L’ARTISANAT
dans les Hauts - de - Seine
Statistiques B a r o m è t r e
2013
Avec le soutien financier de
Réalisés par
Président de la CMA92 Daniel GOUPILLAT
1 000 entreprises artisanales supplémentaires dans les Hauts-de-Seine !
E
n un an, le Répertoire des Métiers, géré par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hauts-de-Seine a enregistré une hausse de 1 000 entreprises supplémentaires.A l’origine de cette augmentation se trouve une formidable poussée de nouvelles entreprises : 2 926 immatriculations en 2012 avec 42 % des créateurs qui ont choisi le statut de Société à Responsabilité Limitée !
Dans le contexte morose actuel, ce constat positif est un véritable encouragement pour nos métiers car il démontre une fois de plus que l’artisanat alto-séquanais est un secteur porteur et dynamique. C’est aussi un encouragement pour la CMA92 qui a développé avec le Conseil général des Hauts-de-Seine une véritable politique de soutien et d’accompagnement des créateurs d’entreprises.
Le concours du Conseil général permet à la CMA92 de mener des actions concrètes favorisant la dynamique d’entrepreunariat :
aide à la commercialisation et communication, accompagnement à la transmission, soutien à étude d’implantation, conseils en nouvelles technologies, actions liées au développement durable, recherche de solutions immobilières et financement à l’export…
Je tiens à exprimer ma plus profonde reconnaissance au nom des 16 258 chefs d’entreprise artisanale et des 28 622 salariés que nous représentons. Une entreprise accompagnée multiplie par deux ses chances de réussite.
C’est une bonne raison pour continuer d’agir en faveur d’un secteur qui entreprend et contribue à la qualité de vie de chacun d’entre nous.
Daniel Goupillat
Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hauts-de-Seine
Deux critères définissent l ’entreprise artisanale :
La nature de son activité :
l’entreprise doit exercer l’activité professionnelle de production, de réparation, de transformation ou de prestation de services.
La dimension :
elle doit employer moins de 10 salariés au moment de sa création.
Le droit de suite lui permet, toutefois, de garder son rattachement au secteur des métiers au-delà du seuil de 10 salariés.
La nomenclature d’activités française de l’Artisanat répertorie et classifie 250 activités artisanales qui peuvent être exercées aussi bien sous statut individuel (EIRL) qu’en société (SARL, EURL, SA).
L’Artisanat dans les Hauts-de-Seine représente 16 258 entreprises réparties sur 4 secteurs :
• Alimentation : 8%
boulangers, pâtissiers, poissonniers, vente à emporter de plats cuisinés, etc.
• Fabrication : 11%
fabricants de meubles, bijoutiers, fabricants de produits textiles, imprimeries et arts graphiques, prothésistes dentaires, etc.
• Bâtiment : 40%
maçons, plombiers, électriciens, serruriers, etc.
• Services : 41%
taxis, coiffeurs, fleuristes, réparateurs d’automobiles et de cycles, réparateurs de matériel électroménager et informatique, cordonniers, blanchisseurs, teinturiers, nettoyeurs de locaux, etc.
> 730
Nombre d’entreprises artisanales
RM92 au 31/12/2012
de 500 à 730 de 310 à 500 de 190 à 310
< 190
Gennevilliers 496 Colombes
1024
Nanterre 1091
Rueil-Malmaison 728
Saint-Cloud 193
Meudon
397 Clamart
743
Sceaux 127 Boulogne-
Billancourt
1226 Issy-les- Moulineaux
527 Vanves
242 Malakoff
370
Montrouge 514 Châtillon
337 Bagneux 425
Bourg-la-Reine 182 Châtenay-Malabry
259 Plessis- Robinson 209
Antony 522 Chaville
170 Sèvres Ville d’Avray 75 181 Marnes-la- Coquette 7
Garches Vaucresson 152
80
Fontenay-aux Roses 151 Suresnes
468 Puteaux
472 Courbevoie
759
Neuilly-sur-Seine 568 Bois-Colombes
306 La Garenne-
Colombes 357
Levallois 737
Clichy 788
Asnières-sur-Seine 1144 Villeneuve-la-Garenne
231
L’ARTISANAT,
une présence forte
dans les Hauts-de-Seine !
