A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
B ERTRAND G AMBIER
Transformations homographiques planes conservant la droite de l’infini et un point à distance finie
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 4
esérie, tome 2 (1938), p. 155-175
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_1938_4_2__155_0>
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TRANSFORMATIONS HOMOGRAPHIQUES PLANES
CONSERVANT
LA DROITE DEL’INFINI
ETUN
POINT ADISTANCE
FINIEPAR M. BERTRAND GAMBIER.
1. Introduction. - Le
problème
deMathématiques
Élémentairesd’Agrégation
masculine
(1937)
serapporte
à lagéométrie
dutriangle;
il a étéinspiré
par. unequestion
traitée dans la Géométrie de Rouché et Comberousse(tome II,
7eédition,
Gauthier-Villars, 1900, p.616-621);
; ils’agit
d’untriangle ABC;
sur la médiatricede BC on
prend un point
tel que(BAt, BC) = y, l’angle constant (?
étant unangle
de droitesindéfinies;
on construit demême,
parpermutations
circulaires, maisavec le même 9, les
points Cf.
On doit montrer que letriangle A03C6 B03C6 C,
a mêmecentre de
gravité
G queABC,
que les droitesAA~, BB9, CC.
concourent en unpoint
dont on demande de trouver le lieu si ~ varie(hyperbole équilatère passant
parA, B,
C, G et l’orthocentre H de.ABC);
on doit montrer que . AA~ ,BB.:: -9’ CC~
9 -
, B~
, C~ correspondant à ’~ - -.~
au lieu de~.~
,- ~ -y -;, -~ -, -m
2 /sont
perpendiculaires
àB~ C~, C’ A~ , A~ B~;
on demande de construire ABC connais- sant letriangle A~ B~ C~
etl’angle
-~...;je
me borne auxquestions
utiles pour cequi
suit : ce sont cellesqui, m’ayant
ramené à ceprincipe
bien connu que le vin deChampagne
et lagéométrie
dutriangle
sont d’excellenteschoses,
du moins à dosemodérée,
m’ontsuggéré
d’extraire laquestion
du domaine de lagéométrie
du trian- .gle
pour lareplacer
dans le cadrevéritable,
à savoir le groupedes
transformationshomographiques
duplan
conservant la droite de l’infini et unpoint
G à distancefinie;
ce cadreprécis
n’estpeut-être
pas évident àpriori,
mais dès que l’on essaie detrouver une solution satisfaisante de la construction de ABC à
partir
de et~, on se trouve
obligé
de revenir au groupe des transformations enjeu,
si l’on neveut pas se borner à une recette,
ingénieuse peut-être, mais sans
horizon ; et en der-analyse,
nous arrivons au groupe des affinités relatives à deux droitesrectangu-
laires fixes. J’aipublié
d’autrepart
la solution duproblème (Enseignement Scientifi-
que,
Eyrolles,
t. 1 r, p.272),
mais le lecteur n’a pas besoin des’y reporter
pour lacompréhension
de cequi
suit. M. lliovici m’asuggéré
unereprésentation symboli-
que iV pour
représenter
ce que devient un vecteur Vaprès
rotationde - (et
trans- lationarbitraire);
cesymbole
vectoriel sexnanipule
dans certains calculs commeI56
une constante
numérique,
cw étantremplacé
par(- i);
; mais cesymbole
donne- > -. -> ->
(iV) A (iW)
= VAW et =[dans
ma solutionj’ai employé
une nota-,
- - - .
tion
(z
AV),
’ où z est . unvecteur
unité conwenablementorienté, perpendiculaire
au --
plan
dudessin,
pourreprésenter
-iV;
cette notation m’avait étésuggérée
parM. Finikoff, de Moscou ;
moinsmaniable
que laprécédente pour
les sommesgéomé- triques,
elle estpréférable
pour lesproduits
vectoriels ouscalaires]. L’emploi
du- ., .
symbole
iVprésente quelques
autres difficultés queje signalerai.
2.
