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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Les clés

du marketing international

Brigitte DEVESA Sophie RICHARD-LANNEYRIE

LE GENIE DES GLACIERS

L’innovation pédagogique

(3)

La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les " copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collec- tive ", et, d'autre part, que les analyses et courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, " toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause est illicite. " (article 40, alinéa 1).

Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal.

Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous les pays.

Copyright : Génie des Glaciers 2010 Dépôt légal : 1er trimestre 2013

(4)

Sommaire

Avant-propos ... 7

Présentation auteurs .... 8

Train du marketing international .... 7

Partie 1 - Environnement géopolitique Fiche 1 - La mondialisation ....14

Fiche 2 - Les échanges ....17

Fiche 3 - l’environnement géopolitique ....22

Fiche 4 - Facteurs et risques de l’internationalisation ... 24

Fiche 5 - Stratégie d’internationalisation ....26

Partie 2 - Histoire Européenne - Héritage culturel Citoyenneté et Institution L’Europe en marche BD ....32

La construction Européenne Fiche 6 - Histoire et civilisation européenne .... 37

Fiche 7 - L’Europe après 45 : l’Europe actuelle ....40

Fiche 8 - L’élargissement au sein de l’Union Européenne : la construction horizontale de l’Europe ....43

L’Héritage Culturel Fiche 9 - Religions et cultures des Etats Européens : L’héritage religieux et culturel des Etats Européens .... 45

Fiche 10 - Le citoyen au cœur de l’Union Européenne : La citoyenneté européenne .... 47

Citoyenneté Européenne et Droits fondamentaux Fiche 11 - Les droits du citoyen européen : La charte des droits fondamentaux ... 49

Fiche 12 - La protection du citoyen (1) : Citoyenneté démocratique et droits de l’homme ... 52

Fiche 13 - La protection du citoyen (2) : Citoyenneté démocratique et droits de l’Homme. Les nouveaux droits sociaux, culturels et économiques .... 55

(5)

Le Fonctionnement des institutions

Fiche 14 - Les institutions européennes : Les principaux acteurs de l’Union Européenne .... 57

Les moyens d’actions de l’Union Européenne Fiche 15 - Les moyens d’action de l’Union Européenne (1) : Les actes juridiques de l’Union Européenne .... 60

Fiche 16 - Les moyens d’action de l’Union Européenne (2) : Le financement de l’Union Européenne .... 63

Application du droit communautaire Fiche 17 - Les libertés de circulation dans l’espace Européen : L’Union douanière .... 66

Fiche 18 - Le nouveau contenu communautaire : Le traité de Lisbonne .... 70

Partie 3 - Le management interculturel Fiche 19 - Management interculturel et multiculturel .... 76

Fiche 20 - Culture et socialisation ....78

Fiche 21 - Le management des différences socioculturelles ... 83

Fiche 22 - Identités culturelles : différences et similitudes .... 87

Fiche 23 - Le modèle de Trompenaars .... 90

Fiche 24 - Les modèles de Hall ....94

Fiche 25 - Les modèles d’adaptation culturelle .... 96

Fiche 26 - Gestion des équipes multiculturelles ....99

Partie 4 - Diagnostic Export Fiche 27 - Diagnostic Export ... 106

Fiche 28 - Sélection des marchés ... 112

Fiche 29 - Mode de présence à l’étranger ... 114

Fiche 30 - Le choix de l'intermédiaire ... 117

Fiche 31 - La segmentation marketing et la segmentation stratégique ... 120

Fiche 32 - La micro-segmentation à l’international ... 122

Fiche 33 - La macro-segmentation à l’international ... 125

Partie 5 - Etudes de marché à l’international Fiche 34 - Etudes de marché à l’international ... 134

Fiche 35 - La veille internationale ... 138

(6)

Partie 6 - Mix Marketing international

Produit

Fiche 36 - Adaptation du produit au marché cible ... 144

Fiche 37 - Politique produit à l’international ... 147

Fiche 38 - La marque communautaire ... 150

Fiche 39 - L’achat international ... 153

Prix Fiche 40 - Politique de prix à l’international ... 156

Fiche 41 - Détermination des coûts de revient export ... 160

Fiche 42 - Détermination des tarifs à l’export ... 163

Distribution Fiche 43 - Politique de distribution à l’international ... 165

Communication Fiche 44 - Politique de communication à l’international ... 169

Fiche 45 - Moyens médias de la communication internationale ... 175

Fiche 46 - Moyens hors médias de la communication internationale ... 177

Fiche 47 - Les agences de publicité à l’international ... 179

Partie 7 - La douane Fiche 48 - Rôle et mission de la douane ...184

Fiche 49 - Conduite des opérations à l’international ... 187

Fiche 50 - Activité de transit ... 191

Fiche 51 - Choix d’un régime douanier ... 195

Fiche 52 - Utilisation de la marchandise ...200

Fiche 53 - La déclaration d’échange de biens (DEB) ... 202

Fiche 54 - Transformations des marchandises (1) ... 204

Fiche 55 - Transformations des marchandises (2) ... 208

Fiche 56 - Les procédures de dédouanement (1) ... 211

Fiche 57 - Les procédures de dédouanement (2) ... 216

Partie 8 - Les transports Fiche 58 - Le transport ...226

Fiche 59 - Le transport routier ...231

Fiche 60 - Droit du transport routier ... 233

(7)

Fiche 61 - Modalité comptable du transport routier ... 238

Fiche 62 - Transport par rail ... 241

Fiche 63 - Droit du transport sur rail ... 244

Fiche 64 - Modalité de calcul des prix du transport par rail ... 245

Fiche 65 - Le transport maritime ...248

Fiche 66 - Conventions et réglementations du transport maritime ... 252

Fiche 67 - Le transport fluvial 1 ...255

Fiche 68 - Le transport fluvial 2 ...259

Fiche 69 - Le transport fluvial 3 ...261

Fiche 70 - Le transport aérien ....264

Fiche 71 - Le transport combiné ou mutimodal ... 267

Fiche 72 - Le transport international ... 271

Fiche 73 - Les incoterms ...275

Fiche 74 - Les documents de transport ... 278

Fiche 75 - Les documents de transport routier ...280

Fiche 76 - Les documents de transport ferroviaire ... 283

Fiche 77 - Les documents de transport maritime ... 284

Fiche 78 - Les documents de transport aérien ... 287

Fiche 79 - Les documents de transport combiné ou mutimodal ... 289

Fiche 80 - Réglement des litiges et arbitrages internationaux ... 292

Fiches méthodologiques ... 297

Lexique ...309

(8)

Avant-propos

Le livre « les clés du marketing international» constitue, à la fois, un manuel de base global et une synthèse pour les révisions.

