LE BILLET
de Gérard Bourquenoud
jjiiJinMijiLuiM Sa voix s est tue
il y a déjà trente-trois ans Fondé en 1945
Rte de la Glâne 31 1701 Fribourg
Revue bimensuelle d'information et d'actualité paraissant le premier et le troisième vendredi de chaque mois. Organe officiel de l'Association Joseph Bovet et des Fribourgeois «hors les murs».
Réduction et administration:
Rte de la Glâne 31.
Case postale 331 - 1701 Fribourg.
Tél. 037/82 25 25.
Téléfax 037/24 32 44.
Rédacteur en chef et photographe:
Gérard Bourquenoud.
Collaboratrices - Collaborateurs:
Broyé fribourgeoise et vaudoisc:
Murinette Grandjcan.
Gruyère, Veveyse, Singine et Lac:
Gérard Bourquenoud.
Sarine et ville de Fribourg:
Jacqueline de Saint-Bon.
Glâne et faits divers:
Valentine Jaquier.
Société et culture:
Marinette Jaquier.
Page du patois:
Albert Bovigny.
Fribourgeois «hors les murs»:
Félix Brulhart.
Service des abonnements:
Rosette Scherrer.
Abonnements:
Annuel: Fr. 78.50. Semestriel: Fr. 40.-.
Etranger: Fr. 90.-. Par avion: Fr. 115.-.
Vente au numéro: Fr. 3.50. CCP 17-2851.
Tirage: 6700 exemplaires.
La reproduction de textes ou d'illustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la rédac¬
tion. Celle-ci n'assume aucune responsabilité concernant les manuscrits et photos non com¬
mandés.
Kditcur:
Imprimerie Fragnièrc S.A.
Rte de la Glâne 31, 1701 Fribourg.
Publicité:
ofa Orell Fussli Publicité S.A.
Rue de Lausanne 91 - 1700 Fribourg.
Tél. 037/81 15 20 - Fax 037/22 90 94.
Délai de réception des annonces:
15 jours avant la parution.
NOTRE COUVERTURE:
A Moléson... avec Gottéron!
En tête du championnat suisse depuis le début de la saison 1993/94, le HC Fribourg-Gottéron arrivera-t-il à dompter tous ses adversaires au cours des play¬
offs? C'est l'espoir de milliers de suppor¬
ters qui souhaitent voir le club fribour¬
geois au sommet de la hiérarchie du hockey sur glace de notre pays!
Cette magnifique couverture montrant les joueurs du HC Fribourg-Gottéron en train de gravir le Moléson sous les yeux de Paul-André Cadieux. est une œuvre d'Eloi Rossier, caricaturiste à Belfaux.
Peu de temps avant sa mort, l'abbé Alphonse Menoud, qui était lui aussi un homme de la terre, avait eu un réel plaisir à me faire découvrir quelques écrits de Joseph Yerly, l'écri¬
vain et patoisant de Treyvaux, décédé le 23 mai 1961, à l'âge de 65 ans. Toujours aimable, spontané et franc dans la conversation, ce paysan treyvalien, qui avait du sang gruérien dans les veines, possédait une âme de poète. Il aimait re¬
cevoir ses hôtes avec simplicité, tandis que son amitié était d'une fidélité constante. Et que dire de
son hospitalité qui était cordiale, comme le fut la profondeur de sa pen¬
sée et de son esprit qu'il puisait dans la vie du peuple fribourgeois. Ses discours, lors de mani¬
festations patriotiques ou folkloriques, étaient encore plus écoutés quand il les faisait en patois gruérien.
La voix de Joseph Yerly s'est tue, mais elle n'est pas éteinte. Notre sou¬
venir, dans un geste de gratitude, c'est à quoi nous invite un ouvrage
«Kan la têra tsantè» qui rassemble ses écrits, ro¬
mans, nouvelles, dra¬
mes, comédies, sketches et un tour d'horizon de
la littérature gruérienne brossé par sa petite-fille, Anne Dafflon.
Depuis ce triste jour de mai où le pays qu'il défendit de toute son ardeur appre¬
nait la disparition de celui qui fut un grand éveilleur d'enthousiasme par la plume et par la parole, ce rappel ne pourrait-il pas, dans notre cœur, se mêler à un autre, au 42e anniversaire de la mort de l'abbé Bovet, qui a nourri son génie à la même source et à la même flamme? Joseph Bovet, Joseph Yerly, deux hommes qui furent amis dans la poursuite de la même cause, qui ont
marqué l'âme de notre terroir en incar¬
nant ce chant du pays, l'un dans sa vo¬
cation de prêtre, de messager de foi, de beauté, d'optimisme, l'autre en culti¬
vant sa terre, tout en la célébrant aussi par son œuvre de poète, de dramaturge, d'orateur, dont la voix galvanisait les foules.
Comment oublier un écrivain, patoi¬
sant, paysan et terrien d'une telle trem¬
pe, revêtu de son bredzon, ayant de la malice et de la sensibilité plein les yeux? Une image liée au souvenir de tant de célébrations po¬
pulaires où le Pays de Fribourg vibrait dans le culte de son patrimoine.
En la personne de Joseph Yerly se réalisait ce mystérieux échange de sève paysanne qui lui avait communiqué le trésor de sa cordialité, de sa gentillesse, de sa beauté simple et robus¬
te, dont il avait perçu toutes les mélodies, tous les appels, celui de la terre, de l'alpe, des troupeaux, des cha¬
pelles et des églises, des coutumes de la ferme et de la famille, qu'il enri¬
chissait à son tour d'une œuvre littéraire, théâ¬
trale, dans le parler ancestral. Entre cet homme et le pays qui l'a nourri et aimé, il y avait cette communion intime, pro¬
fonde.
Captivant fut aussi Pierre Yerly, décédé en 1981, juste vingt ans après son père qui lui avait transmis cet idiome coloré, si riche dans son expression pittoresque que la langue française ne possède pas.
La mort, avec la tristesse dont elle s'en¬
toure, ne saurait rompre une telle union.
Le Pays de Fribourg, comme la terre de Gruyère, ne cessera d'être à l'écoute de son message pour y retremper une vo¬
lonté de fidélité et d'espérance.
Joseph Yerly du Mont, dit le
«Capitaine».
SOMMAIRE
-Ji u/// !'jjjILLUSTRE
13 JANVIER 1994 No 1/2
Pour le bien-être des personnes âgées Nous vivons l'année européenne de la per¬
sonne âgée, qui a comme objectif des ren¬
contres entre généra¬
tions. Une expérience qui a déjà été tentée à la Maison de la Providence, à Fribourg, et qui a fait l'objet d'une réflexion très positive de la part des jeunes et des enfants désireux de mieux connaître les problèmes des personnes âgées qui sont contraintes de finir leur vie dans un home.
Un bijou architectural à Châbles
Cette commune broyarde de 240 habitants a réussi un coup de maître en réalisant un bâtiment multifonctionnel attenant à l'ancienne école. Une construction qui, par son élégance et son harmo¬
nie, est un atout pour le futur développement de ce villaae qui va être favorise par la réalisation de la RN 1.
REGARDS SUR...
Les chevaliers du bon pain PROPOS DE TABLE Concours pour cuisiniers et chefs de cuisine
Cérémonie de promotion dans l'hôtellerie à Glion et Bulle
NOUS LES JEUNES
Projet d'insertion professionnelle Concours pour jeunes danseurs
ÉCONOMIE
Nouvelle beurrerie Cremo
10 13 CROQUE-NOTES
60e anniversaire du Club des accordéonistes de Fribourg
NOS AINES
Année européenne de la personne âgée
Animaux familiers dans les homes 19
22 LE PATÊ D'INTCHE-NO
La poya dè 1939 25 HUITIEME DISTRICT Les 60 printemps du Vieux Chalet 28
À LIRE Itinéraire d'un abbé chantant 30
VOS ORIGINES
Vous appelez-vous Baudois? 31 REGARDS SUR...
Le nouveau complexe de Châbles 33 PORTRAIT Le Père Noël des ménagères 35
LES SPORTS _ Le HC Gottéron sera-t-il champion? 36 Le bon pain
du boulanger La Confrérie fribourgeoi- se des chevaliers du bon pain a tenu récemment un chapitre dans le chef- lieu de la Glâne au cours duquel elle a conféré la distinction de chevalier du bon pain à dix boulan¬
gers fribourgeois qui se sont distingués dans la fabrication de ce produit d'alimentation.
LES ARTS
Eloi Rossier, caricaturiste 40 LES SPORTS
L'athlétisme dans le canton Le snowboard à Moléson Le sourire des stations de ski
LE RAIL, LA ROUTE, LES AILES Transports routiers, ça marche!
PATRIMOINE
Vitrail de la cathédrale St-Nicolas 41 45 46 3
CONFRÉRIES
* >
Â>
♦ CONFRERIE FRIBOURGEOISE
DES CHEVALIERS DU BON PAIN Distinctions
à des boulangers qualifiés
dix nouveaux chevaliers de ce chapitre.
p 5
■ m est dans la cité comtale de Gruyères que la Confrérie fribourgeoise des chevaliers du bon pain a pris naissance le 28 mai 1968. Cela fait déjà un quart de siècle qu'elle parcourt le canton.