Étude
d’unereprésentation symbolique. -
SoientP,, P$,
...P?~
despoints
ennombre arbitraire et
i,’, ),z
...03BBu
des constantesnumériques;
0 étant unpoint
arbi-traire on
peut
convenir d’écrirePi,
au lieu de pourreprésenter le point P~;
l’expression,
où l’on supposeï,~
+i,~+
... +~o,
représente
alors le centre des forcesparallèles,
d’intensité1., ,
...appliquées
en-
P, , ...
si l’on a choisi deu x axesO03BE, O .q
et si l’onremplace chaque Pk
par la coordonnée03BEk
dePk
on déduit de(i)
lacoordonnée 03BE
deP;
onpeut
encore dire- - - -
que les forces
l-, 0P, , 03BB2 OP2,
... ont pou r résultante(l-,
+03BB2+
... +l,,, )
0P .~ ~
- , - - -
Si,
aucontraire, l-,
+03BB2
+ ... +l-,
=o , l’expression )., P,
+l-, P2
+ ... +03BBn Pn repré-
sente un vecteur
défini
a unetranslation près :
eneffet,
0choisi, l-, OP,
+03BB2 0P,
+ ...-
+03BBnOPn est un vecteur dont
l’origine
est0 ,
maisqui
resteéquipollent
à lui-mêmequand
0 estremplacé
par unpoint
0’différent;
en effet, --
Une
expression
P + Y où P est lesymbole
vectoriel définissant t tepoint P,
et- , e
Y un vecteur, définit le
point P’,
extrémité du vecteur,d’origine P, équipollent
â. -. -,.
V; réciproquement,
le vecteur PP‘ serareprésenté
par P’ - P. Cesrésultats,
bienconnus, devaient être
rappelés
pour la clarté de cequi
suit. Nous avons définiplus
+
haut
iV;
onpeut alors,
pour leproblème d’agrégation,
écrire- ~. -1. -~- -1:
(Cela
entraîne immédiatementA~
+Bç
+Cm
= A + B + C ; autrement ditles
deux
triangles
ABC,A03C6 B03C6 CG
ont même centre degravité).
On remarquera que, dans toute
égalité 03A303BBkPk + 03A3 jVj
= o, oùles Pk
sont despoints,
lesVj
des vecteurs, on doit nécessairementavoir 03A303BBk
= o et si les03BBk dépendent
dei,
lapartie
réelle et lapartie imaginaire
de Eak
sont nullessépa-
rément.. °
Comme
conséquence logique
desdéfinitions, l’expression
ou i=Vrepré-
sente
ce
que devient Vaprès
deux rotations successives de~- ~ (et
translation arbi-- , 2
traire),
donc i~V = -V,
enopérant
comme. si i était une constantenumérique
etremplaçant
iQ par(- I)
. Une relation linéaire constantes réelles ouimagi- .
,.
naires)
’peut
êtremultipliée
par a + ib où a et b sontdes
constantesnumériques,
enrempla- çant
i2 par(-- 1 )
,mais,
àpart cela, opérant
comme si i était une constante numé-rique. Mettons,
en effet, en évidence lapartie
réelle et lapartie imaginaire
decha-,
que constance
a~
ou ~.’ , la relation s’écrit .Il
faut
bien segarder
de croire que lapartie
réelle et lapartie imaginaire
sont nul-les; 03A303BB’k, 03A303BB"k
sont nullesséparément; 03A303BB’k Pk + 03A3’jVj représente
un vecteur,+ aussi et ce dernier est déduit du
précédent
par une rotation de +03C0 2;
finalement lepremier
membre de(3’) représente
un vecteur nul : en multi-2 ,
pliant
par a , on a donc encore un vecteurnul ;
enmultipliant
parbi,
aussi et en faisant la sommegéométrique
de ces deux résultatsnuls,
on a encore un vec-teur nul.
Une grosse
faute,
parexemple,
seraitd’exprimer
queAm, B03C6, C‘ sont
enligne droite,
en écrivant que le déterminant de lasubstitution (2) qui fait
passer de A,B, C,
à
Ao
’ est nul : on trouveraitt gz
03C6= i , l A03C6
’ + mB03C6
’ + nCm =
o oùm = j l,
n =
j’l, où j
est une racinecubique imaginaire
del’unité;
larelation,
P+ jQ
+
j$
R = o,exprime
non pas queP, Q,
R sontalignés,
maisforment
untriangle é quilatér.al,
comme cela résulte del’interprétation
de la relation ,..