Le département des Hauts-de-Seine compte
16 258 entreprises artisanales
Répartition des entreprises par secteur d’activités
Pyramide des âges des chefs d’entreprise
(Source RM 92 au 31/12/2012)
Les chefs d’entreprise artisanale :
. 7 074 ont la qualification d’artisan et
105 le titre de maître - artisan
. ont en moyenne 46 ans
≥ 70 ans de 60 à 69 ans de 50 à 59 ans de 40 à 49 ans de 30 à 39 ans
<30 ans 8% 23% 31%
25%
11%
2%
(Source RM 92 au 31/12/2012) (Source RM 92 au 31/12/2012)
8%
41%
40%
11%
Alimentation Fabrication Bâtiment Services
L’artisanat emploie 28 622 salariés et forme 1 370 apprenti(e)s
Répartition des salariés par secteur d’activités
(Source URSSAF - ACOSS 31/12/2012)
16%
40%
35%
Alimentation Fabrication Bâtiment Services
10%
ST ATISTIQUES
Statistiques 2012 | CMA92
ST ATISTIQUES
Statistiques 2012 | CMA92
Un solde positif de 1 000 entreprises
DÉMOGRAPHIE DES ENTREPRISES
L
e rythme de croissance de la population d’entreprises ne flêchit pas. Tous les secteurs ont enregistré un solde positif. Avec 8% d’augmentation en un an, le bâtiment arrive en tête du classement.Statistiques
2
l
3Voir cartographie p. 11 Evolution du nombre d’entreprises
>
Le nombre d’entreprises toujours en augmentation malgré un contexte difficile.
En constante augmentation depuis 2004, le nombre d’entreprises artisanales a connu une forte accéléra- tion de sa croissance à partir de 2010. En 2012, le tissu artisanal alto-séquanais continue de progresser avec 1 000 entreprises supplémentaires en un an.
Cette évolution est légèrement moins prononcée que durant l’année 2011. Le contexte économique défa- vorable n’a pas constitué un frein à cette augmen- tation de la population d’entreprises. Cette hausse n’est pas exclusivement le fait du régime des auto- entrepreneurs. En effet, hors auto-entrepreneurs, le nombre d’entreprises est en hausse de 1,4%, la plus forte depuis 2008. Tous les secteurs, sauf le secteur de la fabrication où le nombre d’entreprises (hors auto-entreprises) a diminué, ont enregistré une progression positive.
Evolution du nombre d’entreprises artisanales
>
Malgré un léger ralentissement par rapport à l’année dernière, le nombre d’entreprises poursuit sa forte progression comme lors des 2 dernières années. Hors auto-entrepreneurs la hausse a été de 1,4%, la plus forte depuis 2008. .<
Nombre d’entreprises
Nombre d’entreprises hors auto-entrepreneurs Variation annuelle
Source RM 92 au 31/12 de chaque année
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
16 258
0,7% 1,2%
3,3%
1,5% 1,3% 0,9%
5,0%
7,3% 6,5%
12 481 13 051 13 423
14 224
Secteurs 2008 2009 2010 2011 2012
ALIMENTATION
1 162 1 150 1 204 1 241 1 290FABRICATION
1 694 1 623 1 655 1 746 1 765BATIMENT
5 042 5 172 5 512 6 041 6 523SERVICES
5 525 5 600 5 853 6 237 6 680ENSEMBLE
13 423 13 545 14 224 15 265 16 258 Source RM 92 au 31/12Evolution du nombre d’entreprises par secteur d’activités
Cette évolution n’est pas seulement quantitative, la composition même du tissu artisanal est en train d’évoluer suite à des facteurs divers et variés : change- ment des modes de consommation, évolutions régle- mentaires, plus grande attractivité de certains métiers, évolution des filières de production, etc. Une analyse contrastée des évolutions observées ces dernières années permet de se rendre compte que la population d’entreprises change.
Dans le secteur alimentaire, la «vente à emporter des plats cuisinés» progresse de façon exponentielle.
Partie d’une petite base de 109 entreprises en 2009 leur nombre a plus que doublé en 4 ans. Si les produits les plus classiques, tel que la « pizza », ont atteint leur point de saturation, d’autres concepts émergent pour proposer une offre toujours plus variée.
Une composition qui évolue année
après année.
Statistiques 2012 | CMA92
DÉMOGRAPHIE DES ENTREPRISES Le Bâtiment et les Services,
les moteurs de l’Artisanat.
Le bâtiment est le moteur de l’Artisanat depuis 2004.
Sa part dans l’Artisanat alto-séquanais n’a pas cessé d’augmenter depuis cette date. En 2012, c’est encore le bâtiment qui a connu la plus forte croissance en nombre d’entreprises : 8% de plus par rapport à 2011. La tendance dans le secteur est à l’atomisation des structures qui allient leur savoir-faire et leurs spécialités selon les chantiers. Les entreprises sont d’une taille plus réduite qu’il y a quelques années : en 2005 les établissements du bâtiment employaient 1,9 salarié par structure contre 1,7 en 2012. En outre, le secteur, notamment la rénovation, est confronté à un environnement fiscal changeant : hausse de la TVA réduite et réduction de certains avantages fis- caux en matière d’économie d’énergies.
