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Jeudi 15 Février 1894.

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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent Ie journal.

.

Huitième Année. — N

0

14.

P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s

Jeudi 15 Février 1894.

B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 27.

A B O N N E M E N T S

Un a n : Six mois

Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—

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On s'abonne à tous les bureaux de poste

Paraissant le Jeudi et le Dimanche à la Chaux-de-Fonds

A N N O N C E S

Provenant de la Suisse 20 et. la ligne

» de l'étranger 25 » » » Minimum d'une annonce 50 cent.

Les annon ^es se paient d'avance.

O r g a n e d e la S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s I n d u s t r i e s du J u r a , d e s C h a m b r e s rie c o m m e r c e , d e s Bureaux de contrôle et d e s Syndicats p r o f e s s i o n n e l s .

Surproduction 1·

Surproduction, voilà un mot dont tous les jours on nous rebat les oreilles et avec lequel, quand on l'a prononcé avec une suffisante solennité, ou, si vous l'ai- mez mieux, avec une solennelle suffi- sance, on croit avoir donné l'explication de tous les malaises sociaux. On produit trop, et c'est pour cela que l'on n'a pas assez à consommer. Etrange contradic- tion dans les termes, on en conviendra, et devant laquelle on s'étonne que le plus simple bon sens ne se révolte pas.

La France produit trop, répondait, il y a cinquante ans déjà, avec une âpre iro- nie Michel Chevalier. Et de quoi est-ce que la France produit trop, s'il vous plait ? Est-ce du blé ? Mais il me semble qu'il y a encore bien des Français qui ne mangent pas de pain de froment ou qui n'en mangent pas à leur suffisance.

Est-ce de la viande ? Mais, bien que l'u- sage s'en soit heureusement répandu, combien des gens, s'ils le pouvaient, se- raient bien aise do manger plus souvent du bœuf et du mouton, voire de mettre, pour réjouir la mémoire du roi Henri IV, de temps en temps la poule au pot. Se- rait-ce du drap

f

. Mais tout le monde ne possède pas encore un bon complet d'été et surtout d'hiver, avec un confortable pardessus ou un bon imperméable pour les mauvais temps, et il est probable que si ces articles étaient offerts en plus grand nombre et à plus bas prix, ils trouveraient aisément preneurs. Qui sait

même s'il n'y aurait pas d'amateurs pour les fourrures ? Est-ce du· vin ? Un trop grand nombre de nos compatriotes en absorbent plus qu'il n'en conviendrait, mais un non moins grand nombre n'en boit pas autant qu'il conviendrait. Et, quoique les vignerons se plaignent sou- vent de la surabondance de la récolte,

on ne les voit pas habituellement, pour remédier à cette calamité, inviter les passants à venir boire gratis, ou vider leurs tonneaux dans le ruisseau.

Et l'on pourrait poursuivre longue- ment cette énumération, disait Michel Chevalier; on pourrait passer en revue successivement les divers objets d'ali- mentation, de vêtements, de logement, d'ameublement; on arriverait toujours à la même constatation, à savoir qu'il y a des gens qui en manquent et qui vou- draient bien n'en pas manquer ; autre- ment dit, que la consommation n'est ar- rêtée que par l'insuffisance de la produc- tion. La vérité, concluait-il, c'est que la France ne produit pas assez et que c'est pour cela qu'il y a encore tant de misè- res. L'abondance des choses, a dit excel- lemment Bastiat, c'est la richesse des hommes. La pauvreté des hommes c'est la rareté des choses.

