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limite en un point

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Arthur LANNUZEL http ://mathutbmal.free.fr

le 28 Novembre 2008

Fonctions r´ eelles d’une variable r´ eelle : limite en un point, fonctions ´ equivalentes

1 Hypoth` ese (H

x0

).

Soitf une fonction deRdans Rd’ensemble de d´efinitionDf (un sous-ensemble de Rsur lequel est d´efinie f; ce n’est pas n´ecessairement le plus grand) :

f : Df R −→ R

x 7→ f(x)

Soit x0 R. On dit que f v´erifie l’hypoth`ese (Hx0)si il existe a∈R oub R tels que : ou bienx0 ∈ Df,

ou biena < x0 et ]a, x0[⊂ Df, ou bienx0 < b et ]x0, b[⊂ Df,

ou biena < x0 < b et ]a, x0[∪]x0, b[⊂ Df.

On dit que f v´erifie l’hypoth`ese (H+∞)si il existe a∈R tel que : ]a,+∞[⊂ Df,

On dit que f v´erifie l’hypoth`ese (H−∞)si il existe b∈R tel que : ]− ∞, b[⊂ Df,

Pourf, fonction v´erifiant (Hx0) (x0 R¯ :=R∪ {−∞} ∪ {+∞}), on peut introduire une notion de limite de f(x) lorsque x tend vers x0.

Exemples 1.1 i) Soit la fonction sur R d´efinie par f(x) = sinxx. Le domaine de d´efinition maximal de f est Df =R.

Donc f v´erifie (Hx0) quel que soit x0 R.¯

ii) Soit la fonction sur R d´efinie par f(x) =p x

x−2.

Le domaine de d´efinition maximal de f est Df =]− ∞,0][2,+∞[.

Donc f ne v´erifie pas (Hx0) pour x0 ∈]0,2[.

2 Limite d’une fonction r´ eelle d’une variable r´ eelle en un point.

Dans la suite, f est une fonction de R dans R de domaine de d´ efinition

D

f

.

(2)

2.1 D´ efinitions et propri´ et´ es.

D´efinition 2.1 i) Soit x0 R. On suppose que f v´erifie (Hx0).

On dit que f(x) admet une limite (ou converge vers) l R quand x tend vers x0 si :

∀² >0,∃α >0/∀x∈ Df,(|x−x0|< α=⇒ |f(x)−l|< ²).

On note alors

x→xlim0

f(x) =l.

ii) On suppose que f v´erifie (H+∞).

On dit que f(x) admet une limite (ou converge vers) l R quand x tend vers +∞ si :

∀² >0,∃M > 0/∀x∈ Df,(x > M =⇒ |f(x)−l|< ²).

On note alors

x→+∞lim f(x) = l.

ii) On suppose que f v´erifie (H−∞).

On dit que f(x) admet une limite (ou converge vers) l R quand x tend vers −∞ si :

∀² >0,∃M < 0/∀x∈ Df,(x < M =⇒ |f(x)−l|< ²).

On note alors

x→−∞lim f(x) = l.

Exercice 2.2 On ´ecrira les d´efinitions pour la divergence (ou convergence) de f(x) vers +∞

lorsque x tend vers x0 R.¯

Proposition 2.3 Si f(x) admet une limite en x0 alors cette limite est unique.

Preuve.

(cf. preuve de l’unicit´e de la limite pour les suites num´eriques) CQFD

Exemples 2.4 Montrer que limx→0 sinxx = 1 en n’utilisant ni la continuit´e, ni la d´erivabilit´e (on utilisera ce r´esultat plus tard pour montrer la d´erivabilit´e de sin(x)).

2.2 Th´ eor` emes de comparaison.

Th´eor`eme 2.5 Soient f, g deux fonctions d´efinies sur un ensemble D admettant des limites respectives k, l∈R en x0 R.¯

Si ∀x∈ D, f(x)≤g(x) alors k≤l.

(3)

Preuve.