Les services figurent juste après le bâtiment dans les secteurs à plus forte évolution. L’ensemble des caté- gories a connu des évolutions favorables. Si le sec- teur de la réparation automobile connaît une période plutôt compliquée, les activités de réparation d’ar- ticles domestiques (atelier de retouches, réparation d’ordinateurs, etc.) ont pris le relais pour tirer cette catégorie vers le haut. Les activités photographiques (+18%), les soins de beauté (+15%) et le nettoyage de locaux (+7%), qui avaient déjà montré une forte vitalité les années précédentes, viennent compléter le tableau des activités les plus dynamiques dans le secteur des services.
Evolution des secteurs les mieux représentés dans le département en 2012
Source : RM 92 au 31/12
Secteur à la hausse
Vente à emporter de plats cuisinés 195 234 20%
Activité photographique 190 225 18%
Habillement et fourrures 181 212 17%
Soins de beauté 521 601 15%
Construction de maisons individuelles 813 918 13%
Serrurerie-aluminerie 225 251 12%
Réparation de matériel informatique 124 137 10%
Travaux de peinture 1 148 1 261 10%
Atelier de retouches 114 124 9%
Menuiserie 332 361 9%
Travaux de couverture 127 137 8%
Revêtement des sols 416 447 7%
Electricité 784 840 7%
Installation d'eau et de gaz 575 613 7%
Nettoyage de locaux 553 589 7%
Fabrication de matériel médico-chirurgical 137 144 5%
Taxi 1 662 1 733 4%
Cordonnerie 118 123 4%
Travaux de maçonnerie générale 574 594 3%
Finition de meubles 210 216 3%
Construction de bâtiments à usage collectif 182 187 3%
Secteurs stables
Blanchisserie-teinturerie 188 192 2%
Boulangerie-pâtisserie 545 556 2%
Coiffure 1 024 1 042 2%
Réparation automobile et motocycle 670 667 0%
Boucherie-charcuterie 320 318 -1%
Plomberie 227 225 -1%
Fleuriste 231 227 -2%
Imprimerie 234 229 -2%
2012 2011-2012 2011
La nouvelle offre correspond à une demande en prove- nance de salariés de plus en plus contraints par le rac- courcissement de la pause déjeuner. Dans l’ensemble, le secteur de l’alimentation en hausse de 4%, la bou- langerie-pâtisserie (+2%) et la «vente à emporter de plats cuisinés» (+20%) sont les principaux respon- sables de cette évolution.
Dans la fabrication, ce sont les métiers de petite production (objets uniques et petites séries) qui pro- gressent le plus rapidement, les métiers traditionnel- lement les plus employeurs, mécanique industrielle et imprimerie étant confrontés à de fortes restructu- rations de leurs filières respectives. A ce titre, le sec- teur de l’habillement (+17%) et la finition de meubles (3%), principalement les tapisseurs, font partie des activités ayant montré une évolution favorable.
Statistiques 2012 | CMA92
4
l
5DÉMOGRAPHIE DES ENTREPRISES
Voir cartographie p. 11 Taux d’immatriculation
>
Immatriculation %
SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE 1 240 42%
SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE 180 6%
AUTRES 5 0%
PERSONNE MORALE 1 425 48%
ENTREPRISE INDIVIDUELLE 348 12%
RÉGIME AUTO-ENTREPRENEURS 1 153 39%
PERSONNE PHYSIQUE 1 501 51%
TOTAL
2 926 100Source : RM 92 au 01/01/13
Contrairement aux idées reçues, le régime auto- entrepreneurs arrive en deuxième place après le statut de SARL (Société à Responsabilité Limitée).
En effet, 1 241 entreprises ont adopté le statut de société à responsabilité limité contre 1 154 auto- entrepreneurs.
Plus de SARL que d’auto-entrepreneurs.
Les immatriculations des personnes physiques (hors auto-entrepreneurs) ont drastiquement diminué. En 2012, elles ne représentent que 12% des immatricu- lations. Cette diminution est en grande partie due à l’arrivée du régime des auto-entrepreneurs. Les por- teurs de projet qui auraient choisi de s’immatriculer en entreprise individuelle ont, par prudence, opté pour ce régime qui leur donne une certaine sou- plesse pour tester leur activité pendant les premières années, quitte à envisager un changement de régime fiscal si l’activité connait un bon développement.
