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Corrigé de la série 9

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

EPFL

Algèbre linéaire 1ère année 2009-2010

Corrigé de la série 9

Exercice 1. 1. La liste B1 := (1, X, X2, X3, X4, X5) est une base de P5(F). En effet, si a+bX +cX2 +dX3 +eX4 +f X5 = 0 avec a, b, c, d, e, f ∈ F, alors a = b = c = d = e=f = 0. De plus, chaque polynôme p∈P5(F) peut être écrit comme une combinaison linéaire des éléments de B1. On trouve doncdim(P5(F)) = 6.

Soit A=

a b c d e f

un élément deMat(2,3;F). On a alors

A=a

1 0 0 0 0 0

+b

0 1 0 0 0 0

+c

0 0 1 0 0 0

+d

0 0 0 1 0 0

+e

0 0 0 0 1 0

+f

0 0 0 0 0 1

. Pour i = 1,2, j = 1,2,3, on note eij = ((eij)kl)k=1,2

l=1,2,3

∈ Mat(2,3;F) la matrice ayant pour coefficients (eij)kl = 1 si (k, l) = (i, j) et (eij)kl = 0 si (k, l) 6= (i, j). On a donc A = ae11 + be12 + ce13 + de21 + ee22 + f e23 et par conséquent Mat(2,3;F) = span (e11, e12, e13, e21, e22, e23). Si ae11 +be12 +ce13+de21 +ee22+f e23 = 0, alors 0 = a b c

d e f

et donc a =b =c = d = e =f = 0. La liste B2 := (e11, e12, e13, e21, e22, e23) est donc libre et par conséquent une base deMat(2,3;F). On trouvedim(Mat(2,3;F)) = 6.

2. Comme dim(P5(F)) = 6, il existe d’après le cours un isomorphisme φ : P5(F) → F6. De même, commedim(Mat(2,3;F)) = 6, il existe un isomorphismeψ : Mat(2,3;F)→F6. La composition ψ−1◦φ : P5(F) → Mat(2,3;F) est donc un isomorphisme (voir l’exercice 5 de la série 6) et on a bien P5(F)'Mat(2,3;F).

3. Soit η : P5(F) → Mat(2,3;F) l’extension linéaire de l’application t : B1 → B2 définie par t(1) = e11, t(X) = e12, t(X2) = e13, t(X3) = e21, t(X4) = e22 et t(X5) = e23. L’applicationηenvoie donc un polynômep=a+bX+cX2+dX3+eX4+f X5sur la matrice A=

a b c d e f

.ηest injective car siη(a+bX+cX2+dX3+eX4+f X5) =

a b c d e f

= 0,

alors a =b=c=d =e=f = 0 et donc a+bX +cX2+dX3+eX4+f X5 = 0. On en déduit la surjectivité de η par le théorème du rang et dim(P5(F)) = dim(Mat(2,3;F)).

Exercice 2. 1. Par définition, la première colonne de la matrice cherchéeA= (αij)consiste en les coefficientsα11, α21∈Ftels queT(e1) = α11e121e2. CommeT(e1) = T(1,0,0) = (5,1) = 5(1,0) + (0,1) = 5e1 +e2, on a α11 = 5 et α21 = 1. Pour la deuxième colonne, on calcule T(e2) = T(0,1,0) = (2,1) = 2e1 +e2, et en déduit α12 = 2, α22 = 1. Pour la troisième : T(e3) = (7,−1) = 7e1 −e2, donc α13 = 7, α23 =−1. La matrice est alors donnée par A=

5 2 7 1 1 −1

.

2. Soit B = (βij) la matrice que l’on cherche. L’image du premier vecteur de la base de B sous T est T(1,1,0) = (5 + 2,1 + 1) = (7,2). Il nous faut l’exprimer dans la base B0, ce qui revient à déterminer β11, β21 tels que (7,2) = β11(−e1 +e2) +β21(e1+e2) = (−β1121, β1121). On trouveβ11 =−52, β21 = 92. En continuant de la même manière, on trouve B =

5292 −6

9 2

9

2 6

= 12

−5 −9 −12

9 9 12

.

1

(2)

3.

α 0 0 α

=αI2

4.

0 1 1 0

Exercice 3. 1. Si S◦T = IdV, alors T est injective. En effet, siv ∈V est tel queT(v) = 0, alors on a v = IdV(v) = (S◦T)(v) = S(T(v)) = 0. Comme V est de dimension finie on peut utiliser le théorème du rang pour montrer que T est donc aussi surjective. T est donc un isomorphisme deV et il existeT0 ∈GL(V)tel queT ◦T0 = IdV etT0◦T = IdV. Mais alors on a :

T0 = IdV ◦T0 = (S◦T)◦T0 =S◦(T ◦T0) =S◦IdV =S.

