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Orsay 2008-2009 IFIPS S2 Math´ematiques (M160).

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Orsay 2008-2009 IFIPS S2 Math´ematiques (M160).

Corrig´e et barˆeme du contrˆole num´ero 4 (du 29 Mai 2009).

Exercice 1 Sur 7 points.

(a) : 2,5 points.

Les vecteurs colonnes de A sontc1 = (1,2,−1), c2 = (−2,1,−1), c3 = (−3,4,−3). Pour d´eterminer une base de Im(A) on applique l’algorithme du rang `a (c1, c2, c3).

(0,25 point)

Clairement (c1, c2) est libre. D’autre part on remarque quec3 = 2c2+c1 (ou alors on obtient cette relation en r´esolvant le syst`eme lin´eaire correspondant `a l’´equation c3=λc1+µc2).

(0,5 point)

Donc une base de l’image de A est (c1, c2) et rg(f) = 2.

(0,25 point)

Pour d´eterminer une base de Ker(A) on r´esout le syst`eme lin´eaire correspondant `a AX = 0 :





x−2y−3z = 0 2x+y+ 4z = 0

−x−y−3z = 0

⇐⇒





x−2y−3z = 0

5y+ 10z = 0 (L2 ←L2−2L1)

−3y−6z = 0 (L3 ←L3+L1)

⇐⇒





x−2y−3z = 0

y+ 2z = 0 (L2L52) y+ 2z = 0 (L3−3L2)

⇐⇒

(

x−2y−3z = 0 y+ 2z = 0 ⇐⇒

(

x =−z y =−2z

On obtient donc Ker(A) ={(−z,−2z, z), z∈R}, soit Ker(A) = Vect(−1,−2,1). Or (−1,−2,1) =−c1 et Vect(−c1) = Vect(c1). Donc pour finir (c1) est une base de Ker(A).

(1 point)

On a Ker(A) = Vect(c1) et c1 est dans le sous-espace vectoriel image deA. Donc Ker(A)⊂Im(A), et Ker(A)∩Im(A) = Ker(A)6={0}. Il en r´esulte que Im(A) et Ker(A) ne sont pas en somme directe, et a fortiori ils ne sont pas suppl´ementaires.

(0,5 point) (b) : 3 points

Pour montrer queB0est une base deR3 il suffit de montrer qu’elle est g´en´eratrice (puisqu’elle a trois vecteurs). Pour cela on v´erifie que chaque vecteure1, e2, e3de la base canonique deR3est combinaison lin´eaire de u1, u2, u3.

Apr`es r´esolution de trois syst`emes ou apr`es quelques essais on obtient : e1 =−(u2+u3), e2 =u1+ 2u2+ 3u3, e3 =e1+ 3e2+ 5e3

Ainsi (u1, u2, u3) est bien g´en´eratrice, et c’est donc une base de R3. (1 point)

La matrice de passage de la base canoniqueB `a la baseB0 est la matrice dont les colonnes sont les composantes des vecteurs de B0, on trouve donc imm´ediatement :

P =

1 −2 1

2 1 −1

−1 −1 1

 (0,5 point)

Pour calculer l’inverse de P on peut ou bien utiliser les m´ethodes classiques d’inversion d’une matrice, ou bien interprˆeter P−1 comme la matrice de passage de B0 dans B. Alors les colonnes de

1

(2)

P−1 sont les coordonn´ees dansB0 des vecteurs deB. Et on a d´ej`a d´etermin´e ces coordonn´ees au d´ebut de la question. On obtient donc, sans calcul suppl´ementaire :

P−1 =

0 1 1

−1 2 3

−1 3 5

(1 point)

Soient (x0, y0, z0) les coordonn´ees deu= (0,2,−1) dans B0. Alors nous savons que

 0 2

−1

=P

 x0 y0 z0

, soit

 x0 y0 z0

=P−1

 0 2

−1

, soit encore

 x0 y0 z0

=

 1 1 1

.

(0,5 point) (c) :1,5 point En calculantA

 x y z

 on obtientf(x, y, z) = (x−2y−3z,2x+y+ 4z,−x−y−3z).

(0,25 point)

On sait que A0 =P−1AP, (0,5 point)

et on a d´ej`a calcul´eP−1. On obtient alors

A0 =

0 1 1

−1 2 3

−1 3 5

1 −2 −3

2 1 4

−1 −1 −3

1 −2 1

2 1 −1

−1 −1 1

=

0 1 1

−1 2 3

−1 3 5

0 −1 0 0 −7 5

0 4 −3

=

0 −3 2 0 −1 1

0 0 0

.