Mais pourtant, répond-on, vous ne pouvez nier qu'il n'y ait tous les jours, même pour les produits de première né- cessité, vêtements, mobilier, aliments des crises par suite desquelles la vente s'arrête et les magasins restent encom-

brés. Force est bien de reconnaître que l'offre a dépassé la demande. Assurément, mais pourquoi cette différence entre l'of- fre et la demande? Est-ce parce que l'offre dépasse le besoin, ou parce que le besoin dépasse les ressources ? Est-ce parce que réellement et absolument par- lant, il y a plus de produits que les hom- mes ne pourraient ou ne voudraient en consommer, ou parce que, quelque désir qu'ils en puissent avoir, les hommes, pris dans leur ensemble, n'ont pas à leur disposition des moyens suffisants de se procurer les produits qu'ils désirent. La réponse ne peut faire doute : fournissez aux consommateurs les moyens d'acheter et les producteurs ne seront pas embar- I rassés de vendre.

En d'autres termes, absolument parlant je reprends le mot à dessein, il ne peut y avoir excès de production. Il n'y en aurait du moins que le jour ou l'on pour- rait établir que personne sur la surface du pays, sur celle du globe môme, n'est plus réduit à se priver et que jamais, devant aucune boutique, aucun magasin ou aucune usine un estomac affamé ou des membres grelottants n'ont fait éprou- ver à leur malheureux possesseur un sentiment impossible à satisfaire de con- voitise et d'envie.

Ce qui est vrai, trop vrai, hélas ! c'est qu'il peut y avoir pour certains produits, à certains moments, un excès relatif de production; disons mieux : une insuffi- sance de consommation. C'est un défaut d'équilibre, et ce défaut d'équilibre pro- vient, non pas de ce qu'il y a trop de produits qui ne se vendent pas, mais de ce qu'il n'y a pas assez .des produits avec lesquels on pourrait les acheter.

Tout produit, dit parfaitement dans un récent volume M. Edmond Villey, est un débouché ouvert à un autre produit. Mais ce débouché, l'autre produit n'en peut profiter que s'il existe et dans la mesure dans laquelle il existe. Les limites du marché sont celles de la vente. Donc si l'on parait avoir produit trop d'un coté, si, étant donné l'état général du marché, soit national soit universel, l'offre dépasse la demande, c'est que l'on n'a pas assez produit d'un autre côté et que la demande n'a pas marché du même pas que l'offre.

C'est cette corrélation nécessaire entre

la production et la consommation, entre

la demande et l'offre, qu'exprimait, sous

une forme pittoresque, un grand indus-

triel qui s'est fait connaître par son ar-

deur à s'occuper des questions économi-

ques, M. Ménier. Lorsqu'il était sollicité

de s'intéresser à quelque procédé nou-

veau de fabrication, il répondait volon-

tiers en souriant : « Je vois bien la'ma-

(2)

56 LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE chine à fabriquer, mais je ne vois pas la

machine à vendre. Montrez-moi comment s'écouleront les produits et vous me trou- verez tout prêt à vous aider à les faire arriver sur le marché ».

Beaucoup de causes peuvent contribuer à ce regrettable défaut d'équilibre. Beau- coup de causes, en paralysant l'activité productrice d'une partie des branches de l'industrie humaine, ou en excitant arti- ficiellement l'activité de certaines autres, peuvent amener soit une pénurie géné- rale, soit une perturbation fâcheuse dans le rapport entre la production et la con- sommation. Si, par exemple, ainsi qu'il arrive-dans la plupart des pays, même les plus avancés, la loi. sous prétexte de favoriser le travail national, l'ait à cer- taines branches d'industrie une situation privilégiée, et si, en même temps, parfois du môme coup, elle fait à d'autres bran- ches de rindustrie nationale une situation artificiellement défavorable; si, d'un au- tre coté, pour développer outre mesure les armements, les monuments publics de pur luxe, les chemins de fer impro- ductifs ou d'autres dépenses appauvris- santes, l'impôt prélève sur la fortune des citoyens une part excessive de leurs res- sources, et détourne à plaisir les bras du travail qui enrichit pour les porter veis le travail qui appauvrit, il est fatal que les industries ainsi surexcitées, ne trouvant plus en l'ace d'elles qu'une clien- tèle réduite, se plaignent tôt ou tard de ne pouvoir écouler leurs productions.