Au mois de novembre 93, elle avait choisi le chef- lieu de la Glâne pour fêter son 25e anniversaire et tenir son neuvième chapitre au cours duquel dix nouveaux chevaliers ont été intronisés.
Ia's chevaliers décorés de la deuxième étoile.
Honorée par la présence du conseiller d'Etat Michel Pittet et par les délégations des confréries des cantons romands et du Tessin, la cérémonie, toute emprein¬
te de dignité, se déroula dans une salle du Musée du vitrail, au Château de Romont. Celle-ci était pré¬
sidée par le nouveau Grand Maître Marcel Grandjean, de Belfaux, lequel a eu l'honneur de conférer la distinction de chevalier du bon pain à dix boulangers qui, sur la base de trois taxations en l'espace de cinq ans, ont obtenu lors d'examens à l'improviste 270 points sur un maxi¬
mum de 300, pour un pain mi-blanc de 500 grammes.
Un titre qui récompense un mérite professionnel mais qui n'est acquis que par 50% des candidats. La
Le Grand Maître Marcel Grandjean félicitant la première compagnonne: Catherine Ober-
confrérie fribourgeoise a d'autre part eu le plaisir de remettre la première étoile à huit chevaliers, la deuxième étoile à sept che¬
valiers et une troisième étoile à deux chevaliers, ceci en reconnaissance de leurs qualités profession¬
nelles.
Hilaire Deschenaux, élevé au titre de Grand Maître d'hon¬
neur.
CONFRÉRIES
Intronisation d'une compagnonne
Au cours de cette même cérémonie, la Confrérie fribourgeoise des cheva¬
liers du bon pain a introni¬
sé sa première compa¬
gnonne en la personne de Catherine Oberson, secré¬
taire de la section des bou¬
langers de la Gruyère et de ladite confrérie. Elle a en plus tenu à marquer ce 25e
anniversaire par l'introni¬
sation de deux nouveaux chevaliers d'honneur: Rudi Steiner, de Zurich, Daniel Stern, gérant du Moulin de Romont, et Hilaire Des¬
chenaux, d'Ursy, en quali¬
té de Grand Maître d'hon¬
neur. Ce dernier a en effet remis le flambeau il y a une année, après avoir été chancelier durant quinze ans et Grand Maître de la confrérie pendant neuf ans.
Un cérémonial qui a pris fin par l'hommage au pain de l'abbé Jean-Jacques Martin et par les allocu-
Rudi Steiner, de Zurich, nou¬
veau chevalier d'honneur.
tions des trois nouveaux chevaliers d'honneur. Il a été suivi d'un concert-apé- ritif sur la place de l'école, où les boulangers de la
Glâne ont distribué leurs produits, et d'un repas au Restaurant de la Poularde.
Gérard Bourquenoud
Daniel Stern, nouveau chevalier d'honneur.
Les chevaliers qui ont reçu la première étoile.
>- •>.,
Les chevaliers honorés d'une troisième étoile.
Nouveaux chevaliers Frédéric Bersel, Villarsiviriaux Georges Suard, Châtel-St-Denis Gino Pasini, Siviriez Michel Dubey, Romont Joël Grandjcan, Romont Franz Krühenbühl, Chiètres Hugo Widmcr, St-Antoine André Grandjcan, Bclfaux Anton Fontana, Planfayon Schaer & Zosso, Le Lac-Noir Première étoile
Jean Buchs, Charmey Daniel Borcard, Broc Joseph Waeber, Bourguillon Hans Jenny, Tavel
Paul Gutknecht, Ulmiz Jean-Marc Suard, Fribourg Dominique Grand, Avry-dt-Pont
Fontana AG, Planfayon Deuxième étoile
Armand Menoud, Grangettes Jean Schenewey, Grolley Henri Maillard.
La Tour-de-Trême Gaston Repond, La Tour-de-Trême Richoz SA, Courtepin Bernard Walker, Fribourg Léon Python, Riaz Troisième étoile Hubert Schaller, Gurmels André Roch, Porsel 5
CONFRÉRIES
Hommage au pain par l'abbé Jean-Jacques Martin
Curé de Villaz-St-Pierre
A l'occasion du 25e anniversaire de votre fonda¬
tion concrétisée par l'organisation d'un cha¬
pitre solennel, le 9e, vous avez demandé à l'un des curés du secteur pastoral de Romont et environs de prononcer l'hommage au pain. Si j'ai accepté cet honneur que vous me faites c'est parce que je me suis dit que j'étais, en tant que prêtre, un utilisateur privilégié du pain. Non seulement j'en ai besoin comme nourriture pour la vie de mon corps mais, à cause de ma mission et de ma vocation sacerdotale, je suis chargé de transformer le pain des hommes, fruit de la terre et du travail, en pain de Vie, nourri¬
ture de vie pour l'éternité.
Hommage au pain.
* au
■ A Âriwsuîaai tt leri ,
^ eu wwur uuu-il;«
•JrÉmetiutti.anispai j|>pous awz. éepiui ? Vj \aüssi mse.qiui.
•/-Jf !w{2 Mut pu maugir
||à? ifi si wm rifrtmt
|V\ 1st x fait mùlùu
» (hßömicur;
| ' $tÎK is wiwt d laôms?
.ciU
è/9is €$wiirs id #oii»cûn ! I }j ptus.eoiieeKlrotis «Jons et ne
r vas a r.wi W£>MvCtt
i r « ÄÄk à Mjiisli wmr
! £ i>ocsf fahl ôii wu&uger M*
/ ptimy, te & *üu ! _ y flîur^" MM et eoiiiM
Je ne vous apprendrai certainement pas que le Moyen-Orient est une ré¬
gion où l'on cultive le blé depuis le VIIe millénaire. Les divinités des dif¬
férents peuples de cette contrée étaient sensées se nourrir d'un «fruit d'immortalité»: les animaux broutent l'herbe qu'ils trouvent; l'homme, lui, cultive les céréales. Le pain est alors le résultat conjugué d'une culture, au sens de travailler la terre, et d'une technique pour passer des grains de blé au pain. La place de l'homme, avec sa civilisation, est ainsi marquée par le pain. Il n'est donc pas étonnant de rencontrer cet aliment dans les régions du Moyen-Orient, comme symbole du rapport de l'homme et de la terre et de ses liens avec les puis¬
sances célestes vivifiantes.
Dans la Bible, le pain, vous le savez bien, joue un rôle très particulier dans les relations entre l'homme et Dieu. Sa signification va d'ailleurs vers une richesse croissante. Au dé¬
part, deux fêtes différentes:
- la fête du printemps des nomades:
le pain sans levain (donc, «neuf»
parce que fait sans le ferment obtenu à partir du vieux pain) est consommé à la pleine lune de printemps, pour célébrer les nouvelles pâtures. Après la sortie d'Egypte, cette fête rappelle la libération du peuple d'Israël. Ac¬
compagnée de sacrifices d'agneau, elle s'appelle la pâque, et
- la fête du printemps des sédentaires:
avec le premier coup de faucille est célébrée l'offrande de la première gerbe. Pendant sept jours on mange du pain «neuf», donc sans levain, du pain azyme. Cinquante jours plus tard avait lieu la fête de la moisson qui deviendra la Pentecôte.
Les deux fêtes vont en quelque sorte se mêler: avec la sédentarisation d'Israël, la fête du pain azyme se conjuguera avec celles des nomades.
C'est à cette époque où les deux fêtes vont se célébrer en même temps que le pain va se charger de quatre autres significations:
1. La manne: pain du désert qui est à la fois merveilleux parce que donné par Dieu et le pain de misère parce que reçu de la terre promise. Israël at¬
tendait du Messie une manne nouvel¬
le dont parle Jésus dans l'évangile de Jean.
2. Les pains de proposition, ainsi nommés parce qu'ils étaient posés, chaque semaine, dans le Temple, sous le regard de Dieu. Us sont un mémorial, une permanence qui rap¬
pelle l'alliance entre Dieu et les siens.
3. La vraie vie de l'homme n'est pas que matérielle. Elle est aussi parole de vie, donc parole de Dieu:
«l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu».
4. Le banquet de Dieu: Israël envisa¬
ge alors un repas avec Dieu où le peuple de l'alliance reçoit la «sages¬
se», c'est-à-dire la vie qui permet de
Hommage au pain par l'abbé Jean-Jacques Martin, curé de
Villaz-St-Pierre.
se conduire selon l'amour de Dieu.
La Sagesse divine donne aux hommes un pain qui rend sensé, d'après le livre des Proverbes.
Ainsi le pain est, pour une large part de l'humanité, un élément si essentiel de la nourriture qu'il est devenu le symbole même de ce qui est néces¬
saire à la vie. Aux yeux des croyants, ce pain n'est pas seulement fruit du travail de l'homme, mais tout autant don de Dieu.
