Exercice 1 : la série harmonique.
On considère la suite Sn définie par : n≥1,Sn=
∑
k=1
n 1
k . 1- Montrons que : ∀n∈ℕ∗,S2nSn≥1
2 . S2nSn=
∑
k=1 2n 1
k
∑
k=1
n 1
k=
∑
k=n+1
2n 1
k
∀k , 1≤k≤2n ,1 k≥ 1
2n . (la fonction inverse est décroissante sur les réels positifs) S2nSn a 2n(n+1)+1=n termes et donc: S2nSn≥n× 1
2n⇒S2nSn≥1 2
∀n∈ℕ∗,S2nSn≥1 2
2- En déduire que Sn diverge vers +∞. La suite Sn est croissante, car Sn+1Sn= 1
n+1≥0 .
Soit elle est majorée et elle converge soit elle diverge vers l'infini.
Supposons qu'elle converge vers L.
La suite S2n est une suite extraite de la suite Sn qui converge vers L, donc elle converge aussi vers L. Et doncS2nSn converge vers LL=0 .
Ce qui est en contradiction avec ∀n∈ℕ∗,S2nSn≥1
2 car le passage à la limite donnerait 0≥1 2 . Donc l'hypothèse de la convergence de la suite Sn est absurde. Donc :
La suite Sn diverge vers l'infini.
3- Nicole Oresme savait prouver au 14ième siècle que : 1 2+2
4+3 8+ 4
16+...=2 . Peut-on faire aussi bien au 21ième siècle ?
On écrit : 2
4=1 4+1
4 3
8=1 8+1
8+1 8 4
16= 1 16+ 1
16+ 1 16+ 1
16
Et réordonnant la somme on obtient :
S=
(
12+14+18+...)
+(
14+18+...)
+(
18+161 +...)
S=1
2
(
1+12+14+...)
+14(
1+12+14+...)
+18(
1+12+14+...)
Soit A=1+1 2+1
4+... et S=1 2A+1
4A+1
8...=A×
(
12+14+18+...)
=A12(
1+12+...)
=12A2On pose An=1+1 2+1
4+...+1 n
An= 1(1
2)
n+1
11 2
et lim
n→ +∞
An=2 Et A=2 et S=22 2=2
On a démontré que : 1 2+2
4+3 8+ 4
16+...=2
Exercice 2 : la série harmonique alternée.
On considère la suite définie par : n≥1, un=11 2+1
3+...+(1)n1 n 1- Montrons par récurrence que ∀x∈ℝ, x≥0,∀n∈ℕ :
ln(1+x)=xx2 2+x3
3+...+(1)n1xn
n+(1)n
∫
0 x tn
1+tdt
Initialisation : pour n=0, la relation à démontrer est : ln(1+x)=
∫
0
x 1
1+tdt Or
∫
0
x 1
1+tdt=[ln(1+t)]0x=ln(1+x)ln(1+0)=ln(1+x). Donc ln(1+x)=
∫
0
x 1
1+tdt . La relation est vraie pour n=0 .
Hérédité :
On suppose que : ln(1+x)=xx2 2+x3
3+...+(1)n1xn
n +(1)n
∫
0 x tn
1+tdt
On doit démontrer que : ln(1+x)=xx2 2 +x3
3 +...+(1)n1xn
n+(1)n xn+1
n+1+(1)n+1
∫
0 x tn+1
1+tdt . On doit donc prouver que :
(1)n
∫
0 x tn
1+tdt=(1)n xn+1
n+1+(1)n+1
∫
0 x tn+1
1+tdt⇔
∫
0 x tn
1+tdt=xn+1 n+1
∫
0 x tn+1
1+tdt⇔
∫
0 x tn
1+tdt+
∫
0 x tn+1
1+tdt= xn+1 n+1⇔
∫
0
x
(
1+ttn +1+tn+1t)
dt=n+1xn+1 ⇔∫
0x
(
(tn1++tn+1t ))
dt=n+1xn+1⇔
∫
0
x tn(1+t)
1+t dt=xn+1 n+1⇔
∫
0 x
tndt=xn+1
n+1 Or la dernière égalité est vraie car tn+1
n+1 est une primitive de la fonction qui à t associé tn.
Donc la propriété est vraie pour n+1.