~
~ ,
Dans le même ordre d’idées
où 03C1
et 03C9 sont des constantesréelles,
est unvecteur de
composantes
réelles etperpendiculaires
entreelles, (p
cos03C9) V, (03C1
sin03C9)
iV. On obtient ce nouveau vecteur enmultipliant
scalairement V par P,puis
faisant tourner de ~u le vecteur ainsi obtenu. De la sorte,quand
nous voudronsreprésenter
une direction par un vecteur, il sera nécessaire den’employer
desreprésentations
ne contenant pas lesymbole
i. Demême, quand
nous voudronsexprimer
que troispoints
sontalignés.
On voit ainsi que le
symbole
vecloriel ne coïncide pas avec lesymbole
de mêmenom
employé
enanalyse
pure comme unitéimaginaire :
nous avons montré les ana-logies,
les différences de ces deuxsymboles représentés
par i. Nous avons montré lesdangers
de lareprésentation
vectorielleemployée ici; pourtant,
nous avons suprofiter
des défauts de cesymbole,
pour obtenir par voie presque intuitive,que si l’angle
03C6 estégal
à± 03C0 6,
letriangle A03C6 B03C6 C03C6
estéquilatéral;
nous retrouverons cettepropriété plus loin,
par d’autres considérations.3.
Étude
de la transformation -,~. -J’appelle transformation
la transformation définieplus
hautqui
fait passer dutriangle
ABC autriangle A~ B~ C~
ou Dutriangle (ABC)~ je peux,
demême,
avec une valeurangulaire ~! ,
déduire un nouveautriangle
onA03C603C8 B03C603C8 Cn.;,
et ainsi de suite., Nous prouverons que cesopérations
sont
permutables, qu’elles
neforment
pas un groupe engénéral
nepeut
se déduire de ABC par une seule
opération d’angle
convenablemantchoisi],
mais .que,
néanmoins,
si l’on introduit latransformation homographique plane
oùA, B, C,
Gsont
respectivement remplacés
parA03C6, B03C6, C03C6,
G onpeut définir
un groupe de trans-formations homographiques
à 2paramètres formant
un sous-groupe detransforma-
tionshomographiques
à 4paramètres
conservant G et la droite del’infini :
même aveccette définition
étendue,
lesopérations 9
ne forment pas ungroupe,
bienqu’étant
des transformations
particulières
(à unparamétre)
de ce groupe; maisl’opération (à
deuxparamètres)
est l’élément définissant le groupe.Écrivons
de nouveau les formules(2)
On en déduit l
La
symétrie
en9, ’f
prouve que lesopérations 03C603C8
et sonléquivalentes.
Il enrésulte que, dans une
opération
03C61 03C62 ... 03C6n onpeut
intervertir à volonté l’ordre desopé-
rations
composantes :
en effetL’opération appliquée
autriangle (A6C)~~ ~,_ ... ~rr-3 peut
êtreremplacée
par
a ppliqnée
au mêmetriangle ; d’après
le raisonnementclassique,
lapos-
sibilité
d’échanger
deuxopérations composantes contiguës permet
dechanger
àvolonté l’ordre des
opérations.
,L’aspect
de la formule(5)
conduit.-à étudier leshypothèses particulières
-L’hypothèse (a)
montre que l’on a.
