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Évaluation de l’utilisation de la simulation dans la formation des jeunes urologues franc ¸ais : une enquête de l’association franc ¸aise des urologues en formation (AFUF)

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ARTICLE ORIGINAL

Évaluation de l’utilisation de la simulation dans la formation des jeunes urologues franc ¸ais : une enquête de l’association franc ¸aise des urologues en formation (AFUF)

The place of simulation in the curriculum of French

urologists-in-training: A study by the French Association of Urologists-in-training (AFUF)

G. Fiard

a,b,∗

, G. Capon

a,c

, J. Rizk

a,d

, C. Maurin

a,e

, C. Dariane

a,f

, F. Audenet

a,f

, C. Tanchoux

a,g

,

N. Brichart

a,g

, S. Lebdai

a,h

, S. Sanson

a,i

,

F.-X. Madec

a,j

, F. Thibault

a,k

, J.-B. Terrasa

a,l

, T. Murez

a,m

, J.-E. Terrier

a,n

aAssociationfranc¸aisedesurologuesenformation,11,rueViète,75017Paris,France

bServiced’urologieetdelatransplantationrénale,CHUdeGrenoble,BP217,38043 Grenoblecedex09,France

cServiced’urologie,CHUdeBordeaux,placeAmélie-Raba-Léon,33000Bordeaux,France

dServiced’urologie,hôpitalClaude-Huriez,CHUdeLille,2,rueMichel-Polonovski,59000 Lille,France

eServiced’urologie,CHUConception,147,boulevardBaille,13385Marseillecedex5,France

fServiced’urologie,hôpitaleuropéenGeorges-Pompidou,20,rueLeblanc,75015Paris, France

gServiced’urologie,CHRUdeTours,2,boulevardTonnellé,37044Tourscedex9,France

hServiced’urologie,CHUd’Angers,4,rueLarrey,49100Angers,France

iDépartementd’urologie,hôpitalRangueil,1,avenueduPr-Jean-Poulhès,31059Toulouse cedex,France

DOIdel’articleoriginal:http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2014.01.005.

Auteurcorrespondant.

Adressee-mail:[email protected](G.Fiard).

1166-7087/$seefrontmatter©2014PubliéparElsevierMassonSAS.

http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.10.013

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jServiced’urologie,CHUdeNantes,1,placeAlexis-Ricordeau,44093Nantescedex1,France

kServiced’urologie,CHUBrabois,alléeduMorvan,54511Vandœuvre-lès-Nancy,France

lServiced’urologie,hôpitalTenon,4,ruedelaChine,75020Paris,France

mServiced’urologieetdetransplantationrénale,CHULapeyronie,371,avenuedudoyen Gaston-Giraud,34295Montpelliercedex5,France

nServiced’urologie,CHUSaint-Étienne,CHUhôpitalNord,avenueA.-Raimond,42270 Saint-Priest-en-Jarez,France

Rec¸ule17septembre2013 ;acceptéle26octobre2013 DisponiblesurInternetle2d´ecembre2013

MOTSCLÉS Simulation; Formation; Pédagogie; Robotique

Résumé

Objectifs.—Lesobjectifs decetteétudeétaientd’évaluerlaplacedelasimulationdansla formationinitialedesjeunesurologuesfranc¸ais.

Matérielsetméthodes.—Unquestionnaireélectroniqueaétédiffuséàl’ensembledesinternes etchefsdeclinique,membresdel’AFUFentrefévrieretmai2013.Lesrésultatssontprésentés sousformedemédiane(écartinterquartile).

Résultats.—Lesréponsesde125urologuesenformationontétéanalysées (tauxderéponse 38%).Ils’agissaitd’internesdans90cas(72%),etdechefsdecliniqueouassistantsdans35cas (28%).L’âgemédianétaitde29ans(27—30),la proportionmasculinede77%.TouslesCHU étaientreprésentés.Quatre-vingt-dix(72%)d’entreeuxavaientaccèsàunpelvi-traineret66 (53%) àdesmodèles animauxoucadavériques, maisnel’utilisaientjamais oumoins d’une foisparmoisdans83et97%descas,respectivement.Soixante-douze(58%)avaientutiliséau moinsunefois unsimulateur utilisantla réalitévirtuelleet38 (30%) yavaient accèsrégu- lièrement, mais sans encadrement dans 64%des cas. Les facteurs limitant l’entraînement sur simulateur étaient l’absence de simulateur à disposition (70%), le manque de temps (58%),d’incitation(34%)etd’encadrement(20%).Sicesconditionsétaientréunies,86%des jeunesurologuesseraientprêtsàconsacrerplusd’uneheureparsemaineàl’entraînementsur simulateur.