Supprimez les encouragements artificiels qui ont amené l'encombrement des in- dustries privilégiées ; supprimez en mê- me temps l'appauvrissement artificiel qui a amené la gène de la clientèle, et l'é- quilibre se rétablira de lui-même. Il en est des prix et des marchés comme des liquides : pour qu'ils se nivèlent, il suffît de les laisser à eux-mêmes.

(A suivre.)

F R É D É R I C P A S S Y Membre de l'Institut, Président de la

Société française pour l'arbitrage.

Correspondance particulière Λ propos des articles que nous avons publiés sur les « diplômes d'exposition » et les « contrefaçons », nous avons reçu de. la maison Ernest Francillon & (7

e

de St-Imier la lettre suivante, dont nous confirmons pleinement le contenu :

Monsieur le rédacteur,

Tout en nous montrant reconnaissants de la sympathie qu'on a bien voulu manifester à notre égard, nous tenons à déclarer que l'arti- cle de tonds publié par votre numéro 10, sous le titre de « Contrefaçons », n'émane pas de notre maison, car nous avons pour régie de ne pas entretenir le public de nos affaires, et surtout d'éviter tout débat pouvant donner lieu à des personnalités.

Veuillez agréer, Monsieur le rédacteur, l'ex- pression de notre considération distinguée.

JSrnest Francillon iV C'e.

Le commerce et la fureur protec- tionniste

La Chambre de commerce de Lyon, qui avait déjà protesté contre l'élévation des droits sur le bl"é, vient d'émettre un avis en l'aveu i' :

1° Du maintien de la faculté d'entrepôt poul- ies blés exotiques, telle qu'elle existe aujour- d'hui, sans autre restriction que d'abaisser à dix-huit mois la durée m a x i m a du séjour à l'entrepôt de ces blés entrés en franchise;

2° Du maintien des admissions temporaires avec substitution de « l'équivalent» à « l'iden- tique », c'est-à-dire avec retour a u x dispo- sitions que le décret du 26 août 1861 avait établies.

La chambre de commerce de Bordeaux vient de renouveler, par télégramme, au mi- nistère du commerce et au ministère des linan- ces, sa protestation contre tout projet de suré- lévation du droit sur les céréales.

Elle a écrit aux mêmes ministres pour dé- velopper la nécessité de maintenir les entre- pôts spéciaux pour vins d'exportation.

Suites du protectionnisme

1." Union républicaine, journal paraissant à Màcon, publie un article fort judicieux sur la mévente des vins français, dans lequel elle s'attache à démontrer que les mesures récla- mées du gouvernement, surtout par les pro- ducteurs du Midi, ne seraient (pie des pallia- tifs tout à l'ait insuffisants. KlIe établit (pie la mévente des vins provient essentiellement de ce qu'en 1893 la récolte a atteint un chiffre de cinquante millions d'hectolitres et de ce que, au même moment, la France s'était fermée, par les tarifs Méline, un certain nombre d'im- portants marchés étrangers. Le journal de Màcon recommande surtout, en conséquence, de rétablir des rapports commerciaux avec la Suisse :

Pour notre région, par exemple, nous avons dans la Suisse un excellent débouché qui nous est fermé depuis un an, ce qui cause le plus grave préjudice à notre vignoble. Cette nation amie consommait en moyenne 400 000 hecto- litres de vins français, dont un tiers environ provenait de la Bourgogne/ du Maçonnais et du Beaujolais. Mais, depuis le vote du 24 dé- cembre 1892, par lequel la Chambre des dépu- tés, repoussant sans même daigner la discu- ter la convention commerciale conclue le 23 juillet précédent entre les gouvernements de France et de Suisse, a obligé nos voisins à user de représailles, nos exportations dans la Confédération ont diminué de 90 0/o. La triple alliance, de son côté, a envahi la contrée et cherché à nous supplanter. Pendant le pre- mier semestre de 1893 il a été délivré en Suisse 2,604 cartes aux commis-voyageurs venant d'Allemagne, d'Autriche et d'Italie, et 240 car- tes seulement à ceux venant de France. Cette disproportion ne peut qu'augmenter par la suite, notamment pour le vin. C a r les droits de douane, qui sont de 3 fr. 50 par 100 kilos pour les vins d'Italie, d'Autriche et d'Espagne, se montent à 25 francs par 100 kilos pour les vins français, qui sont pour ainsi dire prohi- bés, en tous cas dans un état d'infériorité in- contestable. On voit Jonc qu'il y a urgence à remédier de suite à cette situation et à renouer avec nos voisins les relations commerciales (pli ont toujours existé et qui n'auraient ja- mais du être rompues entre les deux Républi- ques s œ u r s . On assiste à ce singulier specta- cle de voir les produits'de Ja Confédération payer, pour entrer en France, beaucoup plus cher que les produits venant de l'Allemagne,