∀x∈ℝ, x≥0,∀n∈ℕ : ln(1+x)=xx2 2+x3
3+...+(1)n1xn
n+(1)n
∫
0 x tn
1+t dt
2- Montrons que u converge vers ln(2).
On fait x=1 , dans l'égalité précédente et on obtient : ln(1+1)=112
2 +13
3+...+(1)n11n
n+(1)n
∫
0 1 tn
1+tdt ln(2)=11
2+1
3+...+(1)n11
n+(1)n
∫
0 1 tn
1+tdt ln(2)=un+(1)n
∫
0 1 tn
1+tdt⇒un=ln(2)(1)n
∫
0 1 tn
1+t dt
Pour montrer que u converge vers ln(2) il suffit de montrer que wn=(1)n
∫
0 1 tn
1+t dt converge vers 0 lors n tend vers l'infini.
∣wn∣=
∫
0 1 tn
1+tdt≤
∫
0 1 ∣tn∣
1+tdt⇒∣wn∣≤
∫
0 1 ∣t∣n
1+tdt⇒∣wn∣≤
∫
0 1 tn
1+tdt Sur l'intervalle [0,1] 1≤1+t⇒ 1
1+t≤1 1⇒ 1
1+t≤1
Et donc :∣wn∣≤
∫
0 1
tndt⇒∣wn∣≤
[
n+1tn+1]
0 1⇒∣wn∣≤
[
n+tn+11]
0 1⇒∣wn∣≤ 1 n+1 . Et la suite w tend vers 0, et u tend vers ln(2).
La suite u converge vers ln(2)
3- Soit u une suite décroissante qui tend vers zéro. Montrons que la suite v définie par vn=
∑
k=0 n
(1)kuk est convergente.
On considère les deux suites extraites et an=v2n+1 et bn=v2n Montrons qu'elles sont adjacentes.
Montrons que a est croissante.
an+1=v2(n+1)+1=v2n+3=v2n+1+u2n+2u 2n+3=an+u2n+2u2n+3 Et u est décroissante donc : u2n+2u2n+3≥0
Et an+1≥an et la suite a est croissante.
b0=u0
b1=u0+(u1+u2). La suite est u décroissante donc u2≤u1⇒u1+u2≤0 et donc b1≤b0. De même . bn+1=v2n+2=v2nu2n+1+u2n+2=bn+(u2n+1+u2n+2).
Et u est décroissante donc : u2n+1+u2n≤0 et bn+1≤bn. b est décroissante.
On a an=v2n+1=v2n+(1)2n+1u2n+1=bnu2n+1
Si u est décroissante et tend vers 0, alors ∀n∈ℕ, un≥0. Car s'il existait n0 , tel que un0<0 . Alors n≥n0⇒un≤un
0<0 . On prend ǫ>0 tel que ǫ<∣un
0∣. Il existe N tel que n≥N⇒∣un∣≤ǫ. Si on choisit n≥n0 et n>=N on a : un≤un
0<ǫ et ∣un∣≤ǫ ce qui est une contradiction.
an=bnu2n+1 avecu2n+1≥0 alors an≤bn.
Et an=bnu2n+1⇒anbn=u2n+1 et la suite u converge vers 0, alors a-b converge vers 0.
Les suite a et b vérifient :
∀n∈ℕ,an≤bn
a est croissante et b est décroissante.
ab converge vers 0.
a et b sont deux suites adjacentes.
Elles sont donc convergentes et ont la même limite.
Théorème : si les deux sous-suites v2net v2n+1 sont convergentes de même limite alors la suite v converge vers cette limite.
On en déduit que la suite v est convergente.
Exercice 3 : étude d'un endomorphisme de
ℝ2Soit f l'application de ℝ2 dans ℝ2 définie par f(x,y)=(x+y,y).
1- Montrons que f est un endomorphisme de ℝ2.
Montrons que f est linéaire. Soit (u , v)∈(ℝ2)2, démontrons que : f(u+v)=f(u)+f(v)
u=(x , y) et v=(x ' , y ')
u+v=(x+x ' , y+y ') On pose X=x+x ' et Y=y+y ' et : u+v=(X, Y). Et donc :
f(u+v)=f(u)+f(v)
f(u+v)=(x+y+x '+y ' , y+y ')=(x+y , y)+(x '+y ', y ') f(u+v)=f(u)+f(v)
Et donc : f(u+v)=f(u)+f(v).
f(λu)=f(λx ,λy)=(λx+λy ,λy)=λ(x+y , y)=λf(u) On a f(u+v)=f(u)+f(v) et f(λu)=λf(u).
f est une application linéaire de ℝ2 dans ℝ2. L'espace de départ et l'espace d'arrivée sont identiques. C'est un endomorphisme.