Ainsi donc, la plupart des civilisa¬
tions le proclame, le pain est d'abord un élément de la vie en communauté;
le recevoir de quelqu'un, c'est recon¬
naître une relation de dépendance; le manger avec quelqu'un, c'est le signe de l'amitié; le partager avec l'affamé est un devoir religieux. Et vous-mêmes, chers amis, vous pou¬
vez ajouter quantité d'autres exemples où le pain est signe d'hu¬
manité et de vie.
Je terminerai cette évocation du rôle primordial qu'a joué le pain dans l'histoire des hommes par ce texte de Charles Singer qui nous dit: «Nous prenons tous les jours le pain et c'est un privilège.»
Il permet non seulement de subsister et de survivre, mais d'avancer, de¬
bout, sur les chemins quotidiens. En mangeant, cette nourriture entre en nous. Elle devient nous-mêmes. Ce n'est plus un aliment, il est vie en nous. Par lui nous est transmise l'énergie vitale. Nous prenons le pain et grâce à lui nous devenons capables d'agir. Mystérieusement, il entretient en nous la vie de l'esprit et du corps et l'épanouissement. Il est source de nos paroles et de nos actes et du meilleur de nous-mêmes. Par le pain l'homme devient capable d'huma¬
nité.
J.-J. Martin 6
PROPOS DE TABLE
CONCOURS CALVADOS
POUR CUISINIERS ET CHEFS DE CUISINE
Un Fribourgeois parmi les lauréats
D
r^ien que son appellation d'origine contrôlée date d'un demi-siècle, le Calvados demeure un produit très prisé.
La preuve est donnée par ses 12 millions de bouteilles commer¬
cialisées en 1991, soit 50% en France et l'autre moitié à l'exportation. Pour marquer dignement cet anniversaire, un concours de mets au Calvados a été organisé le 3 décembre 93, au Montreux-Palace, par So- pexa, Société pour l'expansion des ventes des produits agri¬
coles et alimentaires, à Zurich, en collaboration avec le BNICE, Bureau national interprofession¬
nel du Calvados, du Pommeau et des eaux-de-vie de cidre et de poire.
Le concours était ouvert à tous les cui¬
siniers et chefs de cuisine en activité en Suisse, lesquels devaient préparer une recette au Calvados de leur propre création. Dix candidats ont participé à l'épreuve cuisine, neuf candidats dont une dame, ont fait le concours du meilleur cocktail. Le jury, composé de neuf personnes spécialisées dans l'art culinaire, était présidé par Marianne Kaltenbach, auteur de livres de cuisi¬
ne.
Distinction pour un Fribourgeois S'est classé au premier rang «Recette cuisine» Félix Eppisser, Hôtel Hirschen, Obererlinsbach, avec un ravioli de pommes frites sur sabayon de Calvados, suivi à la deuxième place par Thierry Brehonnet, Auberge com¬
munale, St-Légier, pour «Ma Normandie», et Roman Stübinger, Auberge de Misery, pour son pigeon Roman Stübinger, restaurateur et chef de cuisine à l'Auberge de Misery, s'est classé au troi¬
sième rang au concours «Recette cuisine». photo g. bd
Devant ses fourneaux à Misery.
de Bresse rôti aux fils de coings et pommes confis au Calvados.
Pour le concours «Cocktails», le pre¬
mier prix est allé à Marco Sandionigi, Palace-Hôtel, St-Moritz, pour son «El Calvador». Au second rang, Ivan Paszti, Rosaly's Bar, Zurich, pour son
«Calvadino», et à la troisième place, Antonio Buttiglione, Villa Principe Léopoldo, pour «Caprices de Madame».
Les différents prix ont été remis aux vainqueurs lors d'un dîner de gala servi dans l'un des restaurants du Montreux-Palace, établissement dans lequel s'est faite la préparation des mets ainsi que la dégustation par le jury. Pour une première en Suisse, ce concours Calvados a eu un succès inattendu et sera probablement renou¬
velé en 1995 en Suisse alémanique ou au Tessin.
Gérard Bourquenoud
HÔTELLERIE
Centre international de Glion à Bulle en Gruyère
Brillants résultats féminins
U I écemment, 32 nou- -A_ ^k.veaux diplômés bilingues, des quatre coins du monde, se sont vus décer¬
ner le diplôme en adminis¬
tration hôtelière du Centre international de Glion à Bulle en Gruyère.
Jean-Paul Oberson, conseil¬
ler communal de la ville de Bulle, a remis à M"e Dance Lemos, Grèce, major de pro¬
motion, mention «très bien», le Prix de la ville de Bulle.
Mllc Lemos s'est fait égale¬
ment remettre le Prix de l'Association des anciens étudiants de Glion (AEIG) pour ses brillants résultats en hébergement. Quant au Prix de l'Union suisse des maîtres d'hôtel, il a été décerné à
M"e Véronique Vonthien, France, mention «très bien».
Quatre autres diplômés de France, Singapour, Thaïlande et Corée se sont vus conférer la mention «très bien».
Cinq des six diplômés avec mention sont des jeunes filles. Proportionnellement à leur nombre, qui pour la pre¬
mière fois a dépassé les 50%, ces résultats féminins sont très prometteurs et reflètent l'attrait croissant pour cette profession.
M"' Dance Lemos, major de promotion, en compagnie de M.
Jean-Philippe Scalbert, direc¬
teur du Centre international de Glion à Bulle. PHOTO CIGB
1680 ROMONT Tél. 037/52 27 21 AU RESTAURANT:
Spécialités à la carte Truite du vivier
Tournedos aux morilles Fondue bourguignonne ou chinoise
Toutes autres spécialités sur commande
Tous les jours MENU DE SAISON TOUSLES SOIRS DÎNER AUX CHANDELLES Salle pour sociétés et banquets Service traiteur
AU DANCING: tous les soirs orchestre - attractions - danse
AUBERGE
LE BELVÉDÈRE Fam. G. Rigolet-Risse 1634 LA ROCHE Tél. 037/33 21 62 Ouvert toute l'année Site merveilleux avec vue imprenable sur le lac de la Gruyère
Restauration soignée SPÉCIALITÉS: filets de per¬
ches, entrecôte du patron, entrecôte double à l'échalote, PLAT FRIBOURGEOIS
SALLE POUR BANQUETS ET SÉMINAIRES DE 15 À 120 PLACES
CARNOTZET- BAR Chambres à 1-2 et 4 lits + dortoirs
Possibilité d'hébergement pour 35 à 40 personnes Fermé mercredi
EN BASSE SAISON mardi et mercredi
8
HÔTELLERIE
CENTRE INTERNATIONAL DE GLION
Etincelante cérémonie de promotion
p' ■ m est en presence de quelque trois cents invi¬
tés, d'un parterre de personnali¬
tés du monde hôtelier et touris¬
tique, ainsi que des représen¬
tants des autorités politiques, que s'est déroulée la tradition¬
nelle promotion 1993 du Centre international de Glion au Casino de Montreux. Une cuvée excep¬
tionnelle de 54 nouveaux diplô¬
més: onze avec la mention «très bien», un avec la mention «excel¬
lence».
Les deux majors de promotion 93: Didier Scaillet, de Belgique (à gauche), et Georges Unseid, d'Allemagne (à droite), encadrant M. Max Meyer, directeur du CIG.
9
M. Bernard Gehri, président du Conseil d'administration du Centre de Glion.
Remise d'un prix par M. Rachat, directeur.
PHOTOS DANIEL MASSON, GLION Dans son exposé, M. Bernard Gehri, prési¬
dent du CIG, fit un tour d'horizon de sa longue carrière: du travail, des contacts et des rencontres avec ses anciens élèves dis¬
persés aux quatre coins de la planète. Il narra ses souvenirs avec plaisir, mais tout de même assaisonné d'un brin de nostalgie bien compréhensible. M. Gérald Mermet, professeur, rappela à ces futurs profession¬
nels de l'hôtellerie et du tourisme le rôle qu'ils auront à jouer à l'aube du XXIe
siècle.
Il appartint à M. Max Meyer, directeur, de remettre les diplômes et d'attribuer de nombreux prix et bourses aux lauréats les plus méritants. Le message de clôture fut prononcé par M. Pascal Rodier, représen¬
tant de la promotion 1993. Il se fit l'inter¬
prète des nouveaux lauréats pour remercier les professeurs et toutes les personnes qui leur ont permis d'atteindre leur but. Des in¬
termèdes musicaux, interprétés par le duo
«Reis-Horowitz», ont ponctué les diffé¬
rentes allocutions.
Après la cérémonie officielle, les parents des étudiants et les invités se sont retrouvés pour un apéritif et un dîner de gala préparé et servi par les étudiants des première et deuxième années pour leurs camarades par¬
tants.
Cette soirée s'est terminée aux rythmes de l'orchestre «Jack Berry», placés sous le signe des années 60 qui ont vu la naissance du Centre international de Glion.
Félix Brulhart
NOUS LES JËUNES
«AU RELEASE» FRIBOURG Nouveau projet
d'insertion professionnelle
l^e centre «Release» à Fribourg.