qui jouit du privilège de la nation la plus fa- vorisée. Nous comptons sur la vigilance de nos dép'ités pour faire cesser cet état de chose désastreux.

L'Exposition Belge à Genève

Le Comité exécutif de l'Exposition belge des produits exportables qui a u r a lieu à Genève cette année, rencontre les plus vives sympa- thies parmi les industriels belges.

Les adhésions et les demandes de rensei- gnements arrivent nombreuses et pressées au siège du Comité, 6, rue Saint-Christophe, à Bruxelles.

L'Exposition, quoique spécialement belge et restreinte aux seuls produits exportables en Suisse, sera grandiose. Une noble émulation s'empare des chambres syndicales et des a s - sociations industrielles pour l'organisation de leurs sections. Plusieurs collectivités ont déjà adhéré. La grande industrie sera dignement et largement représentée; la brasserie, la m i - roiterie, la viticulture, l'industrie des cuirs se proposent d'exposer collectivement.

La réunion des sections aura lieu très p r o - chainement.

La section des beaux-arts sera bientôt or- ganisée. La Ligue générale des artistes belges, dont les plaintes à propos du jury firent tant de bruit à l'occasion du Salon triennal de Bruxelles, se propose de prendre part à l'Ex- position de Genève et d'expérimenter leur nouveau règlement.

La Suisse est un pays où l'art belge est peu connu. KUe offre donc de grandes ressources à nos artistes.

(Revue horloçitre.)

Le budget de la guerre allemand

La Freisinniye'Zeittmg du 16 janvier public le ta- bleau suivant de la progression des dépenses militaires de l'empire depuis 1880-81. Les chif- fres entre parenthèses représentent la part des dépenses totales couvertes par les recettes courantes. Le reste, la part de beaucoup la plus considérable, par conséquent, de ces dé- penses, a été couvert au moyen d ' e m p r u n t s :

1880-81 . . 1883-84 . . 1884-85 . . 1886-87 . . 1887-88 . . 1888-89 . . 1891-92 . . 1894-95 . .

. . 42 . . 27 . . 29

• . 54 . . 192 . . 187 . . 136 . . 141

(6) (9) (7) (9) (10) il 6) (H) (IT) (42) (41) (42) (44) (42)

La circulation monétaire

La circulation monétaire de l'Union latine, de l'Angleterre, de l'Allemagne et de la Hol- lande était évaluée de la manière suivante en 1892:

Millions de francs Pavs

Union latine . Angleterre . . Allemagne . . Hollande . . . Totaux . Ktats-Unis . .

Or . 4,738 . 3,000 . 3,100 . 135 . 10,973 . 3,020

Argent 4,127

540 570 295 5,532 3,075

Total 8,865 3,540 3,ii70 430 16,505 6,095

(3)

LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 57 Votation fédérale

Les commissions des sociétés industrielles

•de la ville de St-GaIl proposent à l'unanimité

<le recomander le rejet de l'art. Mter de la

•Constitution fédérale (arts et métiers) soumis

•à la votation populaire le 4 m a r s , déclarant

>que cet article est insuffisant pour opérer une réforme de la législation sur les métiers.

