• Aucun résultat trouvé

Exercice 1

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Exercice 1"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

Exercice 1

1. L'addition parallèle est clairement commutative. L'associativité se déduit de ce que (a//b)//c =

ab a+b c

ab

a+b + c = abc ab + ac + bc s'exprime de manière symétrique en fonction de a , b , c .

Il n'existe pas de neutre car a//b = b entrainerait 0 = b 2 . La question des éléments inversibles ne se pose pas car il n'y a pas d'élément neutre.

2. L'ensemble des (y, z) ∈ R 2 tels que y + z = x est aussi l'ensemble des (y, x − y) où y est un réel quelconque.

Considérons la fonction du second degré en y

ay 2 + b(x − y) 2 = (a + b)y 2 − 2bxy + bx 2

Comme a + b > 0 , la plus petite valeur que prend cette expression est atteinte pour y 0 = bx

a + b et vaut

b 2 x 2

a + b − 2b 2 x 2

a + b + bx 2 = ab a + b x 2 .

Ainsi, (a//b)x 2 est non seulement la borne inférieure mais aussi le plus petit élément de l'ensemble proposé. La relation est vériée pour

(y 0 , z 0 ) = ( bx

a + b , x − bx a + b ).

3. Avec les conventions de l'énoncé, ay 2 et bz 2 représentent les énergies dissipées dans chaque résistance. Le courant se répartit entre les deux branches de façon à minimiser l'énergie dissipée. La résistance équivalente a//b permet d'exprimer cette énergie en respectant la loi d'Ohm.

4. Considérons des réels y et z quelconques tels que y + z = x . D'après la question précédente :

(a//c)x 2 + (b//d)x 2 ≤ ay 2 + cz 2 + by 2 + dz 2 = (a + b)y 2 + (c + d)z 2 Donc (a//c)x 2 + (b//d)x 2 est un minorant de

{(a + b)y 2 + (c + d)z 2 , (y, z) ∈ R 2 tq y + z = x}.

Comme la borne inférieure ((a + b)//(c + d)) est le plus grand des minorants, on a bien l'inégalité proposée.

5. Cette formule s'obtient de manière évidente par récurrence à partir de la précédente.

Exercice 2

1. a. Il s'agit d'une simple vérication. On développe et ordonne d'abord le crochet de droite, on obtient :

2(a 2 + b 2 + c 2 ) − 2(ab + ac + bc) Quand on multiplie par a + b + c , on obtient :

2(a 3 + b 3 + c 3 ) + 2(ab 2 + ac 2 + ba 2 + bc 2 + ca 2 + cb 2 )

− 2(a 2 b + abc + ca 2 + ab 2 + b 2 c + abc + abc + bc 2 + c 2 a)

= 2(a 3 + b 3 + c 3 ) − 6abc b. Dans la relation précédente, en remplaçant a par a

13

, b par b

13

, c par c

13

, on obtient

(tout est > 0 )

a + b + c = 3(abc)

13

+ terme positif avec des puissances 1 3 De même, en remplaçant a par a

13

, b par b

13

, c par c

13

, on obtient

1 a + 1

b + 1

c = 3(abc)

13

+ terme positif avec des puissances − 1 3 Cela prouve les inégalités demandées.

2. Les deux inégalités de la question précédentes se reformulent en : 3

1

a + 1 b + 1 c ≤ (abc)

13

≤ a + b + c 3

Il s'agit de la comparaison classique entre moyennes harmonique, géométrique et arith- métique.

Les suites sont bien dénies car chaque nouveau terme est strictement positif ce qui permet la poursuite du processus. La comparaison des moyennes montre par récurrence que

∀n ≥ 1 : c n ≤ b n ≤ a n

(2)

3. Montrons que (c n ) n∈ N et (a n ) n∈ N sont adjacentes.

Preuve de la croissance de (c n ) n∈ N .

c n ≤ b n ≤ a n ⇒

 

 

 1 a n

≤ 1 c n

1 b n ≤ 1

c n

⇒ c n+1 = 3

1 a

n

+ b 1

n

+ c 1

n

≥ c n

Preuve de la décroissance de (a n ) n∈ N .

c n ≤ b n ≤ a n ⇒

( c n ≤ a n b n ≤ a n

⇒ a n+1 = a n + b n + c n

3 ≤ a n

Majoration de la diérence.

b n ≤ a n ⇒ a n+1 = a n + b n + c n

3 ≤ 2a n + c n 3 D'autre part c n+1 ≥ c n donc

a n+1 − c n+1 ≤ 2a n + c n

3 − c n = 2

3 (a n − c n ).

