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Expériences numériques simulant une perturbation du second ordre dans un plasma

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00206860

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00206860

Submitted on 1 Jan 1969

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Expériences numériques simulant une perturbation du second ordre dans un plasma

Jean-Claude Braun

To cite this version:

Jean-Claude Braun. Expériences numériques simulant une perturbation du second ordre dans un plasma. Journal de Physique, 1969, 30 (11-12), pp.927-932. �10.1051/jphys:019690030011-12092700�.

�jpa-00206860�

(2)

EXPÉRIENCES NUMÉRIQUES

SIMULANT UNE PERTURBATION DU SECOND ORDRE DANS UN PLASMA

Par

JEAN-CLAUDE BRAUN,

Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés, 2, rue de la Citadelle, 54-Nancy, OI.

(Reçu

le 16 avril

1969.)

Résumé. 2014 On vérifie, à l’aide

d’expériences numériques,

une théorie

analytique

du

second ordre sur les oscillations dans un

plasma

que nous

prendrons

d’abord maxwellien,

puis

dont la fonction de distribution sera une forme en double faisceau. Pour ces calculs

numériques,

on utilise un

développement

de Fourier-Hermite de la fonction de distribution dans

l’espace

des

phases.

L’accord entre les deux méthodes est

remarquable lorsque

la

longueur

d’onde des

oscillations $$ 0 =

03BB0/203C0

est du même ordre de

grandeur

que la distance de

Debye

D ; il est un

peu moins bon dans le cas où $$0 est

plus grand

que D.

Abstract. 2014 We check,

by

computer

experiments,

an

analytic

second-order

theory

of

oscillations in a

plasma,

which we first take maxwellian ; then the distribution function will be a double stream case. For this computer

experiments,

we use a Fourier-Hermite

expansion

of the distribution function in the

phase space.

The agreement is

apprecially

fit when the

wave

length $$ 0

=

03BB0/203C0

has the same order of

magnitude

as the

Debye length

D.

Nous allons considerer un

plasma

constitue d’un gaz d’61ectrons

homogene, unidimensionnel,

non relati-

viste et sans

collisions,

neutralise a

l’ équi1ibre

par des ions immobiles. Puis nous allons

creer,

a 1’instant

initial,

une

petite perturbation

sinusoidale de la fonc- tion de distribution

correspondant

a une excitation

d’ondes

d’amplitude

s, sur les

modes ± ko

== :I::

Ao 1 :

ou

fo(v)

est la fonction de distribution des electrons a

l’ équi1ibre.

L’evolution du

systeme

est donn6e par la solution des

equations

de Vlasov et de Poisson. En utilisant un

d6veloppement

de

Montgomery-Gorman

pour la fonc- tion de

distribution,

une th6orie r6cente

[2]

a montre

que la

perturbation

du second

ordre,

en

E2,

tendait

vers une limite finie

lorsque t

devenait infini. Ceci ne

fait

qu’exprimer

un transfert

d’6nergie : 1’6nergie potentielle

de l’onde initiale 6tant totalement absorbee

(amortissement

de

Landau)

se transforme en

6nergie cin6tique communiqu6e

aux

particules,

cela

implique

par

consequent

une modification de la fonction de distribution

qui,

a son tour,

r6agira

sur l’amortissement de Landau. 11

s’agit

la d’un effet

quasi

lin6aire

puisque

nous utiliserons la th6orie lin6aire pour calculer la modification

de f( v), puis

nous

injecterons

cette distri-

bution modifi6e pour determiner le nouvel amortis-

sement. Une telle

decomposition

n’est

permise

que dans le cas ou les effets non lin6aires restent

petits.

1. Fonction de distribution maxwellienne a

l’equi-

libre. - La fonction de distribution

6lectronique

est

alors de la forme :

oil vT

est la vitesse thermale :

11 nous faut donc r6soudre le

systeme

de Vlasov-

Poisson :

On utilise pour cela le

d6veloppement

de Mont-

gomery-Gorman [3] :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019690030011-12092700

(3)

928

On

reporte

ce

d6veloppement

dans les

equations pr6c6dentes

et on utilise la transformation de Fourier

sur x :

et : o

La th6orie linéaire

[1] indique que f11) (v, t)

existe

uniquement

pour les modes k = ±

ko.

De

même, f(2) (V, t )

n’existe que

pour k

= -

2ko, 0, 2ko.