I ' ■ adolescence est souvent
^Hune période difficile, un voyage tumultueux entre l'insou¬
ciante enfance et l'âpre monde des adultes. Cette ardue transi¬
tion rime fréquemment avec un sentiment de malaise inextri¬
cable, avec un désir de singulari- sation, et surtout avec une re¬
cherche de soi désespérée. La découverte de sa véritable per¬
sonnalité, ainsi que le choix d'une profession, s'avèrent es¬
sentiels au bien-être et à la réali¬
sation de l'adolescent.
Aujourd'hui, à la rue Joseph-Pilier 5 à Fribourg, le «Release» offre la possibilité aux jeunes en quête d'une place dans la so¬
ciété de s'épanouir personnellement, pro¬
fessionnellement et socialement. En effet, grâce au nouveau programme «DECLIC», qui est encore un projet pilote, 10 jeunes gens, dont 6 déjà inscrits, auront la chance de participer à ce nouveau dessein. Dès le 10 janvier, et cela jusqu'à fin juin, des gar¬
çons et filles âgés de 16 à 21 ans et résidant dans le Grand Fribourg suivront cette al¬
lègre formation mise sur pied par le centre d'accueil et de prévention. Ainsi, grâce au programme «DECLIC», des jeunes en rup¬
ture avec leur milieu familial, scolaire ou socioprofessionnel pourront obvier à la pré¬
carité de leur situation et à leur mise à l'écart du système institué.
Une orientation professionnelle
Le projet proposé au «Release» comporte divers modules. Plusieurs ateliers y sont proposés, tels que photographie, chant et musique, théâtre, danse et arts plastiques.
L'objectif visé étant la connaissance de soi et le savoir-être. Des activités sportives et culturelles, ainsi qu'un regard sur l'actuali¬
té avec approfondissement de thèmes, s'ajouteront au programme. Une remise à niveau en français et en calcul, une orienta¬
tion professionnelle, diverses techniques de recherche d'emploi, plus un stage d'un mois en entreprise, sont aussi prévus.
Durant cette période de 6 mois, des travaux de groupe, des réunions avec les parents et des entretiens individuels aideront les jeunes participants à faire le point sur le dé¬
roulement du programme et à progresser intérieurement.
Le plan «DECLIC», supervisé par M.
Philippe Cotting, directeur du centre et res¬
ponsable du projet, ainsi que par plusieurs éducateurs et travailleurs de rue, bénéficie de la précieuse collaboration de la Chaire de travail social de l'Université de Fribourg. Le projet du «Release» espère être reconnu comme formation auprès de l'assurance chômage et de l'Office canto¬
nal du travail, afin de toucher quelques in¬
demnités.
Le programme «DECLIC» mérite une fière chandelle, plein de succès et une longue continuité.
Valentine 10
Croire au bonheur Y croire c'est bien, le vivre c'est encore mieux. Donc ne le boude pas, petite, ne lui fais pas la grise mine. Il a vingt et un ans, toi tu en as 19. Alors ménage tes nerfs et fais comme les autres, ne prends pas la vie trop au sérieux.
Ne lui garde pas rancune. Ne le mets pas mal à l'aise devant ta fa¬
mille et tes amis. Ne joue pas avec sa conscience, ne lui fais pas croire que c'est pour demain, dans une semaine, un mois, trois mois, il va perdre confiance en toi.
Tu sais qu'il t'aime avec passion, l'aveu il te l'a fait maintes fois, les yeux dans les yeux. Fais attention ma petite, tu pourrais perdre le gar¬
çon qui se dépense beaucoup pour toi. Le jour où il décidera d'aban¬
donner la course à l'amitié et au bonheur, ce sera trop tard. C'est à ce moment-là que tu apprécieras tout ce qu'il a fait pour toi.
Un artiste me disait récemment que pour être heureux il faut le bon¬
heur. Pour cela, il faut d'abord le construire, avoir ce désir d'aimer, mais ne pas le garder pour soi tout seul. Il est vrai aussi que croire au bonheur c'est l'espérance, l'espoir de vivre à travers les douleurs, la maladie, les problèmes profession¬
nels, les revers de la médaille et que sais-je encore /
Le scribe
J
NOUS LES JEUNES À LIRE
Concours pour jeunes danseurs
Pour la première fois une sélection italienne
Jeunes danseurs dans l'attente des résultats.
Le 22e Prix de Lausanne, concours international pour jeunes danseurs, se déroulera au Théâtre de Beaulieu, à Lausanne, du 25 au 30 janvier 94. La demi- finale se fera le samedi 29 janvier, tandis que la finale est prévue le dimanche 30 janvier en fin d'après-midi.
Jean-Christophe Maillot, directeur des ballets de Monte-Carlo, lauréat du Prix de Lausanne en 1977, pré¬
sidera le jury qui sera composé de onze personnalités du monde de la danse.
Pour la première fois dans l'histoire du Prix de Lausanne, une sélec¬
tion de jeunes danseurs a été réalisée en Italie. En ce qui concerne la Russie, où une sélection a été organisée pour la première fois en 1992, celle prévue en octobre 93 a été annulée en raison des récents événe¬
ments politiques.
Lors de la finale du dimanche 30 janvier 94, dans l'attente des résul¬
tats du concours, le public aura le privilège d'assister à une création chorégraphique de la Compagnie buissonnière de Lausanne.
Le Prix de Lausanne est vraiment un événement culturel important et apprécié. Il permet non seulement la découverte de futures étoiles de la danse, mais est également destiné à aider les jeunes danseurs de talent. Comme l'a relevé Philippe Braunschweig, fondateur du Prix de Lausanne, celui-ci permet à des jeunes danseurs du monde entier de venir se confronter les uns les autres, de constater l'évolution de la danse d'aujourd'hui, de trouver la voie qui correspond à leurs possibi¬
lités, voire de remettre en question leur choix de carrière.
G. Bd
Le climat des Romands de Martine Rebetez et Christine Barras
Les caractéristiques du climat des Romands, comment il est vécu du Jura aux Alpes, les raisons des croyances d'hier et d'aujourd'hui.
Le climat des Romands, c'est celui qu'ils vivent depuis des générations, celui qui, durant des siècles, les a rendus riches ou pauvres, en une nuit de gel, une journée de neige ou un mois de pluie. Il existe en Romandie tout une tradition d'observation de la nature permettant de prévoir le temps. Du vol des hirondelles aux formes des nuages, les auteurs, climatologue et linguiste, ont rassemblé 1213 dictons météorologiques de tous les can¬
tons romands qu'elles publient pour la première fois en patois avec une traduction française. Leurs recherches apportent un éclairage nouveau sur le climat de ces régions, du Jura aux Alpes.
A l'heure du travail sédentaire, des loisirs et du tourisme, les préoccupations des Romands par rapport à leur climat ont changé, leurs attentes ne sont plus celles du passé. Et pourtant, les grands problèmes restent les mêmes: les hivers sous le brouillard, le manque de neige, les printemps chétifs, les retours de froid, la pluie ou encore les étés trop brefs.
«Le climat des Romands», Editions Stratus, 1610 Oron-la- Ville, 368pages, Fr. 39.- (port et emballage compris).
Le climat des
Romands
' "I1
* Y r a
r *, jr ,
fr ^ »■ »
11
DIVERS
COMPTOIR DE DOMDIDIER:
vu et admiré
par 15 000 personnes
Quel plaisir de s'arrêter où il y a du bon vin!
Le plus modeste de tous les Comptoirs qui ont lieu dans le can¬
ton de Fribourg, celui de Domdidier, a lui aussi connu un franc succès, puisqu'il a été visité par 15 000 personnes en l'espace de cinq jours. Les organisateurs, comme les exposants, se sont déclarés satisfaits de l'impact que cette 18e édition a eu sur l'économie régionale de la Broyé. Le stand le plus prisé fut, semble-t-il, celui des vignerons de Cheyres et Font, où la majo¬
rité des visiteurs se sont attardés pour y déguster ces bons vins broyards.
G. Bd Un stand qui a aussi retenu l'attention des visiteurs.
I^TRWiTjCjN,
CREMES DE
LA GRCJYERE
CREMO SA,c.p.167,1701 FRIBOURG, tél.037/872111 Isolation des toitures et étanchéité des sols par
mus®, S's&ssrcsHSn'ü'S:
22! " !2£l ?! CH — 1752 VILLARS-SUR-GLÂNE FAX 037 - 41 00 58
Votre entreprise spécialisée en ISOLATION ÉTANCHEITE ASPHALTAGE SOLS COULES DALLAGES
JOINTS
Route du Bugnon 38 1752 Villars-sur-Glâne Tél. 037/41 17 10 Privé: 42 81 83 WAEBER CARRELAGES 12
ÉCONOMIE
NOUVELLE BEURRERIE CREMO
Un temple érigé en l'honneur d'un produit sain et savoureux
te nouveau bâtiment abritant la beurrerie a coûté 10,8 millions, les équipements et installations 16 millions.