Par conséquent, T ◦S = IdV.

2. Soientp, q ∈P(F)etα, β ∈F. On a alorsL(αp+βq)(X) =X(αp+βq)(X) = αXp(X) + βXq(X) =αL(p)(X) +βL(q)(X) = (αL(p) +βL(q))(X) et donc L(αp+βq) = αL(p) + βL(q). L’application L est donc linéaire. Si p ∈ P(F), p = Pn

i=0aiXi a pour image L(p) = 0, alors on a 0 = Xp(X) = X·Pn

i=0aiXi =Pn

i=0aiXi+1. Comme un polynôme est nul si et seulement si tous ses coefficients sont nuls, on trouve donc a0 =. . .=an= 0 et donc p = 0. On a alors ker(L) = {0} et L est injective. L n’est pas surjective car il n’existe pas de polynôme p∈P(F) tel que L(p) = 1.

3. On a H(p)(X) = a0 +Pn

i=1aiXi−1 pour p = Pn

i=0aiXi ∈ P(F). L’application H n’est pas injective car l’application h n’est pas injective ; en effet, on a h(1) = h(X) = 1.

Soit p ∈ P(F) donné par p(X) = Pn

i=0aiXi, alors si q ∈ P(F) est défini par q(X) = a0 +Pn

i=1aiXi+1, on trouve H(q) = p. En effet, H(q)(X) = a0 + Pn

i=1aiXi+1−1 = a0 +Pn

i=1aiXi = p(X). H est donc surjective (une autre manière de voir cela est de constater que h est surjective et(1, X, . . .) une base de P(F)).

4. Soit p∈P(F),p(X) =Pn

i=0aiXi. On calcule L(p)(X) =Pn

i=0aiXi+1 =Pn+1

i=1 ai−1Xi et donc(H◦L)(p)(X) = 0 +Pn+1

i=1 ai−1Xi−1 =Pn

i=0aiXi =p(X). On a doncH◦L= IdP(F). On calcule maintenant (L◦H)(p)pour p= 1. On aH(1) = 1 et donc L(H(1))(X) =X.

Donc(L◦H)(p)(X)6= 1 =p(X). On a doncL◦H 6= IdP(F).

Exercice 4. 1. On doit exprimer l’image par φ de chacun des vecteurs de B dans la base B. On a φ(1) = 2,φ(X) = 2X+ 3, φ(X2) = 2X2+ 6X−10, φ(X3) = 2X3+ 9X2−30X etφ(X4) = 2X4+ 12X3−60X2. On peut donc écrire la matrice deφ dans la baseB :

[φ]B,B =

2 3 −10 0 0

0 2 6 −30 0

0 0 2 9 −60

0 0 0 2 12

0 0 0 0 2

 .

2. On montre que B0 est une base de P4(R). On a dim(P4(R)) = 5, donc comme la liste B0 a5 éléments, il suffit de montrer qu’elle est libre d’après une proposition du cours. Si a+b(1 +X) +c(2 + 3X +X2) +d(1 +X)3+e(1 +X)4 = 0 avec a, b, c, d, e ∈R, alors (a+b+ 2c+d+e) + (b+ 3c+ 3d+ 4e)X+ (c+ 3d+ 6e)X2+ (d+ 4e)X3+eX4 = 0 et on trouve e =d+ 4e =c+ 3d+ 6e =b+ 3c+ 3d+ 4e= a+b+ 2c+d+e = 0, ce qui implique e=d=c=b =a = 0. La liste B0 est donc bien libre. On calcule les images de

2

(3)

ses éléments parφ. On a

φ(1) = 2, φ(1 +X) = 2 + 2X+ 3 = 3 + 2(1 +X),

φ(2 + 3X+X2) = 2(2 + 3X+X2) + 3(3 + 2X)−5·2 = 2(2 + 3X+X2) + 6(X+ 1)−7, φ((1 +X)3) = 2(1 +X)3+ 3·3(1 +X)2−5·6(1 +X)

= 2(1 +X)3+ 9(2 + 3X+X2)−39(1 +X), φ((1 +X)4) = 2(1 +X)4+ 3·4(1 +X)3−5·12(1 +X)2

= 2(1 +X)4+ 12(1 +X)3−60(2 + 3X+X2) + 60(1 +X).

On a exprimé les images de chacun des éléments de B0 dans la base B0. On trouve donc

[φ]B0,B0 =

2 3 −7 0 0

0 2 6 −39 60

0 0 2 9 −60

0 0 0 2 12

0 0 0 0 2

 .

3

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