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Texte intégral

(1)

Universit´e Lyon 1 2009/2010

S.P.

Corrig´e de l’Ecrit 2. Ann´ee 2004.

( Epreuve blanche d’octobre 2009) Pr´eliminaires:

1. - Si a ∈T

i∈IAi on a pour tout i ∈ I, f (a) ∈ f (Ai) i.e. f (a) ∈ ∩i∈If (Ai). Conclusion:

quelquesoit f : Ω → Ω,

f (\

i∈I

Ai) ⊂ \

i∈I

f (Ai).

Pour l’inclusion inverse: si a ∈T

i∈If (Ai) alors pour tout i ∈ I, il existe ai ∈ Ai tel que a = f (ai). L’application f ´etant injective, on doit avoir pour tout (i, j) ∈ I2, ai = aj ∈ Aj. D’o`u

a ∈ f (\

j∈I

Aj).

Pour la suite de cette question, A = Ω \ A.

Remarque: La propri´et´e est fausse pour f non injective: en effet, s’il existe a, a0 ∈ Ω distincts tels que f (a) = f (a0), alors f ({a} ∩ {a}) = f (∅) = ∅ mais f ({a}) ∩ f ({a}) 6= ∅ (car il contient f (a)).

- On suppose f injective. On a f (A \ B) = f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B). Reste `a voir que f (B) = f (B): pour cela, observer que E = f (E) = f (B ∪ B) = f (B) ∪ f (B). Et cette r´eunion est disjointe car f (B) ∩ f (B) = f (B ∩ B) = ∅.

2. Soit (Ai)i∈I une partition de Ω et f : Ω → Ω une bijection. On a Ω = f (Ω) = f (S

i∈IAi) =S

i∈If (Ai) et de plus, pour j 6= i, f (Ai) ∩ f (Aj) = f (Ai∩ Aj) = f (∅) = ∅.

Conclusion: (f (Ai))i∈I est une partition de Ω.

Pour la r´eciproque, mˆeme argument en utilisant cette fois f−1. Partie I.

1. a) Dans une base orthonorm´ee de premier vecteur l’axe commun des rotations ρ1 et ρ2, les matrices [ρ1] et [ρ2] sont du type

1 0 0

0 cos(αi) −sin(αi) 0 sin(αi) cos(αi)

, i = 1, 2.

Celles-ci commutent.

b) Dans une base orthonorm´ee adapt´ee aux axes orthogonaux on a

1] =

1 0 0

0 −1 0

0 0 −1

, [ρ2] =

−1 0 0

0 1 0

0 0 −1

.

(2)

Clairement elles commutent.

2. a) On suppose D 6= ∆. Soit ~e (resp. ~e) un vecteur directeur de D (resp. de ∆). Les valeurs propres r´eelles de tout endomorphisme orthogonal (en particulier ρ) ´etant 1 ou −1, on doit avoir

ρ(~e) = −~e

d’o`u

(~e, ~e) = (ρ(~e), ρ(~e)) = −(~e, ~e), i.e. (~e, ~e) = 0.

On sait que les valeurs propres z ∈ C \ R d’un endomorphisme r´eel viennent par paires conjugu´ees z, z (z est racine complexe d’un polynˆome `a coefficients r´eels). ρ ayant d´ej`a deux valeurs propres r´eelles +1 et −1, la troisi`eme l’est aussi et vaut +1 ou −1. Le d´eterminant ´etant le produit des valeurs propres, Det(ρ) = 1 implique que cette derni`ere vaut −1. D`es lors, E = D ⊕ D avec ρ|

D⊥ = −idD et ρ est un demi-tour d’axe D.

b) Soit ~e1 un vecteur directeur de D1. On a ρ12(~e1)) = ρ21(~e1)) = ρ2(~e1). D`es lors ρ2(~e1) ∈ D1 i.e. ρ2(D1) = D1 (la droite D1 est globalement invariante mais n’est pas fixe).

Idem en permutant 1 et 2. Par le a), ρ1 et ρ2 sont des demi-tours d’axes orthogonaux.

c) ρ1 et ρ2 (6= id) commutent ssi (1) elles ont mˆeme axe ou (2) ce sont des demi-tours d’axes orthogonaux.