1.1. THfORIE QUASI LINEAIRE DE GARY. - R6cem- ment,

Gary [2]

a

propose

une forme

analytique

a la

limite

def,(f=,(w, t ) lorsque t

---> oo :

ou west la vitesse r6duite

vl1l2

vT et ou K

depend

de

la

longueur

de

Debye

D : K

= ko D.

Dans

1’equation (1), z est

la fonction de

dispersion

de

plasma [4] qui,

d6finie pour tout

complexe § [5],

a la forme suivante :

A(§, K)

est la fonction

di6lectrique

de

plasma qui, exprim6e

en fonction de

z(§) ,

a la forme :

1.2. EXPERIENCES

NUMERIQUES.

- Pour r6soudre

numeriquement

les

equations

non lin6aires

(A),

une

m6thode

dej a

utilis6e par Grant et Feix

[6]

et par

Armstrong [7]

consiste a

d6velopper

la fonction de distribution en

appliquant

une transformation de Fourier sur x et en utilisant un

d6veloppement

en

polynomes

d’Hermite sur w :

ou

Hs(w)

est le

polynome

d’Hermite d’ordre s :

En utilisant la relation

d’orthogonalite

de ces

polynomes :

chaque

coefficient

hs(t)

est défini par :

ou L =

27r/ko

est la

longueur

d’onde fondamentale.

En

reportant 1’expression de f

donn6e par la rela- tion

(2)

dans le

systeme (A),

en

multipliant

par :

et en

integrant

sur x et sur w, le

systeme (A)

est

remplace

par une infinite de

syst6mes

de la forme :

Les calculs ne

peuvent

etre faits que pour un nombre limit6 de

polynomes d’Hermite,

ainsi la validite des resultats

d6pendra

de 1’effet de coupure du nombre de

polynomes ;

il

s’agit d’adopter

un

compromis qui permette

une bonne

representation

pour des temps raisonnables.

Grant et Feix

[6]

ont montre

qu’au temps t

tel que k. w. t --

dN,

ou N est l’ordre du

plus

haut

polynome

d’Hermite

utilis6,

on

peut

considerer que 1’oscillation

de f

n’est

plus representee

fidèlement.

L’influence de cette troncature sur le traitement nume-

rique

est caract6ris6e par des instabilités

num6riques qui

se

propagent jusqu’aux

coefficients des

polynomes

d’Hermite d’ordres les

plus

bas.

1.3. RESULTATS. - Nous avons d’abord v6rifi6 que pour e tres

petit (10-6),

le

comportement de f(2)

6tait

identique

dans la th6orie

quasi

lin6aire

(k

= 0 et

:I::

ko)

et dans une th6orie non lin6aire

complete (k

=

0,

FIG. 1. - Perturbation

f o (w, oo )

pour une fonction de distribution maxwellienne a

1’equilibre

et pour e = 10-6

et a)

K = 0,7,

ou b)

K = 1. -

a)

et

b)

trait

plein :

r6sultats

th6oriques.

a)

o ou

b)

+ : resultats des

experiences num6riques.

(4)

±

ko

et ±

2ko) ;

l’introduction des termes du second ordre ne modifie

pas f(2) (V, t),

et cela

quel

que soit le temps t.

D’autre part, les resultats sont

identiques

pour N = 100 et N = 160

polynomes d’Hermite,

N =100

6tant suffisamment

grand

pour éviter une erreur nume-

rique trop importante,

due a la coupure a l’ordre N.

Nos calculs

[9]

different de ceux

d’Armstrong

sur

les

points

suivants :

1)

Nous avons

pris e

suffisamment

petit (10-6)

pour éviter un

m6lange

des effets des 2e et 3e ordres.

2)

Nous avons

pris

K suffisamment

grand (> 0,7)

pour avoir un amortissement

complet

du

champ

elec-

trostatique

self-consistant

Eko(1)

dans un

temps wp t = 15,

temps

apr6s lequel

1’erreur de coupure

peut

devenir

importante.

Les calculs ont ete effectues sur CDC 6600 et nous avons

compare

les deux valeurs de

f(2) (W, oo) analy- tique

et

num6rique

pour :

Nous avons constate que 1’accord

deja

bon pour K =

0,7

était excellent pour K = 1

( f ig. 1).

Nous avons de

plus

v6rifi6 que

1’6nergie

était conser-

vee.

L’6nergie potentielle

due a la

perturbation

initiale

vaut :

La

composante

d’ordre k du

champ

6lectrosta-

tique

self-consistant nous est donn6e par la th6orie linéaire

[1] :

Soit a l’instant initial :

Ainsi :

Ep

=

neE2j4K2.