Conclusion.—Cetteétudearévéléparmil’échantilloninterrogéunesous-utilisationdelasimu- lation dansla formation pratique. Cela était expliquéparun manque d’accessibilité, mais surtoutd’utilisationdesmoyensàdisposition.

Niveaupreuve.—3

©2014PubliéparElsevierMassonSAS.

KEYWORDS Simulation;

Training;

Education;

Robotics

Summary

Objectives.—TostudytheplaceofsimulationinthetrainingcurriculumofFrenchurologists- in-training.

Materialsandmethods.—Anonlinequestionnairewassenttoallresidentsandfellowsmembers oftheAFUFbetweenFebruaryandMay,2013.Resultsarepresentedasthemedian(interquartile range).

Results.—Theanswersof125urologists-in-trainingwerecomputed(responserate38%).They wereresidentsin90cases(72%),andfellowsin35cases(28%).Medianagewas29(27—30),male proportion77%.AllFrenchacademicurologydepartmentswererepresented.Ninetyofthem (72%)hadaccesstoapelvi-trainerand66(53%)toanimalorcadavericmodels,althoughthey neverusedthemorlessthanonceamonthin83and97%ofcases,respectively.Seventy-two (58%)hadusedavirtual-realitybasedsimulatoratleastonceand38(30%)hadregularaccessto one,butwithoutsupervisionin64%ofcases.Factorslimitingsimulation-basedtrainingwerethe lackofavailablesimulators(70%),thelackoftime(58%),theabsenceofincitement(34%)and supervision(20%).Iftheseconditionsweremet,86%ofurologists-in-trainingwouldbereadyto spendmorethanonehoura-weektrainingonasimulator.

Conclusion.—Thisstudyrevealedamongthesampleofrespondentsalimiteduseofsimulation toolsforskillsaquisition.Thiswasexplainedbyalimitedavailabilityofthesetoolsbutalsoby aninsufficientuseofthetoolswhenavailable.

©2014PublishedbyElsevierMassonSAS.

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Introduction

La simulation en santé comme définie dans le rapport de l’HAS de janvier 2012correspond à l’utilisation d’un matériel, de la réalité virtuelle ou d’un patient standar- disé pour reproduire des situations de soin dans le but d’enseignerdesprocéduresdiagnostiquesetthérapeutiques [1].

Dansledomainedel’urologie,plusieursoutilsdeforma- tionsont concernéspar cette définition. Le pelvi-trainer, matériel simple reproduisant certaines conditions de la chirurgielaparoscopiquepermetl’apprentissagedelapro- fondeuretdesgestesdebase(dissection,nœuds,suture...) [2]. Lesmodèles animaux ou cadavériques permettent la reproductiondeprocéduresentièresdansunenvironnement anatomiqueet/ouphysiologique(saignement...)prochedes conditionsréelles[3].Enfindenombreuxsimulateursfondés surlaréalitévirtuelleontétédéveloppéspourlaformation initiale et le perfectionnement des urologues en forma- tion. Il s’agit notamment de simulateurs de procédures endoscopiques: urétéroscopie ourésectionendo-urétrale, laparoscopieetchirurgierobotique[4—6].Plusieursdeces simulateursontétévalidésetcertainsontmontréunbéné- fice en diminuant la courbe d’apprentissage, même si à l’heureactuelleletransfertdecompétencessurlepatient n’apuêtreclairementdémontré[7].