Les immatriculations maintiennent le cap.
2 926 entreprises se sont immatriculées en 2012 au Répertoire des Métiers des Hauts-de-Seine, soit 22 de moins que l’année précédente. Les différents sec- teurs d’activité ont connu un sort inégal dans cette année 2012. L’alimentation et les services ont vu res- pectivement une hausse du nombre d’immatricula- tions de 11% et de 8%. Le bâtiment et la fabrication, qui en 2011 avaient été les secteurs privilégiés par les porteurs de projet, ont été confrontés à une dimi- nution importante des immatriculations.
Dans le bâtiment le nombre d’immatriculations a diminué de 7%. Les catégories les plus affectées par cette baisse ont été les « travaux d’électricité » (-19%), « les travaux de finition » (-13%), ainsi que la « couverture, plomberie, chauffage » (-13%).
Dans le secteur de la fabrication, le Répertoire des Métiers du 92 a enregistré une baisse de 10%, même si en nombre absolu cela représente seulement 26 entreprises.
2 900 immatriculations par an dans le département D
epuis 2010, le nombre d’immatriculations a considérablementaugmenté. Près de 2 900 entreprises s’immatriculent chaque année au Répertoire des Métiers des Hauts-de-Seine. 42% des immatricu- lations se font sous forme de SARL et 39% sous le régime des auto- entrepreneurs.
>
Le nombre d’immatriculations a très légèrement diminué (-1%) en 2012 après 2 années de montée fulgurante. Le niveau reste néanmoins très élevé avec près de 2 900 immatriculations par an.<
Immatriculation Radiation
Mouvements du Répertoire des Métiers du 92 Nombre d’immatriculations selon statut juridique
Source RM 92 au 31/12 de chaque année
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000
BAROMETRE
Baromètre 2012 | CMA92
L’emploi se maintient
EMPLOI AR TISANAL
Des effectifs sensiblement identiques
L’emploi artisanal se maintient en 2012. Les effectifs sont sensiblement identiques par rapport à l’année dernière, soit 28 622 emplois. Une très légère dimi- nution de 0,4% est néanmoins à signaler. Si l’emploi n’a pas connu la même progression que les deux années précédentes c’est principalement parce que le secteur des services, principal secteur employeur, a connu une baisse de 1,3%. La catégorie «répara- tion » a perdu 4,2% de ses emplois en un an, les
« transports » 6,5% et la « blanchisseries-soins à la personne » 0,5%. L’autre «grand perdant» a été le secteur de la fabrication, et plus particulièrement les catégories « imprimerie, arts graphiques » (-12%), le « bois et l’ameublement » (-7,6%) et la « fabrica- tion d’articles divers » (-4,8%).
Les deux autres grands secteurs, l’alimentation et le bâtiment, ont enregistré des résultats positifs même si la hausse des emplois est moins marquée que pour l’année 2011. Le secteur alimentaire a très légèrement progressé : 0,6% contre 1,9% en 2011.
Le bâtiment a également ralenti sa marche : de +3%
en 2011, la hausse est passée à +1,6% en 2012.
Certaines catégories du bâtiment ont même enregis- tré une baisse de leurs effectifs. En effet la catégorie
« installations électriques » a perdu 3,6% de ses emplois (40 emplois au total) et « la menuiserie- serrurerie » 2,4%.
Diminution du nombre d’entreprises qui recrutent
Malgré la hausse de la population d’entreprises, le nombre d’entreprises ayant recruté au moins un sa- larié en 2012 est en recul de 0,8%. C’est principale- ment la fabrication qui a ressenti une chute nette des ses établissements employeurs. En effet, en 2012 les statistiques montrent une diminution de l’ordre de 5,6% des établissements employeurs dans ce sec- teur. Les catégories « imprimerie et arts graphiques
» (-8,8%) et le « bois et l’ameublement » (-9,8%), suivi par les « réparations » (-3,7%) sont les princi- paux concernés par cette baisse des établissements employeurs.
La part des établissements employeurs est en recul : en deux ans leur part est passée de 49% en 2010 à 44% en 2012. L’arrivée des auto-entrepreneurs, qui en raison du seuil maximal du chiffre d’affaires auto- risé par ce régime, peuvent difficilement se permettre de recruter un salarié est en grande partie l’explica- tion de la diminution de la part des entreprises qui recrutent.
