PCSI 1 - Stanislas
DM de PHYSIQUE N
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A. MARTINMÉCANIQUE
I. Astérosismologie
1.
L’interaction gravitationnelle entre deux points matériels M
1(m
1) et M
2(m
2) s’écrit :
−
→ F
1→2= −G m
1m
2r
2~ u avec ~ u =
−−−−→
M1M2 M1M2
ou − →
F
1→2= −Gm
1m
2−−−−→
M
1M
2M
1M
23~ u
M
1(m
1)
M
2(m
2)
r
−
→ F
2→1−
→ F
1→22.
On obtient [R] = L, [M
e] = M et [G] = M
−1.L
3.T
−2. Comme [f] = T
−1, une forme f = k.M
eα.R
β.G
γdonne nécessairement α = γ =
12et β = −
32. Finalement on obtient f = k
s
M
eG
R
3.
3.Ce qui donne pour le Soleil f ≈ 6 × 10
−4Hz.
C’est beaucoup trop grave pour être audible (entre 20 Hz et 20 kHz pour l’oreille humaine). En pratique ces fréquences sont transposées de 18 octaves, c’est-à-dire multipliées par 2
18.
II. Mouvement d’un glaçon sur un tremplin
1.
On applique le Théorème de la Résultante Cinétique (TRC) au glaçon, dans le référentiel R du laboratoire, considéré galiléen.
Le glaçon subit uniquement son poids m~ g, ainsi qu’une réaction normale à la rampe N, donc ~
m d~ v dt
R= m~ g + N . ~
Le mouvement étant rectiligne sur la rampe, on projette selon le vecteur directeur de la rampe, ~ u
X= cos α~ u
x+ sinα~ u
z, ce qui permet d’éliminer la réaction normale. Notons (A
X) l’axe dirigé par ~ u
X. La coordonnée X permet d’écrire la vitesse ~ v = ˙ X ~ u
Xet l’accélération ~a = ¨ X ~ u
X. D’où
X ¨ = −g~ u
z.~ u
X= −g sin α ⇒ v(t) = ˙ X(t) = −g sin(α) t + v
Adonc ~ v(t) = (v
A− g sin(α) t) ~ u
X.
2.En considérant la position initiale X(0) = 0, on intègre de nouveau :
X(t) = v
At − 1
2 g sin(α) t
2. Le point B est atteint lorsque X = AB =
tanRα
. Cela se produit à l’instant t
Btel que R
tan α − v
At
B+
12g sin(α) t
2B= 0
ce qui est possible uniquement si le discriminent v
A2−
2Rgtansinαα= v
2A−2Rg cos α est positif, donc si v
A≥ v
lavec v
`=
p2Rg cos α = 5, 8 m.s
−1.
1
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A. MARTIN3.
Il existe 2 instants solutions t
B=
gvsinαA±
√
vA2−v2
`
gsinα
. On choisi la plus petite valeur car la grande correspond au retour du glaçon en B après s’être arrêté plus loin, si la rampe se poursuivait après le point B. Donc
t
B= v
Agsin α −
q
v
2A− v
2`g sin α .
4.
En injectant cette valeur dans v(t) = ||~ v(t)|| = |v
A−g sin(α) t|, on obtient v
B=
qv
2A− v
2`=
qv
2A− 2Rg cos α .
5.Maintenant le mouvement est circulaire de rayon R tant que le glaçon
reste en contact avec le profil. Donc la vitesse s’écrit ~ v = R θ~ ˙ u
θ, et le TRC s’écrit dans la base polaire :
m(−R θ ˙
2~ u
r+ R θ) ¨ ~ u
θ= N ~ u
r− mg cos θ~ u
r+ mg sin θ~ u
θ⇔
~ u
r: −R θ ˙
2=
Nm− g cos θ (1)
~ u
θ: R θ ¨ = g sin θ (2)
6.
La seconde équation peut être intégrée à condition d’être au préalable multipliée par ˙ θ, et en appliquant les conditions initiales du mouvement circulaire en t = t
Bpour la constante :
R θ ˙ θ ¨ − θ g ˙ sin θ = 0 ⇒ R 2
θ ˙
2+ gcos θ = R 2
θ ˙
2(t
A) + g cos(θ(t
A)) = v
B22R + g cos α d’où θ ˙ = −
s
v
2BR
2+ 2g
R (cos α − cos θ) , car on a ˙ θ < 0.
7.
On reprend maintenant l’équation (1) dans laquelle on injecte le précédent résultat : N/m = −R θ ˙
2+g cos θ = − v
2BR + −2g(cos α −cos θ) +g cos θ ⇔ N = − mv
B2R + mg(3 cos θ − 2 cos α) , avec N ~ = N ~ u
r.
