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Facteurs de stabilité des compteurs Geiger-Müller à
fenêtre mince terminale (compteurs cloches à
remplissage argon-alcool)
André Papineau
To cite this version:
667.
FACTEURS DE
STABILITÉ
DES COMPTEURSGEIGER-MÜLLER
AFENÊTRE
MINCE TERMINALE(COMPTEURS
CLOCHES A REMPLISSAGEARGON-ALCOOL)
Par ANDRÉ PAPINEAU,
Commissariat
àl’Énergie
atomique,
Fort de Châtillon(Fontenay-aux-Roses).
Sommaire. - On
a déterminé l’influence des différents facteurs (boule terminale du fil central en
porte à faux, paroi plane mince en-bout, proportion d’alcool dans le gaz de remplissage, distance entre l’extrémité du fil et la fenêtre terminale) sur le comportement des compteurs à fenêtre terminale. A la suite de ces travaux un type de compteur Geiger-Müller très stable et reproductible a été mis au point.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME
12,
JUIN1954:
Introduction. - Des variations des
caractéris-tiques
courantes ont ete observees au cours del’utilisation de
compteurs
Geiger-MuIler
a fenetre terminale isolante(mica) :
io A
temperature
constante une variationsen-sible du seuil
Geiger-Miiller (tension
apartir
delaquelle
lesimpulsions
sontd’egale amplitude),
pouvant
aller j usqu’a
4 o V
etait constat6ependant
lespremieres
minutes de fonctionnement d’un telcompteur.
9.1-, Durant
un Ionctionnement continu.du
compteur
au cours
duquel
les conditions d’utilisation(tension
defonctionnement,
source derayons p
etgéométrie
dudispositif
experimental)
n’ont
pasvarie,
onnotait,
pendant
des intervalles detemps
egaux,
desvariations du nombre des
impulsions d6passant
largement
les fluctuationsstatistiques
permises.
3° Ces memes variations étaient aussi observées,
lorsqu’on
faisait des mesuresespacees,
lecompteur
n’6tant pas sous tension
pendant
l’intervalle detemps
s6parant
deux mesures. 11 etait doncquasi
impossible
de se referer a un etalon de mesure.4° Enfin,
on observait uneaugmentation
dumouvement propre
(de
l’ordre de 20 pour ioo et memeplus) apres
une utilisationprolongée
ducompteur
4 des taux decomptages
élevés(stil)6,-rieurs a 200 coups : s
environ),
11 nous a semble que ces d6fauts
pouvaient
êtreattribués aux
charges
6lectriques
d6pos6es
au coursdu fonctionnement du
compteur
sur sesparties
isolantes
(fenetre
demica,
boule isolante terminantle fil en
porte 4 faux).
Ces isolantsprenaient
despotentiels
mal definis et creaient unchamp
variableau cours du
temps.
Pour y remedier nous avonsmaintenu
constant
Iechamp
6lectrique
a 1’extr6mit6du
compteur
en rendant conductrices aussi bien laboule que la fenetre et en les
portant
respectivement
aux
potentiels
de l’anode et de la cathode.Dispositif
expérimental. -- C,ampfeurs.
- Uncompteur
en cuivre rouge de 28 mm de diam6trea servi pour exaniiner I’influence de la nature et de
la grosseur de la boule sur son fonctionnement et
pour étudjer sa stabilite ainsi que sa fidélité
(fig, i).
Fig. I. ---
Compteur experirnental
pour 6tudier la reproductibilité des mesures.
Un passage verre metal
(Kovar
et verreMoly)
assurait Fetancheite- et un bon isolement entre le fil central et la cathode. La fenetre en aluminium
de
5oti. d’6paisseur
etait scellee a la coque par du ciment « aralditetype
1 nature ». Desprecautions
ont ete
prises
afin d’obtenir un bon contactelec-trique
entre la fenetre d’aluminium et le corps ducompteur (surface
de contact sur unelargeur
de 3
mm).
La sortie du fil central etait constitu6e par unetige
de Kovar de151, oe
de millimetre dediametre ;
le fil enMoly
deI3jIOOe
de millimetre de diametre etait soudé ( parpoints
)), a l’aide d’unesoudeuse
électrique, à
latige
deKovar,
la soudure668
6tant enrob6e de verre
Moly
pour eviter desdecharges
parasites.
La bouleterminale
de l’ anode etait en verreMoly.
LTn autre
compteur
experimental
a ete construit afin d’6tudier les effets de la distance entre la boule terminale et la fen6tre(fig. 2).
Celui-ci etait enlaiton et avait un diametre de 51 mm; il etait
pose
sur une
platine
munie d’un trou centralqui
etaitrecouvert d’une feuille
d’argent
de 5o li.d’6paisseur.
L’argent
etait utilise afin depermettre
une soudurea 1’etain des passages isolants et de la feuille en one
seule
operation.