Grâce à sa présentation claire, sous forme de fiches, très structurée et facilement ac- cessible, ce manuel couvre l'intégralité des « concepts clés du marketing international » depuis les fondements jusqu'à la spécialisation.

L’ouvrage inclut une partie spécifique consacrée à l’Europe et au Droit Communautaire.

Connaître l’histoire de l’Europe, ses héritages culturels, ses institutions et ses moyens d’action permet de comprendre le contexte géopolitique des échanges avec l’Europe.

Des « fiches méthodologiques » présentent la démarche à suivre pour mettre en pra- tique les techniques propres au marketing international.

Une progression logique des connaissances - qui est également thématique – permet une consultation « à la carte » de l'ouvrage.

Un lexique, en fin d'ouvrage, définit le vocabulaire essentiel à connaître.

Des bandes dessinées sont présentées au fil de cet ouvrage afin de rendre l’apprentis- sage plus ludique.

Ce livre est couplé avec un livre d'exercices. Un logiguide très complet y est associé, il contient les corrections des exercices et de nombreux compléments.

Remarque : Les concepts essentiels à connaître en marketing ne sont pas inclus dans cet ouvrage qui se concentre sur le marketing international. Pour compléter vos connaissances en marketing, procurez-vous l'ouvrage « Les clés du marketing » dispo- nible au Génie des Glaciers.

(9)

Présentation auteurs

Brigitte DEVESA, Juriste expert en droit, est diplômée d’un Master 2 de Droit Privé, Sciences Criminelles et justice, Spécialité Carrières de la Justice, obtenu à l’université d’Aix-Marseille 3.

Elle a enseigné le Droit Pénal des Affaires dans cette même Université.

Elle a enseigné :

 À l’IPSAA-ESDAC d’Aix-en-Provence l’Eco-Droit et les grands enjeux européens

 À l’Ecole Diderot Montpellier, le Marketing International Depuis plusieurs années :

Elle est professeur et responsable d’un pôle tutorat au sein d’une école supérieure à distance

Elle enseigne :

 à l’IUT d’Aix-en-Provence la Gestion des Risques Professionnels

 à la CCI de Valence, le Droit de la Communication

Elle conçoit des modules de cours dans différentes disciplines : le droit pénal, le droit du travail, le marketing international, le droit européen...

Elle est notamment Directrice de Mémoires, membre de jury et auteur de sujets d’exa- mens.

Elle a également à son actif plusieurs ouvrages scolaires aux Editions « Le Génie des Glaciers ».

Elle travaille actuellement sur un projet de bandes dessinées

(10)

Sophie Richard-Lanneyrie est diplômée d’un Master 2 de Philosophie et de Communi- cation obtenu à l’Université Sorbonne (Paris).

Elle est :

 Professeur et Directrice de mémoires dans l’enseignement supérieur

 Rédactrice de cours en e-learning et en m-learning,

 Membre de jurys et auteur de sujets d’examens et d’articles (Journal du Net, e-marketing, Marketing-Etudiant...).

Elle a également été :

 Chargée de cours et Directrice de Mémoires au CELSA à la Sorbonne (Paris),

 Professeurs dans de nombreux établissements d’enseignements supérieurs

 Membre de jurys d’examen en BTS Communication

 Consultante en Stratégie marketing et communication pour de nombreuses marques

 Consultante pédagogique pour le CNED

Elle est la créatrice du Business Games : « Entreprendre : Le Jeu ! » (www.entreprendre-lejeu.com), et de nombreux sérious games.

Elle est Directrice de Collections et auteur de plusieurs ouvrages scolaires et d’essais aux Editions « Le Génie des Glaciers ».

Son blog : http://sophierichardlanneyrie.overblog.com/

(11)

Avant la révolution industrielle Emergence du Com- merce International Echanges limités jusqu’au XVIIIème

siècle Voies de communi-

cation rares entre pays.

Nombreuses taxes et droits de péage.

Commerce lointain peu développé.

Naissance du com- merce international XVIIIème siècle Amélioration du

réseau routier Prospérité des ports Français (commerce

colonial, escla- vage…).

Les marchés sont de plus ne plus larges.

Introduction de nouveaux moyens

de paiement et d’échange.

Après la révolution industrielle Protectionnisme Début XIXème siècle

Grande-Bretagne : Monopole commerciaux Loi Corn Law pour réguler le commerce (grains), protéger les propriétaires fon- ciers et encourager

les exportations.

France : Taxes (pro- duits industriels et

agricoles) Allemagne : List Friedrich instaure protection industrie

dans Union Doua- nière 39 Etats.

De même au Etats-Unis.

Libre échange Seconde moitié du

XIXème siècle Fin du protection-

nisme car : Droits de douanes trop important han- dicap le développe- ment de l’économie.

Coût du blé trop élevé cause de trouble sociaux.

Traité de libre échange entre Grande-Bretagne et

France (2ème puis- sance économique).

Grande-Bretagne : abolit les lois sur le blé et les lois de

navigation.

Intensification des échanges.

Le train du marketing

international

(12)

Développement du Commerce Interna-

tional Repli protection- nisme 1880-1945 Apparition des premiers bateaux

frigorifiques.

1870 : Europe et occident envahie par

produit venant des Etats-Unis, d’Europe Orientale et de Rus- sie (Céréales, laines,

viandes…).

Les prix s’effondrent.

Les revenus fonciers et la valeur de la terre diminuent.

Croissance mondiale en baisse. Les pays se replient sur leur

position.

1879 : Loi douanière allemande point de départ du retour du protectionnisme.

Bismarck remonte les taux de taxation

de l’Allemagne.

1881 : France mise en place d’une loi douanière comme en Allemagne.

1892 : Méline abolit les traités commer- ciaux et impose un tarif pour protéger l’agriculture fran-

çaise.

Russie : Mendeleiev double ses tarifs

douaniers.

Après la crise de 1929 Généralisation protectionnisme La crise des années

20 accentue les mesures protection-

nistes.

Grande-Bretagne : après 1ère guerre mondiale abandonne

le libre échange.

France : rétablisse- ment des « contin- gentements », imi- tées par l’ensemble

des pays.

La généralisation du nationalisme éco- nomique provoque l’effondrement des échanges, la contrac- tion du volume de la production

industrielle.

