantes sont-elles prolongeables par continuit´e sur R? a) f(x) = sinx·sin1

x ; )

¯ h(x) = 1

1−x − 2 1−x2 .

Exercice 5 Soit f une fonction de [a, b] dans [a, b] telle que pour tout x et x0 (x 6= x0) de [a, b] on ait : |f(x)−f(x0)|<|x−x0|.

1. Montrer que f est continue sur [a, b].

2. Montrer que l’´equation f(x) =x admet une et une seule solution dans [a, b]. (On pourra intro- duire la fonction : x7→g(x) =f(x)−x).

Exercice 6 Soit f : [a, b]−→Rune fonction continue telle quef(a) =f(b). Montrer que la fonction g(t) =f(t+b−a2 )−f(t) s’annule en au moins un point de [a,a+b2 ].

Application : une personne parcourt 4 km en 1 heure. Montrer qu’il existe un intervalle de 30 mn pendant lequel elle parcourt exactement 2 km.

Exercice 7 Soit f :R→R continue telle que lim

−∞f =−∞ et lim

+∞f = +∞. Montrer que f s’annule.

Appliquer ceci aux polynˆomes de degr´e impair.

Exercice 8 SoientI un intervalle deRetf :I →Rcontinue, telle que pour chaquex∈I,f(x)2= 1.

Montrer que f = 1 ou f =−1.

(7)

Correction 1 1. x2+2|x|x =x+ 2|x|x. Si x >0 cette expression vaut x+ 2 donc la limite `a droite en x = 0 est +2. Si x < 0 l’expression vaut −2 donc la limite `a gauche en x = 0 est −2. Les limites `a droite et `a gauche sont diff´erentes donc il n’y a pas de limite en x= 0.

2. x2+2|x|x =x+ 2|x|x =x−2 pourx <0. Donc la limite quand x→ −∞ est −∞.

3. x2x−32−4x+2 = (x−2)(x+2)(x−2)(x−1) = x+2x−1, lorsque x→2 cette expression tend vers 4.

4. 1+cossin2xx = 1−cos1+cos2xx = (1−cos1+cosx)(1+cosx x) = 1−cosx. Lorsque x→π la limite est donc2.

5.

1+x− 1+x2

x =

1+x− 1+x2

x ×

1+x+ 1+x2

1+x+

1+x2 = 1+x−(1+x2)

x( 1+x+

1+x2) = x−x2

x( 1+x+

1+x2) = 1−x

1+x+ 1+x2. Lorsque x→0 la limite vaut 12.

6. √

x+ 5−√

x−3 = √

x+ 5−√ x−3

×

x+5+

x−3 x+5+

x−3 = x+5−(x−3)

x+5+

x−3 = 8

x+5+

x−3. Lorsque x→+∞, la limite vaut0.

7. Nous avons l’´egalit´ea3−1 = (a−1)(1 +a+a2). Pour a=√3

1 +x2 cela donne : a−1

x2 = a3−1

x2(1 +a+a2) = 1 +x2−1

x2(1 +a+a2) = 1 1 +a+a2. Lors que x→0, alors a→1 et la limite cherch´ee est 13.

Autre m´ethode : si l’on sait que la limite d’un taux d’accroissement correspond `a la d´eriv´ee nous avons une m´ethode moins astucieuse. Rappel (ou anticipation sur un prochain chapitre) : pour une fonction f d´erivable en a alors

x→alim

f(x)−f(a)

x−a =f0(a).

Pour la fonctionf(x) =√3

1 +x= (1 +x)13 ayant f0(x) = 13(1 +x)23 cela donne ena= 0 :

x→0lim

3

1 +x2−1 x2 = lim

x→0

3

1 +x−1

x = lim

x→0

f(x)−f(0)

x−0 =f0(0) = 1 3.

8. xx−1n−1 = 1 +x+x2+· · ·+xn. Donc si x→1 la limite de xx−1n−1 estn. Donc la limite de xx−1n−1 en 1 est n1.

La m´ethode avec le taux d’accroissement fonctionne aussi tr`es bien ici. Soitf(x) =xn, f0(x) = nxn−1 eta= 1. Alors xx−1n−1 = f(x)−fx−1(1) tend versf0(1) =n.