Secteurs 2008 2009 2010 2011 2012
ALIMENTATION
4 163 4 130 4 436 4 522 4 547FABRICATION
3 469 3 057 2 981 2 930 2 775BATIMENT
9 740 9 242 9 493 9 774 9 931SERVICES
10 806 11 053 11 368 11 514 11 369ENSEMBLE
28 178 27 482 28 278 28 740 28 622 Source : URSSAF-ACOSS au 31/12 de chaque annéeEvolution du nombre de salariés par secteur
Voir cartographie p. 11 Evolution du nombre de salariés
>
>
Le nombre d’emploi a très légèrement diminué après 2 années de hausse consécutive. Cette légère diminution n’est pas comparable avec la baisse de 2,5% enregistrée en 2009, au plus fort de la crise pour les activités artisanales<
Source URSSAF-ACOSS au 31/12 de chaque année
Evolution du nombre de salariés
Variation annuelle Nombre de salariés
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
28 622
6,4%
27 327 28 178 28 278
1,7% 1,4%
-2,5%
2,9% 1,6%
-0,4%
A
près 2 années de hausse consécutive, le nombre de salariés a connu une stabilisation entre 2011 et 2012. Le bâtiment et l’alimentation ont enregistré des résultats positifs.Voir cartographie p. 11
BAROMETRE
Les chefs d’entreprise sont très pessimistes par rap- port à la situation économique de leur secteur d’acti- vités. Si en 2012, les optimistes représentaient 40%
des opinions manifestées, en 2013, ils sont seule- ment 33% à garder cet état d’esprit. C’est dans le secteur du bâtiment que l’on retrouve les dirigeants les plus optimistes, 40% étant de cet avis. Dans les autres secteurs, les résultats sont assez uniformes, un tiers étant optimiste.
Les chefs d’entreprise sont très partagés au moment de l’évaluation de la situation économique de leur secteur d’activités pour l’année écoulée. 50% des dirigeants estiment que la conjoncture économique était « très bonne », « bonne » ou « plutôt bonne ».
Les dirigeants semblent légèrement moins satisfaits que pour l’année 2011 où 54% avaient fait un constat plutôt positif de l’année.
Les résultats varient considérablement en fonction du secteur d’activités. Les dirigeants du secteur alimentaire voient l’année 2012 de façon plus posi- tive, 66% étant plutôt satisfaits de l’année écoulée.
Dans le bâtiment et les services, ce pourcentage est respectivement de 49% et 50%. La fFabrication est le secteur qui connait le plus de difficultés écono- miques : seulement 36% des dirigeants trouvent qu’en 2012, la conjoncture était propice.
Les artisans donnent leur avis :
D
epuis 2008, la CMA92 réalise chaque année une enquête d’opinion auprès des chefs d’entreprise artisanale.A travers cette enquête les chefs d’entreprise nous livrent leur opinion sur leur secteur d’activité et sur la situation de leur entreprise à un instant T.
6
l
7Baromètre 2012 | CMA92
CONJONCTURE ECONOMIQUE
PERSPECTIVES POUR 2013
Baromètre
Des dirigeants très partagés
Le pessimisme gagne du terrain
Selon vous, en 2012, la situation économique de votre secteur d’activité était ?
Très bonne Bonne Plutôt bonne Plutôt mauvaise Mauvaise Très mauvaise
2011 2012
2%2%
17% 24%
24% 21%
27%
26%28%
13%14%
27%
9%
6%
Une enquête annuelle pour mieux connaître l ’Artisanat
>
Les années précédentes
% Opinion positive*
2012 > 50%
2011 > 54%
2010 > 54%
2009 > 48%
2008 > 65%
>
* Somme de «très bonne», «bonne» et «plutôt bonne»
% d’optimistes
Au regard de la situation économique de votre secteur d’activité, êtes-vous pour l’année en cours optimiste ou pessimiste :
2008 2009 2010 2011 2012 2013
45%
34%
49%
46%
40%
33%
Baromètre 2012 | CMA92
Après avoir subi une petite diminution (-0,4%) en 2012, les prévisions laissent penser une légère amé- lioration, ou du moins, le maintien de la situation actuelle pour 2013. Le solde d’opinion connaît une hausse par rapport à 2012. Celui-ci progresse de -15 à -8 (différence entre les entreprises qui ont aug- menté leur effectif et celles qui l’ont diminué).
La situation économique de l’Artisanat semble s’être dégradée de nouveau en 2012. Davantage d’entre- prises déclarent que leur chiffre d’affaires est en diminution. Le solde d’opinions (% en hausse-% en baisse) est passé de -20 à –27. Le premier trimestre 2013 n’a guère permis de redresser le chiffre d’af- faires. Seulement 11% ont constaté une amélioration contre 55% une dégradation. Néanmoins, 50% des dirigeants trouvent que le chiffre d’affaires réalisé était supérieur ou plutôt proche des prévisions.
