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Dispositif de comptage soustractif à tubes dékatrons

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00235283

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235283

Submitted on 1 Jan 1955

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Dispositif de comptage soustractif à tubes dékatrons

A. Coche

To cite this version:

A. Coche. Dispositif de comptage soustractif à tubes dékatrons. J. Phys. Radium, 1955, 16 (11),

pp.861-863. �10.1051/jphysrad:019550016011086100�. �jpa-00235283�

(2)

861.

DISPOSITIF DE COMPTAGE SOUSTRACTIF A TUBES DÉKATRONS

Par A. COCHE,

.

Laboratoire de Chimie nucléaire, Faculté des Sciences de Strasbourg.

Sommaire.

-

On décrit un dispositif de comptage permettant de soustraire les nombres d’impulsions

données par deux compteurs de Geiger-Müller et utilisant des tubes décades à cathode froide (déka- trons) bidirectionnels. Les impulsions issues du dékatron indiquant les unités ou les dizaines actionnent

un numérateur comptant ou décomptant, par l’intermédiaire de deux circuits d’aiguillage à bascules triode-hexode.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 16, NOVEMBRE 1955,

Bien que leur cadence de comptage soit limitée par suite du ’temps de désionisation, les tubes décades à cathode froide ont l’avantage de permettre la

construction d’ensembles de comptage de faible encombrement, n’exigeant qu’un débit minime des

sources d’alimentation. Les tubes bidirectionnels offrent, de plus, la possibilité de réaliser des dispositifs

donnant la différence de deux nombres d’impulsions,

par exemple des impulsions fournies par deux comp- teurs de Geiger-Müller, ce qui présente un intérêt

dans différentes applications en Physique nucléaire.

Nous avons construit une échelle de ce genre utilisant

des tubes dékatrons bidirectionnels.

Un tube décade à cathode froide du type dékatron comprend [1] dans une ampoule remplie de gaz rare, 1 o cathodes filiformes KI,

...

K10 disposées

sur une circonférence et une anode centrale P.

Lorsqu’une différence de potentiel suffisante est appli- quée entre une des cathodes et l’anode, une décharge s’amorce, rendue visible par la gaine lumineuse qui

entoure la cathode à la partie supérieure du tube.

Entre les cathodes successives sont placées (fige 1) des

électrodes dites de transfert, T, Tl, T2 T’2,

...,

les élec-

trodes T et T’ étant réunies entre elles et formant deux groupes Gi et G2, appelés guides. La décharge

étant établie entre l’anode et une des cathodes, on peut provoquer l’amorçage de l’espace anode-cathode voisin (et l’extinction du premier), en appliquant

aux guides, des impulsions rectangulaires négatives,

de hauteur et durée convenables, telles que le front a’ b’ de la deuxième (appliquée à G2) coïncide

avec le retour cd de la première (appliquée à G1).

Si chaque impulsion à compter produit deux impul-

sions (de ce type) appliquées aux guides, la décharge

sera amorcée successivement dans les différents espaces anode-cathode, ce qui se traduit par la rotation de la gaine lumineuse de KI à K2,

..., ,

K9,

KI(H K1,

....

Dans les tubes bidirectionnels, le trans-

fert de la décharge peut s’opérer également en sens

inverse si l’impulsion appliquée à G2 précède celle appliquée à GI et la rotation de la lueur se fera de K1o à Kg,

..., ,

K2, KI, Kio,

....

Le schéma de principe du dispositif que nous

avons réalisé, est donné sur la figure 2. Pour sous-

traire les impulsions provenant du compteur C2

de celles données par Cl, il est nécessaire que chaque

impulsion de Ci et C2 déclenche un générateur d’impulsions doubles et qu’ensuite le sens d’arrivée

sur les guides des impulsions dues à C2 soit inversé de manière que la rotation de la lueur se fasse en

sens inverse de celui correspondant à l’arrivée d’une

impulsion de Cl. Chacun des générateurs d’impul-

sions doubles comporte [1] deux lampes (L1, L2,

L’1 L’2) dont les grilles sont polarisées en dessous

de la tension de blocage. Une impulsion positive provenant du compteur (après amplification et

mise en forme) appliquée à la grille de Li provoque

l’apparition à la plaque de ce tube d’une impulsion négative rectangulaire qui est transmise par capacité