Correction 2 G´en´eralement pour calculer des limites faisant intervenir des sommes de racines carr´ees, il est utile de faire intervenir “l’expression conjugu´ee” :

√a−√

b= (√ a−√

b)(√ a+√

√ b) a+√

b = a−b

√a+√ b.

Les racines au num´erateur ont “disparu” en utilisant l’identit´e(x−y)(x+y) =x2−y2. Appliquons ceci sur un exemple :

f(x) =

√1 +xm−√ 1−xm xn

= (√

1 +xm−√

1−xm)(√

1 +xm+√

1−xm) xn(√

1 +xm+√

1−xm)

= 1 +xm−(1−xm) xn(√

1 +xm+√

1−xm)

= 2xm

xn(√

1 +xm+√

1−xm)

= 2xm−n

√1 +xm+√ 1−xm

(8)

Et nous avons

x→0lim

√ 2

1 +xm+√

1−xm = 1.

Donc l’´etude de la limite def en 0 est la mˆeme que celle de la fonction x7→xm−n. Distinguons plusieurs cas pour la limite de f en0.

– Si m > n alorsxm−n, et donc f(x), tendent vers 0.

– Si m=n alorsxm−n et f(x) tendent vers 1.

– Si m < n alors xm−n = xn−m1 = x1k avec k =n−m un exposant positif. Si k est pair alors les limites `a droite et `a gauche de x1k sont +∞. Pour k impair la limite `a droite vaut +∞ et la limite `a gauche vaut −∞. Conclusion pourk=n−m >0 pair, la limite de f en 0vaut +∞ et pourk=n−m >0 impair f n’a pas de limite en 0 car les limites `a droite et `a gauche ne sont pas ´egales.

Correction 3 1. Soit p > 0 la p´eriode : pour tout x ∈ R, f(x+p) = f(x). Par une r´ecurrence facile on montre :

∀n∈N ∀x∈R f(x+np) =f(x).

Comme f n’est pas constante il existe a, b ∈ R tels que f(a) 6= f(b). Notons xn = a+np et yn = b+np. Supposons, par l’absurde, que f a une limite ` en +∞. Comme xn → +∞ alors f(xn) → `. Mais f(xn) = f(a+np) = f(a), donc ` = f(a). De mˆeme avec la suite (yn) : yn → +∞ donc f(yn) → ` et f(yn) = f(b+np) = f(b), donc ` = f(b). Comme f(a) 6= f(b) nous obtenons une contradiction.

2. Soit f :R−→R une fonction croissante et major´ee par M ∈R. Notons F =f(R) ={f(x) |x∈R}.

F est un ensemble (non vide) de R, notons `= supF. Comme M ∈ R est un majorant de F, alors ` < +∞. Soit ε > 0, par les propri´et´es du sup il existe y0 ∈ F tel que `−ε 6 y0 6 `.

Comme y0 ∈F, il existe x0 ∈R tel quef(x0) =y0. Comme f est croissante alors :

∀x>x0 f(x)>f(x0) =y0 >`−ε.

De plus par la d´efinition de` :

∀x∈R f(x)6`.

Les deux propri´et´es pr´ec´edentes s’´ecrivent :

∀x>x0 `−ε6f(x)6`.

Ce qui exprime bien que la limite de f en +∞ est`.

Correction 4 1. La fonction est d´efinie sur R t elle est continue sur R. Il faut d´eterminer un

´eventuel prolongement par continuit´e en x= 0, c’est-`a-dire savoir si f a une limite en 0.

|f(x)|=|sinx||sin 1/x|6|sinx|.

Donc f a une limite en 0 qui vaut 0. Donc en posant f(0) = 0, nous obtenons une fonction f :R−→Rqui est continue.

2. h est d´efinie et continue sur R\ {−1,1}.

h(x) = 1

1−x − 2

1−x2 = 1 +x−2

(1−x)(1 +x) = −1 +x

(1−x)(1 +x) = −1 (1 +x).

Donc h a pour limite −12 quand x tend vers 1. Et donc en posant h(1) =−12, nous d´efinissons une fonction continue sur R\ {−1}. En −1 la fonction h ne peut ˆetre prolong´ee continuement, car en−1, h n’admet de limite finie.

