A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
H ERMITE
Sur la transformation de l’intégrale elliptique de seconde espèce
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 1resérie, tome 2 (1888), p. G1-G6
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G.I
SUR LA
TRANSFORMATION DE L’INTÉGRALE ELLIPTIQUE
DE SECONDE
ESPÈCE;
PAR M. HERMITE.
Extrait d’une Lettre adressée à 11Z. MATYAS LERCH, dans les Mémoires de la Société Royale
des Sciences de Bohême, ;e série, t. II; 1888.
En modifiant un peu le
procédé
ordinaire de réduction desintégrales hyperelliptiques, j’ai considéré,
dans mesLeçons (~),
lesexpressions
de laforme suivante
où
G,
A et R sont despolynômes
entiers en x, A et Rn’ayant
que des fac-teurs
simples
et étantsupposés premiers
entre eux. J’ai montréqu’elles
seramènent facilement à un terme
algébrique
et à uneexpression
semblableoù
l’exposant a
est diminué d’une unité. Dans le cas, parexemple,
dea = I que
je
vaisemployer,
on détermine deuxpolynômes
Pet Q
par la conditionet, en
posant
on a cette
égalité, qui
se vérifie immédiatementpar la différentiation,
Je vais
l’appliquer
à la recherche del’expression
del’intégrale elliptique
( 1 ) Cours d’Analyse de la Faculté des Sciences de Paris, 3e édit., p, z8.
où y = U V est la formule de transformation de Jacobi qui
satisfait à l’équa-
tion
Je remarque d’abord que l’on
peut
écrirede sorte
qu’en prenant
la relation
précédente
nous donneCela
étant, je
dis queQ,
est divisible parV,
c’est-à-dire que le second membre ne contient pasd’intégrales
de troisièmeespèce qui
admettent desinfinis
logarithmiques.
M. Fuch obtienta priori,
et sanscalcul,
ce résultatimportant
quej’établirai
ensuitealgébriquement
de la manière suivante.L’illustre
géomètre
m’a fait observer que,l’intégrale
n’ayant point
d’infinilogarithmique,
il en est de même nécessairement de la transformée en x obtenue enfaisant y
=U ~ puisque la nouvelle variable est
une fonction
algébrique
de y. Il ne nous resteplus,
parconséquent,
obtenir le
polynôme Q
et lequotient
entier~’ .
Pourcela, j’emploie l’équa-
tion différentielle
après
avoir substitué lavaleur y
=U , j’élève au carré,
ce qui
donne l’égalité
ou, sous une autre
forme,
On montre ainsi que ~;~ U2 est divisible par V
qui,
étant pre- mier avecU,
et parconséquent
avec entre dans le second membrecomme facteur. Soit
donc,
endésignant
par H unpolynôme entier,
M2RV’2 - );9 U = VH,
nous aurons
~2U~=- VH -~’~I’RV’2;
or la relation par
laquelle
sedéterminent les quantités désignées plus
hautpar P et
Q,
étant maintenanta~~ t~~ ! vP - V’RQ,
on voit immédiatement
qu’on peut prendre
lVI2V’.Soit ensuite S le
quotient
entierQ1 V
que nous avons encore àobtenir,
etqui
donnel’égalité
On trouve, par la
différentiation, l’expression
suivanteet il en résulte facilement que S est un
simple
binôme -~- ~c.Je
cherche,
eneffet,
la limite deS x2
pour x infinimentgrand ;
en faisant,avec
Jacobi,
de sorte que l’ordre de la transformation soit ra = -i- i? on obtient la
quantité
finiequi rePrésente,
parconséquent,
laconstante g.
Cette valeur sc
simplifie
au moyen des relations établies à la findu §
XIIdes Fundamenta. Si l’on
emploie
lcs suivanteson en tire aisément
ce
qui
donneEn
supposant
ensuite x = o, dansl’expression
deS,
il vient A=et nous avons, en
conséquence~
le résultatimportant
contenu dans la rela- tionou encore y si l’on revient à la variable y,
après
avoir divisé les deux membres par~12,
C’est la relation donnée
Jacobi,
enremplaçant l’intégrale
de secondeespèce
deLegendre
par celle de M. Weierstrass.Je reviens maintenant an
polynôme
afind’établir,
par une voie pu-rement
algébrique, qu’il
est divisible par V. A ceteffet, je reprends
la for-mule
générale
deréduction,
danslaquelle
R est unpolynôme
dedegré quelconque,
en me proposant au moyen de
G
A etIl,
la condition pourclue
t~~
soit divisible par A. Ainsiqu’on
l’a vuplus haut,
on aet, par
conséquent,
si l’on faitQ,
=AS,
il vientCela
étant,
en différentiantl’équation
nous obtenons
puis,
au moyen de la valeur deP,
Prenons
maintenant,
suivant le moduleA,
les valeurs de G etG’;
onaura
et l’on en conclut immédiatement que le
polynôme
est divisible par
A;
c’est le résultatauquel
ils’agissait
deparvenir
etque je
vais
appliquer
ensupposant
R =~I
-~~)(~ - I~~,~~ ),
G = LT2 et A = V.Nous obtenons alors
l’expression
suivanteou
bien,
enmultipliant
par 2,et de prouver
qu’elle
est divisible par V. C’est cequ’on
établit aumoyeu de
l’équation
eL de sa
dérivée,
danslesquelles je
ferai, pour un moment, U’ ~ - L; V’= V . .G.6 On a ainsi
Multiplions
lapremière
la seconde parU,
et retranchons membre àmembre, après
avoirsupprimé
le facteurV’V,
nous auronsCela
étant,
on obtientfacilement,
au moyen de la valeur deW,
le
premier
membre del’équation
contenant en facteurV,
il est donc dé-montré que la
quantité
considéréeest elle-même divisible par
V,
commeje
l’ai annoncé. Jeremarquerai
enoutre
qu’on peut joindre
leségalités
suivantes à cellesqui
viennent d’êtreemployées :
elles montrent que
l’expression
est divisible par
U,
et comme U et V sontpremiers
entre eux, on en conclutces