autrement
dit : lacomposition
de deuxopérations >, ’ Î 2 + > ’
donne le mêmerésultat
que
l’opération unique É - 2
ce 03C6; il revient au même de dire quel’opération 03C6 équivaut
éi deux
opérations successives (- Î - Î) , (Î - Î’)
..L’hypothèse (lJ)
donne efiplaçant l’origine
en GLes deux
opérations
successives 03C6, - 03C6équivalent
donc à une homothétie depôle
Get
rap P ort
I
I-3 tg2 03C6 4
; cela résoud laq uestion p ro p osée triangle
cn-connu ABC connaissant
A03C6 B03C6 C03C6
ell’angle
03C6 on transformel’angle(- 03C6)
et le nouveau
triangle A(03C6, -03C6) B(03C6,-
03C6)C(03C6,-
03C6) est converti en ABC par homothétie derapport
4 1-3 tg203C6
"
de pôle
G(il
est clair q ue l’onpourrait commencer
p ar effectuercette homothét.ie sur
A03C6 B03C6 C03C6, puis
tra.nsformer par(-03C6)
letriangle
obtenu.L’hypothèse (c)
donne- - - -
Imaginons
donc letriangle
.h’B’C’ tel que = -2GA,
GB’ = -2GB,
- . -
]C’ = -
2GC,
autrement d it tel que A , B , C soient les milieux des côtésB’C’ , C’A’,
A’B’ ;
onpeut
écrire’
et par
suite,
déte.rminant unangle 03C6’
partg 03C6’ = I 2 sin 203C6
nous voyons quel’opé-
ration 03C6,
03C0 2
-03C6
appliquée
à estl’opération 03C6’ appliquée
à A’B’G’(on peut,
sl’on
préfère,
considérer letriangle
formé par les milieux deBC, CA,
AB et dire . quel’opération 03C6 appliquée
à ABCéquivaut
à deuxopérations t, ; - ’f appliquées
successivement au
triangle 03B103B203B3, l’angle 03C8
étant calculé par la relation2
tg 9 sin 203C8
=1 ).
Cela montre laparfaite adaptation
de notrereprésentation
sym-bolique
à la transformation enjeu :
les dernièrespropositions
démontréesexige-
raient
beaucoup
depeine
par une autre méthode.Nous pouvons d’ailleurs
remplacer
les formules(2)
par d’autres d’où lesymbole
’
i a
disparu :
eneffet,
enposant
’ "
n ^ ^
de
façon
que A,$,
C soient lesangles (au
sens de lagéométrie élémentaire, quand
les
angles
ne sontpris qu’en
valeurabsolue)
dutriangle ABC quand
letriangle
ABCest de sens
positif (circulation
de A vers Bpuis
versC),
et cesangles changés
designe,
sl le sens de A$C estnégatif ; le
vecteur unitép orté
de C vers $ estB r
C,
où a est la
longueur (positive)
du côtéBC ;
et la hauteur abaissée de A sur le côté BCest mesurée
algébriquement
par2S a
enprenant
comme senspositif
la direction duvecteur unité
i(B-C) a;
S est l’airealgébrique
dutriangle;
cette hauteur est d’ail-a ,
leurs la résultante des vecteurs
a donc
On
peut
doncécrire
Si on tient
compte
de a ==2R sin AI, abc
----4R S (
et S = 2R2 sin A sin B sin C(cette
dernière ’formule est vraie engrandeur
etsigne)
on a’
(J’ouvre
ici uneparenthèse
pour démontrerquelques propositions
intéressantes demandées ou non demandées dans leproblème d’agrégation).
Les vecteurs
précis (c’est-à-dire
nontransposés parallèlement)
Ax,B03B2, Cy,
oùx,
(i,
y sont les milieux deBC, CA,
AB forment unsystème équivalent
àzéro ;
les- >
B~, ont une somme
géométrique nulle, d’après
les formules(~);
’ -> ’ - - -
les vecteurs
Ay’, C y’, équipollents
àxA,., 03B3C03C6,
forment unsystème pré-
cis
équivalent
àzéro,
car ils sont concourants etont’une
sommenulle ;
la résultante de Aa et Ax’ est donc les trois vecteurspr°écis BBJ,
forment un,système équivalent
àzéro,
donc sont concourants en unpoint M~;
or la droiteAA, ~I~ perce
BC, d’après
les formules(ro),
anpoint
’
11 en résulte que le
point
estIl en résulte que, ~
variant,
lepoint M9
décrit uneconique;
on voit facilementque les valeurs -
A, -
B, -C,~
o de u 1 donnent lespoints
A, B, C, H(ortho- centre)
et G; cetteconique
est donc unehyperbole équilatère ;
les valeursde 03C6 qui
annulent le dénominateur, racines de
tg’ o
+ 2(cot
A + cot B + cotC) tg y
+ 3 = o,fournissent non
plus
unpoint
à distancefinie,
mais une directionasymptotique,
obtenue en
égalant
le numérateur à zéro.La seconde formule
(4) peut
s’écrire’
- --
Cela prouve que le vecteur
y
s’obtient en
multipliant
scalairementB03C6 C03C6
parpuis faisant
tourner le vecteurproduit
del’angle 03C0 2
; il en,résulte
quesi,
,~ p 2 .