(9)

Correction 5 1. Pour toute suite xn qui tend vers x, on a |f(xn)−f(x)|<|xn−x0| →0.

2. On utilise le th´eor`eme des valeurs intermidiaires pour la fonction : x7→g(x) =f(x)−x).

Correction 6 1. g(a) = f(a+b2 )−f(a) et g(a+b2 ) = f(b)−f(a+b2 ). Comme f(a) = f(b) alors nous obtenons que g(a) = −g(a+b2 ). Donc ou bien g(a) 60 et g(a+b2 ) >0 ou bien g(a) >0 et g(a+b2 ) 60. D’apr`es le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, g s’annule en c pour un c entre a et a+b2 .

2. Notonstle temps (en heure) etd(t)la distance parcourue (en km) entre les instants 0ett. Nous supposons que la fonction t 7→ d(t) est continue. Soit f(t) = d(t)−4t. Alors f(0) = 0 et par hypoth`ese f(1) = 0. Appliquons la question pr´ec´edente avec a= 0, b= 1. Il existe c∈[0,12] tel queg(c) = 0, c’est-`a-dire f(c+12) =f(c). Doncd(c+12)−d(c) = 4(c+12)−4c= 2. Donc entre c et c+ 12, (soit 1/2 heure), la personne parcourt exactement 2 km.

Correction 7 Il existe x < 0 tel que f(x) < 0 et y > 0 tel que f(y) > 0, d’apr`es le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, il existe z ∈]x, y[ tel que f(z) = 0. Donc f s’annule. Les polynˆomes de degr´e impair v´erifient les propri´et´es des limites, donc s’annulent. Ceci est faux, en g´en´eral, pour les polynˆomes de degr´e pair, par exemple regardez f(x) =x2+ 1.

Correction 8 Comme f(x)2 = 1 alorsf(x) =±1. Attention ! Cela ne veut pas dire que la fonction est constante ´egale `a 1 ou −1. Supposons, par exemple, qu’il existe x tel que f(x) = +1. Montrons que f est constante ´egale `a +1. S’il existe y6=x tel que f(y) =−1 alorsf est positive en x, n´egative en y et continue sur I. Donc, par le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, il existe z entre x et y tel que f(z) = 0, ce qui contredit f(z)2= 1. Donc f est constante ´egale `a +1.

(10)

Facult´e des Sciences de Rabat SMPC-S1

D´epartement de Math´ematiques M3-E1 : Analyse

S´erie d’exercices 4

Exercice 1 Etudier la d´´ erivabilit´e des fonctions suivantes : f1(x) =x2cos1

x, si x6= 0 ; f1(0) = 0;

f2(x) = sinx·sin1

x, si x6= 0 ; f2(0) = 0;

f3(x) =|x|√

x2−2x+ 1

x−1 , si x6= 1 ; f3(1) = 1.

Exercice 2 D´eterminer a, b∈Rde mani`ere `a ce que la fonctionf d´efinie sur R+ par : f(x) =√

x si 06x61 et f(x) =ax2+bx+ 1 six >1 soit d´erivable surR+.

Exercice 3 Calculer la fonction d´eriv´ee d’ordren des fonctions f, g, h d´efinies par : f(x) = sinx ; g(x) = sin2x ; h(x) = sin3x+ cos3x.

Exercice 4 Montrer que pour tout x∈R, |ex−1−x|6 x22e|x|.

Exercice 5 Par application du th´eor`eme des accroissements finis `a f(x) = lnx sur[n, n+ 1]montrer que

Sn=

n

X

k=1

1 k

tend vers l’infini quand ntend vers l’infini.

Exercice 6 Soient x et y r´eels avec 0< x < y.

1. Montrer que

x < y−x

lny−lnx < y.

2. On consid`ere la fonction f d´efinie sur [0,1]par

α7→f(α) = ln(αx+ (1−α)y)−αlnx−(1−α) lny.

De l’´etude de f d´eduire que pour tout α de]0,1[

αlnx+ (1−α) lny <ln(αx+ (1−α)y).

Interpr´etation g´eom´etrique ?

