SESSION 2010
CONCOURS COMMUN POLYTECHNIQUE (ENSI) FILIERE PC
MATHEMATIQUES 2
PARTIE I
I.1. Soitx∈ D. Chaqueun(x),n∈N, existe. De plus,un(x) ∼
n→+∞
1
n2 > 0.Comme 1
n2 est le terme général d’une série deRiemannconvergente, la série numérique de terme généralun(x)converge.
La série de fonctions de terme généralun,n∈N∗, converge simplement surD.
I.2. I.2.1.Soitn∈N∗. La fonctionun est de classeC∞ surR\ {−n}en tant que fraction rationnelle définie surR\ {−n}
et pourp∈N∗ et x∈R\ {−n},
u(p)n (x) = (−2)×(−3)×. . .×(−p−1)
(n+x)p+2 = (−1)p(p+1)!
(n+x)p+2 . I.2.2.Soientaet bdeux réels tels que−1 < a < b. Soitp∈N∗.
Pour toutn∈N∗et toutx∈[a, b]⊂] −1,+∞[,
|u(p)n (x)|= (p+1)!
(n+x)p+2 6 (p+1)!
(n+a)p+2 (carn+x>n+a > 1−1=0).
Comme la série numérique de terme général (p+1)!
(n+a)p+2,n∈N∗, converge car (p+1)!
(n+a)p+2 ∼
n→+∞
(p+1)!
np+2 avecp+2 > 1, on a montré que la série de fonctions de terme généralu(p)n ,n∈N∗, converge normalement sur[a, b].
∀p∈N∗, la série de fonctions de terme généralu(p)n ,n∈N∗, converge normalement sur [a, b].
I.2.3.En résumé, pour tout[a, b]⊂] −1,+∞[,
•la série de fonctions de terme généralun,n∈N∗, converge simplement vers la fonctionUsur[a, b],
•chaque fonction un,n∈N∗, est de classeC∞ sur[a, b],
•pour chaquep∈N∗, la série de fonctions de terme généralu(p)n converge normalement sur[a, b].
D’après une généralisation du théorème de dérivation terme à terme, la fonction U est de classe C∞ sur [a, b] pour tout [a, b] ⊂] −1,+∞[ et ses dérivées successives s’obtiennent par dérivation terme à terme. Ceci étant vrai pour tout [a, b]⊂] −1,+∞[, on a montré que
la fonction Uest de classeC∞ sur] −1,+∞[.
I.3. I.3.1.SoitN∈N∗. Pourx∈ D,
U(x) = X+∞
n=1
1 (n+x)2 =
XN
n=1
1 (n+x)2 +
+∞X
n=N+1
1 (n+x)2
=UN(x) +
+∞
X
n=1
1
(n+x+N)2 =UN(x) +U(x+N).
I.3.2.Soit N∈ N∗. La fonction UN est de classe C∞ sur] − (N+1), N[ en tant que somme de fonctions de classe C∞ sur] − (N+1), N[. D’autre part, la fonctionx7→x+N est de classeC∞ sur] − (N+1), N[ à valeurs dans] −1, 0[et la fonctionUest de classeC∞ sur] −1, 0[. Donc la fonctionx7→U(x+N)est de classeC∞ sur] − (N+1), N[. Mais alors la fonctionUest de classeC∞ sur] − (N+1), N[en tant que somme de deux fonctions de classeC∞ sur] − (N+1), N[.
http ://www.maths-france.fr 1 c Jean-Louis Rouget, 2010. Tous droits réservés.
De plus, les dérivées successives deUNsur]−(N+1), N[s’obtiennent par dérivation terme à terme car la somme considérée est finie et les dérivées successives deU(x+N) s’obtiennent par dérivation terme à terme carx+N∈] −1, 0[. Donc les dérivées successives deUsur] − (N+1), N[ s’obtiennent par dérivation terme à terme. On a montré que
Uest de classeC∞ surDet∀p∈N,∀x∈ D, U(p)(x) = (−1)p(p+1)!
X+∞
n=1
1 (n+x)p+2.