3. Dans cette question ρ1 et ρ2 sont deux rotations de mˆeme axe d’angles respectifs α1 et α2.

a) Il est imm´ediat de voir que H est un sous-groupe de O(E)+. Par d´efinition (cf fiche de cours), le sous-groupe hρ1, ρ2i engendr´e par ρ1, ρ2 est l’ensemble des compos´ees finies de ρ1, ρ2, ρ−11 , ρ−12 . Ici, ρ1ρ2 = ρ2ρ1 et toute compos´ee finie est du type

ρn11ρn22, n1, n2 ∈ Z, i.e. H = hρ1, ρ2i.

b) Le couple (n1, n2) existe par d´ef. du sous-groupe engendr´e. Maintenant ρ1n1ρn22 = ρm11ρ2m2 ⇔ ρn11−m1ρn22−m2 = id

i.e. la rotation d’angle (n1− m11+ (n2− m22 est l’identit´e i.e. il existe z ∈ Z tel que (n1− m11+ (n2− m22 = 2πz

ce qui, par hypoth`ese, implique n1 = m1, n2 = m2, z = 0.

4. On suppose que ρ1 et ρ2 sont deux demi-tours d’axes orthogonaux.

Dans une base orthonorm´ee (~ei)1≤i≤3 adapt´ee aux axes, on a, comme plus haut,

1] =

1 0 0

0 −1 0

0 0 −1

, [ρ2] =

−1 0 0

0 1 0

0 0 −1

.

(3)

D’o`u

ρ2ni = id, i = 1, 2, n ∈ N

ce qui s’´ecrit aussi ρ−ni = ρni, en particulier on peut se limiter aux compos´ees de ρ1 et ρ2. Le seul ´el´ement nouveau qui apparait est

1ρ2] =

−1 0 0

0 −1 0

0 0 1

= [ρ2ρ1].

C’est le demi-tour ρ3 d’axe ~e3. On a donc

1, ρ2i = {id, ρ1, ρ2, ρ3 = ρ1ρ2}.

Je vous laisse la table.

5. Cette question revient `a la d´efinition mˆeme du sous-groupe hρ1, ρ2i engendr´e par ρ1 et ρ2 qui cette fois ne commutent pas (cf cours).

Deux remarques toutefois:

(1) Il faut veiller `a l’ordre des produits, en particulier, le r´eciproque de sa11sa22· · · sann est s−an ns−an−1n−1· · · s−a2 2s−a1 1.

(2) Dans la d´ecomposition g = sa11· · · sann l’ordre importe mais lorsque si = si+1 on re- groupe bien sˆur les termes successifs en utilisant saiisai+1i+1 = saii+ai+1 si bien qu’il existe au moins une d´ecomposition de g pour laquelle pour tout i, si 6= si+1. (Par exemple ρ1ρ21ρ2ρ1 = ρ31ρ2ρ1, ...)

Partie II.

1. On suppose α = arccos35. a) Pour n ≥ 1, on a

cos(n + 1)α + cos(n − 1)α = 2 cosnα cosα = 6

5cosnα.

D’o`u, en multipliant cette ´egalit´e par 5n+1,

an+1+ 25an−1 = 5n+1 6

5cosnα = 6an. b) On a sinα = ±√

1 − cos2α = ±45. Mais α ∈ [0, π] implique sinα = 45. (Ce dernier point montre au moins que vous savez que pour d´efinir l’inverse de cos il faut choisir un domaine o`u il est monotone (ici d´ecroissant).)

Pour n ≥ 0, il vient

bn+1= 5n+1sin(n + 1)α

= 5n+1(sin nα cosα + cos nα sinα)

= 5n+1(3

5sin nα + 4

5cosnα)

= 3bn+ 4an.

(4)

c) Pour n ≥ 0, par r´ecurrence en observant a0 = 1, b0 = 0, a1 = 3, b1 = 4 et en utilisant a). Pour n < 0, observer que an = a−n.

D´emo analogue pour bn en utilisant b) et b−n = −bn.

d) Il suffit de le faire pour n ≥ 1. On proc`ede par r´ecurrence: c’est vrai pour a1. Ensuite utiliser

an+1 = 6an− 25an−1 ≡ 6an[5] ≡ an[5] ≡ 3[5].

e) R´ecurrence pour n > 0: C’est vrai pour b1. Pour n ≥ 1, utiliser bn+1 = 3bn+ 4an≡ (12 + 12)[5] ≡ 4[5].

n < 0: on a

bn = −b−n ≡ −4[5] ≡ 1[5].

Remarque: certains ´etudiants n’observent pas les relations an = a−n, bn = −b−n et font une r´ecurrence dans Z sans pr´eciser n < 0 ou n > 0. Ce qui conduit `a des erreurs dans les congruences du e).