Im réception de la crème en boilles.
I e jour de fête a eu lieu le
■■mercredi 20 octobre 93, à Villars-sur-Glâne. Exactement trois ans après l'incendie crimi¬
nel, encore non élucidé, qui avait détruit une partie de sa sur¬
face d'exploitation et installa¬
tions de fabrication, Cremo inau¬
gurait sa nouvelle beurrerie, en présence de nombreuses person¬
nalités du monde politique, éco¬
nomique et de l'industrie laitière.
13
ÉCONOMIE
Neuchâtel, Valais et Vaud. Tous les atouts sont désormais dans son jeu et Cremo les utilise à bon escient avec sa nouvelle beurrerie moderne et perfor¬
mante. Un temple érigé en l'honneur d'un produit sain et savoureux, véritable don de la nature: le beurre.
Pourquoi une beurrerie de cette taille à Fribourg?
D'abord le choix du site et parce que celui-ci est situé au cœur d'un des plus importants bassins laitiers de notre pays.
Il faut savoir aussi que cette activité tes installations de fabrication du beurre.
En 1917, celle qui allait devenir l'une des plus importantes entreprises suisses de produits laitiers s'appelait «Centrale du beurre de Fribourg». Le 20 octobre 1993, soit trois quarts de siècle plus tard, respectueuse de l'héritage reçu et fidèle à sa vocation première, Cremo perpétue cette belle tradition. Elle a inauguré une nouvelle beurrerie qui, suite aux contrats d'échanges de fabrication signés avec les fédérations laitières voisines, devient la centrale du beurre de l'ouest de la Suisse. Ces accords ont pour effet de consolider la position de Cremo sur le marché du beurre, lui assurant le traite¬
ment des crèmes en provenance des can¬
tons de Berne, Fribourg, Genève, te moulage du beurre.
te char tiré par un cheval était à l'époque le seul moyen de transport de la crème.
industrielle qui consiste dans un premier temps à produire du beurre pour le mar¬
ché, remplit une mission fondamentale, essentielle et vitale dans l'économie lai¬
tière. C'est la centrale du beurre qui per¬
met d'adapter la production laitière, laquelle fluctue selon les saisons, au besoin du consommateur, et varie en cours d'année.
A l'heure actuelle, Cremo produit quelque 10 400 tonnes de beurre par an, ce qui représente un peu plus du quart de la fabrication suisse. La production maximale quotidienne est de 73 tonnes, alors que le chiffre d'affaires annuel atteint 270 millions de francs.
Gérard Bourquenoud
Index des salles Pays de Fribourg Exclusivité
FRIBOURG ILLUSTRÉ Assemblées - Conférences - Con¬
grès - Manifestations diverses - Banquets de sociétés - Repas de noces - Séminaires.
District de la Glâne ROMONT 037/52 27 21 Restaurant de la Poularde 10 à 250 places - A - B - C - N - S ROMONT 037/52 26 98 Hôtel-de-Ville
300 places - A- B- C- N- S RUE 021/909 58 25 Salle des Remparts
Jusqu'à 500 places -A-B-C-N-S SI VIRIEZ 037/56 13 31 Auberge du Lion-d'Or
30 à 250 places - A-B-C-E-N-S VILLARSIVIRIAUX 037/53 1171 Auberge du Gibloux
180 places - A - B - N
VILLAZ-ST-PIERRE 037/53 11 87 Auberge du Gibloux
15 à 250 places - A - B - N District de la Brove
CHEVRES 037/63 11 66 Hôtel de la Grappe
50 à 200 places - A - B - N
ESTAVAYER-I.E-I AC 037/63 1040 Salle de la Prillaz
50 ù 500 places - A - B - N - S GRANDSIVAZ 037/6124 62 Relais du Marronnier
Jusqu'à 200 places - A - B - N
Tout cela résume en cinq sigles, ainsi que le nombre de places.
A = Assemblées et conférences B = Banquets de sociétés C = Congrès
E = Expositions N = Repas de noces S = Séminaires LES ARBOGNES
COUSSET 037/6124 84 Restaurant de l'Aigle-Noir 10 à 300 places -A-B-C-N-S MOMAGNY-IA-VIIJ.E 037/61 24 93 Auberge de l'Union
100 pl. - A - B - N - dortoirs 100 pl.
District de la Gruyère AI.BEUVE 029/8 1113 Auberge de l'Ange
Jusqu'à 300 places - A - B - C - N AVRY-DT-PONT 029/5 2195 Hostellerie du Vignier
Jusqu'à 70 places -A-B-C-N-S BROC 029/6 13 13 Hôtel-de-Ville
500 places - A- B- C- E- N- S BULLE 029/2 72 56 Restaurant Ixs Halles
40 à 240 places - A - B - C - E - N CHARMEY 029/7 23 23 Hôtel du Sapin
150 places-A-B-C-N-S CRFLSUZ 029/7 12 86 Hôtel du Vieux-Chalet
Jusqu'à 250 places - A - B - C - N ÉCHARLENS 029/5 15 15 Auberge de la Croix-Verte 120places- A- B-N-S
ENNEY 029/6 21 19 Auberge de la Couronne
80 places - A - B - N
GRANDVII.I.ARI) 029/8 11 26 Hôtel de la Gare
80 à 300 places -A-B-C-N-S GRUYÈRES 029/6 19 33 Hostellerie des Chevaliers Jusqu'à 100 places -A-B-C-N-S LAROCHE 037/33 2162 Auberge I A' Belvédère
15 à 120 places- A-B-C-N-S LAROCHE 037/33 21 27 Restaurant des Montagnards 20-40 et 80 places-A-B-N MORLON 029/2 7158 Café-Restaurant Gruvéricn
10 à 120 places-A-B-N-S NEIRIVUE 029/8 11 05 Auberge du Lion-d'Or
10 à 550 places-A-B-C-N-S PONT-LA-VILLE 037/33 37 40 Rest, de l'Enfant-du-bon-Cœur 400 places - A - B - N
SÂLES 029/8 81 12 Hôtel de la Couronne
Jusqu'à 350 places - A - B - N - S VUADENS 029/2 12 93 Hôtel-Restaurant des Colombettes
15à 180places- A-B -N-S VUADENS 029/2 74 66 Hôtel de la Gare
10 à 5«) places -A-B-C-N-S District de la Sarine
ARCONCIEL 037/33 11 25 Auberge des Trois-Sapins 25 à 150 places - A - B - N - S ÉCUVILI.ENS 037/311168 Auberge paroissiale
20 à 300 places - A - B - C - N KARVAGNY-LE-GRANI)
037/31 11 30 Auberge-Pizzeria Lion-d'Or 30 à 5(X) places - A - B - N KRIBOIJRG 037/82 11 11 Restaurant Au Parc Hôtel Jusqu'à 250 pl. - A - B - C - E - N - S
LE MOURET 037/33 11 36 Hôtel de la Croix-Blanche 30 à 500 places -A-B-C-N-S LOSSY 037/45 12 44 Café-Restaurant «Le Sarrazin»
100 places-A-B-N-S
MARLY 037/46 44 41 Hôtel de la Croix-Blanche 10 à 150 places- A-B-C-N-S MARLY 037/46 15 38 Restaurant de la Gérine
80 à 130 places - A- B- C- E- N- S MATRAN 037/42 17 45 Auberge du Tilleul
20 à 200 places -A-B-C-N-S ROSSENS 037/31 14 41 Hôtel du Barrage
10à 130places- A-B-N
TREYVAUX 037/33 11 53 Auberge de la Croix-Blanche Jusqu'à 250 places - A - B - C - N District de la Singine LAC-NOIR / SCHWARZSEE 037/32 16 32 Fax 037/32 12 66 Hôtel Primerose au laïc
40-1 (K) et 160 pl. - A - B - C - E - N - S District de la Vevevse CHÂTEL-ST-DENIS 021/948 70 53 Cercle-d'Agriculture
Jusqu'à 120 places -A-B-N CHÂTEL-ST-DENIS /
LES PACCOTS 021AM8 71 20 Hôtel-Restaurant Corbetta 10 à 260 places - A - B - N - S LECRftT 029/8 5142 Hôtel de la Croix-Fédérale Jusqu'à 300 places - A - B - N - S REMAUFENS 021/948 70 55 Café de l'Avenir
Jusqu'à 150 places - A - B - N - S ST-MARTIN 021/907 7194 Auberge de la Croix-Fédérale Salle rénovée 80 à 100 pl. - A - B - N
Heureuse initiative d'une grand-maman
Un week-end avec sa famille dans le Jura Depuis le décès, il y a bientôt deux
ans, de son époux Olivier, Mmc
Agnès Crausaz, d'Auboranges, perpétue une vieille et longue tra¬
dition familiale qui consiste à fa¬
voriser la rencontre et l'amitié entre tous, tout en préservant le souvenir de leur cher papa.