I.3.3.On en déduit encore
∀p>2, ∀x∈ D, X+∞
n=1
1
(n+x)p = (−1)pU(p−2)(x) (p−1)! .
I.4. Soit N ∈ N∗. UN(x) = XN
n=1
1
(n+x)2 =
x→−N
1
(x+N)2 +O(1). D’autre part, par continuité de la fonction U en 0, U(x+N) =
x→−NO(1). Par suite,
U(x) =
x→−N
1
(x+N)2 +O(1), et en particulier,
U(x) ∼
x→−N
1 (x+N)2.
I.5. I.5.1. Chaque fonction un, n∈ N∗, est strictement décroissante sur ] −1,+∞[ et la série de fonctions de terme généralun,n∈N∗, converge simplement vers Usur] −1,+∞[. Donc
la fonctionUest strictement décroissante sur] −1,+∞[.
I.5.2.Soit x > 0. Pour n ∈N∗, puisque 0 < n−1+x6n+x6n+1+x et que la fonctiont 7→ 1
t2 est continue et décroissante sur]0,+∞[, on peut écrire
Zn+1+x n+x
1
t2 dt6un(x) = 1 (n+x)2 6
Zn+x n−1+x
1 t2 dt.
En sommant ces inégalités, on obtient Z+∞
x+1
1 t2 dt=
X+∞
n=1
Zn+1+x n+x
1
t2 dt6U(x) =
+∞X
n=1
1 (n+x)2 6
+∞X
n=1
Zn+x n−1+x
1 t2 dt=
Z+∞
x
1 t2 dt.
Ainsi, pourx > 0, 1 x+1 =
Z+∞ x+1
1
t2 dt6U(x)6 Z+∞
x
1
t2 dt= 1
x ou encore x
x+1 6xU(x)61. Comme lim
x→+∞
x x+1 =1, le théorème des gendarmes permet d’affirmer que lim
x→+∞xU(x) =1ou encore que U(x) ∼
x→+∞
1 x.
I.6. Soitx∈R. x
2 ∈−N∗⇔x∈−2N∗⇒x /∈ D et x−1
2 ∈−N∗⇔x∈1−2N∗⇒x /∈ D. Par contraposition, six∈ D, alors x
2 ∈ Det x−1
2 ∈ D. Soit alorsx∈ D.
U(x) =
+∞X
n=1
1 (n+x)2 =
+∞X
p=1
1 (2p+x)2 +
X+∞
p=1
1 (2p−1+x)2
= 1 4
+∞X
p=1
1 p+x
2 2+1
4
+∞X
p=1
1
(p+x−1 2
2 = 1 4
Ux 2
+U x−1
2
.
∀x∈ D, U(x) = 1 4
Ux
2 +U
x−1 2
.
PARTIE II
II.1. II.1.1.Soitp∈N.fp(t) = tp+1 et−1 ∼
t→0
tp+1
t =tp. Donc
tlim→0fp(t) =
1sip=0 0sip>1 .
II.1.2.Soitp∈N. fp(t) = tp+1 et−1 ∼
t→+∞
tp+1
et =tp+1e−t.
II.2. II.2.1. Soitx∈R. La fonctiont7→ te−xt
et−1 est continue sur ]0,+∞[. Puisque de plus, la fonction t7→ te−xt et−1 est positive sur]0,+∞[,ϕ(x)existe si et seulement si la fonctiont7→ te−xt
et−1 est intégrable sur]0,+∞[
•Quand ttend vers 0, te−xt
et−1 = t(1+o(1))
t+o(t) =1+o(1). Donc la fonction t7→ te−xt
et−1 se prolonge par continuité en 0 et en particulier est intégrable sur un voisinage de0 à droite.
•Quandttend vers+∞, te−xt
et−1 ∼ te−xt
et =te−(x+1)t.
Six61, l’inégalitéte−(x+1)t>tmontre que la fonctiont7→te−(x+1)tn’est pas intégrable sur un voisinage de+∞et il en est de même de la fonctiont7→ te−xt
et−1. Dans ce cas,ϕ(x)n’existe pas.