Fin des années 30 : reprise des échanges

dans le cadre d’accords bilatéraux

(troc ou clearing).

De 1945 à nos jours Reprise et explosion

des échanges Internationalisation

des échanges Après la 2nd guerre mondial, le volume des échanges mon- dial revient comme

avant 1914.

Etats-Unis : grande puissance exporta- trice réamorcent les échanges internatio- naux pour soutenir

leur industrie.

Accords de Bretton- Woods : le dollar est la devise universelle

et unique.

Accords du Gatt : favorisent le multila- téralisme et le libéra- lisme et donnent un cadre institutionnel

favorable au com- merce international.

Mondialisation de l’économie.

Début XXIème siècle : ralentisse-

ment temporaire du processus puis hausse en valeur des échanges de biens et

de services.

(13)
(14)

Partie 1

Environnement

géopolitique

(15)

C’est le

«doux commerce» qui fonde la mondialisation (formule de Montesquieu)

fiche 1

La mondialisation

Les échanges internationaux ont connu un essor sans précédent

depuis l’après-guerre. Ils progressent plus vite que la production de richesses et sont dopés par la généralisation du libre-échange, avec la mise en place du Gatt (l’accord général sur les tarifs et le commerce) en 1947 et la création de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) en 1995.

Cette internationalisation des échanges a abouti à une mondialisation des marchés qui a entraîné une interdépendance entre les nations.

Dans le même temps, ces nations ont bénéficié d’un cadre institutionnel favorable aux échanges tant au niveau européen qu’au niveau mondial entre Etats.

Cependant, il existe une disparité entre les différentes parties du monde qui n’oc- cupent pas la même place dans le circuit des échanges. Un cinquième de l’humanité seulement consomme (et produit) les quatre cinquièmes des richesses mondiales.

Les espaces moteurs de la mondialisation appartiennent à l’« archipel métropolitain mondial », une toile de grandes mégalopoles, essentiellement localisées au sein de la Triade (Etats-Unis, Europe, Japon), qui sont reliées entre elles par des réseaux.

La mondialisation (que les Anglo-Saxons appellent « globalisation ») permet l’intensi- fication des échanges de biens, services, capitaux (prises de participations internatio- nales par exemple)…à l’échelle de la planète.

(16)

1

Selon l’OCDE, la mondialisation recouvre trois étapes :

1

L’internationalisation : c’est-à-dire le développement des flux d’exportation ;

La transnationalisation : qui est l’essor des flux d’investissement et des implan- tations à l’étranger ;

La globalisation : avec la mise en place de réseaux mondiaux de production et d’information, notamment les NTIC (nouvelles technologies d’information et de communication).

Si la commerce à longue distance a toujours existé (route de la soie, route des épices…), la mondialisation a pu voir le jour, dans la seconde moitié du XXème siècle, grâce à l’ou- verture des marchés conséquence à la fois de révolutions techniques dans différents domaines (transports, informatique et télécommunication) et aussi de choix écono- miques et politiques.

La mondialisation touche la production par le phénomène de la délocalisation (straté- gie d’implantation internationale des entreprises).

Grâce à l’essor de l’informatique, des liaisons par satellites et d’Internet, la mondialisa- tion permet la naissance d’une économie virtuelle (déconnectée du système productif) par l’interconnexion des places boursières. Associés aux transferts instantanés de capi- taux d’une place bancaire à une autre, elle créée un marché planétaire de capitaux et l’explosion des fonds spéculatifs aboutissant à une globalisation financière.

La logique du réseau évince celle du territoire : réseaux de transport (des hommes, des marchandises, des matières premières, de l’énergie), mais aussi réseaux de télécom- munications et réseaux relationnels. La distance s’apprécie non plus de façon métrique mais en fonction de l’équipement des lieux en réseaux, qui définit leur accessibilité et leur attractivité.

La mondialisation redonne aux Etats leur rôle de puissance publique. Les Etats ont ainsi le pouvoir de réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

(17)

1

La population mondiale, horizon 2050

Le monde conserve une croissance démographique importante (1,2 % par an), avec une population estimée à 6,5 milliards d’habi- tants en 2006.

Cette croissance ralentit.

Croissance démographique

L’espérance de vie reste modeste : 67 ans en moyenne.

Elle a considérablement augmenté : la population mondiale a gagné plus de 20 ans d’espérance de vie ces cinquante dernières années, soit près de cinq mois d’espérance de vie en plus chaque année. De fortes disparités persistent (26 ans en Sierra Leone contre 74 ans au Japon).

La fin de la régulation étatique - mise en place juste après la Seconde Guerre mondiale - s’est produite en trois étapes :

1. La déréglementation : c’est-à-dire la disparition en 1971 du système des parités stables entre les monnaies, qui se mettent à flotter au gré de l’offre et de la demande ;

2. La désintermédiation : autrement dit la possibilité pour les emprunteurs privés de se financer directement sur les marchés financiers sans avoir recours au cré- dit bancaire ;

3. Le décloisonnement des marchés : avec abolition des frontières qui comparti- mentaient les différents métiers de la finance ce qui permet aux opérateurs de jouer sur de multiples instruments financiers.

Les zones géopolitiques

Traditionnellement, le Monde est découpé en sept grandes zones : Europe, Amé- rique, Afrique, Moyen-Orient, Asie, Russie et Océanie.

Le droit international reconnaît l’existence de près 200 Etats faisant presque tous partis de l’ONU (Organisation des Nations Unis).

1

(18)

fiche 2

Les échanges

Depuis la moitié du XIXème siècle, le vo- lume des échanges a été multiplié par plus de 20. Les échanges pro- gressent plus vite que les volumes de production d’où l’ouverture croissante des économies.

A la vision Nord-Sud des relations économiques internationales qui prévalaient avant la Seconde Guerre Mondiale peut se substituer aujourd’hui celle d’une analyse des échanges internationaux dans le cadre d’un monde tripolaire qu’on appelle «la Triade».

Les échanges se réalisent, en effet, majoritairement au sein des pays de la Triade : Europe-Asie -Amérique du Nord.

L’Europe représente une « plaque tournante » au niveau des échanges.

Les échanges internes : ils se réalisent surtout en Europe (plus de 1/3 du commerce international), suivis par les échanges entre les pays d’Asie.

Les échanges intercontinentaux : les flux partant de l’Asie vers l’Europe et l’Amérique du Nord dominent, suivis par les flux entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud)

Avec 3 milliards d’habitants, ils représentent les grandes puissances émergentes. Ils devraient assurer, d’ici à 2015, selon le FMI, 61 % de la croissance mondiale.