2. a) Soient les matrices A = (aij), B = (bij) ∈ M3(Z). La congruence A ≡ B signifie pour tout i, j, aij ≡ bij[5].

Pour montrer A ≡ B et C ≡ D ⇒ AC ≡ BD il suffit d’´ecrire le produit matriciel AC = (P

l ailclj) et de rappeler que la congruence modulo n ∈ N est compatible avec la somme et le produit d’entiers.

Remarque: pour ce type de questions, une r´edaction succincte suffit.

b) 50R0 est la matrice identit´e. Pour k > 0, Rk est la matrice de rotation d’angle kα, d’o`u

5|k|Rk = 5|k|

cos kα −sin kα 0 sin kα cos kα 0

0 0 1

=

ak −bk 0 bk ak 0

0 0 1

∈ M3(Z).

Pour k < 0, observer que

5|k|Rk = 5|k|R−|k|=

a|k| b|k| 0

−b|k| a|k| 0

0 0 1

∈ M3(Z).

Idem pour T. Les congruences modulo 5 r´esultent des questions 1 d) et 1 e).

Existe-t-il un entier k 6= 0 tel que Rk= I3? Pour un tel k on aurait

5|k|Rk=

5|k| 0 0 0 5|k| 0 0 0 5|k|

,

(5)

ce qui implique bk ≡ 0[5]. Donc, non un tel k n’existe pas.

Idem pour Tk. c) Par le 2.a) on a

5|m|Tm5|n|Rn

0 0 0

0 3 m

0 −m 3

·

3 n 0

−n 3 0

0 0 0

0 0 0

−3n 9 0

mn −3m 0

0 0 0

2n 4 0

mn 2m 0

car −3 ≡ 2[5] et 9 ≡ 4[5].

d) Pour la forme de la matrice

0 0 0

a b 0

c d 0

, proc´eder par r´ecurrence sur n en observant que pour n = 1, cette forme est bien celle du c).

R´ecurrence aussi pour montrer que les coefficients a, b, c, d ne sont pas multiples de 5: pour n = 1, a1b1 = ±1, 4, 2a1 = ±2 et 2a2 = ±2 ne sont pas multiples de 5. Reste `a voir que si les coefficients a, b, c, d obtenus `a l’ordre n ne sont pas multiples de 5 alors les coefficients du produit

5qTa1Rb1· · · TanRbn· 5|an+1|+|bn+1|Tan+1Rbn+1

=

0 0 0

a b 0

c d 0

·

0 0 0

2bn+1 4 0

an+1bn+1 2an+1 0

=

0 0 0

2bbn+1 4b 0 2dbn+1 4d 0

ne le sont pas non plus: c’est vrai car, 5 ´etant premier, il n’y a pas de diviseur de 0 dans Z/5Z.

e) S’il existait (a1, . . . , an), (b1, . . . , bn) ∈ Z?n tels que Ta1Rb1· · · TanRbn = I3 on aurait 5qTa1Rb1· · · TanRbn ≡ O3 ce qui contredit le point d). (Ici, O3 est la matrice nulle.) Remarque: certains ´etudiants ´ecrivent: la matrice

0 0 0

a b 0

c d 0

 n’´etant pas inversible elle ne peut ˆetre ´egale `a 5qI3. Ce raisonnement est faux car la congruence ne pr´eserve pas l’inversibilit´e.

(6)

Raisonnement analogue pour Ta1Rb1· · · TanRbnTβ 6= I3. En effet, on a

5q+|β|Ta1Rb1· · · TanRbnTβ

0 0 0

a b 0

c d 0

·

0 0 0

0 3 β

0 −β 3

0 0 0

0 3b bβ

0 3d dβ

dont les coefficients ne sont pas multiples de 5 (car 5 est premier et 3, b, d,  ne sont pas multiples de 5).

3. S’il existait (a1, . . . , an), (b1, . . . , bn) ∈ Z?n tels que Ra1Tb1· · · RanTbn = I3 alors, par inversion, on aurait

T−bnR−an· · · T−b1R−a1 = I3 ce qui contredit la premi`ere in´egalit´e de la question 2 e).

On peut en d´eduire l’in´egalit´e Ra1Tb1· · · RanTbnRβ 6= I3 comme dans 2 e).

