Endomorphismes
1 u ◦ v = −v ◦ u
SoitE un espace vectoriel de dimension nien≥1. Montrer quenest pair si et seulement si il existe deux automorphismes u etv tels queu◦v=−v◦u.
Indications
Siu◦v=−v◦u, utiliser le déterminant. Pour la réciproque, on peut utiliser
1 0
0 −1
et
0 1
1 0
.
2 p ◦ q = 0
Soitpetqdeux projecteurs d'un espace E de dimension nientels quep◦q= 0.
Montrer quergp+ rgq≤n ; montrer quer=p+q−q◦pest un projecteur dont on donnera l'image et le noyau. Chercher une réduction commune àpetq.
Indications
Imq⊂kerp; doncrgq≤dim kerp=n−rgp; donc
rgp+ rgq≤n Ensuite on calcule(p+q−q◦p)2 et on trouvep+q−q◦p.
Soitx∈kerr: r(x) = 0; d'oùp(r(x)) = 0; avecp◦q= 0, on en déduit p(x) = 0; d'oùq(x) = 0. On obtient : kerr⊂kerp∩kerq
L'autre inclusion est facile.
Six∈Imp,r(x) =x.
Six∈Imq, alorsx∈kerpet on trouve aussir(x) =x; donc
Imp+ Imq⊂Imr
L'autre inclusion est facile.
Réduction commune
On vérie quekerp= Imq⊕(kerp∩kerq), d'où
E= Imp⊕Imq⊕(kerp∩kerq)
On en déduit une représentation matricielle depet qpar blocs.
3 Projecteurs nilpotents
SoitE un espace vectoriel. Quels sont les projecteurs deE qui sont nilpotents ?
4 Sous-espaces stables par un nilpotent
SoitE unR−espace de dimensionn≥2 ; soit uun endomorphisme deE tel que un = 0 et un−1 6= 0. On xea∈E tel que un−1(a)6= 0.
1. Montrer que a, u(a), ..., un−1(a)est une base deE. 2. Décrire les images et noyaux deuk.
3. Trouver les sous-espaces deE stables paru.
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Indications SoitE0={0}et
Ek= Vect (en−k, ..., en−1) On montre que
Ek= Imun−k = keruk
Il est clair que pour0≤k≤n,Ek est un sous-espace deE de dimensionket stable paru. On va montrer que ce sont les seuls.
SoitF un sous-espace deE de dimension ket stable par u. Soit v l'endomorphisme deF induit par u; on sait que v est nilpotent d'indicem≤dimF ; doncm≤k; donc :
F ⊂keruk De plus,F etkeruk ont la même dimensionk; donc
F = keruk Conclusion : il y an+ 1sous-espaces stables paru, lesEk.
5 A
2B = A
SoitAet B deux éléments deMn(R)de même rang vériantA2B=A; montrer queB2A=B. Remarque
Pas facile.
Réponse
On montre d'abord quekerA= kerB= kerA2. Ensuite :
A2B=A, doncA2BA=A2, doncA2(BA−In) = 0, doncB(BA−In) = 0.
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