Une revuesystématiquedela littératurea parailleurs permisdepréciserlecahier deschargesd’une bonnefor- mationparsimulation:nécessitéd’undebriefingetd’une intégrationdansunprocessusformation,encadrement,pra- tique répétée avec exercices de difficulté croissante et stratégiesd’apprentissagevariées,objectifs pédagogiques identifiés, utilisation d’outils validés [8]. Cependant, le rapportdel’HASfaitétatd’unesous-utilisationdelasimu- lation pour la formation initiale, le perfectionnement et l’évaluationdesprofessionnelsdesantéetnotamment en chirurgie[1].

Lesobjectifsdecetteétudeétaientd’évaluer laplace decesdifférentsoutilsdanslaformationinitialedesjeunes urologuesfranc¸ais.

Matériels et méthodes Méthodologie

Une étude transversale descriptive multicentrique a été menéesurl’ensembledesCHUduterritoirefranc¸aisentre févrieretmai2013.Unquestionnaireaétédiffuséparvoie électroniqueàl’ensembledesinternesetchefsdeclinique membresdel’AFUF(337adhérentsinternesouchefsdecli- nique/assistantsen2013).

Questionnaire

Lequestionnaireélectroniqueaétécrééàl’aidedeGoogle Documents(http://docs.google.com). Lescaractéristiques démographiquesdurépondant (âge, sexe,ville) ainsique sonniveaudeformation(interne/chefdeclinique,nombre de semestres d’urologie réalisés) étaient enregistrés de manièreanonyme.Lequestionnairerecueillaitensuiteson avis (à l’aided’échelles visuelles analogiques permettant

d’attribuerunenote de0à10)surlaqualitédesaforma- tionurologique,lesmoyens d’entraînement(pelvi-trainer, simulateur, écolede chirurgie,modèles animauxoucada- vériques) à sa disposition et les facteurs limitant leur utilisation,sonniveaud’expertisepourplusieursprocédures etsonavissurl’utilitéd’unsimulateurpours’entraîneràces procédures,etenfinlaplaceaccordéeàlasimulationdans saformation,etlesrecherchesencourssurlesujetdansson centre.LequestionnairedétailléestdisponibleenAnnexe 1.Lesrésultats sontprésentés sousla formedemédianes suiviesdel’écartinterquartile.

Analyses statistiques

Lesanalysesstatistiquesontétéréaliséesàl’aidedulogiciel R(version2.13.1pourMac;TheRFoundationforStatistical Computing,http://www.R-project.org).

Résultats

Données démographiques

Centvingt-septréponsesontétérec¸ues(tauxderéponse: 38%),parmilesquelles125étaientexploitables.Ellesprove- naientd’internesdans90cas(72%),etdechefsdeclinique ouassistantsdans35cas(28%).Lesrépondants étaientde sexe masculin dans 96cas (77%). L’âge médian était de 29ans (27—30). Les internes avaient réalisé une médiane de3 (2—4)semestres enurologie.Lesassistants/chefsde clinique étaienten coursde première année dans 20cas, de deuxième année dans 11cas et de troisième année ou plus dans quatre cas. La Fig. 1 présente la réparti- tion des réponses qui représentaient l’ensemble des CHU franc¸ais.

Moyens de formation à disposition et utilisation de ces moyens

Parmiles125répondants,90(72%)avaienteuaccèsdurant leurformationà unpelvi-trainer,66(53%)àuneécolede chirurgieavecmodèlesanimaux,et47(38%)àunlabora- toired’anatomieavecmodèlescadavériques.

Parmiles 90répondants ayant accèsà unpelvi-trainer, 75(83%)déclaraientnejamaisl’utiliseroumoinsd’unefois parmois.Delamêmemanièreparmilesrépondantsayant accèsàuneécoledechirurgieouunlaboratoired’anatomie, 97%s’yrendaientmoinsd’unefoisparmois.

Soixante-douze (58%) internes ou chefs de clinique/

assistantsavaientutiliséunsimulateurfondésurlaréalité virtuelleaumoinsunefoisaucoursdeleurformation,et38 (30%)yavaientaccèsrégulièrement.Ils’agissaitpources derniersdesimulateursdechirurgierobotiquedans23cas, cœlioscopique dans 18cas, et de chirurgie endoscopique (simulateur derésectionendo-urétrale,vaporisationpros- tatiqueoud’urétéroscopie)dans septcas.Lesrépondants avaienteuaccèsàdeuxsimulateursdifférentsdans10cas.