Exercice 7 Soit f1, f2 et f2 les applications de R dans R d´efinies par f1(x) = x

1 +x, f2(x) = x 1−x et f2(x) = x

1−x2

1. Calculer f1(n)(0) etf2(n)(0) pour tout n∈N et en d´eduire les formules de taylor de f1 et de f2 a l’ordre 6.

(11)

2. D´eduire la formule de Taylor de f3 a l’ordre 6.

Exercice 8 En appliquant la regle de l Hospital plusieurs fois, d´eterminer la limite en 0 de arctanx−sinx

tanx−arcsinx

Exercice 9 1. D´eveloppement limit´e en z´ero de ln(cos(x)) (`a l’ordre 6).

2. D´eveloppement limit´e en z´ero decosx.ln(1 +x) `a l’ordre 4.

3. D´eveloppement limit´e en 1 `a l’ordre 3 de f(x) =√ x.

4. D´eveloppement limit´e en 1 `a l’ordre 3 de g(x) =e

x. 5. D´eveloppement limit´e `a l’ordre3 en π3 de h(x) = ln(sinx).

Exercice 10 Donner un d´eveloppement limit´e `a l’ordre2def(x) =

√ 1 +x2 1 +x+√

1 +x2 en0. En d´eduire un d´eveloppement `a l’ordre 2 en+∞. Calculer un d´eveloppement `a l’ordre1 en −∞.

Exercice 11 Calculer les limites suivantes

x→0lim

ex2 −cosx

x2 lim

x→0

ln(1 +x)−sinx

x lim

x→0

cosx−√ 1−x2 x4

Exercice 12 Etudier la position du graphe de l’application´ x 7→ ln(1 + x+x2) par rapport `a sa tangente en 0 et 1.

(12)

Correction 1 1. La fonctionf1 est d´erivable en dehors dex= 0. En effetx7→ x1 est d´erivable sur R et x7→cosx est d´erivable sur R, donc par composition x7→cos1x est d´erivable surR. Puis par multiplication par la fonction d´erivable x 7→x2, la fonction f1 est d´erivable sur R. Par la suite on omet souvent ce genre de discussion ou on l’abr`ege sous la forme “f est d´erivable sur I comme somme, produit, composition de fonctions d´erivables sur I”.

Pour savoir si f1 est d´erivable en 0 regardons le taux d’accroissement : f1(x)−f1(0)

x−0 =xcos1 x.

Mais xcos(1/x) tend vers 0 (si x → 0) car |cos(1/x)|6 1. Donc le taux d’accroissement tend vers0. Donc f1 est d´erivable en 0 etf10(0) = 0.

2. Encore une fois f2 est d´erivable en dehors de 0. Le taux d’accroissement en x= 0 est : f2(x)−f2(0)

x−0 = sinx x sin1

x

Nous savons que sinxx →1 et que sin 1/x n’a pas de limite quandx→0. Donc le taux d’accrois- sement n’a pas de limite, donc f2 n’est pas d´erivable en 0.

3. La fonction f3 s’´ecrit :

f3(x) = |x||x−1|

x−1 .

– Donc pour x > 1 on a f3(x) = x; pour 0 6 x < 1 on a f3(x) = −x; pour x < 0 on a f3(x) =x.

– La fonctionf3 est d´efinie, continue et d´erivable sur R\ {0,1}. Attention ! La fonction x7→ |x|

n’est pas d´erivable en 0.

– La fonction f3 n’est pas continue en 1, en effet limx→1+f3(x) = +1 et limx→1−f3(x) =−1.

Donc la fonction n’est pas d´erivable en 1.

– La fonction f3 est continue en 0. Le taux d’accroissement pour x >0 est f3(x)−f3(0)

x−0 = −x x =−1 et pour x <0,

f3(x)−f3(0) x−0 = x

x = +1.

Donc le taux d’accroissement n’a pas de limite en 0 et donc f3 n’est pas d´erivable en 0.

Correction 2 La fonction f est continue et d´erivable sur ]0,1[ et sur]1,+∞[. Le seul probl`eme est en x= 1.

Il faut d’abord que la fonction soit continue en x= 1. La limite `a gauche est limx→1

x= +1 et

`

a droite limx→1+ax2+bx+ 1 =a+b+ 1. Donc a+b+ 1 = 1. Autrement ditb=−a.