Cette

6nergie potentielle

initiale se transforme en

6nergie cin6tique communiquée

aux

particules

dont

la vitesse est voisine de la vitesse de

phase :

Les valeurs

num6riques

calcul6es pour

E,

et

E,

concordent a mieux que

10-6, permettant

de conclure a la conservation de

1’energie.

Nous avons aussi

compare

les valeurs du decrement y du

pole

de Landau obtenues des deux mani6res suivantes :

1)

Par

l’analyse

continue en r6solvant la relation de

dispersion

de

plasma A(03BE,K)

= 0.

2)

Par

1’experience numerique

en traçant les courbes donnant le

champ

self-consistant

Eko(1)(t)

en fonction

du temps, sachant que c’est le

pole

de Landau

qui

est

1 e

plus

excite.

L’accord est

bon,

ainsi

pour K

=

0,7,

nous avons

obtenu y

= - 0,398 graphiquement

et

- 0,394 analytiquement.

Les resultats

analytiques

et

num6riqucs

concordent

donc pour une distribution

maxwellienne,

nous allons

voir

qu’il

en est de meme pour une distribution double faisceau.

2. Fonction de distribution double faisceau. - Envi- sageons maintenant une fonction de distribution elec-

tronique,

a

1’equilibre,

de la forme :

Une th6orie

analytique,

que nous

d6veloppons

dans

l’appendice

et

qui

est semblable a celle de

Gary

pour le cas

maxwellien,

conduit a la limite

f&2)(w, oo)

suivante :

ouy(03BE)

est la fonction de

dispersion

de

plasma

modifi6e :

La resolution

num6rique

se

poursuit

de la meme

faqon

que pour le cas maxwellien.

Les valeurs du

param8tre r

doivent etre

prises

de

telle

façon

que 1’evolution du

systeme

reste

stable,

car

le resultat

analytique

n’est 6videmment valable que dans ce cas. La

valour 7)

= 1

correspond

a la fonction de distribution maxwellienne et le

systeme

devient

instable pour une valeur ~l

qui

est

comprise

entre 0

et

0,5,

cette valeur "I)z

dependant

du mode

ko

choisi

[8].

Pour ~,

~l, le

systeme

est donc

instable,

cela

signifie

que le decrement y d’un

pole

de la relation de

dispersion A* (ç, K)

= 0 devient

positif.

Ce

pole

ne

correspond

a aucun des

poles

du

plan complexe

determines pour le cas

maxwellien,

ces

poles,

en

particulier

le

pole

de

Landau,

ne subissant d’ailleurs que de tres

petites

variations

lorsque ,

varie de 1 a

0;

mais il

apparait,

des que 7) est un peu inf6rieur a

1,

un

pole

sur 1’axe

imaginaire (y

0 et w =

0) ;

ce

pole

tend donc vers - oo

quand n

--->

1,

passe par y = 0 pour 7) = "I)l et devient ensuite

positif.

Le tableau I donne pour différentes valeurs de K 1’evolution de ce

pole

en fonction de 7].

On

peut

remarquer que pour K = 1 l’instabilit6 double faisceau

disparait completement quel

que

soit~.

Comme dans le cas d’une fonction de distribution

maxwellienne,

nous avons ensuite

compare

les deux

valeurs de

fó2)(w, oo) analytique

et

numérique

pour :

(5)

930

TABLEAU I

les

experiences num6riques

se

poursuivant

de la meme

façon

que

précédemment,

en utilisant un

d6velop-

pement Fourier-Hermite de la fonction de distri- bution.

Comme le montre la

figure 2,

nous avons constate

un accord entre les

résu1tats;

cet

accord,

bon pour

20

=

D,

1’est un peu moins pour

Ao - D/0,7,

en par- ticulier aux faibles vitesses ou la courbe issue des

exp6-

riences

num6riques

ne semble pas encore stabilis6e.

Dans ce cas, comme dans le cas

maxwellien,

nous avons

encore v6rifi6 la conservation de

1’energie.

I

FIG. 2. - Perturbation

/(2) (W, oo )

pour une fonction de distribution double faisceau à

1’6quilibre

et pour

e; = 10-6eta) K = 0,7, 7J = 0,5, ou b) K = 1, 7J = 0,7.

a)

et

b)

trait

plein :

résultats

théoriques.

a)

o ou

b)

+ : résultats des

expériences numériques.