2- Montrons que : f22f+Id=0 .
Exprimons f∘f(x , y)=f(f(x , y))=f(x+y , y)=(x+y+y , y)=(x+2y , y) 2f(x , y)=2(x+y , y)=(2x+2y , y)et :
(f22f+Id)(x , y)=(x+2y , y)(2x+2y ,2 y)+(x , y)=(x+2y(2x+2y)+x , y2y+y)=(0,0) On a démontré que f22f+Id=0
3- f22f+Id=0⇒f2+2f=Id⇒f∘f+f∘2Id=Id⇒f∘(f+2Id)=Id et(f+2Id)∘f=Id On en déduit que f est un automorphisme et f1=f+2Id
Exercice 4 : forme générale des applications linéaires de
ℝ2dans
ℝ2 1- Montrons que toutes les applications linéaires u de ℝ dans ℝ sont de la forme.u(x)=λx où λ ∈ℝ.
Si u une application de ℝ dans ℝ est de la forme u(x)=λx où λ ∈ℝ, alors elle est linéaire.
En effet, u(x+y)=λ(x+y)=λx+λy=u(x)+u(y). Et u(αx)=λ αx=α (λx)=αu(x) et u est linéaire.
Soit un une application linéaire de ℝ dans ℝ, montrons qu'elle est de le forme : u(x)=λx . Analyse : On remarque que si u s'écrit u(x)=λx alors u(1)=λ.
Synthèse : On pose donc : λ=u(1) . Montrons que u(x)=λx .
u(x)=u(x×1). Or u est linéaire et x∈ℝ , donc u(x)=x×u(1)=x×λ=λx
Toutes les applications linéaires u de ℝ dans ℝ sont de la forme.
u(x)=λx Où λ ∈ℝ.
2- On veut maintenant déterminer l'expression générale des applications linéaires de ℝ2 dans ℝ2. a- Dans un premier temps, on détermine l'expression des applications linéaires de ℝ2 dans ℝ. Soit e1=(1,0) et e2=(0,1). Montrons que ℝ2=Vect(e1,e2).
Soit (x , y)∈ℝ2,(x , y)=(x ,0)+(0, y)=x(1,0)+y(0,1)=xe1+ye2
Tous les vecteurs de ℝ2 sont des combinaisons linéaires de e1 et e2 donc : ℝ2=Vect(e1,e2). Remarque : (e1,e2) est donc une famille génératrice de ℝ2, ℝ2 est un ℝ espace vectoriel de dimension 2, donc (e1,e2) est une base de ℝ2. C'est la base canonique de ℝ2.
b- Soit Φ∈L(ℝ2,ℝ), montrons que Φ est de la forme : Φ(x , y)=ax+by .
Analyse : Soit Φ de la forme : Φ(x , y)=ax+by . On a Φ(1,0)=a×1+b×0=a et donc : a=Φ (e1) de mêmeΦ(0,1)=b et b=Φ (e2).
Synthèse : Soit Φ∈L(ℝ2,ℝ), on pose a=Φ (e1) et b=Φ (e2). Φ(x , y)=Φ (xe1+ye2)=xΦ (e1)+yΦ(e2)=xa+yb=ax+by
Toute application linéaire ℝ2 dans ℝ est de la forme : Φ(x , y)=ax+by
Remarque : il est facile de prouver que les applications de la forme Φ(x , y)=ax+by sont linéaires.
3- Soient E,F et G trois K espaces vectoriels.
Soit u une application de E dans F×G , définie par : u(x)=(u1(x), u2(x)) avecu1(x)∈F et u2(x)∈G .