(cf. preuve pour les suites num´eriques) CQFD

Th´eor`eme 2.6 (des gendarmes)

Soient f, g, h trois fonctions d´efinies sur un ensemble D v´erifiant : i) ∀x∈ D, f(x)≤g(x)≤h(x),

ii) limx→x0f(x) = limx→x0h(x) =l,

alors g(x) admet une limite en x0 et limx→x0g(x) =l.

Preuve.

(cf. preuve pour les suites num´eriques) CQFD

Exemples 2.7 Soit

f : R −→ R x 7→

½ cosx si x <0 x2+ 1 si x >0 f admet-elle une limite en 0?

2.3 Limites ` a gauche et limites ` a droite.

Soit f :Df R−→R, x0 R tel que f v´erifie (Hx0).

Df peut contenir ]a, x0[∪]x0, a[ sans que l’on ait une limite en x0.

Mais on peut avoir une limite en se restreignant `a ]a, x0[ (limite `a gauche not´ee lg = limx→x0,x<x0f(x) = limx→x

0 f(x)) ou ]x0, b[ (limite `a droite not´ee ld = limx→x0,x>x0f(x) = limx→x+

0 f(x)).

DESSIN

Exemples 2.8 Soit x0 R. On d´efinit sur R/x0 la fonction f(x) = 2(x−x|x−x00|).

Remarque 2.9 Soit f une fonction telle que ]a, x0[∪]x0, b[⊂ Df.

f admet une limite l en x0 ⇐⇒



f admet une limitea gauche l` g en x0 f admet une limitea droite l` d en x0

l=ld=lg(= f(x0) si f(x0) existe)

Exercice 2.10 Soit g une fonction d´efinie par g(x) =

½ 1 si x6= 0 0 si x= 0 i) Montrer que g admet une limite `a droite et `a gauche en 0

ii) Montrer que g n’admet pas de limite en 0.

(4)

3 Relations entre limite de suite et limite de fonction.

Th´eor`eme 3.1 Soit f :Df R−→R. Soient x0, l∈R,¯ f v´erifiant (Hx0).

Les propositions sont ´equivalentes : (i) limx−→x0f(x) = l,

(ii) ∀(un)nN ⊂ Df convergeant versx0, limn→+∞f(un)=l.

Preuve.

(i) =(ii)

Supposons x0, l∈R.

Hypoth`ese : limx−→x0f(x) = l, c.a.d.∀² >0,∃α >0/∀x∈ Df,(|x−x0|< α=⇒ |f(x)−l|< ²).

Soit (un)nN⊂ Df, suite convergente vers x0 (on veut montrer ∀² >0,∃N N²/∀n ≥N²,|un x0|< ²)).

Soit ² >0.

D’apres l’hypoth`ese ∃α >0 tel que ∀x∈ Df,(|x−x0|< α=⇒ |f(x)−l|< ²).

Mais comme (un) converge vers x0, ∃Nα Ntel que ∀n ≥Nα,|un−x0|< α).

Donc ∀n≥Nα, on a |f(un)−l|< ².

Et ce, quel que soit² >0, donc (f(un)) converge vers l.

(ii) =(i) admis CQFD

4 propri´ et´ es alg` ebriques sur les limites.

Sif, g :D ⊂R−→R, x0 R¯ avec f, g v´erifiant (Hx0) alors les fonctions suivantes, d´efinie sur D v´erifie (Hx0) :

i) f+g,

ii)∀λ R,λ.f, iii) f ×g,

iv) fg si∀x∈ D, g(x)6= 0.

De plus, si f, g admettent une limite en x0, on retrouve les r´esultats obtenus dans le cas des suites num´eriques.

Proposition 4.1 Soit f :Df R −→R et g :Dg R −→R avec f(Df)⊂ Dg, Soit x0 R.¯ Supposons limx→x0f(x) = y0 et limy→y0g(y) = l alors limx→x0g◦f(x) = l

Exercice 4.2 Calculer la limite en +∞ de x3+2.xx2+5.x+22+3.x+1. G´en´eraliser (limite en +∞ ou −∞ d’une fraction rationnelle).

(5)

5 Fonctions ´ equivalentes.

D´efinition 5.1 Soit x0 R.¯

On appelle intervalle-voisinage de x0, un intervalle du type : i) ]x0−α, x0+α[, α >0 six0 R,

ii) ]A,+∞[ si x0 = +∞, iii) ]− ∞, B[ six0 =−∞.