Les échanges de ressources naturelles et de technologie, entre ces pays, devraient se renforcer dans l’avenir. Rappelons que le Brésil et la Russie produisent du pétrole et du gaz naturel, la Chine et l’Inde sont en plein processus d’industrialisation qui nécessite beaucoup d’énergie et l’Afrique du Sud extrait de ses mines des métaux et d’autres minéraux.

«C’est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises et qui établit les

vrais rapports entre elles».

Montesquieu

(19)

La structure des échanges et leur nature

2

Le commerce international est un commerce intra-branche c’est-à-dire échangeant des produits similaires.

Avec 20% du commerce mondial, le commerce des services (surtout transport et tou- risme) se développe le plus au niveau mondial depuis une vingtaine d’années. Notons une percée de croissance importante au niveau des secteurs de banque, assurance et télécommunication.

Avec 72% des exportations mondiales, les produits manufacturés (équipements infor- matiques, télécommunication, machines, biens d’équipement, automobile….) repré- sentent la plus grande part des échanges.

Les organisations mondiales Organisations

mondiales Vocation Principes

fondamentaux Exceptions Organisations internationales

Le GATT www.wto.org

Accord général sur les trafics douanier (1947).

Objectifs : développement du

libre-échange.

● Non-discrimination.

Abandon des droits de douanes.

● Interdiction de dum- ping et de subventions à l’exportation.

● Abolition des restric- tions quantitatives.

● Possibilités de création de zone de libre échange ou d’union doua- nière.

● Ripostes anti- dumping.

● Clauses de sau- vegarde (fixation de contingence)

www.oecd.orgOCDE

Organisation de Coopération et de développement écono-

mique.

Objectif : suppression des barrières doua- nières (après 1945).

● Centre d’étude et de concertation pour les pays développés.

● Analyse de la conjonc- ture économique

● Formulation des recommandations (politique économique, aide au développe- ment)

(20)

2

CNUCED www.unctad.

org

Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement

(1964).

Union des pays de l’ONU.

Objectifs : favoriser le développe-

ment du Tiers Monde.

Mise en place :

 D’un SGP (système généralisé des préfé- rences)

 D’un Programme intégré sur les produits de base

D’un Code de conduite des conférences mari- times

 D’un Accord sur le montant de l’aide publique au dévelop- pement.

Fond FMI Monétaire International

Le FMI a été créé par la Conférence de Bretton

Woods (1944).

Il organise le système monétaire

international.

Objectif : combattre les désordres monétaires

internationaux.

Finance (prêts) les déficits des balances des paiements des pays membres.

La condition étant que les pays aidés mettent en place des mesures pour rétablir l’équilibre extérieur.

Le FMI peut auto- riser un pays à ne plus appliquer (temporairement) les règles du GATT.

(21)

2

Les banques mondiales

La BIRD Banque Internationale pour la reconstruction et le développement.

www.worldbank.org L’AID Association Internatio- nale pour le Développe-

ment.

La SFI Société Financière Inter-

nationale.

La BCE Banque Centrale Euro-

péenne www.ecb.int

Consentir des prêts, à des conditions privilégiées, aux pays du Tiers Monde.

La BCE Banque Centrale Européenne www.ecb.int

La BCE (créée en 1998 et opérationnelle en 1999 avec la naissance

officielle et la mise en place de l'euro).

Organe exécutif du Système européen des

banques centrales, composé des banques

centrales des pays membres et de la BCE.

Responsable de la politique monétaire de

l'Union Européenne.

Mission principale : assurer la stabilité des prix au sein de la zone euro, condition néces- saire à une croissance

durable.

(22)

2

La BERD Banque Européenne

pour la Reconstruction

et le Dévelop- pement www.ebrd.com

Crée en 1991.

Vocation : favoriser la transition vers l’économie de mar-

ché des pays d’Europe Centrale et Orientale

engagés dans un processus de démocra-

tisation.

Participe au financement de projets d’investis- sement émanant du secteur privé (principale- ment).

Les accords inter-régionaux

De nouvelles formes d'échanges, plus ou moins teintées de protectionnisme, se déve- loppent depuis une quarantaine d'années, à l'intérieur de zones géographiques régio- nales, plus ou moins intégrées.

Ils permettent une intégration économique en 5 étapes :

Zone de libre-échange : les marchandises circulent librement à l’intérieur de cette zone qui ne contient aucune barrière tarifaire ou non tarifaire. Le système douanier de chaque pays membre est maintenu vis-à-vis des pays tiers.

L’Union Douanière : est une zone de libre échange qui comporte un tarif douanier commun avec les pays tiers.

Le marché commun : est une union douanière complétée par la libre circulation des personnes, des services et des capitaux.

L’union économique : est un marché commun auquel s’ajoute l’harmonisation des politiques économiques.

L’intégration économique : est un marché unique auquel s’ajoute l’unification de politiques économiques et sociales.

Les accords bilatéraux

Ils se multiplient depuis quelques années permettant l’ouverture des marchés intéri- eurs à certains pays avec lesquels des accords sont passés.

Les Etats-Unis, les pays asiatiques et l’Union Européenne prennent de nombreuses initiatives à ce niveau.

(23)

fiche 3

L'environnement géopolitique

Pour entrer sur un marché étranger, il est indispensable de connaître l’environnement géopolitique du pays ou du territoire concerné.

Pour cela, il faut mettre en évidence les facteurs :

 géographie physique : climats, risques naturels, ressources stratégiques (énergé- tiques, alimentaires, eau) ou accès à celles-ci, infrastructures…,

 économiques,

 géographie humaine : démographie, santé, conditions de vie (revenus, habitat, accès à l’éducation…),

 politiques et institutionnels : gestion du territoire, organisation interne des Etats, régime politique, frontières

exemple l'Union Euro-Par péenne est une zone de mar- ché potentiel pour une entreprise qui s'intéresse au marché européen . Les pays de l'UE sont liés par des accords économiques ce qui peut-être

un atout pour une entreprise qui veut y localiser une de ses

unités de production .

Une entreprise

qui veut se développer à l'inter- national ne raisonne pas forcément par pays mais par "zone de marché" qui recouvre plusieurs pays qui sont géographiquement et

sociologiquement proches et souvent liés par des accords d'associations

économiques.

(24)

 idéologiques : système de valeurs et de croyances,

 cultures : langues, religions…,

qui influencent le comportement des habitants de ce pays.