Cette maman et grand-maman au cœur sensible a donc adressé une invitation à tous ses enfants et des¬
cendants au Centre de loisirs de Saignelégier, dans les Franches- Montagnes, pour y vivre un week- end en famille. Cette escapade, sui¬
vie et appréciée de tous, a permis de renouer des sentiments de ten¬
dresse et de solidarité qui, année après année, sont de plus en plus chaleureux. Des retrouvailles très réussies grâce aux sports et aux loi¬
sirs proposés sur place à tous les participants à cette fête familiale.
G. C. - FI
r r ' .
>- 1 . j
< V . ■ ' # : fî'f
* - U {i J'', |V> v- ' '
\ M TST Wii .
» A H 11
' «k
h ii •/',* « I
PAUSE CAFÉ
Fribourg Illustré:
du cœur
pour vous divertir
L'histoire se passe au début de l'année scolaire, dans une classe du premier degré d'une école genevoise.
La nouvelle prof de psychologie sexuelle s'adresse aux élèves.
- Alors voilà, aujourd'hui nous allons aborder un sujet très important: les cours d'éducation sexuelle.
Nous allons débuter par l'étude du comportement des abeilles, puis nous continuerons par les fourmis, les gas¬
téropodes, pour enfin déboucher sur le monde des mammifères, auquel nous appartenons.
Tout au fond de la classe, Gégé, un cancre qui va sur ses 14 ans et qui a déjà redoublé trois fois, lève la main.
- Oui Gégé, tu veux poser une ques¬
tion?
- Madame, pendant votre leçon, est-ce que ceux qui ont déjà fait l'amour peuvent aller jouer au foot dans le préau?
L'histoire se passe dans un supermar¬
ché, un samedi matin. Une vieille dame slalome entre les nombreux clients en poussant devant elle un chariot bourré à ras bords de tomates, de salades, de carottes et d'endives.
Un énorme malabar très pressé la bouscule en passant au guidon d'un chariot deux fois plus chargé.
La pauvre dame se retrouve ensevelie sous une avalanche de légumes et on ne voit plus apparaître d'elle qu'un soulier et un chapeau. Un responsable du magasin s'approche alors et lui demande:
- Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous?
Par-dessous la montagne de salades, il entend une petite voix qui murmure:
- Oui, soyez bien gentil, passez-moi l'huile et le vinaigre...
16
POINTS DE REPÈRE
OQ^
UNE CURE DE JOUVENCE POUR LA STATUE DU SACRÉ-CŒUR
Ayant été détériorée par les rigueurs du temps parce que située sur un socle en plein air au-dessus de l'entrée de l'église du Crêt, la statue du Sacré-Cœur de Jésus a été descendue de son emplace¬
ment par un camion-grue.
C'était la première fois depuis son installation en 1905 que Jésus quittait son socle pour se refaire une beauté dans l'atelier de M. André Bonzon, ferronnier d'art à La Joux. Ce dernier a réussi une restaura¬
tion parfaite de cette statue qui devrait résister aux élé¬
ments naturels pendant au moins un demi-siècle.
Recouvert d'or des pieds à la tête, à l'exception du dos, ce Jésus accueille les fidèles à bras ouverts.
DEMISSION DE MGR GABRIEL BULLET, ÉVÊQUE AUXILIAIRE DU DIOCÈSE
Agé de 72 ans et souffrant de pro¬
blèmes de santé depuis plusieurs mois, Mgr Gabriel Bullet a présenté récemment sa démission au pape Jean Paul II, mais restera en fonction jusqu'à la nomination de son succes¬
seur. Il avait été nommé évêque auxi¬
liaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg par le pape Paul VI en 1970.
La presse catholique a d'autre part annoncé que Mgr Pierre Mamie, évêque titulaire du diocèse, présentera probablement sa démission, lui aussi, dans une année, du fait qu'il a atteint la limite d'âge prévue par le droit canon.
Texte et photos G. Bd
Je portais des nattes enrubannées et des jupes plissées sur des genoux souvent badigeonnés au mercurochrome. Au temps de mon enfance, pour ma mère, rendue économe et sage par les privations de la guerre qui venait de sévir dans son pays natal, un sou était un sou; aussi m'avait-elle accoutumée très tôt à opérer un choix, cornélien pour la gosse que j'étais, entre les différentes babioles que je convoitais. Elle pratiquait déjà et à son insu la politique du «ou ou», ses moyens financiers ne lui laissant pas le choix d'opter pour celle du «et et». Devions- nous nous rendre au centre ville pour effectuer quelques achats? Invariable¬
ment, nous y allions à pied et au retour maman se chargeait des lourds cabas et moi, portant mon petit filet à provisions, je léchais triomphalement un gros cornet de glace en été ou grignotais des marrons dès novembre: ces friandises, elle me les avait proposées comme une alternative au trolleybus pourtant bien commode. A cette époque bénie et révolue où j'ignorais encore tout des perfides calories, la gour¬
mandise décidait pour moi...
«OU ou», MAMAN
Des années vaches maigres, vaches grasses, vaches tout court se sont succédé.
Aujourd'hui, pour le commun des mortels, les vocables insouciance, prospérité, aisance riment plus que jamais avec espoir; et j'applique toujours et encore la bonne vieille philosophie maternelle dans toutes mes dépenses quotidiennes. Ou les croissants dominicaux ou le journal - c'est presque toujours le «canard» qui agrémen¬
te l'ordinaire de mes dimanches, la gour¬
mandise ayant cédé le pas à une passion dévorante pour les mots croisés - ou le pull douillet et bien tentant ou les jeans pourtant si bien assortis au premier, et ainsi de suite.
Mère à mon tour, j'ai tempéré les caprices de ma progéniture en appliquant, presque au berceau, le fameux principe. La leçon a (trop bien) porté ses fruits: «Ou je me brosse les dents avant de partir pour l'école, ou je retape mon lit» tergiverse mon cadet; les règles de notre jeu com¬
mun du «ou ou» sont régulièrement modi¬
fiées par ses soins et à son avantage bien sûr: «ou je termine mes devoirs, ou je t'explique comment formater une disquet¬
te sur l'«ordio» et tu me paies l'entrée au cinoche et le cornet de glace.» L'élève a dépassé le maître ou alors c'est l'effet boomerang! Si vous saviez combien je me contiens pour ne pas lui proposer ou la baffe ou mon pied quelque part...
MAD
17
NOTE$ MUSICALES
En train à vapeur jusqu'à Montbovon
pour la Fête des musiques gruériennes
L'église de cette paroisse de l'Intyamon sera certainement le point de rencontre des musi¬
ciens galériens pour leurs prestations.
P' ■ m est la fanfare de Montbovon qui, cette année, s'est vu confier l'organisation de la Fête des musiques gruériennes.
Celle-ci aura lieu les 6, 7 et 8 mai 94 dans ce joli village de l'Intyamon encadré de montagnes et construit sur les bords de la Sarine.
Il faut dire que le Giron de la Gruyère a fait preuve d'une grande ouverture d'esprit en accordant à la fanfare de Montbovon le mandat d'organiser la Fête des musiques de ce district en 94, car la configuration de cette localité ne permet pas le déroulement d'un cortège, lequel a d'ailleurs été supprimé et remplacé par une animation originale sur le thème du chemin de fer. C'est ainsi qu'avec la collaboration du Blonay- Chamby, du MOB et des GFM. les fanfares défileront en... train à
vapeur. Une nouveauté qui peut aussi avoir un attrait particulier.
Un comité d'organisation est au tra¬
vail depuis plus d'une année sous la présidence de Bernard Fragnière, alors que des milliers de fleurs ont déjà été confectionnées par la popu¬
lation pour la décoration du village.
Grâce au bénévolat et au dynamisme d'une centaine de personnes, Montbovon va vivre un week-end musical exceptionnel au mois de mai prochain. Qu'on se le dise!
Texte et photo G. Bd 18
tto^soVÎ
Chacun sait ou presque que l'hypocrisie a mauvaise presse. La Rochefoucauld ne disait-il pas:
«L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.» Les exemples sont légion dans la vie quotidienne.
Le citoyen qui déclare à un candi¬
dat qui a échoué: «J'ai voté pour toi», alors que ce n'est pas le cas, est-il raisonnable? Ils sont parfois nombreux ceux qui ont accordé des voix à un politicien. Malheu¬
reusement, le décompte final est tout différent, il ne correspond que rarement aux déclarations faites par les citoyens.
C'est comme l'homme de la rue qui joue au faux jeton ou au félon auprès d'un ami en lui déclarant qu'un quidam lui a dit qu'il était près de son porte-monnaie, pour ne pas dire «râteau» dans un terme courant, alors que c'est lui-même qui l'a dit à haute voix à celui qui est accusé de cette parole dépla¬
cée.
Tartuferie Si l'on pouvait lire les pensées d'un cauteleur ou d'un chafouin, l'on serait certainement surpris. Il vaut mieux ne pas les connaître.
Car une telle papelardise risquerait de porter préjudice à des gens qui n'y sont pour rien. Il est donc pré¬
férable de l'ignorer.