Six >−1, alorst2×te−(x+1)t=t3e−(x+1)tt→
→+∞ 0 d’après un théorème de croissances comparées et donc te−(x+1)t o
t→+∞
1 t2
. On en déduit que la fonction t7→te−(x+1)t est intégrable sur un voisinage de+∞et il en est de même de la fonctiont7→ te−xt
et−1. Dans ce cas,ϕ(x)existe.
En résumé, pour tout réelx,ϕ(x)existe si et seulement six >−1.
Le domaine de définition de la fonctionϕ est] −1,+∞[.
II.2.2. Soient p ∈ N et a > −1. Pour x > a, on a pour tout t > 0, −xt 6 −at puis e−xt 6 e−at et finalement 06fp(t)e−xt 6fp(t)e−at puisquefp(t)>0.
La fonctiont7→fp(t)e−at est continue sur]0,+∞[, prolongeable par continuité en0 carfp(t)e−at ∼
t→0tpet négligeable devant 1
t2 en+∞cart2fp(t)e−at ∼
t→+∞tp+3e−(a+1)tt →
→+∞ 0cara+1 > 0. Donc,
∀p∈N,∀a >−1, la fonctiont7→fp(t)e−at est intégrable sur]0,+∞[.
II.2.3.Soita >−1. Posons Φ : [a,+∞[×]0,+∞[ → R (x, t) 7→ te−xt
et−1 .
• Pour chaque x ∈ [a,+∞[, la fonction t 7→ Φ(x, t) = f0(t)e−xt est continue par morceaux et intégrable sur ]0,+∞[ d’après la question précédente.
•La fonctionφadmet sur[a,+∞[×]0,+∞[des dérivées à tous ordres par rapport à sa première variablexdéfinies par
∀p∈N,∀(x, t)∈[a,+∞[×]0,+∞[, ∂pΦ
∂xp(x, t) = t(−t)pe−xt
et−1 = (−1)pfp(t)e−xt. De plus,
- pour chaquex∈[a,+∞[, la fonctiont7→∂pΦ
∂xp(x, t)est continue par morceaux sur]0,+∞[, - pour chaquet∈]0,+∞[, la fonction x7→ ∂pΦ
∂xp(x, t)est continue sur[a,+∞[, - pour chaque(x, t)∈[a,+∞[×]0,+∞[, d’après la question précédente,
∂pΦ
∂xp(x, t)
=fp(t)e−xt 6fp(t)e−at où la fonction t7→fp(t)e−at est continue par morceaux et intégrable sur]0,+∞[.
D’après une généralisation du théorème de dérivation des intégrales à paramètre, la fonction ϕ est de classe C∞ sur [a,+∞[et ses dérivées successives s’obtiennent par dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout réela >−1
La fonctionϕest de classeC∞ sur] −1,+∞[et∀p∈N∗,∀x > 0,ϕ(p)(x) = (−1)p Z+∞
0
tp+1e−xt et−1 dt.
II.2.4.La fonction t 7→ t
et−1 est continue sur ]0,+∞, prolongeable par continuité en 0 et de limite nulle en +∞. On en déduit que cette fonction est bornée sur]0,+∞[. Soit doncMun majorant de la valeur absolue de cette fonction sur ]0,+∞[.
Pour x >−0, 06ϕ(x)6M Z+∞
0
e−xt dt=M e−xt
−x t=+∞
t=0
= M
x . Quandxtend vers +∞, le théorème des gendarmes permet d’affirmer que
x→lim+∞ϕ(x) =0.
II.3. II.3.1.Soitx >−1. Alorsϕ(x)etϕ(x+1)existent et
ϕ(x) −ϕ(x+1) = Z+∞
0
te−xt et−1 dt−
Z+∞
0
te−(x+1)t et−1 dt=
Z+∞
0
t(e−xt−e−(x+1)t) et−1 dt
= Z+∞
0
te−(x+1)t(et−1) et−1 dt=
Z+∞
0
te−(x+1)tdt
= Z+∞
0
u
x+1e−u du
x+1 = 1
(x+1)2Γ(1) = 1 (x+1)2.