Le risque pays

Le risque pays est une notion clé dans le commerce international qui est à distinguer du risque commercial inhérent à toutes transactions (faillite, défaut de paiements des créanciers…) et lié aux caractéristiques propres du partenaire commercial.

Cette notion recouvre différents facteurs (macroéconomiques, politiques, sociaux) qui peuvent être à l’origine d’un sinistre lors d’une opération avec un pays étranger. Elle est liée à l’environnement dans lequel va se passer la transaction.

Il existe différents types de risques qui sont souvent liés les uns aux autres : par exemple si la Banque Centrale « bloque » des sorties de devises c’est parce que la balance de paiement du pays est déficitaire ce qui est la conséquence des mesures prises par les autorités politiques.

Risques économiques et financiers : par exemple, une hausse des taux d’intérêts qui augmente le coût des emprunts ou une hausse des taux d’intérêts qui bloque le coût des emprunts…

Risques politiques : liés à un régime politique instable, des guerres, des embargos ou un système judiciaire déficient par exemple…

Risques sociaux : liés à des conditions de vie ou de travail instable (chômage, pau- vreté, inégalités)…

Risques naturels ou sanitaires : liés à des tremblements de terre ou à des catas- trophes naturelles par exemple…

Ces risques peuvent entraîner des sinistres divers lors des échanges : par exemple le défaut de paiement de l’acheteur, l’interruption d’un contrat, voir la confiscation des biens…

Pour prendre la mesure des risques encourus, l’entreprise doit mettre en œuvre une veille géopolitique qui lui permettra de connaître son degré d’exposition au risque pays.

Elle sera ensuite capable de gérer le risque en montant un dossier qui prend en compte certaines règles de prudence par exemple en souscrivant une police d’assurance.

3

(25)

fiche 4

Facteurs et risques de l'internationalisation

La décision d’une entreprise de se développer à l’international implique une démarche stratégique cohérente.

L’exportation offre à l’entreprise une opportunité de développement et des perspec- tives de croissance sur des marchés moins saturés que le marché national, répartissant ainsi les risques (économiques, politiques…) sur d’autres marchés.

L’entreprise dispose ainsi d’une puissance industrielle et financière et s’assure d’une plus grande flexibilité.

Les opportunités du développement international

Il existe différents facteurs qui peuvent inciter l’entreprise à se développer à l’interna- tional.

Facteurs commerciaux

La saturation du marché national qui n’offre pas des perspec- tives de croissance viables.

L’importance de la concurrence qui limite le développement de l’entreprise sur le marché national.

La spécificité de l’activité de l’entreprise qui impose un faible nombre d’acheteurs potentiels sur le marché national et donc la recherche d’acheteurs étrangers.

Le ralentissement de la croissance économique d’un pays peut être comblé par des commandes en provenance de l’étranger (répartition des risques conjoncturels).

Le caractère saisonnier de l’activité qui entraîne l’entreprise à exploiter d’autres marchés pour réguler son activité. Ce qui entraîne une meilleure utilisation de l’appareil productif ainsi qu’une plus grande maîtrise des coûts de production.

(26)

4

Facteurs industriels

La recherche d’économies d’échelle par une augmentation de la production et donc abaissements des coûts unitaires. Cela améliore la compétitivité de l’entreprise au niveau du prix ce qui peut lui permettre de trouver de nouveaux débouchés.

Amortissement des coûts de recherches et développement et donc du prix de lancement.

L’abaissement des coûts de production en raison des prix plus bas de la main d’œuvres et des matières premières.

Avantages de la réglementation fiscale, sociale ou de la protec- tion de l’environnement…

Recherche de l’accroissement du volume de l’activité (effet-vo- lume).

Pratique de politique de marges différenciées selon l’élasticité- prix des marchés (effet-revenus).

Pour résorber une production excédentaire en écoulant les stocks sur d’autres marchés que le marché national qui ne peut pas les absorber.

Facteurs d’environnement

La multiplication des accords de libre-échange.

La mondialisation des goûts.

La mixité des populations et les mélanges ethniques.

L’ouverture des pays d’Europe Centrale et Orientale.

Les risques du développement international

Il existe également des risques qu’une entreprise ne doit pas négliger lorsqu’elle en- gage une démarche d’internationalisation.

Se développer à l’international doit être une source de profit pour l’entreprise. Ce qui rend nécessaire une étude de marché efficace. Celle-ci doit prendre en compte, par exemple :

● les alliances existantes sur le marché entre les différents partenaires qui n’est pas forcément apparente et évidente de prime abord ;

● une bonne évaluation des coûts de transports ;

● une analyse multi-culturelle et interculturelle sérieuse ;

● une étude complète de modifications réglementaires et législatives notamment en matière douanière ;

● le suivi des variations des taux de change ;

● l’analyse de la situation politique (instabilité) qui engendre un risque-pays…etc.

(27)

fiche 5

Stratégie

d'internationalisation

Une entreprise qui décide de s’engager à l’international doit suivre un processus composé d’une succession d’étapes qui lui permet de se familiariser progressivement avec les différents marchés étrangers sur lesquels elle souhaite investir.

Décider de s'orienter vers un développement international, implique donc la mise en œuvre d'une démarche qui soit structurée. Celle-ci permettant de sélectionner les marchés cibles les plus intéressants et de définir les stratégies internationales les plus appropriées, en mobilisant les outils de l'analyse stratégique et les résultats du dia- gnostic global à l'export.

Pour une entreprise, mener une politique d’exportation c’est partir de la négociation commerciale pour aboutir au traitement des commandes, en passant par l’expédition et le règlement.

"L'entreprise doit apprendre à penser qu'elle ne produit pas des biens ou des services mais qu'elle achète de la clientèle en faisant en sorte que les

gens aient envie de devenir ses clients". (T. Levitt)

(28)

 Les étapes de l’internationalisation

5

L'internationalisation se caractérise par une succession d'étapes, qui vont permettre à l'entreprise de réaliser un apprentissage progressif des marchés étrangers.

On peut ainsi faire apparaître différentes phases :

la phase du diagnostic : qui permet d'identifier les facteurs-clés de succès et les facteurs du macro-environnement.

la prise de décision : de s'engager sur un ou plusieurs marchés à l'export.

le choix du ou des marchés étrangers ciblés

● le choix des moyens d'accès aux marchés ciblés

l'élaboration du programme de marketing international

● le choix de la structure adéquate

● le suivi et le contrôle du processus

● la remédiation

Par ailleurs, l'entreprise doit également mettre en évidence les éléments incontrô- lables de son environnement local ainsi que ceux des différents environnements in- ternationaux auxquels elle veut se confronter. Cela est indispensable pour mettre en place les variables du mix marketing sur lesquelles elle peut exercer un contrôle sur chaque marché étranger ciblé.