Il faut maintenant que les d´eriv´ees `a droite et `a gauche soient ´egales. Comme la fonction f res- treinte `a]0,1] est d´efinie parx7→√

x alors elle est d´erivable `a gauche et la d´eriv´ee `a gauche s’obtient en ´evaluant la fonction d´eriv´eex7→ 1

2

x enx= 1. Donc fg0(1) = 12.

Pour la d´eriv´ee `a droite il s’agit de calculer la limite du taux d’accroissement f(x)−fx−1(1), lorsque x→1 avec x >1. Or

f(x)−f(1)

x−1 = ax2+bx+ 1−1

x−1 = ax2−ax

x−1 = ax(x−1) x−1 =ax.

Donc f est d´erivable `a droite et fd0(1) =a. Afin que f soit d´erivable, il faut et il suffit que les d´eriv´ees

`

a droite et `a gauche existent et soient ´egales, donc ici la condition est a= 12. Le seul couple (a, b) que rendf d´erivable sur ]0,+∞[est (a= 12, b=−12).

(13)

Correction 3 1. Selon que n ≡ 0 (mod 4),1 (mod 4),2 (mod 4),3 (mod 4) alors f(n)(x) vaut respectivement sinx, cosx, −sinx, −cosx.

2. La d´eriv´ee desin2xest2 sinxcosx= sin 2x. Et donc les d´eriv´ees suivantes seront :2 cos 2x,−4 sin 2x,−8 cos 2x,16 sin 2x,...

Et selon que n≡1 (mod 4),2 (mod 4),3 (mod 4),0 (mod 4),alorsg(n)(x) vaut respectivement 2n−1sin 2x, 2n−1cos 2x, −2n−1sin 2x, −2n−1cos 2x.

3. sin(x)3+ cos(x)3 =−14sin(3x) + 34sin(x) +14cos(3x) +34cos(x) et on d´erive...

Correction 4 Pour simplifier nous supposonsx >0.

1. Appliquer le th´eor`eme des accroissements finis ne va pas ˆetre suffisant. En effet, soit f(x) = ex−1−x. Alors il existe c∈]0, x[tel que f(x)−f(0) =f0(c)(x−0). Soitf(x) = (ec−1)x. Soit maintenantg(x) =ex−1alors, par le th´eor`eme des accroissements finis sur[0, c]il existed∈]0, c[

tel queg(c)−g(0) =g0(d)(c−0), soit ec−1 =edc. Donc ex−1−x=f(x) = (ec−1)x=edcx.

Comme d6c6x, alors ex−1−x6exx2.

Cela donne une in´egalit´e, mais il manque un facteur1/2.

2. Nous allons obtenir l’in´egalit´e par application du th´eor`eme de Rolle. Soit maintenant f(t) = et−1−t−kt22. Nous avons f(0) = 0, x > 0 ´etant fix´e, nous choisissons k tel que f(x) = 0, (un tel k existe carex−1−x >0 et x2>0). Comme f(0) = 0 =f(x) alors par Rolle il existe c∈]0, x[tel quef0(c) = 0. Maisf0(t) =et−t−kt, doncf0(0) = 0. Maintenantf0(0) = 0 =f0(c) donc il existe (par Rolle toujours !)d∈]0, c[tel quef00(d) = 0. Orf00(t) =et−k, doncf00(d) = 0 donnek=ed. Ainsi f(x) = 0 devientex−1−x=ed x22. Commed6x alorsex−1−x6ex x22. Correction 5 Le th´eor`eme des accroissements finis donne : ln(n+ 1)−ln(n) = c1

n(n+ 1−n) = c1

n, avec cn∈[n, n+ 1]. Or cn>n donc n1 > c1n. Donc :

Sn=

n

X

k=1

1 k >

n

X

k=1

1 ck =

n

X

k=1

ln(k+ 1)−ln(k) = ln(n+ 1).

La derni`ere ´egalit´e s’obtient car la somme est t´el´escopique et ln 1 = 0. Donc Sn > ln(n+ 1), donc Sn→+∞.

Correction 6 1. Soit g(t) = lnt. Appliquons le th´eor`eme des accroissements finis sur [x, y]. Il existe c ∈]x, y[, g(y)−g(x) =g0(c)(y−x). Soit lny−lnx = 1c(y−x). Donc lny−lny−x x = 1c. Or x < c < y donc 1y < 1c < x1. Ce qui donne les in´egalit´es recherch´ees.