Un
systeme
a vis mobile et a e.crou fixepermettait
Fig. 2. -
Compteur experimental permettant de faire varier la distance entre Fextremite du fil central et la
fenetre terminale.
d’introduire dans le
compteur
unelongueur
variabledu fil central et de modifier ainsi la distance d de la feuille
d’argent
a la boule termiiiale du fil central(de
5 a 3omm).
Lesysteme
vis 6crou mis a la tension de 1’anvde 6taits6par6.
du corps ducompteur
parune
6paisseur
deplexiglass
de 8 mm. Le fil centraletait isol6 du corps du
compteur
par une rondellede verre au borosilicate dit verre
Moly;
1’ensemble 6tant mis sous Line cloche en pyrex, lie mouvementsde
la
vis etait actionn6 de I’ extérieur par un aimantagissant
sur deux masselottes de fer doux fix6es à unplateau
de duralumin solidaire de la vis. Lacapacite-totale
de 1’ensemble entre l’anode et la cathode etait de 18pF.
Numéralioll. 2013 l,e
preamplificateur
(adaptateur
d’impedance
a cathodeasservie),
1’echelle et lahaute-tension étaient des
appareils
de s6rie duCommissariat
aI’Énergie
atomique.
La lecture destensions
appliquées
auxcompteurs
a ete faite aumoyen d’un voltmetre a
grande
resistance donnantune
precision
de0,5
pour 100. Source, --- Lasource
udlisee,
noncanalis6e,
etait un
depot
de Ra D q- hi + F enéquilibre,
6metteur de
p,
les rayons a dupolonium
etantarretes par une mince feuille d’aluminium battu de
25 p. d’6paisseur.
Toutes les mesures ont 6t6 effectu6es sous 6 cm deplomb.
Résultats
exp6rimentaux. -
I.es mesures ont 6t6 faites a des taux decomptage
variables.Après
chaque
ensemble de mesures le mouvement propre ducompteur
etait mesure et la tension seuil G. IV1. 6ta it verifiee.Les
parametres
retenus pour les mesures ont 6t6 les suivants :a. le diametre et la nature de la boule terminale
de
I’anode;
°
b. la distance boule terminale de 1’anode-f enetre
metallique;
c. le
remplissage
variablealcool-argon.
i °
Influence
du diamètre et de la nature de la boule termirale de l’anode. -- Dans les’premières
exp6-riences I’ano*de etait terminee par une boule de mm
de diam6tre en verre
Moly
a surface non conductrice.Pour une distance boule terminale-f enetre
déterminée,
le
compteur
de diametre 28 mm avait despaliers
courts(i oo
Venviron),
mais il etaitstable;
on retrou-vait le m6mepalier
enaugmentant
ou en diminuantles tensions
appliqu6es
aucompteur.
Dans ce memo
compteur
leremplacement
de la boule de i mm par une bouleplus
grosse(3 mm)
allongeait
lepalier,
mais celui-cid6pendait
dusens de la variation des tensions
appliqu6es.
Enrecouvrant
la boule d’une mincepellicule
degraphite
colloidal(aquadag)
et en laportant
aupotentiel
de1’anode,
lepalier
se trouvaitallong6
sans quecela
entraine unchangement
de stabilit6et de fidelite du
compteur
(fig. 3).
Des resultatsidentiques
ont ete observes avec lecompteur
exp6-rimental sous cloche : avec une boule de verre
de i mm de
diametre le
palier
etait de ooV,
alorsqu’avec
une boule conductrice de 3 rnm de diametreet un
remplissage
identique
dans les deux cas, lepalier
etait de 200 v., Avec une boule isolante de faible diametre
l’insuf-fisance de la
longueur
dupalier
est due auchamp
intense existant an
voisinage
decelle-ci ;
enaugmen-tant les
potentiels
appliques
al’anode,
lechamp
croit assezrapidement
pour amener lad6charge
disruptive
dans lecompteur.
Avec une boule isolantede 3 mm l’instabilit6 du taux de
coinptage
est dueaux variations du
potentiel
pris
par cetteboule,
appliqu6e
a1’anode,
mais aussi des fluctuations de la densite descharges
6lectroniques superficielles
de la boule au cours ducomptage.
20
Influence de La
distance d de la boule ternzinale de l’anode à Lafenêlre
conductrice. - Dans lecompteur
experimental
precedemment
d6crit,
despaliers
suc-cessifs ont ete traces en faisant varier la dis-tance d sans
changer
leremplissage
(alcool
5 mm,argon 1 co
mm).
Les resultats suivants ont été trouv6spour une
boule
non conductrice de faible diam6tre.En
dega
d’une certaine distance(zo
mmenviron)
et pour le
remplissage
utilise,
lepalier jusqu’alors
constant commence à se raccourcir.
Cependant,
enfaisant varier
progressivement
la distanced,
nousn’avons pas note de variations continues dans le taux de
comptage,
cequi prouverait
que cette distance n’est pas d6terminante pour Feincacitedu
compteur.
30
.In f luence
duremplissage.
--. Pour desdis-tances d
d6termin6es,
on a fait varier les propor-tionsd’alcool-argon
tout en maintenant unepression
totale de 10 cm
Hg.