Tous les secteurs d’activités ne sont pas égaux face à cette diminution du chiffre d’affaires. Le secteur ali- mentaire résiste beaucoup mieux que les autres sec- teurs d’activités et s’affirme une fois de plus comme un secteur solide et stable face aux aléas d’une conjoncture économique difficile. Dans ce secteur d’activités, un quart des chefs d’entreprise estime que leur chiffre d’affaires est en augmentation.
Si l’indicateur « évolution du chiffre d’affaires » est dans le rouge, il convient de relativiser cette situa- tion avec un deuxième indicateur qui est celui du
« degré de satisfaction du dirigeant ». 28% des chefs d’entreprise déclarent que leur chiffre d’affaires est satisfaisant, 20% plutôt satisfaisant et 2% très satisfaisant. Au total, 52% des entreprises ont un bon niveau de chiffre d’affaires, malgré la diminu- tion enregistrée ces dernières années. Ces résultats mettent en valeur la capacité de résistance des entre- prises artisanales face à la crise économique.
CHIFFRE D’AFF AIRES
Un chiffre d’affaires en baisse…
Légère amélioration des prévisions pour 2013
… mais des chefs d’entreprise relativement satisfaits de leur chiffre d’affaires
*solde = % en augmentation - % en diminution
Les années précédentes
Solde d’ opinion*
2013 > -44 2012 > -34 2011 > -27 2010 > -16
>
EMPLOI
Evolution du chiffre d’affaires
Solde*
+10 +5 -24 -22 -20 -2736%
38%
26%
36%
33%
31%
25%
26%
49%
21%
36%
43%
25%
30%
21%
31%
45% 48%
2007 2008 2009 2010 2011 2012
Améliorée Maintenue Dégradée
Au premier trimestre 2013, votre chiffre d’affaires est :
En augmentation Stable En diminution
11%
55% 34%
Pensez-vous que pour l’année en cours votre effectif de salariés va :
2012 (prévisions) 2013 (prévisions)
Augmenter Rester stable Diminuer Ne sait pas
2%
76%
17%
5% 4%
75%
12% 9%
Baromètre 2012 | CMA92
8
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9Même si les investissements sont moins fréquents, ceux-ci semblent plus conséquents. L’accroissement du parc de machines, outils et véhicules est devenu plus fréquent : 38% des entreprises ayant investi ont financé ce poste d’investissement contre seulement 23% l’année précédente. Est-ce un signe qui indique qu’en temps de crise, les entreprises les plus solides saisissent de nouvelles opportunités pour gagner des parts de marché ? Le renforcement des moyens de production pourrait s’expliquer par ce phéno- mène.
Le reste des postes a conservé une stabilité relative, sauf, les « mises aux normes des équipements » qui ont diminué de 8 points et « l’achat de matériel informatique et bureautique » qui diminue quant à lui de 10 points.
Indépendamment de la situation économique, les entreprises sont confrontées à une dégradation chro- nique de leur niveau de trésorerie. La situation éco- nomique actuelle et la baisse d’activité que ce dernier a engendré, n’ont fait qu’aggraver l’état financier des entreprises. Le solde d’opinions a de nouveau chuté en 2012, après avoir connu une amélioration en 2011, sans toutefois atteindre un niveau aussi bas qu’en 2009. En 2012, le solde d’opinions est de -32. Il était de -25 en 2011 et de -39 en 2009.
Le premier trimestre 2013 n’a pas permis de redresser cette situation. En effet, le bilan est moins bon que pour les résultats de l’enquête précédente qui montraient un solde d’opinions de -51 contre -32 début 2012.
Une fois de plus, c’est le secteur alimentaire qui s’en sort le mieux. La dégradation de la trésorerie est moins importante que pour les autres activités. La fabrication, en revanche, décroche par rapport à
l’ensemble des secteurs.
… mais des investissements plus conséquents
La trésorerie : une carence constante
La part des entreprises qui ont investi en 2012 a sen- siblement diminué. En 2012, 27% des entreprises ont investi, contre 34% en 2011. Cependant, le niveau est plus important qu’en 2010, année pendant laquelle les entreprises ont joué la carte de la pru- dence après les fortes difficultés éprouvées en 2009.
Les prévisions pour l’année en cours indiquent également une réticence de la part des dirigeants à investir et à mettre en péril les finances de l’entre- prise ; la retenue semble le maître mot.
Le secteur alimentaire est celui qui investi le plus.
40% des entreprises ont investi en 2012. A l’oppo- sé, le secteur des services est celui qui a le moins investi avec 24%.