2. f0(α) = αx+(1−α)yx−y −lnx+ lny. Et f00(α) =−(αx+(1−α)y)(x−y)2 2. Comme f00 est n´egative alorsf0 est d´ecroissante sur [0,1]. Or f0(0) = x−y−y(lny x−lny) >0 d’apr`es la premi`ere question et de mˆeme f0(1) < 0. Par le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, il existe c ∈ [x, y] tel que f0(c) = 0.

Maintenant f0 est positive sur [0, c] et n´egative sur [c,1]. Donc f est croissante sur [0, c] et d´ecroissante sur [c,1]. Or f(0) = 0 et f(1) = 0 donc pour tout x∈[0,1], f(x)>0. Cela prouve l’in´egalit´e demand´ee.

3. G´eom´etriquement nous avons prouv´e que la fonctionlnest concave, c’est-`a-dire que la corde (le segment qui va de (x, f(x)) `a (y, f(y)) est sous la courbe d’´equation y=f(x).

Correction 7 Soitf1, f2 et f2 les applications de RdansR d´efinie parf1(x) = x

1−x, f2(x) = x 1 +x et f2(x) = x

1−x2

1. On a f1(x) =−1 + 1

1−x et par cons´equent : f1(n)(x) = 1−xn! −n−1 ce qui donne f1(x) = 1 +x+x2+x3+x4+x5+x6+x6o(x)

2 3 4 5 6 6

(14)

2. f3(x) = 12(f1+f2) et la formule de Taylor en d´ecoule

Correction 8 En appliquant la regle de l Hospital 3 fois, on trouve limx→0arctanx−sinx

tanx−arcsinx = limx→0

1

1+x2 −cosx 1 + tan2x− 1

1−x2

=· · ·=−1.

Correction 9 1.

2. ln(cosx) =−1

2x2− 1

12x4− 1

45x6+o x6 . 3. Simple produit de DL cosx et DL(ln(1 +x)

4. Premi`ere m´ethode. On applique la formule de Taylor (autour du point x= 1) f(x) =f(1) +f0(1)(x−1) +f00(1)

2! (x−1)2+f000(1)

3! (x−1)3+o((x−1)3) Comme f(x) =√

x=x12 alorsf0(x) = 12x12 et donc f0(1) = 12. Ensuite on calcule f00(x) (puis f00(1)), f000(x) (et enfinf000(1)).

On trouve le dl de f(x) =√

x au voisinage de x= 1 :

√x= 1 +1

2(x−1)−1

8(x−1)2+ 1

16(x−1)3+o((x−1)3)

Deuxi`eme m´ethode. Posons h = x−1 (et donc x = h+ 1). On applique la formule du dl de

√1 +h autour de h= 0.

f(x) =√ x=√

1 +h

= 1 +1 2h−1

8h2+ 1

16h3+o(h3) c’est la formule du dl de √ 1 +h

= 1 +1

2(x−1)−1

8(x−1)2+ 1

16(x−1)3+o((x−1)3)

5. La premi`ere m´ethode consiste `a calculerg0(x) = 21xexp√

x,g00(x),g000(x)puisg(1),g0(1),g00(1), g000(1) pour pouvoir appliquer la formule de Taylor conduisant `a :

exp(√

x) =e+e

2(x−1) + e

48(x−1)3+o((x−1)3) (avec e= exp(1)).

Autre m´ethode. Commencer par calculer le dl de k(x) = expx en x= 1 ce qui est tr`es facile car pour tout n, k(n)(x) = expx et donc k(n)(1) =e :

expx=e+e(x−1) + e

2!(x−1)2+ e

3!(x−1)3+o((x−1)3).

Pour obtenir le dl g(x) =h(√

x) enx= 1 on ´ecrit d’abord : exp(√

x) =e+e(√

x−1) + e 2!(√

x−1)2+ e 3!(√

x−1)3+o((√

x−1)3).

Il reste alors `a substituer √

x par son dl obtenu dans la premi`ere question.