∀x >−1,ϕ(x) −ϕ(x+1) = 1 (x+1)2. II.3.2.Soitx >−1. PourN∈N∗,
XN
n=1
1 (x+n)2 =
XN
n=1
(ϕ(x+n−1) −ϕ(x+n)) =ϕ(x) −ϕ(x+N)(somme télescopique).
Maintenant, d’après la question II.2.4, lim
t→+∞ϕ(t) =0 et donc lim
N→+∞ϕ(x+N) =0. QuandN tend vers+∞, on obtient U(x) =
+∞
X
n=1
1
(x+n)2 =ϕ(x).
∀x >−1,ϕ(x) =U(x).
II.3.3.Soitp>2. D’après les questions ourx >−1, I.3.3, II.3.2 et II.2.3,
+∞
X
n=1
1
(n+x)p = (−1)p
(p−1)!U(p−2)(x) = (−1)p
(p−1)!ϕ(p−2)(x) = 1 (p−1)!
Z+∞ 0
tp−1e−xt et−1 dt.
∀x >−1,∀p>2,
+∞X
n=1
1
(n+x)p = 1 (p−1)!
Z+∞ 0
tp−1e−xt et−1 dt.
PARTIE III
III.1. Représentation graphique de g
1 2 3 4 5 6 7
−1
−2
−3
−4
−5
−6
−7
1 2
−1
La fonctiongest continue surR, de classeC1 par morceaux surRet2π-périodique. D’après le théorème deDirichlet, la série deFourierdefconverge simplement vers gsurR.
III.2. III.2.1.La fonctiongest paire et donc∀n∈N∗,bn(g) =0.
III.2.2.Soitn∈N. an(g) = 2 π
Zπ 0
g(t)cos(nt)dt= 2 π
Zπ 0
π 2 −t
cos(nt)dt.
Donca0(g) = 2 π
Zπ 0
π 2 −t
dt= 1 π
− t−π
2 2π
0
=0 puis pourn∈N∗,
an(g) = 2 π
Zπ 0
π 2 −t
cos(nt)dt= 2 π
π
2 −tsin(nt) n
π
0
+ 1 n
Zπ 0
sin(nt)dt
= 2 nπ
−cos(nt) n
π
0
= 2(1− (−1)n) n2π
III.3. III.3.1.D’après ce qui précède, pour tout x∈[0, π]
π
2 −x=g(x) =
+∞X
n=1
2(1− (−1)n)
n2π cos(nx) = 4 π
X+∞
k=1
cos((2k−1)x (2k−1)2 .
Pourx=0, on obtient en particulier 4 π
+∞
X
k=1
1
(2k−1)2 = π
2 et donc
+∞
X
k=1
1
(2k−1)2 = π2 8 .
III.3.2. π2 8 =
+∞X
k=1
1
(2k−1)2 = 1 4
X+∞
k=1
1
k− 1 2
2 = 1 4U
−1 2
. DoncU
−1 2
= π2 2 .
Maintenant, le résultat de la question I.6 appliqué àx=0fournitU(0) = 1 4
U(0) +U
−1 2
et donc U(0) = 1
3U
−1 2
= π2 6 .
U(0) =
+∞X
n=1
1 n2 = π2
6 .
III.4. La fonctiongest continue par morceaux surRet2π-périodique. On peut donc appliquer la formule deParseval. On obtient
+∞X
k=1
1
(2k−1)4 = π2 16
+∞X
k=1
a22k−1(g) = π2 16
a20(g)
2 +
+∞X
n=1
(a2n(g) +b2n(g))
!
= π2 16 ×1
π Zπ
−π
g2(x)dx
= π 8
Zπ 0
t−π
2 2
dt= π 8
1 3
t−π
2 3π
0
= π 24×2π3
8 = π4 96.