La part des entreprises investisseuses en baisse…
INVESTISSEMENTS TRESORERIE
Quel type d’investissement avez-vous réalisé en 2012 ?
2011 2012
Solde*
9%
48%
38%
23%
12% 14%
17%
50%
23%
33%
14% 18%
Mise aux normes de
vos équipements Acquisition ou
agencement de locaux Stratégie commerciale publicité, site internet,
etc.
Achat de matériel informatique/
bureautique Accroissement du
nombre de machines, outillages, véhicules Renouvellement des
machines, outillages, véhicules
Evolution de la trésorerie :
47% 55% 39% 41% 45% 40%
2007 2008 2009 2010 2011 2012
Améliorée Maintenue Dégradée
17%
-19 -19 -39 -35 -25 -32
40% 46%
50% 47%
36% 32%
13% 11% 11% 15% 14%
Avez-vous investi ?
% d’entreprises ayant investi
21%
34% 27%
43% 36%
48%
2007 2008 2009 2010 2011 2012
Oui Non Ne sait pas
74%
14%
12%
Pensez-vous investir en 2013 ?
Les années précédentes
% entreprises qui peuvent investir
2013 > 14%
2012 > 19%
2011 > 15%
2010 > 13%
>
*solde = % en augmentation - % en diminution
>
Les entreprises ayant rencontré des problèmes de trésorerie sont plus nombreuses que les années pré- cédentes y compris pour l’année 2009 où leur part était montée jusqu’à 54%. Plus que les années pré- cédentes, la diminution de l’activité semble la raison prédominante, la fréquence de tous les autres fac- teurs ayant diminué. Pour 68% des entreprises ayant connu des difficultés de trésorerie, la diminution de l’activité était parmi les facteurs déclencheurs.
L’enchérissement des matières premières arrive en deuxième place, même si sa fréquence a diminué de 9 points.
Les entreprises artisanales allouent approximati- vement 4% de leur chiffre d’affaires à la commu- nication. Rares sont celles qui vont au-delà de ce pourcentage. Le budget est plus important lorsque la vente se réalise auprès d’une clientèle de profes- sionnels. Cette typologie de clientèle est souvent approchée dans les salons professionnels qui ont lieu en France ou à l’étranger. Cela implique un bud- get plus important pour faire face aux dépenses de déplacements, aux frais d’inscriptions des salons professionnels, documentations commerciales, ...
Se trouvent dans cette situation, beaucoup d’entre- prises du secteur de la fabrication : textile, bijoux, céramique, meubles, etc.
Parmi les outils de communication le plus souvent utilisés par les entreprises artisanales se trouvent les cartes de visites et les annuaires divers (pages jaunes ou autres). Mais à côté de ces outils plus classiques, nous constatons l’utilisation par les chefs d’entreprise artisanale d’outils qui relèvent de la communication internet et de la téléphonie. 42%
des chefs d’entreprises interrogés communiquent via leur site internet, 17% font des campagnes e-mailing et enfin 7% utilisent la messagerie de téléphonie mobile (MMS et SMS) pour communiquer sur leur entreprise. Ces chiffres témoignent de l’intérêt des dirigeants d’entreprise artisanale pour les nouvelles technologies.
TRESORERIE COMMUNICA TION
L’internet et la téléphonie mobile séduisent les artisans
60% des entreprises ont rencontré des problèmes de trésorerie
7%
Origine des problèmes de trésorerie :
Les outils de communication des entreprises artisanales Une diminution
du niveau d’activité de l ’entreprise
Des factures
impayées Des niveaux de prix de vos produits/services
trop faibles
Un accroissement du prix des matières premières
Un accroissement des délais de paiement clients
Une diminution des délais de paiement fournisseurs
2011 2012
69% 68%
13%
21%
34%
18% 17%
28%
43%
20%
22%
66%
58%
Carte de visite Annuaires divers Site internet Vitrine commerciale Communication par mail Presse et médias Prospectus Communication par téléphone Salons, événements Communication par courrier SMS, MMS Réseaux sociaux