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019550016011086100

(3)

862

à la grille de L2; la pointe positive qui apparaît

par différentiation produit une impulsion négative

à la plaque de L2 dont le front coïncide avec le retour de celle donnée par Li. Les impulsions (130 V, 80 lis) apparaissant aux plaques de LI et L’2 sont appliquées

au guide G, par l’intermédiaire des diodes"Di et D’2

(qui empêchent le déclenchement mutuel des deux

circuits) [2], [3], celles prélevées aux plaques de L’j

et L2 sont appliquées au guide G2 à travers les

diodes Dj et D2. La lueur tourne dans un sens ou

dans l’autre suivant l’ordre d’arrivée des impulsions

sur Gi et G2 ; les unités sont lues directement sur le dékatron et les dizaines sont enregistrées par un

numérateur comptant et décomptant dont le sens

de fonctionnement est commandé par les impulsions

issues du dékatron, de la manière indiquée ci-dessous.

Le dékatron utilisé est un tube Etelco GC 10/4B

sur lequel quatre cathodes ABCD sont accessibles

(les autres reliées ensemble à l’intérieur du tube constituent la cathode commune K); on peut ainsi,

sur ces cathodes, prélever des impulsions corres- pondant à l’arrivée de différents nombres d’impul-

sions sur les guides, suivant le sens de rotation et la cathode utilisée comme zéro. En prenant la cathode A

comme zéro et en reliant la cathode commune K

aux cathodes C et D, on peut recueillir aux bornes de leur résistance commune Rl’ des impulsions correspondant à l’arrivée sur les guides des impul-

sions 1 à 8 dans un sens, 8 à 1 dans l’autre; aux bornes des résistances R2 et R3 reliées aux cathodes B

et A, apparaissent des impulsions correspondant respectivement à l’arrivée des impulsions 9 et 10.

L’avance du numérateur (additions) est entraînée

par l’impulsion 10 et le mouvement inverse (sous- tractions) par l’impulsion 9, par l’intermédiaire de deux circuits d’aiguillage constitués par les bas- cules Bi et B2, du type de celui décrit dans un autre

but, par Y. Druet [4]. Chacun de ces circuits se compose d’une bascule utilisant les parties triodes (L3L4, L’L’) de deux tubes triode-hexode. La grille

de l’hexode étant polarisée à la tension de blocage,

un signal positif appliqué à cette électrode ne tra-

versera l’hexode que si la partie triode correspon- dante est conductrice. Le basculement de B. est produit par les impulsions positives 1 à 8 (cathodes K,

C et D) et 9 (cathode B) prises aux bornes de R, et R2

et appliquées (après mise en forme) respectivement

aux grilles de L3 et ,L4 par l’intermédiaire de diodes;

le tube L4 n’est conducteur que pendant l’impul-

sion 9 et éventuellement pendant l’impulsion 10

s’il a été déclenché au préalable par l’impulsion 9;

l’impulsion 10 appliquée à la grille de l’hexode H2

correspondant à L4 ne traverse donc H2 que lorsque L4 est conductrice, c’est-à-dire quand l’impulsion 10

suit l’impulsion 9 (sens des additions). De la même manière, les grilles de L’3 et L’4 sont attaquées respec- tivement par les impulsions 1 à 8 et 10 et la grille

de l’hexode Hl correspondant à La, par l’impul-

sion 9; cette dernière n’est transmise à la plaque

de m 2 que lorsque L’4 est conductrice,

,

c’est-à-dire

quand l’impulsion 10 précède 9 (sens des sous- tractions). Les enroulements du numérateur sont

placés dans les circuits plaques de deux lampes

aux grilles desquelles sont transmises respectivement

les impulsions apparaissant aux plaques de H2

et H’2 de sorte que le numérateur avance d’une unité ou revient en arrière suivant que la lueur du dékatron passe de K9 à K10 ou de K10 à K9. En défi- nitive, le numérateur indique le nombre de dizaines de la différence tandis que les unités sont lues sur le dékatron numéroté 0, 1, 2,

...,

9.