-
pour une valeur
de ; ,
lepoint M03C6
est àl’infini,
les vecteurs BB03C6, CC03C6 sont’
- ~ -~ -~ --
parallèles,
les vecteursB;. - C^ ,
,C03C0 2-03C6 A_.
,A_.
,B;.
, sontpor’tés
par uriemême dr’oite; le
triangle (ABC);. dégénère
donc alors en une droiteperpendicu-
laire à la direction
asymptotique
del’hyperbole signalée,
doncparallèle
àl’autre
direction asymptotique;
orl’équation qui exprimerait
queA03C0 B03C0
a ,’
s
’
a
sont
alignés
est obtenue enégalant
à zéro le déterminant de la substitution linéaire définie par(la),
seraitremplacé
y ; on en conclut en vertu durésultat trouvé
plus
haut pourM; ,
. Le facteur de
proportionnalité
2 s’obtient enfaisant ~
= o ; le calcul direct con-duit au même résultat, mais avec
quelques longueurs (on peut
réduire lapremière ligne
du déterminant à 2, 2, 2, en luiajoutant
les deux autreslignes).
On a de même =
’
.
Cela prouve que la
figure
A-03C6B03C6 AC03C6
es itnparallélogramme.
Si l’on cherche le
point
oùB~C~
perceBC,
on trouved’après (~o) le point
tCeci prouve que B- C03C0 et
B03C6 C03C6 percent
BC arc mêmepoint :
or lestriangles
a
~~
a ’ , .
ABC,
(ABC)-
-03C6
sont deux à deux
homologiques,
les centresd’homologie
z
,
étant t
0,
M03C0 ,(0
est le centre dit cercle circonscrit àABC) ;
donc,comme les
, ,
’
trois axes
d’homologie
sontconfondus,
les trois centresd’homologie
sontalignés
et ladroite
M03C6
M03C0 passe constamment pan0.
On voit aussitôt que cet axed’homologie
l ,
commun
découpe
sur les côtésrespectifs
BC,CA, partir
despoints ,
B cot B - C cot C
des divisions semblables : il
enveloppe
donc uneparabole : quand (ABC)03C6
se réduit à unedroite,
celte droite est l’axed’homologie,
donc laparabole
que nous venons de trouver a sa directrice issue de G. ..4.
Groupe
des transformations(h, h).
- Revenonsmaintenant
aupoint
de vueadopté ici,
à savoir la théorie des groupes.Écrivons
la formule(5)
et cellesqui
endérivent par
permutations
circulaires sous la forme.(avec
lettresfrançaises h,
k al1lieu de lettres grecques 03C6,
03C8 )
. .Cela revient à avoir
posé
La connaissance des éléments
angulaires ~~, ~L (en
caractèresgrecs)
fournith,
h~(en
caractèresfrançais). Inversement,
la connaissance deh,
li fournit lecouple
~;~,’f symétriquement;
on remarque d’ailleurs quetg 9, tg 03C8
ne sont t réelles que si 1~~ --~ 2h + 1 estpositif,
de sorte que, aupoint
de vue réel, l’introduction desquantités h,
Ifpermet
de défin-ir des transformations inaccessibles commecomposi-
tion de deux transformations
angulaires (réelles)B
On remarqueque h
== o conduità retrouver cette
propriété déjà signalée,
à savoir quel’unique
transformationangulaire 03C6
estl’opération
résultant d’une double transformationangulaire
(-03C04 - 03C6 2), B4’"2V’
Nous allons maintenant prouver que les transformations à deux
paramètres
forment un groupe; pour
simplifier
momentanément lesnotations,
écrivons A’ pour et A~ pour On aOn en
conclut
aisémentLes
transformations (h, li) forment
donc un groupe dont lesjormules (I6)
indi-quent
la strttctuj°e; les deux transformations(h,1~), (h,,
sontpermutables.
Nous.allons maintenant donner une
explication géométrique
de la transformation(h, k).