On en déduit que (a n − c n ) n∈ N est majorée par une suite géométrique de raison 2 3 < 1 . Elle converge donc vers 0 par le théorème d'encadrement.

Il est alors évident, d'après le théorème d'encadrement encore, que (b n ) n∈ N

converge vers la limite commune de (a n ) n∈ N et (c n ) n∈ N .

4. Le point essentiel dans les deux questions suivantes est la formule a n+1 c n+1 = a n b n c n (a n + b n + c n )

a n b n + b n c n + c n a n (1) a. En particulier, si a n c n = b 2 n , la formule devient

a n+1 c n+1 = b 3 n (a n + b n + c n ) a n b n + b n c n + b 2 n = b 2 n

Comme tout est positif, lorsque a 1 c 1 = b 2 1 on obtient a 2 c 2 = b 2 1 = b 2 2 et la relation se propage par récurrence, la suite des b n est alors constante. Les trois suites convergent vers b 1 qui est la moyenne géométrique de a 1 et c 1 .

b. On va montrer que si a 1 c 1 < b 2 1 , la suite des b n est décroissante. Remarquons que b 3 2 = a 1 b 1 c 1 < b 3 1 ⇒ b 2 < b 1 .

Il s'agit donc de montrer que a n c n < b 2 n pour tous les entiers n . La relation (1) peut encore s'écrire a n+1 c n+1 = f (a n c n ) avec

f : x → ux

x + v , u = b n (a n + b n + c n ), v = a n b n + b n c n . La fonction f est croissante car elle peut s'écrire

f (x) = u − uv x + v et que tout est strictement positif. Alors :

a n c n < b 2 n ⇒ a n+1 c n+1 = f (a n c n ) < f (b 2 n ) = b 2 n puis :

b 3 n+1 = a n+1 b n+1 c n+1 < b 3 n ⇒ b n+1 < b n

Le raisonnement est analogue lorsque a 1 c 1 > b 2 1 et conduit à une suite décrois- sante.

Problème 1

Sous-groupes additifs de ( R , +)

1. Le sous-groupe G n'est pas discret si et seulement si

∀α > 0, G ∩ ]0, α[6= ∅

Supposons que G ne soit pas discret. Considérons un réel x quelconque et un α > 0 . Il existe un élément g ∈ G ∩ ]0, α[ . Appelons n la partie entière de x g . On a alors

ng ≤ x < ng + g ng + g < ng + α ≤ x + α donc (n + 1)g ∈ G ∩ ]x, x + α[ car G est stable.

2. a. Si x et y sont dans I (intervalle de longueur α 2 ), alors :

|x − y| ≤ α

2 < α

(3)

En particulier, si x et y sont deux éléments distincts de G ∩ I , un des deux réels x − y ou y − x est un élément de G ∩ ]0, α[ ce qui est impossible.

Un intervalle quelconque de longueur nie est toujours inclus dans l'union d'un nombre ni d'intervalles de longueur α 2 . Chacun de ces (petits) intervalles ne peut contenir qu'au plus un élément de G . Par conséquent, l'intersection de G avec un tel intervalle (borné quelconque) est vide ou nie.

b. Comme G n'est pas réduit à 0, il existe un g non nul dans G . Comme −g ∈ G on peut supposer g > 0 . Considérons alors l'ensemble G ∩ ]0, g] .

Il est non vide (il contient g ) et ni d'après la question précédente. Il admet donc un plus petit élément que l'on note m .

Montrons que m = min G ∩ R + . On sait déjà que

m ∈ G ∩ ]0, g] ⊂ R +

D'autre part, si k ∈ G ∩ R + deux cas sont possibles k ≤ g alors k ∈ G ∩ ]0, g] donc m ≤ h

g < k alors m < h car m ≤ g .

Ceci montre bien que m est un minorant de G ∩ ]0, g] donc le plus petit élément de cet ensemble.

c. D'après la dénition d'un sous-groupe (stabilité) Z m ⊂ G .