Les conditions d’utilisation étaient les suivantes: seul (64%), encadré par un sénior (36%), avec un briefing et undebriefing (19%),de leurpropre initiative(35%).Cinq répondants(13%)parmiles38ayantaccèsàunsimulateur ontrapportél’existencedansleurcentred’unprogramme

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Figure1. RépartitiondesréponsesparCHU(nombrederépondantsdanschaquecentre).

d’entraînementsursimulateur(Parisn=4,Nancyn=1).Tou- joursparmices38internesetchefsdeclinique/assistants, 27(71%)déclaraients’entraînersursimulateurmoinsd’une heureparmois,quatre(11%)aumoinsuneheureparmois etsept(18%)aumoinsuneheureparsemaine.Deuxpour- centsdesrépondantsdéclaraients’entraînerrégulièrement sursimulateuravantderéaliseruneprocéduresurunpatient pourlapremièrefois.

Les attentes de l’ensemble des répondants vis-à- vis de la simulation dans le cursus urologique étaient les suivantes (plusieurs réponses possibles): entraîne- ment/pratique (80%), formation initiale(75%), améliora- tiondespratiques(69%),augmentationdelasécuritépour le patient (54%), retour sur performances (43%), valida- tiondescompétences(26%).L’utilitéd’unsimulateurpour l’apprentissage desprocédures suivantesétaitévaluée en médianeà (échellevisuelle analogique sur 10): 9 (7—10) pourlachirurgierobotique,8(7—10)pourlachirurgiecœlio- scopique,5(4—7)pourl’urétéroscopie,5(3—7)pourlaRTUP et5(3—7)pourlesbiopsiesprostatiques.

Lesfacteurslimitantl’utilisationd’unsimulateurétaient lessuivants(plusieursréponsespossibles):absencedesimu- lateur disponible (70%), manque de temps à consacrer à la simulation (58%), absence d’incitation (34%), manque d’encadrement(20%).Deuxrépondants(1,6%)ontdéclaré nepasavoirbesoindecetypedeformationetun(1%)ne pasêtreintéressé.

Si les conditions étaient réunies (matériel disponible, incitation,encadrement,tempsdédié),86%desjeunesuro- logues (83% des chefs de clinique/assistants et 88% des internes)sedéclaraientprêtsàconsacrerplusd’uneheure parsemaineàl’entraînementsursimulateur.

Évaluation de la formation et des

compétences en fonction des moyens de formation à disposition

Lanotemédianesur10attribuéeparl’ensembledesrépon- dantsàlaformationpratiqueenurologieétaitde6(4—7).

Les chefs de cliniques/assistants avec une médiane de 7 (5—7) jugeaient leur formation statistiquement meilleure

que les internes (médiane 5 (4—7), p=0,016). La Fig. 2 résumelesnotesattribuéesàlaformationpratiqueenfonc- tiondel’accèsounonauxdifférentsmoyensdeformation.

La Fig. 3 résume les résultats de l’auto-évaluation sur une échelle en cinq points de leurs compétences par les 90internes ayant répondu au questionnaire, ainsi queles résultats des 35assistants/chefsde clinique,pour les procédures suivantes: chirurgie robotique, chirurgie cœlioscopique,urétéroscopie, résection trans-urétrale de prostate (RTUP), biopsies prostatiques. Les chefs de cli- nique/assistants ont évalué leurs compétences (moyenne des cinq items) comme significativement supérieures à cellesdesinternes(2,8vs4,1,p<0,0001).

Concernant les compétences enchirurgie robotique et cœlioscopique, l’accès à un pelvi-trainer, une école de chirurgieouunsimulateurderéalitévirtuelleétaientsigni- ficativement associés à une meilleure maîtrise des deux techniques (évaluéepar la moyenne des 2scores) comme représentéFig.4.

