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Module et Argument d’un nombre complexe : règles de calcul. Pour l’

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Academic year: 2022

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(1)

http://jouons-aux-mathematiques.fr JMCFP-complexes-modargcalcetdemo

Module et Argument d’un nombre complexe : règles de calcul.

Pour l’ensemble de cette fiche, on suppose 𝑧, 𝑧 deux nombres complexes non nuls distincts, représentés par les points 𝑀 et 𝑀 dans le plan muni d’un repère orthonormé direct (𝑂, 𝑢⃗ , 𝑣 ) contenant les points 𝐼(0 ; 1) et 𝐽(1 ; 0). On notera 𝜃 un argument de 𝑧 et 𝜃 un argument de 𝑧. On considèrera que 𝑛 est un entier naturel non nul.

Opposé et conjugué :

|−𝒛| = |𝒛| et 𝐚𝐫𝐠(−𝒛) = 𝐚𝐫𝐠(𝒛) + 𝝅 [𝟐𝝅]

|𝒛̅| = |𝒛| et 𝐚𝐫𝐠(𝒛̅) = − 𝐚𝐫𝐠(𝒛) [𝟐𝝅]

Démonstrations :

Le module d’un nombre complexe est égal au module de son opposé

|−𝑧| = |−(𝑥 + 𝑖𝑦)|

|−𝑧|= |−𝑥 − 𝑖𝑦|

|−𝑧|= √(−𝑥)2+ (−𝑦)2

|−𝑧|= √𝑥2 + 𝑦2

|−𝒛| = |𝒛|

L’argument d’un nombre complexe est égal à l’argument de son opposé augmenté de 𝜋, à 2𝜋 près.

Les points 𝑀(𝑧) et 𝑁(−𝑧) sont symétriques par rapport au centre du repère 𝑂. Ainsi 𝑂 est milieu du segment [𝑀𝑁].

(𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑂𝑁⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜋 [2𝜋]

(𝑢⃗ , 𝑂𝑁⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (𝑢⃗ , 𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) + (𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑂𝑁⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) [2𝜋]

𝐚𝐫𝐠(−𝒛) = 𝐚𝐫𝐠 𝒛 + 𝝅 [𝟐𝝅]

Le module d’un nombre complexe est égal au module de son conjugué

|𝑧̅| = |𝑥 − 𝑖𝑦|

|𝑧̅| = √𝑥2+ (−𝑦)2

|𝑧̅| = √𝑥2+ 𝑦2

|𝒛̅| = |𝒛|

L’argument d’un nombre complexe est égal à l’opposé de l’argument de son conjugué, à 2𝜋 près.

Les points 𝑀(𝑧) et 𝑃(𝑧̅) sont symétriques par rapport à l’axe des abscisses. On a donc 𝐼𝑂𝑀̂ = 𝐼𝑂𝑃̂ , 𝑀 et 𝑃 étant de part et d’autre par rapport à (𝑂𝐼).

(𝑢⃗ , 𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (𝑂𝑃⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑢⃗ ) [2𝜋]

(𝑢⃗ , 𝑂𝑃⃗⃗⃗⃗⃗ ) = −(𝑢⃗ , 𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) [2𝜋]

𝐚𝐫𝐠 𝒛̅ = − 𝐚𝐫𝐠 𝒛 [𝟐𝝅]

Produits et quotients :

|𝒛𝒛| = |𝒛| × |𝒛| et 𝐚𝐫𝐠(𝒛𝒛) = 𝐚𝐫𝐠(𝒛) + 𝐚𝐫𝐠(𝒛) [𝟐𝝅]

|𝒛𝒏| = |𝒛|𝒏 et 𝐚𝐫𝐠(𝒛𝒏) = 𝒏 𝐚𝐫𝐠(𝒛) [𝟐𝝅]

|𝒛

𝒛′| = |𝒛|

|𝒛| 𝐞𝐭 𝐚𝐫𝐠 (𝒛

𝒛) = 𝐚𝐫𝐠(𝒛) − 𝐚𝐫𝐠(𝒛) [𝟐𝝅]

(2)

http://jouons-aux-mathematiques.fr JMCFP-complexes-modargcalcetdemo Démonstrations : le module d’un produit est égal au produit des modules

𝑧𝑧= (𝑥 + 𝑖𝑦)(𝑥+ 𝑖𝑦)