(15)

6. Posons u=x− π3 (et donc x= π3 +u). Alors sin(x) = sin(π

3 +u) = sin(π

3) cos(u) + sin(u) cos(π 3) =

√3

2 cosu+1 2sinu

On connaˆıt les dl de sinuet cosuautour de u= 0 (car on cherche un dl autour dex= π3) donc

sinx=

√ 3

2 cosu+1 2sinu

=

√3 2

1− 1

2!u2+o(u3)

+1 2

u− 1

3!u3+o(u3)

=

√3 2 +1

2u−

√3

4 u2− 1

12u3+o(u3)

=

√ 3 2 +1

2(x−π 3)−

√ 3 4 (x−π

3)2− 1

12(x−π

3)3+o((x−π 3)3)

Maintenant pour le dl de la forme ln(a+v) en v= 0 on se ram`ene au dl de ln(1 +v) ainsi : ln(a+v) = ln a(1 +v

a)

= lna+ ln(1 +v

a) = lna+v a−1

2 v2 a2 +1

3 v3

a3 +o(v3) On applique ceci `a h(x) = ln(sinx) en posant toujours u=x−π3 :

h(x) = ln(sinx) = ln √

3 2 +1

2u−

√ 3

4 u2− 1

12u3+o(u3)

!

= ln √

3 2

!

+ ln 1 + 2

√ 3

1 2u−

√ 3

4 u2− 1

12u3+o(u3)

!!

= · · · on effectue le dl du ln et on regroupe les termes

= ln √3

2

! + 1

√3u− 2

3u2+ 4 9√

3u3+o(u3)

= ln √3

2

! + 1

√3(x−π 3)−2

3(x−π

3)2+ 4 9√

3(x− π

3)3+o((x− π 3)3)

On trouve donc : ln(sinx) = ln

√3 2

! + 1

√3(x−π 3)−2

3(x− π

3)2+ 4 9√

3(x−π

3)3+o((x−π 3)3)

Bien sˆur une autre m´ethode consiste `a calculer h(1), h0(1), h00(1) et h000(1).

(16)

Correction 10 1. Dl def(x) `a l’ordre 2 en0.

f(x) =

√ 1 +x2 1 +x+√

1 +x2

= 1 +x22 +o(x2)

1 +x+ 1 +x22 +o(x2) car p

1 +x2 = 1 +1

2x2+o(x2)

= 1 + x2

2 +o(x2)

×1 2

1

1 +x2 +x42 +o(x4) on poseu= x 2 +x2

4 +o(x4)

= 1

2 1 +x2

2 +o(x2)

× 1 1 +u

= 1

2 1 +x2

2 +o(x2)

× 1−u+u2+o(u2)

= 1

2 1 +x2

2 +o(x2)

× 1− x 2 +x2

4

+ x 2 +x2

4 2

+o(x2)

= 1

2 1 +x2

2 +o(x2)

× 1−x

2 +o(x2)

= 1 2 1−x

2 +x2

2 +o(x2)

= 1 2−x

4 +x2

4 +o(x2)

2. En +∞ on va poser h= 1x et se ramener `a un dl enh= 0.

f(x) =

√1 +x2 1 +x+√

1 +x2 =

x q 1

x2 + 1 x 1x+ 1 +

q 1 x2 + 1

=

√1 +h2 1 +h+√

1 +h2 =f(h).

Ici -miraculeusement- on retrouve exactement l’expression de f dont on a d´ej`a calcul´e le dl en h= 0 : f(h) = 12h4 +h42 +o(h2). Ainsi

f(x) =f(h) = 1 2 − 1

4x + 1

4x2 +o( 1 x2)

3. Attention cela ne fonctionne plus du tout en−∞. Dans le calcul de la deuxi`eme question on ´etait on voisinage de +∞ et nous avons consid´er´e que x ´etait positif. En −∞ il faut faire attention au signe, par exemple√

1 +x2=|x|q

1

x2 + 1 =−xq

1 x2 + 1.