Le niveau de compétence pratique des répondants n’avait jamais été évalué pour 93d’entre eux (74% des cas).Parmiceuxdontlescompétencesavaientétéévaluées, l’évaluationavaitétéréaliséeaucoursd’interventionschi- rurgicales (sur patient) dans 24cas, sur pelvi-trainer ou modèleanimal/cadavériquedansquatrecasetsursimula- teurdansquatrecas.

L’évaluationétaitproposéemoinsd’unefoisparanpour 41% d’entre eux. Les répondants n’avaient aucun retour decesévaluationsdans 25%des cas,unretourexclusive- mentqualitatifdans66%descas,etunretouravecmesures chiffréesobjectivesdans9%descas.

Recherche

Parmi les 125répondants, 27 (22%) avaient connaissance de projets de recherche en cours dans leur centre dans le domaine de la simulation. Ces 27internes ouchefs de clinique/assistantsétaientrépartis dans11centres:Paris, Lyon,Marseille,Nice, Grenoble,Brest, Strasbourg,Nancy, Angers,LimogesetTours.

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Figure2. Notesattribuéesàlaformationpratiqueenfonctiondeladisponibilitédesmoyensdeformation:a:pelvi-trainer;b:école dechirurgie;c:laboratoired’anatomie;d:simulateur(testdeMann-Whitney,*=différencesignificative).

Discussion

Cetteétude amis enévidence au niveaudel’échantillon interrogé une sous-utilisation des différents moyens de formation évalués. Il s’agissait en partie d’un manque de disponibilité du matériel, principalement pour les simulateurs de réalité virtuelle, 30% des répondants n’y

ayant pas eu accès de manière régulière. Les conditions d’utilisation de ces outils étaient par ailleurs rarement optimales puisque essentiellement utilisés sans encadre- ment et sans cadre incitatif. Mais le problème principal venaitdel’utilisationeffectivedesmoyensdeformationà dispositionpuisquedanslescasoùilsétaientdisponiblesle pelvi-trainer,les modèles animauxoucadavériques etles

Figure3. Auto-évaluationduniveaudecompétences.

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Figure4. Auto-évaluationduniveaudecompétenceenchirurgierobotiqueetcœlioscopiqueenfonctiondeladisponibilitédesmoyens deformation:a:pelvi-trainer;b:écoledechirurgie;c: laboratoired’anatomie; d: simulateur(testdeMann-Whitney,*=différence significative).

simulateurs de réalité virtuelle étaient utilisés moins d’une fois par mois par 83, 97et 71% des répondants, respectivement.

Malgrécela,lesurologuesenformationayantaccèsàun pelvi-trainer,desmodèlesanimauxouunsimulateurfondé sur la réalité virtuelle avaient auto-évalué leurs compé- tencespratiquescommeétantsignificativementmeilleures queceux n’yayant pasaccès.Pource quiestduressenti delaqualitédelaformation,unetendanceétaitégalement notéebienquenonsignificative.

L’accèsàdesmodèlescadavériquesenrevanchen’était pas associé à une meilleure formation ressentie ni à une meilleure auto-évaluation des compétences des répon- dants. Cela peut s’expliquer par le moindre réalisme des procéduressurmodèlecadavériqueparrapportaumodèle animal ou au simulateur quireproduisentplus fidèlement (grâceàlaréalitévirtuellepourlesimulateur)unesituation physiologique réelle (saignement, réaction des tissus à la manipulation,retourdeforce...).Cecin’étaitpasobservé pourlepelvi-trainer,modèlesemblantpourtantmoinsréa- liste,probablementparcequelesobjectifsd’apprentissage n’étaient pas les mêmes (apprentissage des gestes de base dont nœuds et suture pour le pelvi-trainer versus apprentissaged’uneprocédurecomplexesurmodèleanimal oucadavérique)[9,10].

Les simulateurs de chirurgie robotique utilisant la réalité virtuelle ont montré leur intérêt pour accélé- rer l’apprentissage et diminuer les temps opératoires lors de procédures standardisées, pour l’évaluation des

compétences,leursupérioritéparrapportau pelvi-trainer etleurintérêtéconomique,mêmesilapreuvedutransfert descompétencessurlepatientresteencoreàfaire[11—13].