𝑧𝑧= 𝑥𝑥− 𝑦𝑦+ 𝑖(𝑥𝑦+ 𝑥𝑦)

|𝑧𝑧| = √(𝑥𝑥− 𝑦𝑦)2+ (𝑥𝑦+ 𝑥𝑦)2

|𝑧𝑧| = √(𝑥𝑥)2+ (𝑦𝑦)2− 2𝑥𝑥𝑦𝑦+ (𝑥𝑦)2+ (𝑥𝑦)2+ 2𝑥𝑥′𝑦𝑦′

|𝑧𝑧| = √(𝑥𝑥)2+ (𝑦𝑦)2+ (𝑥𝑦)2+ (𝑥𝑦)2

|𝑧𝑧| = √(𝑥𝑥)2+ (𝑥𝑦)2+(𝑦𝑦)2+ (𝑥𝑦)2

|𝑧𝑧| = √𝑥2(𝑥′2+ 𝑦′2) + 𝑦2(𝑥′2+ 𝑦′2)

|𝑧𝑧| = √(𝑥2+ 𝑦2)(𝑥′2+ 𝑦′2)

|𝑧𝑧| = √𝑥2 + 𝑦2× √𝑥′2+ 𝑦′2

|𝒛𝒛| = |𝒛| |𝒛|

L’argument d’un produit est égal à la somme des arguments, à 2𝜋 près : 𝑧𝑧= |𝑧|𝑒𝑖𝜃× |𝑧′|𝑒𝑖𝜃′ = |𝑧||𝑧|𝑒𝑖𝜃𝑒𝑖𝜃′ = |𝑧𝑧| 𝑒𝑖(𝜃+𝜃)

On a donc 𝐚𝐫𝐠(𝒛𝒛) = 𝐚𝐫𝐠 𝒛 + 𝐚𝐫𝐠 𝒛[𝟐𝝅]

Démonstrations par récurrence : |𝑧𝑛| = |𝑧|𝑛

Le cas 𝑛 = 1 est évidemment vrai, le cas 𝑛 = 2 a déjà été démontré.

Supposons |𝑧𝑘| = |𝑧|𝑘 vrai pour 𝑘 ≥ 2.

Alors |𝑧𝑘+1| = |𝑧 𝑧𝑘| = |𝑧||𝑧𝑘| = |𝑧||𝑧|𝑘= |𝑧|𝑘+1

Conclusion : |𝒛𝒏| = |𝒛|𝒏 pour tout 𝑛 entier naturel non nul.

Démonstration par récurrence : arg(𝑧𝑛) = 𝑛 arg(𝑧) [2𝜋]

Le cas 𝑛 = 1 est évidemment vrai, le cas 𝑛 = 2 a déjà été démontré.

Supposons arg(𝑧𝑘) = 𝑘 arg(𝑧) [2𝜋] pour 𝑘 ≥ 2.

Alors arg(𝑧𝑘+1) = arg(𝑧 𝑧𝑘) [2𝜋] = arg 𝑧 + arg 𝑧𝑘 [2𝜋] = arg 𝑧 + 𝑘 arg 𝑧 [2𝜋] = (𝑘 + 1) arg 𝑧 [2𝜋].

Conclusion : 𝐚𝐫𝐠(𝒛𝒏) = 𝒏 𝐚𝐫𝐠(𝒛) [𝟐𝝅] pour tout 𝑛 entier naturel non nul.

Le quotient d’un module est égal au module des quotients : 𝑧

𝑧= 𝑥 + 𝑖𝑦

𝑥+ 𝑖𝑦×𝑥′ − 𝑖𝑦′

𝑥− 𝑖𝑦′=𝑥𝑥+ 𝑦𝑦+ 𝑖(𝑦𝑥− 𝑥𝑦) 𝑥′2+ 𝑦′2

|𝑧

𝑧| = √(𝑥𝑥+ 𝑦𝑦 𝑥′2+ 𝑦′2)

2

+ (𝑦𝑥− 𝑥𝑦 𝑥′2+ 𝑦′2)

2

= √(𝑥𝑥)2+ (𝑦𝑦)2 + 2𝑥𝑥𝑦𝑦+ (𝑥𝑦)2+ (𝑥𝑦)2− 2𝑥𝑥𝑦𝑦 (𝑥′2+ 𝑦′2)2

|𝑧

𝑧| = √(𝑥𝑥)2+ (𝑦𝑦)2+ (𝑥𝑦)2+ (𝑥𝑦)2

(𝑥′2+ 𝑦′2)2 = √𝑥2(𝑥′2+ 𝑦′2) + 𝑦2(𝑥′2+ 𝑦′2)

(𝑥′2+ 𝑦′2)2 = √(𝑥2+ 𝑦2)(𝑥′2+ 𝑦′2) (𝑥′2+ 𝑦′2)2

|𝑧

𝑧| = √(𝑥2+ 𝑦2)

(𝑥′2+ 𝑦′2) = √𝑥2+ 𝑦2

√𝑥′2+ 𝑦′2 = |𝑧|

|𝑧|

L’argument d’un quotient est égal à la différence des arguments, à 2𝜋 près : 𝑧

𝑧= |𝑧|𝑒𝑖𝜃

|𝑧|𝑒𝑖𝜃′= |𝑧|

|𝑧|𝑒𝑖𝜃𝑒−𝑖𝜃′= |𝑧

𝑧| 𝑒𝑖(𝜃−𝜃) On a donc 𝐚𝐫𝐠(𝒛

𝒛) = 𝐚𝐫𝐠 𝒛 − 𝐚𝐫𝐠 𝒛[𝟐𝝅]

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