4. L’existence d’une telle d´ecomposition (dite r´eduite) r´esulte de la d´efinition de hρ, τ i.

Pour l’unicit´e: l’´egalit´e

sa11sa22· · · sann = s01a

0 1s02a

0

2· · · s0n0a

0

n0, n ≤ n0

´

equivaut `a

s−an n· · · s−a1 1s01a

0 1s02a

0

2· · · s0n0a

0

n0 = id.

Si la partie

P = {j ∈ N \ {0}, j ≤ min n, s−aj js0ja

0

j 6= id}

´

etait non vide, pour i = min (P ), on aurait s−an n· · · s−ai+1i+1(s−ai is0ia

0 i)s0i+1a

0

i+1· · · s0n0

a0n0

= id, ce qui contredit les in´egalit´es des questions 2 et 3. D’o`u P = ∅ et on a

(ι) pour tout j ≤ n, s−aj js0ja

0

j = id, (ιι)s0n+1a

0

n+1· · · s0n0a

0

n0 = id.

Si n 6= n0, (ιι) contredit les in´egalit´es des questions 2 et 3. On a donc n = n0. Enfin les in´egalit´es de 2, 3 et (ι) impliquent

pour tout 1 ≤ j ≤ n, sj = s0j, aj = a0j.

5. Par 4. le groupe G est infini.

(7)

Notons G0 = {id}. Pour n ∈ N \ {0}, consid´erons l’application

wn : {ρ, τ }n× Nn → G : (s1, . . . , sn), (a1, . . . , an) 7→ sa11· · · sann

et notons Gn = wn({ρ, τ }n× Nn). On sait que {ρ, τ }n× Nn est d´enombrable (cf fiche sur les d´enombrements: tout produit fini de d´enombrables est d´enombrable) d`es lors Gn l’est aussi comme image d’un d´enombrable par la surjection wn. Enfin G =S

n∈NGn l’est aussi comme r´eunion d´enombrable de d´enombrables.

6. Si g = sa11· · · sann est la d´ecomposition de la question 4 de g ∈ G \ {id}, le terme de tˆete est d´efini par t(g) = s1 si a1 > 0 et t(g) = s−11 si a1 < 0.

On note L(σ) ⊂ G \ {id} l’ensemble des ´el´ements de G tels que t(g) = σ, σ ∈ {ρ, ρ−1, τ, τ−1}.

a) L’existence et l’unicit´e de la d´ecomposition du 4 pour tout ´el´ement g ∈ G \ {0} nous dit que

G = {id} ∪ L(ρ) ∪ L(ρ−1) ∪ L(τ ) ∪ L(τ−1)

est une r´eunion de parties deux `a deux disjointes i.e. d´etermine une partition de G.

b) L’´el´ement g = sa11· · · snan appartient `a L(ρ) ssi a1 > 0. On a deux possibilit´es: (1) a1 ≥ 2 auquel cas g ∈ ρL(ρ), (2) a1 = 1 et on a l’un des trois cas suivants: g = ρ, g ∈ ρL(τ ) ou g ∈ ρL(τ−1).

D’o`u

L(ρ) = {ρ} ∪ ρL(ρ) ∪ ρL(τ ) ∪ ρL(τ−1) d´etermine une partition de L(ρ).

De mˆeme pour

L(ρ−1) = {ρ−1} ∪ ρ−1L(ρ−1) ∪ ρ−1L(τ ) ∪ ρ−1L(τ−1).

c) Par la seconde d´ecomposition du b) on a

ρL(ρ−1) = {id} ∪ L(ρ−1) ∪ L(τ ) ∪ L(τ−1).

Ensuite le a) donne

G = L(ρ) ∪ ρL(ρ−1).

Idem en rempla¸cant ρ par τ.

Remarque: bien que sa formulation puisse intimider certains, la question 6. ne demande aucune r´eflexion. Il s’agit d’un point d’´ecriture ensembliste.

Partie III.

On d´esigne par S2 la sph´ere unit´e de R3. 1. Pour voir que la partie

F = {v ∈ S2, | ∃g ∈ G \ {id}, g(v) = v}

(8)

est d´enombrable, observer que l’axe de g 6= id intersecte S2 en deux points v+(g), v(g) =

−v+(g). D`es lors

F = [

g∈G\{id}

{v+(g), v(g)}

est au plus d´enombrable comme r´eunion d´enombrable d’ensembles finis.