Néanmoins, et alors qu’une très large majorité des CHU franc¸aisontinvestidanslarobotique,seuls18%desrépon- dantsontrapportéavoiraccèsàunsimulateurdechirurgie robotique. La quasi-totalité des internes (96%) et plus dela moitié des chefsde clinique/assistants (52%) ayant réponduàcetteenquête sesontainsidéclarésincapables deréaliser plus que quelquesgestes au cours d’une pro- cédurerobotisée.Lessimulateursdegestesendoscopiques (urétéroscopie, cystoscopie, résection endo-urétrale) ont également montré leur intérêt pour diminuer la courbe d’apprentissage des procédures reproduites [5,6]. Pour autant, seuls 2% des urologues en formation ont déclaré s’entraîner de manière régulière sur simulateur avant de réaliseruneprocéduresurpatientpourlapremièrefois.

Les autres facteurs avancés expliquant la faible utili- sationdes moyensde formationétaientensuite l’absence de temps à consacrer à la simulation et l’absence de cadre incitatif. Le manque de temps est un problème crucial, à l’heure où le temps de travail des urologues en formation, dans lequel les formalités administratives et la gestion d’urgences pas toujours justifiées occupent uneplacecroissante,sont responsablesd’unsyndromede Burn-out chez 24% d’entre eux [14,15]. Les expériences anglaises et américaines ont pu mettre en évidence les bénéfices du développement d’une structure incluant la simulation comme partie intégrante de la formation, au

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mêmetitrequ’uneformationthéorique[16—18].Dansnotre étude,plusde 80%des répondants sedéclaraientprêtsà consacrerplus d’une heureparsemaine àl’entraînement sur simulateur si les conditions étaient réunies: temps dédié,encadrement,cadreincitatif...Cependant,lafaible utilisationdesmoyensàdispositionainsiquelefaibletaux departicipationà cetteétudesontaussilestémoinsd’un manquedemotivationdesjeunesurologues.

Lespointspositifsrévélésparcetteétudeétaientlerôle importantdesformationsorganiséesauniveaunationalqui ontpermisàdenombreuxjeunesurologuesn’ayantpascer- tainsmoyensdeformationàdispositiondansleurcentred’y avoiraccès,etlenombreimportantdecentres(11)dansles- quelsdesprojetsderechercheautourdelasimulationsont développés.

La principale limite de cette étude est liée au faible taux de participation (38%) qui peut laisser craindre un biaisdesélectionavecdesréponsesconcernantseulement lesjeunesurologuesinsatisfaitsdesmoyensdeformationà leurdisposition. Cebiaisestcependantcontrebalancépar lefaitquetouslesCHUontétéreprésentésparaumoinsun répondant.

Conclusion

Cetteétude amis enévidence au niveaudel’échantillon interrogéunesous-utilisation dela simulationdans lafor- mationpratique.Cela s’expliqueenpartieparunmanque d’accessibiliténotamment aux simulateurs deréalité vir- tuelle, mais surtout par une très faible utilisation des moyens à disposition, qu’ils’agisse d’un pelvi-trainer,de modèlesanimauxoucadavériquesoudesimulateurs utili- santlaréalitévirtuelle.Lemanquedetempsetl’absence decadreincitatifétaientlesdeuxfacteurslimitantsprinci- pauxavancésmêmesilefaibletauxderéponse(38%)limite laportéedecesrésultatsettraduitunmanquedemotiva- tion.Ledéveloppementd’uncursusintégrantlasimulation danslaformationpratiqueurologiquepourraitfavoriserune plusgrandeutilisationdecesmoyensdeformation.

Déclaration d’intérêts

Lesauteursdéclarentnepasavoirdeconflitsd’intérêtsen relationaveccetarticle.

Remerciements financement

Ce travail a été réalisé pendant une année de Mas- ter 2recherche financée par une bourse de l’association franc¸aised’urologie(G.Fiard).

Annexe 1. Matériel complémentaire

Le matériel complémentaire accompagnant la version en lignedecet articleestdisponiblesurdoi:10.1016/j.purol.

2013.10.013.

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