D´efinition 5.2 Soient f, g:D ⊂ R−→R et x0 R,¯ f v´erifiant (Hx0).

On dit que f est ´equivalente `a g en x0 s’il existe Iv(x0) un intervalle-voisinage de x0 tel que

∀x∈ D ∩Iv(x0), f(x) =g(x).(1 +²(x)) avec lim

x→x0

²(x) = 0.

On note alors f x0 g.

Remarque 5.3 Dans le cas o`u g ne s’annule pas sur Iv(x0) (ce qui se passe la plupart du temps), on a

f x0 g ⇐⇒ lim

x→x0

f(x) g(x) = 1.

Propri´et´es 5.3.1 (exo.)

i) x0 est une relation d’´equivalence.

ii) Si f x0 g et limx→x0f(x) =l alors limx→x0g(x) = l.

Exemples 5.4 1) Soit la fonction d´efinie sur R par P(x) = a0+a1x+...+anxn (an 6= 0), alors P(x)+∞ anxn, P(x)−∞anxn, P(x)0 aval(P)xval(P).

2) Soit la fonction d´efinie sur R par F(x) = ab0+a1x+...+anxn

0+b1x+...+bpxp = PQ(x)(x) (an 6= 0, bp 6= 0) alors F(x)±∞ anxn

bpxp et F(x)0 aval(P)xval(P) bval(Q)xval(Q).

3) sin(x)0 x, tan(x)0 x, 1cos(x)0 x22.

4) ln(1 +x)∼0 x, ex10 x, ax10 xlna (a >0), (1 +x)α10 αx (α∈R).

Propri´et´es 5.4.1 i) Si f x0 f1 et g x0 g1 alors f.g∼x0 f1.g1.

ii) Sif x0 f1avecf etf1ne s’annulant pas sur un intervalle du type]a, x0[∪]x0, b[(a < x0 < b) alors f1 x0 f1

1.

iii) Si f x0 f1 et f, f1 strictement positive sur un intervalle-voisinage de x0 alors fα x0 f1α (α∈R).

Remarque 5.5 (importante)

Sif x0 f1 etg x0 g1, onn’apasen g´en´eralf+g x0 f1+g1 (ex.x2+10 1et−1∼0 −x−1, mais x2 6∼0 −x).

Si f x0 f1 et h : R −→ R, on n’a pas en g´en´eral h ◦f x0 hf1 (ex. 1 +x +∞ x et e1+x 6∼+∞ ex).

(6)

6 Infiniment petits.

D´efinition 6.1 Soit f :D ⊂ R−→R.

i) On dit que f est uninfiniment petit en x0 si limx→x0f(x) = 0.

ii) On dit quef est un infiniment petit d’ordre p∈R enx0 silimx→x0 (x−xf(x)

0)p =A∈R. Dans ce cas f(x)∼x0 A(x−x0)p.

Propri´et´es 6.1.1 (Somme et produit d’infiniment petits)

Soit f1(x)x0 A1(x−x0)p1 et f2(x)x0 A2(x−x0)p2 des infiniment petits, alors : (i) f1×f2 est un infiniment petit d’ordre p1+p2 et f1(x)f2(x)x0 A1A2(x−x0)p1+p2. (ii) si p1 < p2, on a f1+f2 infiniment petit d’ordre p1 et f1(x) +f2(x)x0 A1(x−x0)p1. (iii) si p2 < p1, on a f1+f2 infiniment petit d’ordre p2 et f1(x) +f2(x)x0 A2(x−x0)p2. (iv) si p1 = p2 et A1 +A2 6= 0, on a f1 +f2 infiniment petit d’ordre p1 et f1(x) +f2(x) x0 (A1+A2)(x−x0)p1.

(v) si p1 = p2, A1+A2 = 0 et f1 +f2 6= 0, on a f1+f2 infiniment petit d’ordre, s’il existe, p3 > p1 et f1(x) +f2(x)x0 A3(x−x0)p3.

Preuve en exo.

Références