On
peut évidemment,
au lieu de( ~ fi)
écrire3h-r La
transformation (h, o)
est une homothétie depôle
G etrapport
3 h-I 2
,
, commeon le voit en mettant
l’origine
en G .1. Mais nous verrons que toute
opération
réelle(h, kj
est composition, dans un ordrequelconque,
d’une homothétie de pôle G et d’uneopération angulaire
~; , ,Du soromet 0 nous
abaissons
laperpendiculaire
sur le côté BC(oll
le côtéparallèle Bh0 C,aa)
et prenons unelongueur
.Alto Ahk égale à k 2
2 B C: pourh
= o,A,l,o
est lepoint 03B1
et enposant
k = on retrouve la transformation 03C6appliquée
â
ABC;
nous pouvons, si nousvoulons, prendre
letriangle
A’ B’ C’ dont sont les milieux: cetriangle
esthomothétique
de ABC relativement à Get GA’
= (
1 -= 3h ) GA,
’2 =B + 2 C d’autre part B - C 2
2 - 2 2 I 2(I B1- 3h) (B’
) -C’ ) ,1
. doncOu voit donc que l’on passe de ABC à
ABC
par une homothétie derapport
1 - 3 h c’est une transformation
h , o
avec3 h’ r= -
I -- 3 h ou h = I - 2h;on passe ensuite de A’ B’ C’ à k, c’est une
opération 03C6 appliquée
à A’ B’C’,
avec
tg,!,
=k I - 3h
ou uneopération (h,, k2)
avech2
= o,k2
== ; finalementOn
peut
doncprendre
commeopérations
élémentair°es du groupe à de..uxparamètres (h, k)
les homothéties dupôle G,
dont lesymbole
est(h’, o),
et lesopérations
~précé-
demnient étudiées dont le
symbole
est(o,
leshomothétiesformént un
groupe à unparamètre,
mais non lesopérations
03C6.[L’opération (
I - 2h, o)
est une homothétie derapport (
1 - 3h.).]
,Si donc nous voulons retourner d’un
triangle donné
k autriangle
inconnuABC, on .doit
opérer
sur la transformationk1)
inverse de(h, k), (et
cetteopération
inverseappartient
au groupe, comme l’onsait).
On détermine donch, k~
par les
équations
déduites de(16)
en écrivant H = 1, K = o et cela donne par un calcul aiséEn vertu de la formule
( 18)
cetteopération
inversepeut
se réduire à lacomposi-
tion
des opérations
élémentai resLa circonstance
remarquable
àsignaler
est que les deuxopérations
03C6 intervenant dans lesopérations (h, k)
et(h..
inverses l’une de l’autrecorrespondent
à desangles égaux
et designe
contraire[les opérations (h,k), (h1, h1) ayant
été ramenées chacune à une homothétie et une transformationangulaire] .
Nous avons
quelques
casremarquables
àsignaler;
d’abord pour h =I, 3
ladécomposition
en deuxopérations
élémentaires de la nature choisie estimpossi-
ble : les formules
( y)
deviennentOn mène par le
point
G lesperpendiculaires
aux côtés de ABC et l’onporte
surelles
(dans
des sensconvenables)
dessegments proportionnels
aux côtés deABC ;
letriangle
A’ B’C’qui
est intervenudégénère
en lepoint G ;
letriangle
_, k
est
semblable à ABC. ’ ~
Si maintenant on suppose 3h - I ± k
3 nccl,
il n’existe pas detransformation
dugroupe
permettant
de revenir cle autriangle ABC ;
si letriangle (ABC)hk
estdonné ainsi que
h,
k(liées
par la relalion 3h - 1 + k3
=o)
il n’existe aucuntriangle ABC, sauf
si letriangle
estéquilatéral (et
de sensconvenable)
etalors il existe solutions, le
point
Apouvant
être choisi arbitrairement. Remar-r
quons d’abord que, si l’on avait en même
temps
h =3 ,
on aurait k =o : la trans-formation
serait
sansintérêt, chaque point
k~, 8~,,,
~~ , ~~ coïnciderait en effetavec G. Nous écartons ce cas. Nous
remplaçons
ABC par letriangle
A’B’C’_
(
-3h) GA~ puis
nousappliquons
autriangle
A’B’C’l’opération angulaire
,
u définie par _
~
- 1~ 3h = ~/3 en supposant
3h - I = 00FFf~ ~3 .- +~
I ;
nous devons maintenant
appliquer
autriangle A’03C6 B’03C6 C’03C6
,[qui
estl’opéra-
lion
(- 03C6);
nous nousrappelons la
formule(7) qui
est iciDonc
puisque tg2 03C6
=I 3,
lepoint
:1’ ,, + , coïncide av.ec G ; il en est de mêmede
B’q,
- ç etC’ç,
- ç ;d’après
la défini tiongéométrique,
cela prouve étantégal
à :Î , 6
letriangle A’= B’03C6 C’03C6
déduit de A’B’C’ estéquilatéral,
avec la relation,.