La démarche

Tous les marchés étrangers se trouvent éloignés de l’entreprise de différentes façons :

● Soit il s’agit d’une distance géographique qui imposera un certain délai (et donc un coût) d’acheminement des produits ;

● Soit il s’agit de différences dans le développement économique du pays ;

● Soit il s’agit d’une distance liée aux institutions, autrement dit aux politiques éco- nomiques menées par les Etats : ce peut-être, par exemple, les barrières doua- nières, les réglementations et les normes, les différences de monnaies… ;

● Soit il s’agit de différences culturelles qui peuvent être des différences de menta- lité, de langue voir même d’éducation…

(29)

C’est la raison pour laquelle, une entreprise qui décide d’exporter sa production peut

5

commencer par le faire auprès de pays culturellement proches afin de s’initier à l’in- ternationalisation. Forte de cette expérience, il lui est ensuite possible d’orienter son exportation vers des pays moins proches culturellement, voire même d’envisager une implantation commerciale, industrielle ou un joint-venture dans certains pays.

Quelle que soit la décision prise par l’entreprise, elle doit, au préalable, se poser les questions suivantes :

● Combien de marchés souhaite-t-elle toucher et avec quelle stratégie ?

● Quelle place va occuper, au sein de sa stratégie internationale, le marché national par rapport aux marchés internationaux ?

Choix des stratégies

Une stratégie d’internationalisation obligera l’entreprise à trouver une adéquation entre son produit et un besoin solvable. Il lui faudra donc s’adapter aux différents mar- chés destinataires, c’est-à-dire prendre en compte des aspects techniques, commer- ciaux, et financiers.

A ce stade, l’entreprise à 2 options - qui peuvent finalement aboutir au même résultat :

Stratégie de concentration : soit elle décide de se concentrer sur un petit nombre de marchés en concentrant les ressources disponibles sur ceux-ci. Objectif : at- teindre une part de marché importante sur ces marchés et s’y implanter dura- blement. Cette stratégie nécessite peu d’investissement et permet de bénéficier d’économies d’échelles au niveau de la distribution et de la communication.

Stratégie de dispersion : soit elle opte pour une répartition de ses ressources en direction de nombreux pays. Objectif : s’implanter rapidement sur un marché avec le risque de devoir en abandonner certains marchés moins rentables car trop instables. Cette stratégie suppose de gros investissements et donc des res- sources disponibles importantes.

Ces 2 stratégies dépendent :

● du marché et de ses caractéristiques,

● du produit à distribuer

● et de l’entreprise et de ses ressources disponibles

(30)

 Choix de la répartition des rôles joués par les différents marchés national, inter-

5

national, mondial

L’entreprise a 4 options possibles :

Stratégie domestique : soit elle opte pour ne toucher qu’un seul marché

Stratégie de marché international : soit elle organise sa stratégie internationale en considérant les pays comme des extensions du marché domestique auquel elle donne une importance plus grande. Les différents pays ciblés restant liés au marché domestique

Stratégie de marché multicanal : soit elle inclut le marché domestique comme étant un marché parmi d’autres à l’international

Stratégie de marché global : soit le marché domestique représente une unité de base au sein d’un espace géographique mondial et unifié.

De ces 4 stratégies découlent 4 types de développement de l’entreprise à l’international :

Développement ethnocentrique : qui se rapproche de la standardisation mar- keting. Dans ce cas, les opérations internationales sont réduites par rapport aux opérations menées sur le marché domestique. L’entreprise dispose d’un siège social fortement ancré dans la culture nationale.

Développement polycentrique : qui se rapproche de la stratégie d’adaptation en marketing. L’entreprise dispose dans ce cas, de filiales indépendantes dans chaque pays. Elle adopte les mentalités de chaque pays touché. Cela entraîne de grosses dépenses en marketing.

Développement régiocentrique : qui se rapproche d’une standardisation par- tielle avec les adaptations nécessaires dans les différents pays ciblés. L’entreprise dispose de filiales autonomes au niveau régional. Elle risque de se heurter à des contraintes légales qui rendront difficile la mise en pratique de ce type de déve- loppement.

Développement géocentrique : qui se rapproche, comme la précédente, d’une standardisation partielle avec les adaptations nécessaires dans les différents pays ciblés. L’entreprise dispose de filiales mondiales : c’est une multinationale dispo- sant d’un état-major central et recherchant un personnel qualifié. C’est un déve- loppement propice aux économies d’échelle avec un risque de se heurter à des contraintes légales.

(31)
(32)

Partie 2

Histoire européennes Héritage culturel

Citoyenneté et Institutions

(33)

VIIIème siècle

Le poète Hésiode évoque le mythe Europe.

L’an 800 L’unité européenne

s’affirme.

L’occident s’impose comme étant le berceau de cette unité.

Après le sacre de Charlemagne,

« Roi des Francs », celui-ci devient « l’Empereur de l’Europe

Occidentale ».

Il est le père de l’Europe.

IIème siècle de notre ère L’empire Romain est à son apogée. Il s’étend du bassin méditerranéen à l’Asie Mineure.

A l’intérieur de cet empire une nouvelle culture se développe « la civilisation

européenne ».

L'Europe en marche

(34)

L’histoire européenne change de visage.1556 Rome, sous son autorité spirituelle, vise à unifier la chrétienté, et celle vue par Charles Quint prend fin.

Les grands royaumes européens imposent leur pouvoir et l’on assiste à la mise en place d’une unité culturelle et religieuse.

Après l’idée d’une 1603

unité européenne, on envisage, progressivement, une Europe fédéraliste.

Les premières pensées du fédéralisme font leur apparition.

L’Allemand Althusius Johannes (juriste de 1557- 1638) évoque une unification européenne et diversité

la « subsidiarité ».

Actuellement ce principe de fonctionnement est fondamental dans l’union européenne que

l’on connaît.

(35)

Cette volonté 1807 d’unité européenne

va séduire l’empire napoléonien.

Saint Simon 1814 (philosophe

français), proposera la création d’un

parlement européen.

(36)

L’Europe se fonde sur une notion d’équilibre et d’entente entre les 1815 grandes puissances et le XIXème siècle est aussi pour l’Europe celui des nationalités.