Prenons également l'exemple d'une cliente qui quitte un maga¬
sin quelconque, sans rien avoir acheté, et que le chef de rayon ou le patron lui-même, avec sérieux, lui dit: «Votre visite nous fait tou¬
jours plaisir!» pouvez-vous lui en garder grief? Pour ma part, il n'est pas imaginable, pour une personne sensée, qu'elle jette à la face de la cliente ce qu'elle pense effective¬
ment.
Le rat des champs
CROQUE-NOTES
CLUB DES ACCORDEONISTES DE LA VILLE DE FRIBOURG
«Soixante ans et toujours dans le vent...»
Fondé en 1933 par Mme Marguerite Amstutz qui l'a dirigé pendant de nombreuses années, le Club des accordéonistes de la ville de Fribourg fête aujourd'hui ses soixante ans de plaisir musical partagé. Pour mar¬
quer cet anniversaire, ses noces de diamant dirait-on en langage d'amoureux, il a donné tout récemment un concert afin de faire vibrer ses amis à cette musique tou¬
jours si entraînante que permet l'accordéon.
De 13 membres à l'origine, le club en compte actuellement 31, peut- être inégalement répartis, puisque les 2/3 sont des dames et demoi¬
selles et qu'un tiers seulement est constitué d'hommes. Une inégalité regrettable certes et que le club s'emploie à rectifier. Mais, par contre, la section des «juniors» est
particulièrement forte avec 16 membres, ce qui est très important car ceux-ci assureront l'avenir avec force et vigueur.
Une grande exigence de qualité dans la direction
Si le club est aussi vivant et perfor¬
mant, comme il l'a prouvé à travers les morceaux de son concert anni-
L'heure des récompenses: Catherine Hersel et Alain liucher, félicités respectivement pour 15 et 10 ans de fidélité. Une distinction remise par Serge Molliet, président des accordéonistes du llaut-lMC, et
Véronique lutuper, présidente du club de la ville de Fribourg.
* > +
Im section «Espoirs» jouant son «Memory», accompagnée au chant par Chantai Bertinotti.
La section «Juniors» accompagnée par «Les copains d'abord», sous la direction de Bernard Bûcher.
versairc, il le doit en particulier à une belle continuité dans la direc¬
tion: celle de Mmc Irène Jeanneret, de 1952 à 1987, et depuis cette date celle de M. Bernard Bûcher qui, par ailleurs, fête cette année ses 40 ans d'appartenance au club. C'est dire le dynamisme que ces deux personnalités ont été à même de transmettre dans l'exercice de leurs fonctions.
Les menus habituels du club s'ap¬
pellent: un concert annuel, des prestations régulières dans les homes pour personnes âgées, des soirées amicales entre clubs. A cela s'ajoute la participation régu¬
lière à des concours comme celui de Martigny, où encore la Coupe romande de l'Accordéon, au cours de laquelle Stéphanie Zürcher, quinze ans, et classée première de sa catégorie, a été sélectionnée pour la Médaille d'or de l'accor¬
déon à Horw.
«La vie commence à soixante ans...»
chantait inlassablement Tino Rossi: une phrase qui convient par¬
ticulièrement à ces accordéonistes puisque, si leur moyenne d'âge se situe aux environs de 24 ans seule¬
ment, la qualité de leur jeu prouve une maturité bien au-dessus de leur jeunesse. Et une particularité de l'accordéon est justement de pou¬
voir être adapté aux programmes les plus variés.
Texte et photos J.S.B.
DIVERS PROPOS DE TABLE
Rectificatif
Ne pas confondre cure et vieille cure
Contrairement à ce qui a été écrit dans une précédente édi¬
tion, ce n'est pas la cure qui est destinée à devenir une salle de gymnastique, mais bien précisément la «vieille cure», bâti¬
ment sis en face de l'école, qui d'ailleurs a été démoli récem¬
ment. Précisons encore, sur demande du Conseil paroissial, que la cure est propriété de la paroisse, tandis que la salle de gymnastique est une réalisation communale. D'autre part, ce n'est pas depuis le décès de l'abbé Hirt que la cure de ce vil¬
lage n'abrite plus de curé, mais depuis 1988, date à laquelle l'abbé Sallin, qui fut curé de cette paroisse durant vingt ans, l'a quittée pour des raisons de santé. Avec toutes nos excuses au Conseil de paroisse et à la population de Vaulruz.
FRILL
LES CU S
• Reprise de votre ancienne literie
• conseils à domicile sans engagement
• Connaissances et conseils toutes marques 1723 Marly
Route de Bourguillon 1 037 / 46 15 33 Fax 037/46 38 16
1680 Romont Grand-Rue 34
037 / 52 20 33 Fax 037 / 52 48 50
Voyage gourmand à travers le monde
C9
^ est avec un indicible plaisir et une grande délecta-
^ ^ tion que nous avons feuilleté le dernier-né de Larousse, un livre culinaire intitulé «Les cuisines du monde».
Ce vaste ouvrage de 500 pages contient 900 recettes de nom¬
breux pays de tous les continents et est illustré de quelque 600 photographies en couleurs. Ce guide gastronomique narre les us et traditions, dépeint de singulières spécialités et propose déli¬
cieusement des mets inédits pour les gens de notre pays.
Cet ouvrage conte également les vins, le foie gras, le fromage français, les pizzas et les glaces italiennes, la paella et la sangria pour l'Espagne, le whisky et les puddings de l'Angleterre, ainsi que des plats mythiques des pays slaves et nordiques. Et c'est sans surprise que la Suisse offre ses charmes avec son excellent chocolat et sa célèbre fondue fribourgeoise au gruyère.
La cuisine exotique est présentée avec ravissement et volupté, relatant toute la grâce de l'Afrique noire, de l'Asie, de l'Amérique latine, des pays arabes et des îles.
Une sublime et élégante édition que cette nouvelle encyclopédie de Larousse, laquelle est en vente dans les librairies au prix de 86 francs suisses!
Valentine - FRILL 20
EXPOSITIONS .s
CANTORAMA DE BELLEGARDE:
exposition des œuvres de l'abbé Kaelin
D r^ibliotheque vivante et wm depuis près de deux ans à la disposition de toutes les per¬
sonnes intéressées au patrimoi¬
ne musical fribourgeois, le Cantorama de Bellegarde est maintenant un lieu de plus en plus connu et apprécié pour la richesse de ses archives.
Nul endroit ne pouvait donc mieux convenir pour abriter la nouvelle exposi¬
tion des œuvres de l'abbé Kaelin. Et c'est dans l'ancienne église de Bellegarde que du 26 décembre au 30 janvier chacun pourra mieux connaître, ou même parfois découvrir, si l'on pense aux touristes nombreux en cette période de l'année dans la vallée de la Jogne, le trésor musical de Pierre Kaelin.
Vue générale de l'exposition Pierre Kaelin (côté du chœur).
Collection 94
André Ducret, successeur de l'abbé Kaelin à la direction de la Chanson de Fribourg, et Iiéat Schuwey, syndic de Bellegarde et pré¬
sident de la Fondation.
Un répertoire à la hauteur de son cadre musical
Cette manifestation permettra aussi d'introduire le calendrier des concerts qui, l'année prochaine, constitueront des rendez-vous privilégiés, dans le domaine choral en particulier. Dix au total, parmi lesquels «Passions-Oratorium» selon St- Marc par le chœur du Conservatoire de Fribourg et le concert avec Eveline Dubourg, pianiste de réputation interna¬
tionale, seront les événements domi¬
nants de ce vaste programme.
Expositions et concerts ne rempliront cependant leur rôle culturel que si la fré¬
quentation rend le lieu vivant et convi¬
vial. Nul doute que les organisateurs de ces manifestations, qui se sont investis pleinement pour leur réussite, verront leurs efforts récompensés par une meilleure connaissance de ce lieu excep¬
tionnel qu'est le Cantorama de Bellegarde.
Texte et photos J.S.B.
1700 FRIBOURG Rue de Lausanne 63
Tél. 037/22 86 92
Edmonde
Après avoir enseigné le français, le latin et le grec pen¬
dant quarante ans, Rémy Barras profite de sa retraite pour se consacrer à l'écriture. II vient de publier un joli roman, «Edmonde», que chacun peut obtenir auprès de l'auteur, 4, ch. des Ecureuils, 1009 Pully.
NOS AÎNÉS
« LA RENCONTRE ENTRE GENERATIONS »
Année européenne de la personne âgée
D our entrer dans cette annee I particulièrement consacrée à la personne âgée, le Home médicalisé de la Providence a vécu une semaine tout à fait ori¬
ginale.
Outre son home médicalisé, la Maison de la Providence comprend également une école maternelle et enfantine. C'est pourquoi Mme
Bernadette Cotting, institutrice, a eu l'idée géniale d'installer sa classe dans un espace du home réservé à l'animation et de favoriser une rencontre entre générations. Ainsi, pen¬
dant une semaine, en collaboration avec Mlle
Françoise Werfeli, animatrice du home, les enfants de l'école se sont retrouvés à la salle Maïthy où les personnes âgées pouvaient venir les rejoindre pendant les horaires sco¬
laires.