(0,75 point)

Exercice 2 Limites de suites : sur 8 points.

(a) : 2,5 points

On a (2 + n1)n = [2.(1 + 2n1 )]n = 2n(1 + 2n1 )n. Or (1 + 2n1 )n = enln(1+2n1). Et d’apr`es le DL de ln(1 +u) quand u → 0 on a ln(1 + 2n1 ) = 2n1 +o(2n1 ), soit ln(1 + 2n1 ) = 2n1 +o(n1). On en d´eduit (1 + 2n1 )n=e12+o(1), autrement dit (1 +2n1 )n∼√

e.

Finalement par produit d’´equivalents on a bien (2 + 1n)n= 2n(1 + 2n1 )n∼√ e·2n. (1,25 point)

La suite an = n3ln(n)+2n

(2+n1)n est un quotient, et on vient de trouver un ´equivalent du d´enominateur.

Reste `a traiter le num´erateur.

(0,25 point)

Par croissances compar´ees on a ln(n) =o(n), donc par produit de suites n´egligeables on an3ln(n) = o(n4). A nouveau par croissances compar´ees on an4=o(2n). Donc en composant les petitoon obtient n3ln(n) =o(2n).

Il en r´esulte que n3ln(n) + 2n∼2n. (0,75 point)

Finalement an2e·2nn. D’o`u an1e et donc an1e. (0,25 point)

(b) : 2,5 points

(3)

D’apr`es le DL deeu quand u→0 on obtient e2n = 1 + (−2

n) + 1 2(−2

n)2+o( 1

n2) = 1− 2 n+ 2

n2 +o( 1 n2) (0,5 point)

n2

(n+1)2 = (n+1n )2= ( 1

1+n1)2. D’apr`es le DL de 1+u1 quandu→0, on a 1

1+n1 = 1−n1+n12 +o(n12). En

´

elevant au carr´e il vient : ( 1

1 +1n)2 = [1− 1 n+ 1

n2 +o( 1

n2)]2= 1 + 1 n2 + 1

n4 − 2 n+ 2

n2 − 2

n3 +o( 1 n2) En regroupant tous leso(n12) on obtient donc :

n2

(n+ 1)2 = 1 +−2 n + 3

n2 +o( 1 n2) Donc α= 1, β=−2, γ = 3.

(1,5 point) Ainsi

bn=n2[(1− 2 n+ 2

n2 +o( 1

n2))−(1 +−2 n + 3

n2 +o( 1

n2))] =n2(−1

n2 +o( 1

n2)) =−1 +o(1) et doncbn→ −1.

(0,5 point) (c) : 3 points On a :

rn= q

ln(α+βnk) = r

ln(nk(β+ α nk)) =

r

ln(nk) + ln(β+ α nk) =

s

ln(nk)[1 + ln(β+nαk) ln(nk) ] Le facteur 1 +ln(β+

α nk)

ln(nk) tend vers 1, doncrn∼p ln(nk).

(1 point) Or p

ln(nk) =p

kln(n) =√ kp

ln(n), doncrn∼√ kp

ln(n).

(0,25 point)

La suitecn consid´er´ee est fabriqu´ee `a l’aide de trois suites du type (rn)n∈N qu’on vient d’´etudier.

Le d´enominateur p

ln(1 +n3) est ainsi ´equivalent `a√ 3p

ln(n) (0,25 point)

Etudions le num´erateurp

ln(1 +n2)−p

ln(1 + 2n). On ap

ln(1 +n2)∼√ 2p

ln(n) etp

ln(1 + 2n)∼ pln(n),

(0,25 + 0,25 point) doncp

ln(1 +n2) =√ 2p

ln(n) +o(p

ln(n)) etp

ln(1 + 2n) =p

ln(n) +o(p

ln(n)) et on en d´eduit que p

ln(1 +n2)−p

ln(1 + 2n) = (√

2−1)p

ln(n) +o(p ln(n)).

(0,5 point) Ainsi p

ln(1 +n2)−p

ln(1 + 2n)∼(√

2−1)p ln(n).

(0,25 point)

Par quotient d”´equivalents on obtient : cn∼ (√

2−1)p ln(n)

√3p

ln(n) =

√ 2−1

√ 3

(4)

donccn

2−1

3 (= 1

6+ 3).

(0,25 point)

Exercice 3 Sur 6 points.

(a) : 0,5 point.

On a n−2 = n1b avec b = 2 > 0, et 2−n = a1n avec a = 2 > 1. Donc par croissance compar´ee 2−n=o(n−2).

(b) : 0,75 point.