Les resultats suivants ont etcobserves,
la boule de 3 mm de diametre 6tant conduc-trice :Pour une distance d
déterminée
lalongueur
dupalier
est fonction duremplissage
ducompteur.
Enaugmentant
la teneur en gazautocoupeur
etpar la meme en
augmentant
ie seuil ducompteur,
lepalier
se raccourcitprogressivement.
Lepalier
est d’autant
plus
court que le seuil estplus
é]evé et la distancedplus
courte.Pour un
remplissage
habituel(alcool Iomm,
Fig. 3. - Influence du diametre
et de la nature de la boule terminale.
argon go
mm)
la distance limite de la boule d est d’environ 20 mm, soit les4/5
du rayon de la cathode ducompteur.
Nous avons retrouve cette valeurde
4/5
pour les deuxtypes
decompteurs
que nousavons etudies.
Conclusion. 2013 L’examen des conditions de
fonctionnement de ces
compteurs
apermis
lacons-truction de
plusieurs
compteurs apparent6s
autype
represente
par lafigure
2, des modifications de detaily 6tant
apportées.
Afin d’obtenir desepaisseurs
deparois plus
minces,
on aremplac6
la feuille670
(2
mg :cm2),
dont la face interne a été rendueconduc-trice par une couche de
graphite
colloidal. La bouleterminale de 3 mm de diametre en verre au
boro-. silicate recouverte de
graphite
colloidala ete
plac6e
a 12 mm de la
fenetre,
Ie diametre de la cathode 6tant de 3o mm.Ce modele de
compteur
rempli
d’unmelange
alcool 10 mm et argon go mnl
presente
lescarac-teristiques
suivantes : .Quel
que soit le taux decomptage
(jusqu’A
350impulsions : s)
lepalier
et lapente
sontiden-tiques
(,25o V,
3 pour100).
A
temperature
constante,
le seuil G. M. ne variepas
pendant
lespremieres
minutes del’application
de la tension sur lecompteur.
Avec une source
donnee,
un dispositif g6om6trique
et une tension d’utilisation
invariables,
le nombred’impulsions
comptées
ne subit pas devariations,
aux fluctuationsstatistiques pres.
Aucune variation de mouvement propre n’a 6t6
enregistrée,
memeaprès
un taux decomptage
de 5oo coups : s.
Nous remercions M. Berthelot
qui
nous aencou-rag6s
a 6tudier descompteurs
a f enetre terminalemetallique,
M. Cohen pour les fructueuses discus-sions que nous avons eues au cours de cetravail,
ainsi que M.
Mougin
pour 1’aide efficacequ’il
nous aapport6e
dans 1’execution des mesures.SUR LA DIFFUSION DES NEUTRONS « LENTS » PAR L’OSCILLATEUR
HARMONIQUE
ISOTROPEPar ALBERT MESSIAH,
The Institute for Advanced
Study,
Princeton(N. J.),
U. S. A.(1).
Sommaire. - Le
comportement de la section efficace totale de diffusion d’un neutron « lent » par un
oscillateur harmonique isotrope dans l’état fondamental lorsque l’énergie du neutron incident E est
grande par rapport à la séparation des niveaux de vibration, est étudié ici dans le cas général où la
masse de l’oscillateur est différente de celle du neutron. Contrairement au cas où ces deux masses sont
égales, les fluctuations disparaissent du terme en
I/E
du développement asymptotique obtenu.LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 12, JUIN
1951,
La section efficace de diffusion a d’un faisceau
monoénergétique
de neutrons « lents » par unensemble de
noyaux
vibrant dans 1’etatfonda-mental,
dans unpotentiel
harmonique
isotrope,
est donn6e par
(2)
oil
Le
symbole [a] signifie :
plus
grand
entier contenu dans a. Le nieme terme de la somme(1)
est la section efficace du choc danslequel
i’oscillateur passe de 1’6tat fondamental a 1’6tatquantique
n de vibration. Placzek a6tudi6,
dans le cas li- === j, lecompor-tement
asymptotique
de a- aux fortesenergies
(c’est-h-dire E > h -v),
et montre que(3) :
ou C
(E)
est une fonctionp6riodique
del’énergie
E,
de
p6riode
h v. Cephénomène
de fluctuationsasymp-totiques
est,
enfait,
particulier
au cas . == i.C’est ce que montre la
presente
6tude ou nouscalculons,
dans
le
casgeneral,
les deuxpremiers
termes du
d6veloppement asymptotique
de1’expres-sion donn6e par
(1).
Nous ne traitons quele
cas li- > J .Le- calcul est
analogue
lorsque
i, et conduit aumeme résultat.
Utilisant,
comme dans le cas li. = i, le fait que(1) Maintenant a :
University
of Rochester, PhysicsDepart-ment, Rochester, N. Y., U. S. A.
(a) Cf. NIELs ARLEY, Danske V. S. M. F. Meddelelser, 1938,