Les r6sultats

analytiques

montrent que dans le cas

ou K est suffisamment

petit

et

ou ~

est voisin de la valeur limite ~l, outre la

perturbation defo(w)

due au

pole

de

Landau,

autour de la vitesse de

phase lin6aire,

un trou

apparait

autour de w =

0,

imm6diatement suivi d’un

pic

pour w -

0,035

ainsi que le montre la

figure 3,

pour

laquelle

K =

0,2 et ~

=

0,5; 1’appa-

rition du

pole

« instable >> a donc pour effet de commu-

niquer

une vitesse a des

particules

de tres faibles

FIG. 3. - Courbe

th6orique

donnant la

perturbation

t&2)(w, m )

pour une fonction de distribution double fais-

ceau a

1’6quilibre

et pour K =

0,2, r,

= 0,5 et E = 10-6.

(6)

vitesses,

mais cela ne

correspond

en fait

qu’a

une

petite

fraction de

1’energie potentielle initiale,

dans les meil- leurs cas cette fraction ne

d6passe

pas

quelques

pour cent.

Les

experiences num6riques

sont encore en accord

avec la th6orie

analytique,

en ce

qui

concerne la

determination du

pole

« instable »; dans ce cas, sa

valeur

num6rique

s’obtient en traçant la compo- sante

EkfJ(t)

du

champ 6lectrique

self consistant. Ainsi le tableau suivant montre cette concordance pour deux valeurs

de 7]

telles que y soit

n6gatif

pour l’une et

positif

pour 1’autre :

Conclusion. - Les

expériences numeriques

verifient

bien la th6orie dans le cas d’une distribution maxwel- lienne comme dans celui d’une distribution double faisceau. Une

légère divergence

subsiste dans les r6sul-

tats

lorsque

la

longueur

d’onde

20

est

plus grande

que la

longueur

de

Debye (c’est

le cas K ==

0,7);

cette

divergence

se manifeste aux faibles vitesses et semble etre due a une stabilisation

imparfaite

des

experiences numeriques;

ainsi pour la

supprimer,

il serait souhai- table de

prolonger

ces

experiences num6riques

dans

le temps, ce

qui,

en raison de 1’effet de coupure, n6ces- siterait de

prendre

un nombre de

polynomes

d’Hermite

beaucoup plus grand

pour

representer

la fonction de distribution.

Remerciements. - Nous tenons a remercier M. Feix pour les discussions fructueuses que nous avons eues

a propos de ce travail. Nos remerciements vont aussi a MM. A. Cordaillat et G. Baumann pour l’aide

qu’ils

nous ont

apport6e

dans la realisation des

experiences numériques.

Appendice.

- En

partant

du

systeme (A)

et en ne

s’int6ressant

qu’au premier terme f (1) (x, v, t )

du d6ve-

loppement

de

Montgomery-Gorman,

la

composante

sur le mode k de la fonction de distribution est solution du

systeme :

fo(v)

est la fonction de distribution des 6lectrons à

1’equilibre, qui,

dans ce cas, est a double faisceau.

Cette th6orie lin6aire conduit alors aux

expressions

suivantes :

et

f (1),, k (w, ’1")

est la

quantité conjuguée

de

fko (1) (w, T) ;

’1" est le temps reduit

V2-

COP Kt.

Ces

expressions

sont semblables a celles obtenues pour le cas

maxwellien;

la fonction de

dispersion

de

plasma z(03BE)

est

remplac6e

par :

et la relation de

dispersion

s’écrit alors :

En partant du

systeme (A)

et en s’int6ressant au

deuxi6me terme

f(2)(x, v, t)

en

E2,

la composante de Fourier continue

(k

=

0)

est donn6e par la relation :

B71(2) at

m e lc(J

(t) afij Bv’ ) m ko

/’

cl

av

af (02) (v, t) E()(t) k(, (v, t + e E(’)(,(t) ( t) )

en choisissant les conditions aux limites de telle

faqon

que la composante

E 0 (2)

du

champ

self-consistant soit nulle.

A

partir

des relations de la th6orie

lin6aire,

en

utilisant les variables reduites et en

integrant

la rela-

tion

pr6c6dente

par

rapport

au temps :

L’int6gration

se

poursuit

en tenant compte des

prolongements analytiques correspondant

aux

singularity

introduits par les

p61es + w

dans la deuxieme

int6grale.

Les calculs conduisent ainsi au resultat suivant :

_2 o {r A.f-..B"l2 I

(7)

932

BIBLIOGRAPHIE

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