42%
17%
13%
12%
12%
11%
9%
8%
7%
7%
Vaucresson 13%
10
l
11CARTOGRAPHIE
Evolution du nombre d ’entreprises artisanales
Evolution du nombre de salariés dans l ‘Artisanat
Taux d ’immatriculation
Densité artisanale
Le Plessis-Robinson 17%
Le Plessis-Robinson 9%
Antony -9%
Courbevoie 7%
Neuilly-sur-Seine 14%
Garches -6%
Neuilly-sur-Seine 14%
Asnières-sur-Seine 25%
Vanves 15%
Vaucresson 25%
Le Plessis-Robinson 26%
Nombre d’immatriculations en 2012/entreprise existante fin 2011
> 23%
de 19 à 23% de 16 à 19% < 16%
Nombre d’’établissements pour 10 000 habitants
> 125
de 109 à 125 de 82 à 95
< 82 de 95 à 109
Evolution 2011-2012 (Source RM 92 au 31/12)
> 8%
de 6 à 8% de 0 à 4%
< 0%
de 4 à 6%
Evolution 2012-2011 (Source URSSAF/ACOSS au 31/12)
> 5%
< -5%
de 1 à 5%
de -1 à 1%
de -5 à -1%
Garches 8%
Clamart 14%
Bagneux -9%
Sceaux -14%
Saint-Cloud 68
Fontenany-aux-Roses 67
Sceaux 70 Clamart
146
Asnières-sur-Seine 142
(Source RM 92)
(Source RM 92/INSEE)
Les entreprises et l ’emploi salarié dans l ’Artisanat par commune
Commune Nbre
2011-2012Nbre
2011-2012Antony 522 6% 877 -9%
Asnières-sur-Seine 1144 8% 1534 -5%
Bagneux 425 10% 678 -9%
Bois-Colombes 306 11% 433 -8%
Boulogne-Billancourt 1 226 4% 2 401 2%
Bourg-la-Reine 182 6% 305 -1%
Chatenay-Malabry 259 5% 284 -5%
Chatillon 337 7% 643 -3%
Chaville 170 10% 295 2%
Clamart 743 2% 1 470 -5%
Clichy 788 8% 1 399 -3%
Colombes 1 024 5% 1 711 -6%
Courbevoie 759 6% 1 460 7%
Fontenay-aux-Roses 151 9% 204 -1%
Garches 152 -6% 194 -8%
Gennevilliers 496 4% 1 144 2%
Issy-les-Moulineaux 527 6% 966 -1%
La Garenne-Colombes 357 8% 765 -7%
Le Plessis-Robinson 209 17% 323 9%
Levallois 737 6% 1647 -3%
Malakoff 370 12% 579 4%
Marnes-la-Coquette 7 -30% 2 -88%
Meudon 397 7% 554 7%
Montrouge 514 6% 920 1%
Nanterre 1 091 6% 1 912 4%
Neuilly-sur-Seine 568 14% 1244 14%
Puteaux 472 6% 638 1%
Rueil-Malmaison 728 7% 1230 6%
Saint-Cloud 193 8% 230 1%
Sceaux 127 7% 327 -14%
Sèvres 181 10% 326 -4%
Suresnes 468 6% 965 4%
Vanves 242 0% 476 2%
Vaucresson 80 13% 124 5%
Ville-d’Avray 75 9% 106 3%
Villeneuve-la-G. 231 7% 256 2%
Hauts-de-Seine 16 258 7% 28 622 0%
Entreprises Emploi
Source RM 92 ET URSSAF-ACOSS au 31/12/2012
VOTRE CONTACT : Xavier Iriondo Chargé des statistiques Tél. : 01 47 29 43 63 [email protected]
L
a CMA92 réalise une analyse personnalisée de la zone de chalandise de l’établissement artisanal.Cette analyse est très appréciée des porteurs de projets mais également des communes qui, à travers cette étude bénéficient d’une photographie précise et
complète du potentiel de consommation d’une zone d’attractivité délimitée avec précision. Ces éléments sont particulièrement utiles dans le cadre de l’installation d’une activité artisanale de proximité. L’étude proposée par la CMA92 comprend : la composition et le profil des ménages de la zone de chalandise, les dépenses commercialisables des ménages et l’évolution de l’offre artisanale.
En complément de l’analyse de potentialité, la CMA92 avec le soutien du Conseil Général des Hauts-de-Seine accompagne les chefs d’entreprise artisanale dans leurs actions de création et développement.
Accompagnement
à la création d’entreprise Dispositif de soutien aux Métiers de Bouche
Technologie de l’information
et de la communication (TIC) Conseil en développement commercial et stratégie
de communication
Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hauts-de-Seine 17 bis, rue des Venêts - 92000 Nanterre
Tél. : 01 47 29 43 43 www.cma92.fr
Antenne de la CMA92 Résidence Clémenceau 5, square Robinson - 92330 Sceaux
Tél. : 01 40 91 06 20 www.cma92.fr/sceaux A Nanterre
A Sceaux
06/2013 - Communication CMA92 - Création : www.cecilelisbonis.com
Partenaire de l’Artisanat
www.maaf.fr