Réciproquement, soit g ∈ G ∩ R + . Notons k la partie entière de m g . On a alors k ≤ g

m < k + 1 ⇒ km ≤ g < (k + 1)m ⇒ 0 ≤ g − km < m

À cause des propriétés de stabilité de G , on a −km ∈ G et g − km ∈ G ∩ [0, m[ . D'apès la dénition de m , il est impossible que g − km ∈ G ∩ R + . Ceci entraîne g − km = 0 . C'est à dire g = km donc g ∈ Z m .

3. a. Vérication facile des propriétés de stabilité.

b. Si S est discret, d'après la question 2., il existe m > 0 tel que S = Z m .

Comme x = 1 × x + 0 × y ∈ S , il existe p ∈ Z tel que x = pm . De même, y = 0 × 1 + 1 × y ∈ S il existe donc q ∈ Z tel que y = qm . On en déduit

m = x p = y

q ⇒ x y = p

q ∈ Q Réciproquement, si on suppose x y ∈ Q,

∃(p, q) ∈ Z × N tq x y = p

q ∈ Q ⇒ x p = y

q (désigné par m )

Alors x = pm et y = qm donc x et y sont dans Z m et

∀(i, j) ∈ Z 2 , ix + jy = (ip + jq)m ∈ Z m

⇒ S ⊂ Z m.

Ceci entraîne que S ∩ ]0, m[ est vide donc que S est discret.

4. a. Si A ∩ B était non vide, il existerait des entiers non nuls p et q tels que px = qy .

On aurait alors x

y = p q ∈ Q

b. D'après 3., S est un sous-groupe qui n'est pas discret. Pour tout α > 0 , il existe donc des entiers m et n tels que mx + ny ∈ ]0, α[ .

Lorsque α < min(x, y) , les entiers m et n sont tous les deux non nuls. Posons a = mx , b = −ny , alors a ∈ A et b ∈ B donc

∀α < min(x, y), inf{|a − b|, (a, b) ∈ A × B} ≤ α On en déduit que cette borne inférieure est nulle.

5. Considérons un intervalle quelconque [u, v] dans [−1, 1] , on doit montrer qu'il existe un entier n tel que cos n ∈ [u, v] .

Posons α = arccos v , β = arccos u et formons l'intervalle [α, β] de R.

Comme 2π est irrationnel, le sous-groupe additif Z + 2π Z engendré par 1 et 2π est dense dans R. Il existe donc des entiers m et n tels que m + 2πn ∈ [α, β] . On en déduit que cos m ∈ [u, v] ce qu'il fallait montrer.

Problème 2

1. Les calculs se font en transformant la fraction à intégrer pour se ramener à des fonctions dont on connait des primitives.

a. Calcul de I 0 .

I 0 = Z 1

0

1

1 + t 2 dt = [arctan] 1 0 = π 4 Calcul de I 1 .

I 1 = Z 1

0

t 1 + t 2 dt =

1

2 ln(1 + t 2 )

= ln(2) 2 Calcul de I 2 .

I 2 = Z 1

0

t 2 + 1 − 1

1 + t 2 dt = 1 − I 0 = 1 − π

4

(4)

Calcul de I 3 .

I 3 = Z 1

0

t 3 + t − t 1 + t 2 dt =

Z 1 0

t dt − I 1 = 1

2 − ln(2) 2 b. Calcul de K .

1 − t + t 2 = (t − 1 2 ) 2 + 3

4 ⇒ 1

1 − t + t 2 = 4 3

1 1 +

2t−1 √ 3

2 ⇒

K = 4 3

√ 3 2

arctan

2t − 1

√ 3 1

0

= 4

√ 3 arctan( 1

√ 3 ) = 4

√ 3 π 6 = 2π

3 √ 3 Calcul de L . On utilise l'identité remarquable 1 + t 3 = (1 + t)(1 − t + t 2 ) .

1 + t + t 2

(1 + t)(1 − t + t 2 ) = (1 + t) + t 2

(1 + t)(1 − t + t 2 ) = 1

1 − t + t 2 + t 2 1 + t 3

⇒ L = K + 1 3

ln(1 + t 3 ) 1

0 = 2π 3 √

3 + ln(2) 3 2. Multiplier par t 2 + 1 comme l'énoncé nous y invite fait apparaître une somme télesco-

pique.