En suite, d’après la question I.3.3,
+∞
X
n=1
1
n4 = U′′(0)
6 . D’autre part,
+∞
X
k=1
1
(2k−1)4 = 1 16
+∞
X
k=1
1
k−1 2
4 = 1 16
U′′
−1 2
6 .
Maintenant, en dérivant deux fois l’égalité de la question I.6 et en évaluant en0, on obtientU′′(0) = 1 16
U′′(0) +U′′
−1 2
et doncU′′(0) = 1 15U′′
−1 2
. En résumé,
+∞
X
n=1
1
n4 = U′′(0) 6 = 1
15 U′′
−1 2
6 = 16 15
+∞
X
k=1
1
(2k−1)4 = 16 15×π4
96 = π4 90.
+∞X
n=1
1 n4 = π4
90 et
+∞X
k=1
1
(2k−1)4 = π4 96.
Remarque.Si on poseS=
+∞
X
n=1
1
n4 etS′ =
+∞
X
k=1
1
(2k−1)4, on aS=
+∞
X
k=1
1 (2k−1)4 +
+∞
X
k=1
1
(2k)4 =S′+ S
16 et on retrouve beaucoup plus simplementS= 16
15S′.
III.5. III.5.1.gest continue surRet doncGest définie et dérivable surR.
• Montrons que G est impaire. Pour tout réel x, posons γ(x) = G(x) +G(−x). La fonction γ est dérivable sur R et pour tout réelx,γ′(x) =g(x) −g(−x) =0 cargest paire. Donc la fonction γest constante sur Ret pour tout réelx, γ(x) =γ(0) =2G(0) =0. Finalement, pour tout réelx,G(−x) = −G(x)et doncG est impaire.
•Montrons queGest2π-périodique. Pour tout réelx, posonsγ(x) =G(x+2π) +G(x). La fonctionγest dérivable surR et pour tout réelx,γ′(x) =g(x+2π) −g(x) =0 cargest2π-périodique. Donc la fonctionγ est constante surRet pour tout réelx,γ(x) =γ(0) =G(2π). Ensuite,
G(2π) = Z2π
0
g(t)dt=πa0(g) =0d’après III.2.2.
Finalement, pour tout réelx,G(x+2π) =G(x)et doncG est2π-périodique.
La fonctionGest impaire,2π-périodique.
III.5.2.PuisqueG est impaire,∀n∈N,an(G) =0. D’autre part, pourn∈N∗,
bn(G) = 1 π
Z2π 0
G(t)sin(nt)dt= 1 π
−G(t)cos(nt) n
2π
0
+ 1 n
Z2π 0
G′(t)cos(nt)dt
!
= 1 n× 1
π Z2π
0
g(t)cos(nt)dt= an(g) n
= 2(1− (−1)n) n3π .
∀n∈N,an(G) =0et ∀n∈N∗,bn(G) = 2(1− (−1)n) n3π .
La fonctionG est de classeC1surRet 2π-périodique. Donc la fonctionGest égale en tout point deRà la somme de sa série deFourier.
III.5.3.D’après la formule deParseval
+∞
X
k=1
1
(2k−1)6 = π2 16
+∞
X
k=1
b22k−1(G) = π 16
Zπ
−π
G2(x)dx= π 8
Zπ 0
G2(x)dx= π 8
Zπ 0
Zx 0
π 2 −t
dt 2
dx
= π 8
Zπ 0
−x2+πx 2
2
dx= π 32
Zπ 0
x4−2πx3+π2x2
dx= π 32
π5
5 −2ππ4
4 +π2π3 3
= π6 32
1 5 −1
2+ 1 3
= π6
32 ×6−15+10 30 = π6
960. Posons ensuite S=
+∞X
n=1
1
n6 et S′ = X+∞
k=1
1
(2k−1)6. On aS =
+∞X
k=1
1 (2k−1)6 +
+∞X
k=1
1
(2k)6 = S′+ S
64 et doncS = 64 63S′ = 64
63× π6 960 = π6
945.
+∞
X
n=1
1 n4 = π6
945 et
+∞
X
k=1
1
(2k−1)4 = π6 960.