- - -->
~Préci Se (.+’i B’ , , A’, C’ç)
=E j .
Si don c 3h - 1
+ k g/3
= o , letriangle (ABC)hk
esléquilatéral
avec (AhkBhk,= s
Î 3 ’ ;
si celle double condition Ji.’e,ç1 pasremplie,
le retour dutriangle
à A.t3C est un
problème
sanssolution
; si la double condition estremplie,
on remarque que
l’angle (B’~ A’, B’m C’)
estégal
à 2 ~~; 3
on se donne donc lepoint
A’ arbitrairernent et par rotation de
2 ~03C0
autour deB’03C6,
A’ donneC’ ;
connaissant3 ~ .
A’,
C’ et G on endéduit B’ ;
on remonte ensuite de A’ B’C’ à par l’homothétie GA - . Siles formules ( r 9)
cessentde s’a pp li q uer,
cela tient à ce que le ’triangle [(ABC)hk](-03C6)
est réduit à unpoint ;
comme dans le casgénéral,
cetriangle
est bien tranformé de
ABC,
mais par une homothétie derapport nul,
de sorte que l’homothétieinverse,
pour remonter de à ABC n’existe pas.Nous avons ainsi découvert cette
propriété remarquable
quel’opération angulaire
6,
occ -6,
,transforme
untriangle
arbitraire ert mctriangle équilatéral (ces
deuxtriangles équilatéraux
sont de sens de rotationopposé ;
si letriangle
ABC est de sensdirect, ~
donne ontriangle
de sensdirect;
si ABCest
cle sens non direct ’ c’est_
( -- 6 qui
donne untriangle
de sensdirect; d’après
cequi
a étéexpliqué
les droites sont concourantes et,pu i squ ’el les
sontperpendiculaires
aux côtés.3 3 3
du
triangle équilatéral
elles sont inclinées les unes sur les autres à 60° ou6
mo°,
de sorte que lespoints
de concours ainsi trouvés sont l’un ou l’autre des deuxpoints
w , ~~’ d’où l’on voit les côtés dutriangle
sous unangle égal
à 60° on r 20°.(Si
l’on considèrel’équation
dedegré
3qui
a pour racines les affixesimaginaires
deA,
B,C,
les deuxpoints
~~~ , ~u’ sont les racines duhessien. )
Ce
qui
a été dit sur lapermutabilité
desopérations (h, ~.~)
prouve que si l’une d’elles est telle que 3h - 1 +1/3
estnulle, l’opération
résultante est du mêmetype :
eneffet, plaçant
cetteopération spéciale
entête,
on obtient aupremier
coupun
triangle équilatéral, que
toutes lesautres opéraiions
transforment ttoujours
entriangle équilatéral.
Et en effet on constate sanspeine,
encomposant (h,
et(h~
d’après
les formules(16),
l’identitéPlus
généralement
si l’on poseet en
changeant, s
en - e, on a deuxéquations
donnantexplicitement
H, h au moyen des élémentscomposants;
celadonne
l’idée de poser 3h - 1 === h’V3
et l’ona
ainsi,au
lien de( 2 r ),
égalité
danslaquelle,
une fois le second membrecalculé,
onégalera
les termes indé-pendants
de e et les coefficients de s. Nous allonsvoir’d’ici
peu la raisonprofonde qui explique
lasimplicité
de cette formule(~ r’).