Soit p+ ∈ S2 le pˆole nord. Par projection st´er´eographique, S2\ {p+} est en bijection avec le plan R2 qui n’est pas d´enombrable (il contient R). D`es lors S2 n’est pas d´enombrable et X = S2\ F non plus (en effet, si X ´etait d´enombrable, S2 = X ∪ F serait d´enombrable comme r´eunion finie de d´enombrables).

2. Soit v ∈ X, g ∈ G \ {id}. Pour montrer g(v) ∈ X, il suffit d’ observer que si on a g(v) ∈ F i.e. s’ il existe g0 ∈ G \ {id} tel que g0(g(v)) = v alors (par d´efinition) v ∈ F.

3. Soit g, h ∈ G \ {id}. On suppose qu’il existe v ∈ X tel que g(v) = h(v) i.e. tel que (h−1g)(v) = v. Si h−1g 6= id on aurait v ∈ F.

4. a) Puisque G ⊂ O+3, tout ´el´ement g ∈ G stabilise S2 i.e. induit une bijection gS2 : S2 → S2 : s 7→ g(s).

Par la question 2, quelquesoit v ∈ X, on a g(v) ∈ X et g−1(v) ∈ X. D`es lors gS2 induit une bijection

gX : X → X : v 7→ g(v).

b) V´erifier que G → S(X) : g 7→ gX est un morphisme est un jeu d’´ecriture: en effet, pour v ∈ X, (g ◦ h)X(v) = (g ◦ h)(v) = g(h(v)) = gX(hX(v)) = (gX◦ hX)(v).

V´erifions qu’elle est injective: gX = hX signifie que quelquesoit v ∈ X, g(v) = h(v). Par la question 3, g = h. (En fait la question 3 nous assure de l’´egalit´e sous une condition beaucoup plus faible: il suffit qu’il existe v ∈ X tel que h(v) = g(v).)

5. Montrer que la relation sur X d´efinie par a ∼ b ⇔ ∃g ∈ G, a = g(b) est une ´equivalence est une question de cours. Je r´ep`ete donc:

(1) r´eflexivit´e: en prenant g = id on a a ∼ a.

(2) sym´etrie: si a = g(b) alors b = g−1(a).

(3) transitivit´e: si a = g(b) et b = h(c) alors a = (g h)(c).

6. Par hypoth`ese M ⊂ X intersecte chaque classe (i.e. chaque orbite Ov = {g(v), g ∈ G}) en un seul point. On veut montrer que (g(M ))g∈G est une partition de X.

Pour v ∈ X notons {v0} = M ∩ Ov. Par d´efinition de Ov, il existe g ∈ G tel que v0 = g(v).

D’o`u v = g−1(v0) ∈ g−1(M ) i.e. on a

X = [

g∈G

g(M ).

Reste `a voir que les parties g(M ) sont deux `a deux disjointes: supposons, par l’absurde qu’il existe g, g0 ∈ G distincts tels que

g(M ) ∩ g0(M ) 6= ∅.

(9)

Soit w ∈ g(M ) ∩ g0(M ) et m, m0 ∈ M ⊂ X tels que w = g(m) = g0(m0). L’ ´egalit´e m0 = (g0−1g)(m) implique m0 6= m (car si m0 = m, on aurait m ∈ F ). La partie M contient donc deux points distincts m = g−1(w) et m0 = g0−1(w) de l’orbite Ow. Ce qui contredit l’hypoth`ese faite sur M.

7. a) Il suffit d’utiliser la question qui pr´ec`ede et le 6 a) de la partie II.

b) On a

X1 = [

g∈L(ρ)

g(M ), X3 = [

g∈L(ρ−1)

g(M ).

D’o`u

ρ(X3) = [

g∈L(ρ−1)

(ρ g)(M ) = [

g∈ρL(ρ−1)

g(M )

et en utilisant le 6 c) de la partie II et la question qui pr´ec`ede,

X = [

g∈G

g(M ) = [

g∈L(ρ)∪ρL(ρ−1)

g(M )

= X1∪ ρ(X3) (r´eunion disjointe).

Idem pour X = X2∪ τ (X4).

8. a) Λ = {(u, v) ∈ F × F | u 6= v} est au plus d´enombrable car F × F l’est (comme produit fini d’au plus d´enombrables).

b) Pour (u, v) ∈ Λ, quel est la nature g´eom´etrique de

Γu,v = {w ∈ S2 | || w − u ||=|| w − v ||}?

u, v ´etant de norme 1, la condition || w − u ||2=|| w − v ||2 s’´ecrit

(w − u, w − u) = (w − v, w − v) ⇔ −2(w, u) = −2(w, v) ⇔ (w, u − v) = 0.