Montrons que u∈L(E , F×G) si et seulement si u1∈L(E , F) et u2∈L(E , G). u∈L(E , F×G)⇔u(αx+βy)=αu(x)+βu(y)⇔
(u1(αx+βy),u2(αx+βy))=α(u1(x), u2(x))+β(u1(y), u2(y))⇔
(u1(αx+βy),u2(αx+βy))=(αu1(x)+βu1(y),αu2(x)+βu2(y))⇔
u1(αx+βy)=αu1(x)+βu1(y)et u2(αx+βy)=αu2(x)+βu2(y)⇔u1∈L(E , F)et u2∈L(E ,G) u∈L(E , F×G) si et seulement si u1∈L(E , F) et u2∈L(E , G)
4- Soit u∈L(ℝ2,ℝ2). D'après la question précédente u=(u1,u2) avec u1∈L(ℝ2,ℝ) et u2∈L(ℝ2,ℝ). D'après la question 2-a, alors u1 est de la forme : u1(x)=ax+by et u2(x)=cx+dy. Et donc u est de la forme :
u(x , y)=(ax+by , cx+dy).
5- Montrons que u∈GL(ℝ2) si et seulement si adbc≠0 .
Avec la théorie des déterminants, la réponse est immédiate. Un endomorphisme d'un espace
vectoriel de dimension finie est un automorphisme si et seulement si son déterminant est non nul. Et son déterminant est le déterminant d'une matrice représentative dans n'importe quelle base.
La matrice représentative de u dans la base canonique est : M=
(
ac db)
et donc u∈GL(ℝ2)⇔det(M)=adbc≠0On est en dimension finie, pour que u soit un automorphisme il suffit que u soit injective c'est à dire que son noyau soit réduit au vecteur nul.
Ker(u)={(x , y)∈ℝ2,ax+by=0 et cx+dy=0}
Interprétation géométrique : à quelle condition, les droites d'équation a x+by=0 et cx+dy=0 ont-elle comme seul point commun l'origine ? Si elle ne sont pas confondues c'est-à-dire si (a,b) et (c,d) ne sont pas proportionnels soit : adbc≠0 .
u est injective si et seulement si adbc≠0 et donc : u∈GL(ℝ2) si et seulement si adbc≠0 . Remarque : dans ce cas, on peut revenir à la définition d'une application bijective. Une application est bijective si tout élément a un unique antécédent.
Soit (x ', y ')∈ℝ2 fixé.
Cherchons à quelle condition ce couple de réels admet un unique antécédent.
(x,y) est un antécédent de (x',y') par u si :
u(x , y)=(x ', y ') c'est-à-dire si ax+by=x ' et cx+dy=y ' On cherche x et y tels que : ax+byx '=0 et cx+dyy '=0 .
Interprétation géométrique : Les droites d'équation ax+byx '=0 et cx+dyy '=0 admettent un unique point d'intersection si elle ne sont pas parallèles, soit :
adbc≠0 et dans ce cas :
x= 1
adbc(dx 'by ') et y= 1
adbc(cx 'ay ')
En d'autres termes M=
(
ac db)
est inversible si et seulement si adbd≠0 et dans ce cas :M1= 1
adbc
(
cd ba)
Exercice 5 : sous-espaces supplémentaires
On note E le ℝ espace vectoriel ℝℝ des applications de ℝ dans ℝ. a) Montrons que F={f∈ℝℝ∣f(1)=0} est un sous-espace vectoriel de E.
– F est non∅, car la fonction constante égale à 0 appartient à F.
– F est stable par addition. Soient (f , g)∈F2, montrons que f+g∈F . (f+g)(1)=f(1)+g(1). Et f∈F⇔f(1)=0 et g∈F⇔g(1)=0 . Donc : (f+g)(1)=0+0=0 . Et f+g∈F .
F est stable par addition.
– Montrons que F est stable par multiplication par un scalaire.
Soit f∈F et λ ∈ℝ, (λf)(1)=λf(1)=0 car f∈F⇔f(1)=0 . Et donc, λf∈F . F est stable par multiplication par un scalaire.
F est non vide, stable addition et par multiplication par les scalaires donc F est un sous- espace vectoriel de E.
b) On note G le sous-espace vectoriel de E formé des applications constantes.
Montons que F et G sont supplémentaires dans E.
Montrons que F∩G={0} et E=F+G .
Soit h∈F∩G , h∈G donc h est une fonction constante et h∈F⇒h(1)=0 .
h est donc la fonction constante égale à 0. F∩G={0} (0 désigne la fonction constante égale à 0).