D’apr`es le DL de cos(u) quandu→0 on a 1−cos(n1) = 1−(1− 2n12 +o(n12)).

(0,25 point)

Donc vn = 2n12 +o(n12) + 2−n. Comme on vient de le voir on a 2−n = o(n12), donc finalement vn= 2n12 +o(n12).

(0,25 point)

Ceci nous donne l’´equivalent : vn2n12. (0,25 point)

(c) 1,25 point

La suite (un)n∈N est le quotient de deux suites, et nous venons de donner un ´equivalent du d´enominateur. Il reste `a trouver un ´equivalent du num´erateur nn24−ln(n)+ln(n). Or cette suite est elle-mˆeme un quotient, pour lequel on trouve facilement un ´equivalent.

En effet par croissance compar´ee on a −ln(n) = o(n2), donc n2 −ln(n) ∼ n2. Et de mˆeme n4+ ln(n)∼n4.

(0,25 point+0,25 point)

Ainsi par quotient d’´equivalents nn24−ln(n)+ln(n)nn24 = n12. (0,25 point)

Alors `a nouveau par quotients d’´equivalents on obtient

un

1 n2

1 2n2

= 2

Ceci montre que limn→∞un= 2.

(0,5 point) (d) : 3,5 points

Calculons un−2 en r´eduisant au mˆeme d´enominateur :

un−2 =

n2−ln(n)

n4+ln(n)−2 + 2 cos(1n)−2.2−n 1−cos(n1) + 2−n

Pour ´etudier un −2, nous nous concentrons sur le num´erateur, puisque nous disposons d´ej`a d’un

´

equivalent du d´enominateur par le (b).

D’abord en reprenant l’argument du (b), mais en poussant le DL de cos(u) quand u→ 0 `a l’ordre quatre, nous obtenons −2 + 2 cos(1n)−2.2−n=−n12 +12n14 +o(n14).

(0,5 point)

Traitons maintenant le terme nn24−ln(n)+ln(n). Pour cela on ´ecrit nn24−ln(n)+ln(n) = (n12ln(n)n4 )( 1

1+ln(n)

n4

).

(5)

Par croissance compar´ee ln(n)n4 →0 , donc on peut utiliser le DL de 1+u1 quandu→0, et on obtient

: 1

1 +ln(n)n4

= 1−ln(n)

n4 +o(ln(n) n4 ) (0,5 point)

Ceci donne : n2−ln(n) n4+ ln(n) = ( 1

n2 − ln(n)

n4 )(1−ln(n)

n4 +o(ln(n)

n4 )) = 1

n2 −ln(n)

n4 −ln(n)

n6 +(ln(n))2

n8 +o(ln(n) n6 ).

(0,5 point)

Clairement ln(n)n6 =o(ln(n)n4 . Par croissance compar´ee on a aussi (ln(n))n8 2 =o(ln(n)n4 ). Enfin ´evidemment o(ln(n)n6 ) = o(ln(n)n4 ) (le quotient est o(n12), donc tend vers 0). Finalement l’expression ci-dessus se simplifie :

n2−ln(n) n4+ ln(n) = 1

n2 −ln(n)

n4 +o(ln(n) n4 ).

(0,5 point)

Le num´erateur de un−2 devient donc : n2−ln(n)

n4+ ln(n) −2 + 2 cos(1

n)−2.2−n= 1

n2 − ln(n)

n4 +o(ln(n) n4 )− 1

n2 + 1

12n4 +o( 1

n4)−2.2−n

=−ln(n) n4 + 1

12n4 +o(ln(n)

n4 )) +o( 1

n4)−2.2−n. (0,5 point)

Par croissance compar´ee on a 12n14 = o(ln(n)n4 ), o(n14) =o(ln(n)n4 ), et enfin −2.2−n.= o(ln(n)n4 ). Donc finalement en regroupant tous les o(ln(n)n4 ) :

n2−ln(n)

n4+ ln(n) −2 + 2 cos(1

n)−2.2−n=−ln(n)

n4 +o(ln(n) n4 )) de sorte que nn24−ln(n)+ln(n) −2 + 2 cos(n1)−2.2−n∼ −ln(n)n4 .

Alors par quotient d’´equivalents on a

un−2∼ −ln(n)n4

1 2n2

=−2 ln(n) n2 (0,5 point)

En divisant cet ´equivalent par 1n on trouve−2 ln(n)n , qui tend vers 0 par croissance compar´ee. Donc un−2 =o(n1).

(0,25 point)

Mais quand on divise l’´equivalent par n12 on trouve −2 ln(n), qui tend vers +∞. Doncun−2 n’est pas grand O de n12.

(0,25 point)

Références