Chaque jour les résidants du home se sont donc déplacés dans la classe provisoire et s'y sont installés pour la matinée ou l'après- midi. Leur premier étonnement a été de découvrir comment on fait l'école aujourd'hui! Entraînés par les enfants, cer¬
tains ont pu participer aux activités propo¬
sées par la maîtresse: chants, rondes, atelier cuisine, dessin, etc. D'autres se sont conten¬
tés d'effectuer des visites et de regarder.
Une des richesses de cette semaine «pas comme les autres» c'est incontestablement la
dimension relationnelle qui a été vécue entre enfants et personnes âgées. Les enfants ont cherché le dialogue, ils ont partagé leurs jeux, ils se sont risqués auprès de telle ou telle personne handicapée, abandonnant peu à peu quelques peurs toutes naturelles.
Des liens se sont créés. Des questions ont surgi: «Maîtresse, pourquoi la dame ne peut pas parler?» «Pourquoi elle ne me répond pas quand je lui parle?» Ceci a donné lieu à
une réflexion au niveau des enfants pour une meilleure connaissance et compréhension.
De même les personnes âgées ont pu décou¬
vrir avec étonnement toute la vitalité et la spontanéité des enfants. Il y a eu beaucoup de joies vécues de part et d'autre. Une expé¬
rience que les enfants ne sont pas près d'oublier.
Pour terminer la semaine, le 1er octobre, les enfants et les personnes âgées se sont ras¬
semblés dans la cour de la Providence pour un lâcher de ballons, en solidarité avec tous les homes du canton.
D'autres activités seront encore prévues afin que cette expérience ne soit pas isolée. Ainsi les enfants préparent déjà les décorations qui orneront les tables du home à la St-Nicolas.
S. Ionise Pittet, directrice
22
NOS AlNÉS
Un guide pour la garde d'animaux familiers
dans les maisons de soins et de retraite
P ■ -e guide est destiné aux responsables de maisons de retraite et donne avec compé¬
tence des réponses aux ques¬
tions concernant la garde d'ani¬
maux familiers dans lesdites maisons. L'IEMT souhaite ainsi apporter sa contribution à l'Année des personnes âgées et de la solidarité entre les généra¬
tions proclamée par le Conseil des ministres des Communautés européennes.
Entrer dans une maison de retraite est, pour beaucoup de personnes âgées, un pas difficile. Il entraîne souvent la renonciation aux dernières amitiés et liens restés intacts. Si, parallèlement, la séparation d'avec son animal familier devient nécessaire, l'entrée dans une maison de retraite signifie alors une rup¬
ture importante avec l'environnement habituel.
Les animaux familiers peuvent apporter une aide bienvenue aux personnes âgées.
De nombreuses études scientifiques ont démontré que la garde d'animaux fami¬
liers exerce des influences extrêmement positives sur les personnes âgées en leur donnant par exemple le sentiment d'être encore utiles et responsables. Evidem¬
ment, les animaux familiers ne peuvent pas remplacer les contacts humains;
pourtant, en facilitant la prise de contact, ils jettent souvent un pont vers de nou¬
velles connaissances ou amitiés. L'ani¬
mal tant apprécié devient alors un sujet
de conversation passionnant et bienvenu.
Les animaux familiers jouent le rôle de stimulants pour les gens âgés, qui conservent ainsi plus longtemps toutes leurs facultés psychiques et physiques.
Ij; contact avec des animaux qui vous sont chers peut grandement favoriser l'ouverture de ce nouveau chapitre de la vie. Avec le guide «La présence d'animaux dans les maisons de retraite», l'IEMT Konrad Lorenz Kuratorium s'engage auprès des dirigeants de maisons de retraite pour que la garde d'animaux familiers soit tolérée ou encouragée pour le bien-être de leurs pen¬
sionnaires.
A l'occasion de «l'Année européenne des personnes âgées et de la solidarité entre les générations» proclamée par le Conseil des ministres de la Communauté européenne, l'IEMT publie l'édition française du guide
«Im présence d'animaux dans les maisons de retraite» destiné aux dirigeants desdites maisons de retraite.
En collaboration avec plusieurs experts, l'IEMT a élaboré un guide qui répond avec compétence à toutes les questions des responsables sur la garde d'animaux familiers dans les maisons de retraite.
En 1991, une première édition de cette brochure a trouvé un écho très favorable en Suisse alémanique. Le but de cette publication n'est pas d'approuver sans réserve la tenue d'animaux familiers dans les maisons de retraite, mais plutôt d'éliminer les préjugés et les craintes qui subsistent à cet égard. Dans un langage facilement compréhensible, ce guide traite de tous les points importants qui permettent d'établir, grâce à la garde d'animaux familiers dans les maisons de soins et de retraite, une relation homme- animal réjouissante pour de nombreuses personnes âgées, mais aussi pour ceux qui sont chargés de leur bien-être. Des questions telles que l'hygiène ou les aspects juridiques, les conséquences pour les autres pensionnaires ou encore la question de la responsabilité des soins de l'animal y sont abordées. La brochure est distribuée gratuitement à toutes les maisons de soins et de retraite de Suisse romande.
IEMT
VOYAGES
DETENTE SUR LE RHIN
L'Association suisse pour la navigation du Rhône au Rhin vous propose
deux nouvelles croisières et
un nouveau bateau: le MS Helvetia
l* bateau « Wilhelm Tell», qui offre tout confort et sécurité. PHOTO G. BD
Lundi 18 juillet ou mardi 23 août: traversée de Zandvoort, La Haye, Scheveningen, Delft, l'Europort, avant de rentrer dans la soirée, en avion, sur Genève.
Prix de ce complément Fr. 490.- les trois jours, logement en chambre à deux lits avec petit déjeuner hollandais à l'Hôtel Renaissance (5 étoiles, luxe), ex¬
cursions en autocar, visite du Musée d'Einkhuisen et de la ville miniature de Madurodam (autres repas non compris).
Fr. 290.- environ le retour en avion sur Genève.
Pour les personnes rentrant en avion le samedi 16 juillet ou le dimanche 21 août:
Possibilité de participer au pre¬
mier jour d'excursion puis retour à l'aéroport. Prix de la journée:
Fr. 80.-.
Attention! Aucune assurance annulation n'est comprise dans les prix. Nous vous recomman¬
dons le livret ETI qui assure cette prestation.
Organisation: Association suis¬
se pour la navigation du Rhône au Rhin.
Une descente du Rhin Bâle- Amsterdam du samedi 9 au sa¬
medi 16 juillet 1994 avec le MS Helvetia prévu pour 140 per¬
sonnes, en cabines à 2 lits, soit 8 jours pour:
Fr. 1280.- en cabine «D», pont principal, lits superposés;
Fr. 1380.- en cabine «C», pont supérieur, lits superposés;
Fr. 1480.- en cabine «B», pont principal, lits bas;
Fr. 1580.- en cabine «A», pont supérieur, lits bas.
Une descente rapide Bâle- Amsterdum du mardi 16 au di¬
manche 21 août 1994 avec le MS Wilhelm Tell prévu pour 102 personnes, en cabines à 2 lits, soit 6 jours pour:
Fr. 1250.-, pont principal, lits bas;
Fr. 1380.-, pont supérieur, lits bas.
Sont compris:
- La croisière selon programme choisi.
- La pension complète à bord, soit 3 repas.
- Le logement en cabine double avec douche, WC, lits bas, gran¬
de fenêtre et air conditionné sur le MS Wilhelm Tell,
idem sur le MS Helvetia, sauf certaines cabines à lits superpo¬
sés.
- L'excursion du soir à Amster¬
dam et celle du lendemain matin à Aalsmeer, Ijmuiden, Zaanse Schans.
Possibilité de prolonger votre séjour en Hollande
Dans le cadre des deux croisières Bâle-Amsterdam et pour ceux qui désireraient prolonger leur séjour, possibilité d'une excur¬
sion de trois jours en Hollande, soit:
Samedi 16 juillet ou dimanche 21 août: traversée de Vollendam, visite de la digue du Zuidersee, Bergen am See, Einkhuisen, Lélystad.
Logement à Amsterdam, Hôtel Renaissance*****.
Dimanche 17 juillet ou lundi 22 août: journée libre à Amsterdam;
le moment de visiter les nom¬
breux et magnifiques musées.
CROISIERE RHIN - HOLLANDE 1994 Le (la) soussigné(e)
Nom:. Prénom:.
Adresse:
N° postal et lieu:
N° de téléphone:
s'intéresse à la croisière
Bâle - Amsterdam de 7 jours avec le MS HELVETIA du 9 au 16 juillet 1994.
Bâle-Amsterdam de 5 jours avec le WILHELM TELL du 16 au 21 août 1994.
Prolongement de 3 jours.
* Biffer ce qui ne convient pas.
et désire recevoir un programme détaillé et le bulletin d'inscription définitif.
Serait accompagné de personnes.
Bulletin à retourner à la Rédaction de Fribourg Illustré, CP 331, 1701 Fribourg A l'att. de G. Bourquenoud.
24