Montrons que E=F+G . Soit h une fonction de ℝ dans ℝ, montrons qu'elle est la somme d'une fonction de F et d'une fonction de G.
On pose f=hh(1) et g=h(1) où h(1) désigne la fonction constante égale à h(1).
On a : h=hh(1)+h(1)=f+g et f(1)=h(1)h(1)=0 et f∈F et g est une fonction constante donc g∈G . Donc E=F+G .
On a démontré que : F∩G={0} et E=F+G . Donc F et G sont supplémentaires dans E.
On note G' l'ensemble des fonctions f deℝ dans ℝ telles qu'il existe a∈ℝ vérifiant :
∀x∈ℝ, f(x)=ax
d) Montrons que G' est un sous-espace vectoriel de E et que F et G' sont supplémentaires dans E.
G '=L(ℝ,ℝ) G' est l'ensemble des applications linéaires de ℝ dans ℝ. G' est un espace-vectoriel.
C'est un sous-espace vectoriel de E.
On peut le prouver en montrant que G' est non vide, stable par addition et multiplication par un scalaire.
Montrons que F et G' sont supplémentaires.
Soit h∈F∩G ' , montrons que h est l'application constante égale à 0. h∈G ' , donc h s'écrit:
h(x)=ax et h∈F , donc h(1)=0 et h(1)=a×1=a=0 . et h est donc l'application constante égale à 0.
Montrons que E=F+G'. Soit h∈E , montrons que h est la somme d'un élément de F et d'un élément de G.
Analyse : Si h=f+g ' avec f∈F et g '∈G ' . On a g '(x)=ax et g '(1)=a . On doit avoir f(1)=0.
Soit h(1)=0+a et a=h(1).
On pose : g '(x)=h(1)×x et f(x)=h(x)g '(x)=h(x)h(1)×x . On a bien g '∈G ' et f(1)=h(1)h(1)×1=0 . Et h=f+g ' . On a E=F+G '
E= ⊕F G
On a démontré que : F∩G '={0} et E=F+G ' . Donc F et G' sont supplémentaires dans E.
Exercice 6: sous-espaces supplémentaires de
ℝ3Dans le ℝ espace vectoriel ℝ3, on pose F={(x , y , z)∈ℝ3∣x+yz=0}
a- Montrons que F est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
On peut montrer que F est non vide et stable par addition et par multiplication par un scalaire.
– (0,0 ,0)∈F . F est non vide.
– Soit u=(x , y , z) et v=(x ' , y ' , z ') deux élément de F.
On montre que u+v∈F . u+v=(x+x ' , y+y ', z+z ').
(x+x ')+(y+y ')(z+z ')=(x+yz)+(x '+y 'z ')=00=0 et donc : u+v∈F . – Montrons que λu∈F , avecλ∈ℝ.
λu=(λx ,λy ,λz). Et λx+λyλz=λ(x+yz)=0 . Et donc λu∈F , avecλ∈ℝ.
F est non vide, stable par addition et multiplication par un scalaire. F est un sous-espace vectoriel de E.
Remarque : on peut aussi considérer Φ l'application de ℝ3 dans ℝ qui à (x,y,z) associe Φ(x , y , z)=x+yz . Φest une forme linéaire non nulle. Et F=ker(Φ). F est donc un sous- espace vectoriel de E, et F est un hyperplan. On peut donc préciser que dim(F)=32=2 .
b- On pose u=(1,2 ,1) et G=Vect(u).
Montrons que F et G sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de ℝ3. On a dim(F)=2 et dim(G)=1 . Donc dim(F)+dim(G)=3
On a : dim(F)+dim(G)=dim(E), il suffit de montrer que : F∩G={0}. Soit v∈F∩G . Montrons que v=0 . v∈G⇒v∈Vect(u)⇒v=λu avec λ ∈ℝ.
v=(λ,2λ,λ) et v∈F , donc λ+2λλ=0⇒2λ=0⇒ λ=0 et v=0 .
On a : dim(F)+dim(G)=dim(E) et F∩G={0} donc F et G sont supplémentaires.
On peut aussi montrer que E=F+G.
' E= ⊕F G
1+2(1)=4≠0 . Donc u∉F . On a F⊂F+G et F≠F+G . Par conséquent dim(F)<dim(F+G) et 2<dim(F+G) et 3≤dim(F+G)⇒dim(F+G)=3⇒F+G=E
Remarque : on peut aussi revenir à la définition et montrer que E=F+G.