La culture cosmopolite n’est pas incompatible avec l’affirmation des Etats.

De ce fait l’héritage des Lumières se perpétue tant sur le plan culturel que sur le plan institutionnel.

(37)

monde d’avant Le Il montre parfaitement ce que 1914

pouvait être le quotidien et l’univers mental d’un

bourgeois cultivé.

Ce monde

de la « sécurité » prend fin dès la 1ère guerre mondiale.

On aboutit à une exaltation du nationalisme qui prend essor sur les dernières décennies du

XIXème siècle.

Après 4

années d’une guerre sanglante, le XXème siècle ouvre ses portes sur un second conflit plus dévastateur encore…

(38)

fiche 6

Construction Européenne

Histoire et civilisation européenne

Robert Schuman, né au Luxembourg le 29 juin 1886 et Français d’origine est un des pères fondateur de l’Union Européenne.

Connaître l’histoire de l’Europe et sa géographie, comprendre le contexte géopolitique européen est fondamental pour appréhender la place de l’Europe dans le monde.

La mise en place de l’Europe, ne s’est pas faite sans difficultés, notamment tant dans son élargissement que dans sa gouvernance.

Le processus de la construction européenne est un processus qui a pris en compte plusieurs facteurs :

• Les traités

• Les crises politiques et leur dénouement.

Une Europe pour la paix

« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques… L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni

dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité

de fait… »

Extrait de la déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950

(39)

Pour permettre à l’Europe d’avoir un avenir commun, il est indispensable de com-

6

prendre la nécessité de la réalisation de plusieurs étapes.

L’Europe jusqu’en 1945 : L’idée d’Europe dans l’histoire

L’idée d’une Europe unifiée n’est pas nouvelle, à travers chaque époque, l’homme a souhaité théoriser cette idée d’unification.

En remontant au VIIIème siècle, on va trouver le poète Hésiode qui déjà évoque le mythe Europe. La signification du mot « Europe » interpelle et l’on s’interroge alors sur l’origine de ce terme.

Plusieurs hypothèses sont données :

 S’agit-il du mot Grec « Eurus » qui signifie plus « ample » et le mot « Ops » qui signifie « visage »

 S’agit-il d’un terme Phénicien « Erebe » qui veut dire « sombre » (un terme qui était employé pour désigner les pays du couchant).

De nos jours encore la question de l’Europe unifiée est posée mais pour d’autres rai- sons que nous aborderons quelques fiches plus loin.…

L’empire Romain qui est à son apogée au IIème siècle de notre ère, s’étend alors du bassin méditerranéen à l’Asie Mineure. Ainsi à l’intérieur de cet empire une nouvelle culture se développe « la civilisation européenne ».

Une civilisation emprunt à la fois d’un humanisme Grec et d’une religion chrétienne.

Le temps passe et l’unité européenne s’affirme et dès l’an 800, l’occident va s’imposer comme étant le berceau de cette unité. Après le sacre de Charlemagne, « Roi des Francs

» celui-ci devient « l’Empereur de l’Europe Occidentale ». Il est le père de l’Europe.

L’histoire européenne change de visage dès L’année 1556. Rome sous son autorité spi- rituelle vise à unifier la chrétienté et celle vue par Charles Quint prend fin.

Malgré cette discorde politique, les grands royaumes européens imposent leur pouvoir et l’on assiste à la mise en place d’une unité culturelle et religieuse.

Après l’idée d’une unité européenne, on va progressivement envisager une Europe fédéraliste. Ainsi en 1603, les premières pensées du fédéralisme font leur apparition et c’est l’Allemand Althusius Johannes (juriste de 1557-1638) qui évoque une unification européenne et diversité la « subsidiarité ».

Actuellement ce principe de fonctionnement est fondamental dans l’union euro- péenne que l’on connaît.

(40)

En 1807, cette volonté d’unité européenne va séduire l’empire napoléonien

6

En 1814, Saint Simon (philosophe français), proposera la création d’un parlement euro- péen.

Après 1815, l’Europe se fonde sur une notion d’équilibre et d’entente entre les grandes puissances et le XIXème siècle est aussi pour l’Europe celui des nationalités. La culture cosmopolite n’est pas incompatible avec l’affirmation des Etats. De ce fait l’héritage des Lumières se perpétue tant sur le plan culturel que sur le plan institutionnel.

Le monde d’avant 1914, montre parfaitement ce que pouvait être le quotidien et l’uni- vers mental d’un bourgeois cultivé.

Mais ce monde de la « sécurité » va prendre fin dès la 1ère guerre mondiale, en effet on arrive à un aboutissement d’une exaltation du nationalisme qui prendra essor sur les dernières décennies du XIXème siècle. Après 4 années d’une guerre sanglante, le XXème siècle ouvre ses portes sur un second conflit plus dévastateur encore…

La construction européenne est en marche, qu’en est-il de l’Europe actuelle… ?

(41)

fiche 7

Construction Européenne

L'Europe après 1945 : L’Europe actuelle

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Europe est complètement dévastée.

En France et en Allemagne de nombreuses infrastructures sont complètement dé- truites.

Un impératif : reconstruire l’industrie qui durant ces temps de guerre été orientée vers la production d'armes et d'engins militaires. Désormais il faut se réorganiser, se recons- truire économiquement et rattraper ce retard au regard des Etats Unis.

1947 : L’Europe est plongée dans une tourmente sans précédent.

 Pénuries en tous genres

 Absence de perspectives

L’Europe anéantie au lendemain de la guerre, prend cependant son destin en «mains»

et opère à des choix ambitieux afin d’entamer une reconstruction du continent sur des bases nouvelles et solides.

L’Ere de la reconstruction :

Cette construction européenne commence par la réconciliation de la France et de l’Al- lemagne et la protection des démocraties. Les Etats-Unis viennent en soutient de cette reconstruction.

Naissance de l’Unité européenne :

Des projets d’organisation entre Etats européens remontent dès la fin du Moyen-âge avec un même objectif, faire régner la Paix et la Liberté des peuples.

(42)

On parle alors d’unité civilisationnelle. Le XVIII

7

ème siècle avec le mouvement des lu- mières marque l’Europe d’un éclat nouveau, un renouveau basé sur une unification européenne, dont la dernière étape est celle du Traité de Lisbonne entré en vigueur en décembre 2009… que de chemin parcouru mais nous reviendrons sur ce traité ulté- rieurement.