8.
On souhaite que N (θ) ne s’annule jamais entre θ = −α et le sommet θ = 0. Or sur ce domaine, N (θ) est croissante en θ, minimale en θ = −α et maximale en θ = 0. Donc une condition nécessaire et suffisante pour que le glaçon ne décolle pas avant le sommet est que
N(−α) > 0 ⇔ − mv
B2R + mg(3 cos α − 2 cos α) > 0 ⇔ v
B<
pgR cos α . Comme v
B2= v
A2− v
`2= v
2A− 2gR cos α, on obtient finalement v
A< v
0`=
p3gR cos α = 7, 1 m.s
−1.
9.Si la condition précédente n’est pas vérifiée, c’est-à-dire si v
A> v
`0, alors le décollage a lieu en θ
d= α, dès
l’arrivée sur le cercle.
Sinon on cherche θ
dvérifiant N(θ
d) = 0, sachant que N (θ) = − mv
B2R +mg(3 cos θ − 2 cos α) = − mv
A2R + 2mg cos α + mg(3 cos θ −2 cos α) = − mv
2AR + 3mg cos θ , d’où θ
d= arccos v
2A3gR
!
.
En l’occurrence, on a v
`< v
A< v
0`, donc le glaçon atteint le sommet sans décoller, et la dernière relation donne θ
d= 0, 59 rad = 33
◦.
2
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A. MARTINIII. Mouvement d’une bille sur un rail
1.
On connaît l’équation intrinsèque de la trajectoire c’est-à-dire le lien entre les coordonnées. Ceci permet d’écrire le vecteur vitesse comme proportionnel à θ ˙ par exemple :
~
v = ˙ r ~ u
r+ r θ ~ ˙ u
θ+ ˙ z ~ u
z= ˙ θ
βr ~ u
r+ r ~ u
θ− β tan α r ~ u
z
= r θ ˙
β ~ u
r+ ~ u
θ− β tan α ~ u
z
On fabrique le vecteur tangent ~ u
ten divisant ~ v par sa norme, car ~ v = v ~ u
t, avec v = ||~ v|| : v = r θ ˙
s
β
2+ 1 + β
2tan
2α car θ > ˙ 0 , donc ~ u
t= 1
q1 + β
2/ sin
2α
β ~ u
r+ ~ u
θ− β tan α ~ u
z
,
en utilisant que 1 +
tan12α
=
sin12α
.
2.
On applique le théorème de la résultante cinétique à la bille dans le référentiel du laboratoire R considéré galiléen, en travaillant avec ~ u
t:
m d~ v dt
R= m v ~ ˙ u
t+ mv d~ u
tdt
R
= m~ g + N , ~
où N ~ représente la réaction du support, qui est orthogonale à ~ u
ten l’absence de frottements.
En projetant selon ~ u
t, on peut donc éliminer l’accélération normale ainsi que la réaction : m v ~ ˙ u
t.~ u
t+ mv d~ u
tdt
R.~ u
t= m~ g.~ u
t+ N .~ ~ u
t⇔ v ˙ = −g~ u
z.~ u
t= gβ tan α
q1 + β
2/sin
2α c’est-à-dire ˙ v = gβ cos α
p
sin
2α + β
2= constante . On a utilisé que
d~utdt
R
.~ u
t= 0 car ||~ u
t|| = constante .
3.En intégrant avec une vitesse initiale nulle, on obtient v(t) = gβ cos α
p
sin
2α + β
2t .
Les équations différentielles portant sur les coordonnées sont obtenues par identification des composantes de ~ v = v.~ u
t, ce qui donne d’abord :
˙
r(t) = β v(t)
q1 + β
2/ sin
2α
= gβ
2cos α sin α
sin
2α + β
2t ⇒ r(t) = gβ
2cos α sin α 2(sin
2α + β
2) t
2+ r
0, puis
θ(t) = ˙ v(t) r(t)
q1 + β
2/ sin
2α
= r(t) ˙
βr(t) ⇒ θ(t) = 1 β ln
r(t) r
0
,
et enfin
˙
z(t) = − β v(t) tanα
q1 + β
2/ sin
2α
= − 1
tan α r(t) ˙ ⇒ z(t) = − 1
tan α r(t) = − gβ
2cos
2α 2(sin
2α + β
2) t
2+ z
0avec z
0= − r
0tan α .
Remarque : on retrouve bien un mouvement circulaire horizontal dans les cas particuliers β = 0 ou α =
π2.
4.En projetant le théorème de la résultante cinétique m
d~dtvR
= m~ g + N ~ selon ~ u
z, on obtient m¨ z = −mg + N
z⇒ N
z= mg 1 − β
2cos
2α
sin
2α + β
2!