Pour des cadences de comptage plus élevées, le

(4)

863

dispositif peut être transformé en échelle de 100 en utilisant un deuxième dékatron. Le couplage

des deux dékatrons doit être réalisé par l’inter- médiaire d’un circuit capable de transmettre au

deuxième le sens de l’opération (addition ou soustraction) du premier. On peut utiliser dans ce

but deux circuits d’aiguillage à bascules triode hexode analogues à ceux mentionnés ci-dessus (et attaqués de la même manière) qui déclenchent deux générateurs d’impulsions doubles appliquées

aux guides G’1 et G’2 du deuxième dékatron. Il est

plus économique d’employer une échelle de 3 du

type décrit par Churchill [2], constituée par des tubes à cathode froide; les électrodes de déélenche-

ment (trigger) des trois tubes (par exemple STC.

G,/371 K) sont attaquées par les impulsions 1 à 8, 9, 10 du premier dékatron et les impulsions appa- raissant aux anodes des tubes recevant les impul-

sions 9 et 10 sont appliquées aux guides Gi et G,.

Le circuit de numération est commandé de la même manière que précédemment par les impulsions

issues du deuxième dékatron. La cadence de comp-

tage des circuits utilisant des tubes de ce genre est néanmoins limitée par l’intervalle de temps minimum qui doit exister entre deux impulsions et qui, pour le tube employé, est égal à 4oo lis.

Manuscrit reçu le 21 mai 1955.

BIBLIOGRAPHIE.

[1] BACON R. C. et POLLARD J. R.

2014

Electron. Engng., I950, 22, I73-I77.

[2] CHURCHILL J. L. W. - J. Brit. Inst. Radio Engrs, I952, 12, 497-504.

[3] Cold-Cathode Tubes, Etelco, Handbook, I954-I955.

[4] DRUET Y.

2014

C. R. Acad. Sc., I952, 235, 494-496; Onde Électrique, I954, 34, 323, I30-I34.

ÉTUDE DE LA PELLICULE D’AIR COMPRISE ENTRE UNE MEMBRANE CIRCULAIRE ET UNE ÉLECTRODE PLANE (I)

Par C. COLIN,

Laboratoire de Physique-Enseignement.

Sommaire.

2014

On isole l’action de la pellicule d’air en plaçant la membrane entre deux électrodes symé- triques; le système mécanique composé de la membrane et des deux électrodes fait partie d’un système électromécanique d’étude se réduisant à un quadripôle passif. On étudie la fonction de transfert en

fonction de la fréquence.

La méthode consiste à substituer à la pulsation 03C9 une pulsation complexe 03C9* et se décompose en deux parties :

a. Détermination de la fonction de transfert G(03C9*) : La structure de cette fonction traduit la symé- trie de la membrane et la répartition des forces extérieures; G(03C9*) est, quelle que soit 03C9, une fonction holomorphe de 03C9*.

b. Étude de la pulsation complexe 03C9*.

Parties réelle et imaginaire de 03C9* sont des fonctions paramétriques de 03C9, dépendant essentiellement

d’impédances mécaniques traduisant l’existence de la pellicule d’air: élastance I/C03BB03C9, inertance LA 03C9 et

résistance RV. Dans le cas courant RV/LA03C9 ~ I, (LA/CA)1/2 ~ RV cette étude se ramène à la détermination d’un seul paramètre P

=

(R2V CA/03C1)1/2 (03C1, densité superficielle de la membrane). P se détermine aisé- ment par méthode impulsionnelle.

Il est alors possible de suivre les déformations des courbes représentatives de l’image de 03C9* en fonction

de la fréquence, lorsque le paramètre P varie continuement, de prévoir l’influence d’une modification du relief des électrodes.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 16, NOVEMBRE 1955,

A. Description schématique du montage uti- lisé. Notations.

-

l. LE SYSTÈME (fig. A.I)

se compose d’une membrane métallique tendue,

fixe le long d’une circonférence et placée entre

deux électrodes planes, parallèles et symétriques

par rapport au plan de la membrane. Entre l’élec-

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