5.
Groupe
des transformationshomographiques planes
conservant unpoint
àdistance finie et la droite de l’infini.
Groupe
des affinités relatives à deux axes rec-tangulaires.
- Letriangle
ABC étant transformé en il est naturel de con-sidérer la transformation
homographique
duplan,
telle que A, B,C,
G aient respec-s tivement pour
homologues Ahk’ C hk G;
le milieu de BC se transforme en le milieu de donc lepoint
à l’infini. de BC se transforme en lepoint
à l’infinide
BhkChk
, donc la droite clel’infini
se conserve.Réciproquement,
soit t une transformationhomographique plane
conservant la droite del’infini;
elle conserve, engénéral,
unpoint
à distancefinie,
que nousappellerons G;
on voit aussitôtqu’un triangle ayant
G pour centre degravité
setransforme en un
triangle ayant
encore G pour centre degravité (parce qu’un paral- lélogramme
reste unparallélogramme).
Or lestransformations qui
conservent à la fois la droite del’infini
et unpoint fixe
Gforment manifestement un
groupe àquatre paramètres
; le groupe à deuxparamètres (h,
étudié auparagraphe précédent .
forme un sous-groupe du
précédent :
ils’agit
decaractériser,
par despropriétés géo-
métriques,
cesous-groupe.
’ ,Le groupe à 4
paramètres
est caractérisé par leséquations
de transformationen
prenant
deux axesGx, Gy rectangulaires.
Parmi les ~4triangles ayant
G pour centre degravité,
cherchons-en un : A I3yJ,
C(-
x, - x~, = y1-y~),
dont le transformé soit avec ABC dans la relation
géométrique (h,
où h, k serontdes nombres convenables; il suffit manifestement
qu’il
existe mtriangle
A’ B’ C’y . ~ -~ -~- --~- --.,
homothétique
de ABC relativement t à G(GA‘
_-03BBGA),
tel que A,A’,B,B’,C,C’,soient
perpendiculaires
aux côtés B’C’, C’A’,
r~’ B’ etproportionnels
à’ ces côtés(avec
orientationsconvenables);
or GA’ -GA1
=A, a’,
et commeGA’, GB’,
GC’,. -
.
--
d’une
part, GAi, GB1, GC1
sont dessystèmes équivalents à ’zéro,
lesystème Al A’,
B, B’, C,
C’ se compose,quel
que soit î,, cle trois vecteurs concourants; si donc- y ’ --
~~1 A’, B! B’,
sontportés
par les hauteurs de A’ B’ C’ issues de A’ et B’, le troisième vecteur seraporté
par la hauteur issue deC’ ;
depins l’équivalence
à zéro entraînera que les vecteurs soientpropoutionnels
à B’C’,
C’A’,
A’B’,
il y a donc seulement deux conditions àécrire ;
en éliminant 03BB, il reste uneunique
condition entre les coordon- nées x4, Yi; ; x2, y2; mais nous devons bien nousgarder
cle croire que toutes lesformations
à 4paramètres (a2)
contiennent dest.ransformations ic,
lf,Écrivons
en effet que le vecteur A’A1
decomposantes [(a
+î,)x,
+byl, b’x.
+(a’
+03BB)y1] l
estperpendiculaire
au vecteur CB[x2
- x,,, y2 -yJ;
on a, enarljni- gnant
les deux conditions semblablesPar addition on obtien i
La nullité du second facteur
exprime
que lespoints
A,B,
C sont enligne
droite :nous écartons ce cas il faut donc annuler le
premier facteur;
cequi spécialise
lestransformations homographiques; l’interprétation géométrique
de la conditionb = b’ est
aisée ;
lesdroites,
issues deG, qui
secorrespondent
àelles-mêmes,
sont don-nées par
l’équation
,’
,
elles doivent donc être
rectangulaires.
En les choisissant comme axes Gx,Gy,
onpeut
supposer b --_ b’ ~ o et leséquations (22)
deviennentNous écrivons les
équations (23),
enexplicitant
x3 = -(ce,
+ y~ --
(Yi
+ = b’ = o ; elles se réduisent àdeux,
lapremière
etla
dernière parexemple :
..En éliminant ~,, on a