(17)

Ainsi toujours en posant h= 1x. f(x) =

√ 1 +x2 x+ 1 +√

1 +x2

=

−xq

1 x2 + 1 x 1 +x1 −q

1 x2 + 1

=−

√ 1 +h2 1 +h−√

1 +h2

=− 1 +12h2+o(h2) 1 +h− 1 +12h2+o(h2)

=−1 +12h2+o(h2) h−12h2+o(h2)

=−1 h

1 +12h2+o(h2) 1−12h+o(h)

=−1 h 1 +1

2h2+o(h2)

× 1 +1 2h+ 1

4h2+o(h2)

=−1 h 1 +1

2h+3

4h2+o(h2)

=−1 h −1

2 −3

4h+o(h)

=−x−1 2 −3

4 1 x +o(1

x)

Ainsi un d´eveloppement (asymptotique) def en −∞ est f(x) =−x− 1

2−3 4

1 x +o(1

x)

On en d´eduit par exemple que f(x) se comporte essentiellement comme la fonction −x en −∞

et en particulierlimx→−∞f = +∞.

Correction 11 1. On a

ex2 = 1 +x2+x4

2! +o(x4) et cosx= 1−x2 2! +x4

4! +o(x4) On s’aper¸coit qu’en fait un dl `a l’ordre 2 suffit :

ex2−cosx= 1 +x2+o(x2)

− 1−x2

2 +o(x2)

= 3

2x2+o(x2) Ainsi ex

2−cosx

x2 = 32 +o(1) (o`uo(1) d´esigne une fonction qui tend vers0) et donc

x→0lim

ex2 −cosx x2 = 3

2 2. On sait que

ln(1 +x) =x−x2 2 +x3

3 +o(x3) et sinx=x−x3

3! +o(x3).

Les dl sont distincts d`es le terme de degr´e 2 donc un dl `a l’ordre 2 suffit : ln(1 +x)−sinx= x−x2

+o(x2)

− x+o(x2)

=−x2

+o(x2)

(18)

donc ln(1 +x)−sinx

x =−x

2 +o(x) et ainsi

x→0lim

ln(1 +x)−sinx

x = 0.

3. Sachant

cosx= 1−x2 2! +x4

4! +o(x4) et

p1−x2 = 1−1 2x2− 1

8x4+o(x4) alors

cosx−√ 1−x2

x4 = 1− x22 +x244 +o(x4)

− 1−12x218x4+o(x4) x4

=

1

6x4+o(x4) x4

= 1

6 +o(1)

Ainsi

x→0lim

cosx−√ 1−x2

x4 = 1

6

Correction 12 Commen¸cons en x= 0, le dl de f(x) = ln(1 +x+x2) `a l’ordre2 est ln(1 +x+x2) = (x+x2)−(x+x2)2

2 +o(x2) =x+ 1

2x2+o(x2)

Par identification avecf(x) =f(0) +f0(0)x+f00(0)x2!2 +o(x2) cela entraˆıne donc f(0) = 0, f0(0) = 1 (et f00(0) = 1). L’´equation de la tangente est donc y=f0(0)(x−0) +f(0) donc y=x.

La position par rapport `a la tangente correspond `a l’´etude du signe de f(x)−y(x) o`u y(x) est l’´equation de la tangente.

f(x)−y(x) =x+1

2x2+o(x2) − x= 1

2x2+o(x2).

Ainsi pour x suffisamment proche de 0, f(x)−y(x) est du signe de 12x2 et est donc positif. Ainsi dans un voisinage de 0 la courbe de f est au-dessus de la tangente en 0.

Mˆeme ´etude en x= 1.

Il s’agit donc de faire le dl de f(x)en x= 1. On posex= 1 +h (de sorte queh=x−1est proche

(19)

de 0) :

f(x) = ln(1 +x+x2) = ln 1 + (1 +h) + (1 +h)2

= ln 3 + 3h+h2

= ln

3 1 +h+h2 3

= ln 3 + ln 1 +h+h2 3

= ln 3 + h+h2 3

− h+h322

2 +o (h+h2 3 )2

= ln 3 +h+h2 3 −h2

2 +o(h2)

= ln 3 +h−1

6h2+o(h2)

= ln 3 + (x−1)−1

6(x−1)2+o((x−1)2)

La tangente en x= 1 est d’´equation y =f0(1)(x−1) +f(1) et est donc donn´ee par le dl `a l’ordre 1: c’esty= (x−1)+ln 3. Et la diff´erencef(x)− ln 3+(x−1)

=−16(x−1)2+o((x−1)2)est n´egative pour x proche de 1. Donc, dans un voisinage de 1, le graphe de f est en-dessous de la tangente en x= 1.

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