Nouvelles diverses

l i e t a r i f a m é r i c a i n , tel qu'il sera probable- m e n t voté, est une abolition des lois M a c K i n - le,\. Mais il est encore bien éloigné des prin- cipes de la majorité démocratique, qui sont

ceux d'un entier libre-échange; il est le pro- -duit de concessions nombreuses.

Ne p a s b o i r e p e n d a n t l e s h e u r e s d o t r a v a i l , c'est un point sur lequel vient d'in- sister longuement un délégué d'une union ou- vrière de Cliicago. Evidemment, les ouvriers -tic là-bas ont cette mauvaise habitude.

P o u r !es f i n a n c e s d e l ' I t a l i e , on attend toujours les projets de M. Sidney ïionnino.

L'émission de nouveaux billets fera moins de mal que nous ne l'avions cru, au premier m o - ment, les banques devant payer au Gouverne- ment une taxe montant aux 2/3 du taux d'es- compte.

Les négociations à Berlin aboutiront, pro- bablement, à l'établissement d'une grande banque allemande italienne. Mais l'important serait toujours de diminuer la circulation et -d'en Unir avec l'agio et non pas de rétablir le -cours forcé. *

L a m i s è r e d u s u d d e l ' I t a l i e e t d u s u d d e l ' E s p a g n e ne saurait être allégée s a n s un développement général du peuple dans ces deux pays. Quant aux lois agraires dont il est parlé, on peut plutôt reejouter qu'elles ne fas- sent du mal. En tous cas, il est à souhaiter que les classes bourgeoises du Nord, c'est-à- dire, en Espagne, celles de la Catalogne, des Asturies et de la Biscaye, où l'industrie est Ia plus développée, renoncent à profiter de certai- nes mesures injustes et, notamment, au pro- tectionnisme. Il est bien curieux de noter combien les populations du Sud sont presque partout exploitées par les provinces plus avancées du Nord. On en sait quelque chose en France.

L o t r a i t e r u s s o - a l l e m a n d , qui vient d'ê- tre conclu, est un véritable progrés pour tout le monde. Mais que penser de ceux qui s'iso- lent volontairement, au milieu du mouvement général.

L e s a s s u r a n c e s - v i e e n A l l e m a g n e ont, en 1892, assuré 939,000 personnes pour 4 mil- liards de marks, ou 4,369 m a r k s par tôte. Elles sont encore bien loin en arrière des a s s u r a n - ces anglaises, mais elles commencent à péné- trer dans les milieux les plus aisés de la classe moyenne.

S a i n t - P é t e r s b o u r g . — Le Nouveau Temps publie un nouvel article au sujet de l'élévation des droits d'entrée des blés en France et il exprime des craintes sur les conséquences de cette mesure, au point de vue des relations entre la France et la Russie.

Répression des crimes

Les ommissions du Conseil national et du Conseil des Etats ont terminé la discussion du projet de loi du Conseil fédéral sur la r é - presssion des crimes et la sûreté publique.

Ces commissions ont approuvé la majeure partie du projet, sous réserve d'un r e m a n i e - ment fondamental des articles 1 à 3.

L'art. 4 concernant l'obligation de la dénon- ciation a été rejeté.

La commission du Conseil des Etats, d a n s une séance ultérieure, a r r ê t e r a les proposi- tions qu'elle présentera à ce Conseil. L a com- mission du Conseil national formulera les siennes ensuite.

Lc projet de loi viendra devant les C h a m - bres dans la session de m a r s .

Chambres des députés français

On reprend la discussion du projet de loi sur les blés.

M. Siegfried combat l'élévation des droits.

M. Graux, rapporteur, réplique.

M. Méline défend le régime protectionniste, il attribue la baisse du blé à la dépréciation de l'argent, il voudrait le retour au bimétal- lisme. Il affirme que le droit proposé est le seul moyen d'établir l'équilibre entre concur- rents français et concurrents étrangers.

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du 13 Février 1894

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