Marc Bloch écrit « L’Europe surgit, quand l’Empire Romain s’écroule »

Mais cette unité européenne est brève et correspond au règne de l’empire de Charle- magne (empire Carolingien). On pourrait faire un comparatif avec la mise en place de l’Europe des Six (1957-1973).

Les tentatives d’unification sont mises à mal par les prétentions des papes et des em- pereurs de l’époque.

Le traité de Verdun (843) mettra un terme à l’unité politique. La période féodale se manifeste par un repliement des Etats et les échanges deviennent difficiles.

Les différents Rois ne sont pas disposés à s’inféoder les uns aux autres.

Naissance des 3 communautés :

Pour l’Historien Krzysztof Pomian, l’idée d’unité européenne repose sur des « unité par le projet ».

Il distingue :

Deux unifications basées sur la religion et la juridiction culturelle et considère qu’elles ont apporté des effets secondaires de l’action en cours et visaient d’autres objectifs.

Elles se différencient complètement de la troisième unification qui se manifeste prin- cipalement sur le plan économique et juridique et qui agit de façon réfléchie et selon des principes énoncés en accord avec les Etats concernés : le meilleur exemple est la naissance des 3 communautés : la CECA.

Le projet CECA est depuis 1950 le seul vrai projet porté par une réelle action politique et élaboré de manière durable.

La première organisation communautaire se constitue au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Il s’agit de mettre en commun la production de charbon et de l’acier entre l’Allemagne et de la France (CECA).

Il s’agit de reconstruire le continent européen sur le plan économique et de d’assurer une paix durable. On ouvre la voie de l’intégration européenne.

(43)

Dès lors Robert Schuman, alors Ministre des affaires étrangères de la République Fran-

7

çaise, propose de placer la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une haute autorité commune, avec la participation d’autres pays européens. Cette pro- position se fera lors de sa déclaration du 9 mai 1950.

6 pays européens vont accepter ce défi :

 France

 Allemagne

 Italie

 Belgique

 Luxembourg

 Pays Bas

Dès lors il est indispensable de travailler sur un traité qui propose un développement économique, l’emploi et l’amélioration du niveau de vie. Une démarche orientée vers l’instauration d’un marché commun pour permettre les échanges internationaux.

Ainsi le 18 avril 1951 à Paris est signé le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (entré en vigueur le 23 juillet 1952). Le traité n’est plus valide depuis le 23 juillet 2002.

(44)

fiche 8

Construction Européenne

L’élargissement au sein de l’Union Européenne :

La construction horizontale de l’Europe

L’unification des Etats Européens est un enjeu fondamental et l’élargissement au sein de l’Union Européenne est un projet ambitieux. Mais le chemin qui mène à l’Europe reste difficile.

Les différents élargissements :

L’élargissement consiste pour les Etats qui le souhaitent à adhérer à l’Union Euro- péenne. Cet élargissement favorise la stabilité, la prospérité, la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit dans les pays.

Aujourd’hui 27 Etats sont membres de l’Union Européenne.

Pour 2013 la Croatie sera le 28ème Etat à rejoindre l’UE.

Pour permettre à l’Union Européenne de réussir les élargissements et avancer dans la construction européenne, il est indispensable de baser cette construction sur des traités.

L’Union européenne n’est pas un Etat mais une organisation de 27 Etats, régie par un grand nombre de traités.

Les traités communautaires :

La construction européenne à travers les traités existants et à venir :

 Les traités constituent la pierre angulaire de l’UE.

 Les traités disposent de règles formelles et matérielles qui constituent l’archi- tecture et le point de départ de la mise en œuvre des différentes politiques des communautés et de l’UE.

 Ils déterminent notamment la répartition des compétences entre l’UE et les Etats.

(45)

Les institutions fonctionnent également selon des règles établies par les traités.

8

Quels sont les principaux traités :

CECA : Création d’une communauté européenne de charbon et d’acier et un marché commun (1951).

CEE et CEEA : Créent 2 nouvelles communautés entre les 6 Etats fondateurs : la com- munauté économique européenne et la communauté (CEE) et la communauté euro- péenne de l’énergie atomique (CEEA ou EURATOM) (Rome 1957).

L'Acte Unique Européen : Son objectif consiste en l’achèvement du marché commun.

Ce qui signifie un espace sans frontières avec la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux. (Luxembourg et à la Haye 1986).

Le traité sur l’UE : IL met en place l’Union économique et monétaire avec une monnaie unique (Maastricht 1992).

Le traité d’Amsterdam : il met en place l’espace Schengen mais pas seulement, il ré- forme le système institutionnel qui permettra l’élargissement à l’Est (1999).

Le traité de Nice : Des réformes institutionnelles dans le cadre de l’élargissement (2003) Le traité de Lisbonne : On parle d’un traité modificateur, en effet il modifie notamment les traités CE de 1957 et celui de 1992 le traité sur L’UE, mais le traité de Lisbonne ne les remplace pas. L’objectif principal de ce nouveau traité est d’améliorer le fonction- nement d’une union à 27. Entré en vigueur le 1er décembre 2009.

Pour plus de renseignements sur le traité de Lisbonne, reportez-vous au lien suivant : http://www.pic2europe.fr/information-et-reglementation/la-construction-eu- ropeenne/le-traite-de-lisbonne

(46)

fiche 9

Héritage culturel

Religions et cultures des Etats Européens L’héritage religieux et culturel

des Etats Européens

S’intéresser aux grands courants politiques de l’Europe est fondamental. En effet cela permet de comprendre le degré d’influence sur la politique des Etats. Comment la société européenne se positionne sur la question de l’héritage culturel et religieux.

Depuis l’empire Romain, les Européens partagent en matière d’héritage culturel une histoire commune. On constate au fil du temps, que les pays européens ont partagé un grand nombre d’expériences :

 Avec l’Empire Romain c’est la mise en place d’un droit écrit

 Pour l’Europe au Moyen Age, le christianisme comme un apport structurant

 Progrès économique et liberté individuelle avec la philosophie des Lumières

 Développement du capitalisme et protection sociale avec la Révolution industrielle

 L’exigence d’une paix durable

On peut considérer que cet héritage commun se manifeste avec la mise en place des droits et libertés fondamentaux. Le traité de Lisbonne consacre ces droits et libertés comme source d’inspiration pour la construction européenne.

Pour autant l’héritage commun, présente des diversités culturelles. L’Union Euro- péenne est majoritairement chrétienne, elle se partage entre :

 Catholiques

 Protestants

 Orthodoxes

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