(t 2 + 1)

n−1

X

k=0

t 4k+i − t 4k+i+2

=

n−1

X

k=0

t 4k+i+2 − t 4k+i+4 + t 4k+i − t 4k+i+2

=

n−1

X

k=0

t 4k+i − t 4(k+1)+i

= t i − t 4n+i

3. On intègre la relation trouvée à la question précédente après division par 1 + t 2 . Par linéarité, on se ramène aux intégrales des fonctions puissances. On en déduit :

Z 1 0

t i − t 4n+i 1 + t 2 dt =

n−1

X

k=0

Z 1 0

t 4k+i − t 4k+i+2 dt

=

n−1

X

k=0

1

4k + i + 1 − 1 4k + i + 3

= S i,n

4. La convergence vers 0 résulte de l'encadrement

0 ≤ Z 1

0

t m 1 + t 2 dt ≤

Z 1 0

t m dt = 1 m + 1 On en déduit

∀i ∈ {0, 1, 2, 3} , (S i,n ) n∈N

3

−→ I i

5. a. Considérons S 1,n :

S 1,n =

n−1

X

k=0

1

4k + 2 − 1 4k + 4

= 1 2

n−1

X

k=0

1

2k + 1 − 1 2k + 2

Il s'agit de la somme des inverses des nombres entre 1 et 2n . Les impairs sont aectés de +1 et les pairs de −1 comme dans u n . On en déduit

S 1,n = 1

2 u n ⇒ (u n ) n∈

N

−→ 2I 1 = ln(2) b. Considérons S 0,n .

S 0,n =

n−1

X

k=0

1

4k + 1 − 1 4k + 3

=

n−1

X

k=0

2 (4k + 1)(4k + 3)

= 1 8

n−1

X

k=0

1

(k + 1 4 )(k + 3 4 ) = v n

8 ⇒ (v n ) n∈

N

−→ 8I 0 = 2π

6. a. Lorsque k décrit J 0, 6n J, la partie entiere b k 3 c décrit J 0, 2n J.

On en déduit qu'il existe un k tel que b k 3 c = 2p si et seulement si p ∈ J 0, n J. On peut préciser

∀p ∈ J 0, n J , b k

3 c = 2p ⇔ k ∈ {6p, 6p + 1, 6p + 2}

b. À l'aide de la question précédente, on peut regrouper par 6 les termes de F n (t)

(5)

de manière à prèciser la parité de b k 3 c .

F n (t) =

n−1

X

p=0

t 6p + t 6p+1 + t 6p+2 − t 6p+3 − t 6p+4 − t 6p+5

=

n−1

X

p=0

1 + t + t 2 − t 3 − t 4 − t 5 t 6p

= 1 + t + t 2 − t 3 − t 4 − t 5 1 − t 6n 1 − t 6

= (1 − t 3 ) + (t − t 4 ) + (t 2 − t 5 ) 1 − t 6n 1 − t 6

= (1 − t 3 )(1 + t + t 2 ) 1 − t 6n

1 − t 6 = (1 + t + t 2 ) 1 − t 6n 1 + t 3 c. On en déduit que (T n ) n∈

N

converge vers L en utilisant un encadrement analogue à celui de la question 4

0 ≤ Z 1

0

t m 1 + t 3 dt ≤

Z 1 0

t m dt = 1

m + 1

Références

Documents relatifs

Un moteur à excitation indépendante alimenté sous 220 V possède une résistance d’induit de 0,8 Ω.A la charge nominale, l’induit consomme un courant de 15 A..

Toutes ces pièces ont été peintes à l’aide d’une palette de n couleurs : chaque face d’un tétraèdre est peinte d’une seule couleur et on précise que les quatre faces

[r]

En conséquence les côtés opposés sont parallèles et les côtés adjacents sont orthogonaux ; il s’agit d’un rectangle, qui répond bien à la condition demandée. On pouvait

Il suffit de constater que f est un polynôme en x de degré 3 et de penser que deux polynômes distincts de degré 3 ne peuvent prendre la même valeur qu’en au plus trois points, car

Soit Σ une demi-sphère et P le plan contenant son cercle

[r]

Remarquons que pour obtenir la plus petite période P, il faut sélectionner le deux premiers termes égaux de rang distinct de la suite (u n ) n∈ N , et que notre démonstration ne