PCSI 1 - Stanislas DM de PHYSIQUE N
◦8 - 14/05/14 A. MARTIN
THERMODYNAMIQUE
Cycle de Brayton dans une centrale - d’après Centrale MP 2012
1. Pour une quantité n de gaz parfait monoatomique à la température T, l’énergie interne U s’écrit : U = 3
2 nRT
Son enthalpie vaut alors : H = U + pV = U + nRT = 3 2 nRT (où p et V désignent respectivement la pression et le volume du gaz considéré).
Les capacités thermiques s’en déduisent :
C V,m = ∂U ∂T
mV = 3 2 R C p,m = ∂H ∂T
mp = 5 2 R
2. Pour une transformation élémentaire adiabatique, le premier principe donne dU = δW. Une transforma- tion réversible est nécessaire quasi-statique sur le plan mécanique donc δW = −pdV . Grâce à la première loi de Joule pour les gaz parfaits, dU = C v dT, ceci conduit à C v dT = −pdV = −p d( nRT p ) = nR dp p . De plus, d’après la relation de Mayer pour un gaz parfait :
C p − C V = nR ⇒ C p = γnR γ − 1 Or, pour une transformation adiabatique réversible, dS = 0, d’où :
0 = γ γ − 1
dT T − dp
p Par intégration, il vient la loi de Laplace :
T
γ−1γp = cte ⇒ T p
γ−1 γ
= cte On a donc :
β = γ − 1 γ = 2
5 = 0, 4 3. La transformation 1 → 2 est adiabatique réversible. On a donc :
T 2
p β 2 = T 1
p β 1 ⇒ T 2 = T 1 r β p = 520 K De même pour la transformation 3 → 4 :
T 4
p β 4 = T 3
p β 3 ⇒ T 4 = T 3 p 4
p 3 β
Or, les transformations 2 → 3 et 4 → 1 étant isobares, on a p 4 = p 1 et p 3 = p 2 , d’où : T 4 = T 3 r
−βp = 750 K > T 2
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4. — Les transformations isobares sont représentées par p = cte = RT V
m
.
Les transformations adiabatiques réversibles suivent la loi de Laplace démontrée précédemment et qui peut se réécrire pV m γ = cte.
— Déterminons le rapport V m,3 /V m,1 :
La transformation isobare 2 → 3 se fait à rapport V m /T constant, d’où : V m3 = V m2 T 3
T 2
= V m2 T 3
T 1
r
−βp
Or, le long de l’adiabatique réversible 1 → 2, on a la loi de Laplace pV m γ = cte, donc : p 2 V m2 γ = p 1 V m1 γ ⇒ V m2 = V m1 r
−1/γp
Finalement, il vient :
V m3 V m1 = T 3
T 1
r p
−(β+1/γ)= T 3
T 1
r
−1p = 1, 1 > 1
— Nous savons maintenant que le volume molaire en 3 est plus important qu’en 1, ce qui permet d’achever l’allure du diagramme de Clapeyron :
5. Les transformations 1 → 2 et 3 → 4 sont adiabatiques, ainsi on a :
∆H m = W u,m = γR
γ − 1 ∆T = R β ∆T D’où :
W u,12, m = R β (T 2 − T 1 ) W u,34, m = R β (T 4 − T 3 ) ⇒
W u, 12, m = RT β
1r β p − 1 = 4, 6 kJ.mol
−1> 0 W u, 34, m = RT β
3r
−βp − 1 = −12 kJ.mol
−1< 0 6. Pour les transformations isobares on a : ∆H m = Q m = R β ∆T. Ainsi :
Q 23, m = R
β (T 3 − T 2 ) Q 41, m = R β (T 1 − T 4 ) ⇒
Q 23, m = R
β
T 3 − T 1 r p β = 16 kJ.mol
−1> 0 Q 41, m = R
β
T 1 − T 3 r p
−β= −9, 3 kJ.mol
−1< 0 7. Le rendement de la machine s’exprime :
η =
W u,12, m + W u, 34, m Q 23, m
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À partir des relations précédentes, on obtient : η =
T 1
r β p − 1 + T 3
r
−βp − 1 T 3 − T 1 r β p
=
T 3 − T 1 r β p r
−βp − T 3 − T 1 r p β T 3 − T 1 r β p
D’où :
η = 1 − 1 r β p = 0, 43
8. En notant W le travail reçu par le système et Q C et Q F les transferts thermiques reçus respectivement de la part de la source chaude et de la source froide :
η C = −W Q C
Le rendement de Carnot est le rendement maximal de la machine, obtenu dans le cas d’un cycle réversible.
Les bilans énergétiques et entropiques sur ce cycle donnent alors : ( 0 = W + Q C + Q F
0 = Q T
C3
+ Q T
F1