Le lieu Γu,v est donc l’intersection du plan (vectoriel) m´ediateur du segment [u, v] avec la sph`ere S2. C’est donc un grand cercle de S2.

c) Soit Γ =S

(u,v)∈ΛΓu,v.

- Γ ∪ F est sym´etrique par rapport `a l’origine O = (0, 0, 0): pour commencer, F l’est car g(v) = v ⇒ g(−v) = −v. Ensuite Γu,v l’est car c’est un grand cercle. Conclusion: Γ ∪ F est sym´etrique comme r´eunion d’ensembles sym´etriques.

- Γ ∪ F est une partie stricte de S2: on va utiliser l’indication. Soit C ⊂ S2 un cercle non centr´e en l’origine O = (0, 0, 0). Quelquesoit (u, v) ∈ Λ, Γu,v ´etant centr´e en O, on a Γu,v 6= C. Ces deux cercles ont donc au plus 2 points d’intersection. D`es lors

Γ ∩ C = ( [

(u,v)∈Λ

Γu,v) ∩ C = [

(u,v)∈Λ

u,v∩ C)

(10)

est au plus d´enombrable comme r´eunion d´enombrable d’ensembles finis. De mˆeme, F ∩ C est au plus d´enombrable comme partie de l’ensemble au plus d´enombrable F . D’o`u

(Γ ∪ F ) ∩ C = (Γ ∩ C) ∪ (F ∩ C) est au plus d´enombrable.

Conclusion: C ayant la cardinalit´e de R on a (Γ ∪ F ) ∩ C 6= C. A fortiori, Γ ∪ F 6= S2. d) L’inclusion stricte du c) assure l’existence d’ un point z ∈ S2 tel que z 6∈ Γ ∪ F . Par sym´etrie de Γ ∪ F on a aussi −z 6∈ Γ ∪ F.

Soit donc r une rotation d’axe la droite vectorielle < z > et d’angle 2βπ.

Si p ∈ Z? est tel que rp = id alors 2pβπ = 2πl pour un certain l ∈ Z et β ∈ Q.

Conclusion: pour β irrationnel, quelquesoit p ∈ Z?, rp 6= id.

e) Soit (u, v) ∈ F × F . On veut montrer que pour tout entier k > 0, rk(u) 6= v.

Commen¸cons par relire ce qui pr´ec`ede:

par le point d), rk est une rotation (6= id) d’axe la droite vectorielle < z > avec z 6∈

S

(u,v)∈ΛΓu,v∪ F.

cas u = v: si pour k > 0, on a rk(u) = u alors u ∈< z > ∩S2 i.e. u = ±z ce qui contredit z 6∈ F.

cas u 6= v: on sait que pour toute rotation ρ d’axe < z > et tout point w ∈ R3 on a (ρ(w) − w, z) = 0. En particulier (rk(u) − u, z) = 0. Si rk(u) = v on a donc

(v − u, z) = 0 i.e. z appartient au grand cercle Γu,v. Contradiction.

L’identit´e

rn(F ) ∩ rm(F ) = ∅

pour tout entier naturel n, m, m < n en r´esulte imm´ediatement:

par l’absurde, si w ∈ rn(F ) ∩ rm(F ), il existe u, v ∈ F tels que w = rn(u) = rm(v) d’o`u rn−m(u) = v, n − m > 0

ce qui contredit ce qui pr´ec`ede.

f ) ne contient pas de question.

g) On pose Y =S

n∈Nrn(F ), Z = S2\ Y .

Observer, en utilisant les rappels ensemblistes, que r(Y ) = r( [

n∈N

rn(F )) = [

n∈N

rn+1(F ) = [

n∈N\{0}

rn(F ) ⊂ Y.

En particulier, r(Y ) ∩ Z = ∅.

Reste `a v´erifier que S2\ F = r(Y ) ∪ Z.

Par la question e) on a, pour tout entier n > 0, rn(F ) ∩ F = ∅ i.e. r(Y ) ⊂ S2\ F . De plus F = r0(F ) ⊂ Y ´equivaut `a Z = S2\ Y ⊂ S2\ F. On a donc (r(Y ) ∪ Z) ∩ F = ∅.

Pour conclure, observer que

S2 = Y ∪ (S2\ Y ) = (F ∪ r(Y )) ∪ Z = F ∪ (r(Y ) ∪ Z).

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