Soit v=(x , y , z)∈ℝ3, on cherche f et g tels que v=f+g .
g=(λ,2λ,λ). Et f=vg et a comme coordonnées (xλ, y2λ, z+λ). f∈F⇔(xλ)+(y2λ)(z+λ )=x+yz4λ=0⇔ λ=x+yz
4
xλ=xx+yz
4 =4xxy+z
4 =3xy+z
4
y2λ=yx+yz
2 =2yxy+z
2 =x+y+z
2 z+λ=z+x+yz
4 =4z+x+yz
4 =x+y+3z
4
Et on vérifie que : v=f+g . On a bien : E=F+G et F∩G={0}. Donc F et G sont supplémentaires dans E.
c- On note p la projection sur F de direction G. Soit v=(x , y , z) un vecteur de ℝ3. Déterminer en fonction de x,y et z, l'image par p du vecteur v.
Le calcul précédent donne :
p(x , y , z)=
(
3xy+4 z,x+2y+z,x+y+3z4)
Remarque : la matrice de p dans la base canonique de ℝ3 est :
M=
(
341412 121414 141234)
Et on pourra vérifier que M×M=MExercice 7 : Im et Ker
Soit E un ℝ espace vectoriel et f∈L(E). Montrer que : a- Ker(f)=Ker(f2)⇔Im(f)∩Ker(f)={0}
On a deux implications à démontrer.
Montrons d'abord que Ker(f)=Ker(f2)⇒Im(f)∩Ker(f)={0}
On suppose que Ker(f)=Ker(f2).
Soit x∈Ker(f)⇒f(x)=0⇒f(f(α))=0⇒f2(α)=0⇒ α∈Ker(f2), montrons que x=0.
x∈Im(f)⇒x=f(α)avecα∈E .
x∈Ker(f)⇒f(x)=0⇒f(f(α))=0⇒f2(α)=0⇒ α∈Ker(f2). Or Ker(f)=Ker(f2) et α∈Kerf(f)⇒f(α)=0 et x=f(α)=0 . On a démontrer que : Ker(f)=Ker(f2)⇒Im(f)∩Ker(f)={0} Démontrons que : Im(f)∩Ker(f)={0}⇒Ker(f)=Ker(f2) Remarque : on a toujours Ker(f)⊂Ker(f2) car :
x∈Ker(f)⇒f(x)=0⇒f(f(x))=0⇒f2(x)=0⇒x∈Ker(f2) On doit donc démontrer : Im(f)∩Ker(f)={0}⇒Ker(f2)⊂Ker(f)
Soit f tel que Im(f)∩Ker(f)={0}, montrons que Ker(f2)⊂Ker( f) . Soit x∈Kerf(f2) on veut prouver que x∈Ker(f).
x∈Kerf(f2)⇒f(f(x))=0⇒f(x)∈Ker(f). Et f(x)∈Im(f). Donc : f (x)∈Im(f)∩Ker(f) et comme Im(f)∩Ker(f)={0} alors f(x)=0 etx∈Ker(f).
On a prouver que Im(f)∩Ker(f)={0}⇒Ker(f2)⊂Ker(f) et donc : Im(f)∩Ker(f)={0}⇒Ker(f2)=Ker(f)
On a démontré que : Ker(f)=Ker(f2)⇔Im(f)∩Ker(f)={0}
b- Si on ne fait aucune hypothèse sur la dimension de l'espace, l'énoncé correcte est : Im(f)=Im(f2)⇔E=Im(f)+Ker(f).
Montrons d'abord : Im(f)=Im(f2)⇒E=Im(f)+Ker(f) On suppose que Im(f)=Im(f2).
Soit x∈E , montrons que x s'écrit comme la somme d'un élément de Im(f) et d'un élément de Ker(f).
f(x)∈Im(f)⇒f(x)∈Im(f2), car Im(f)=Im(f2). Donc : f(x)=f2(α) avecα∈E . Et f(x)f2(α)=0⇒f(x)f(f(α))=0⇒f(xf(α))=0⇒xf(α)∈Ker(f)
Et xf(α)=x0 avec x0∈Ker(f). Et x=f(α)+x0 avec f(α)∈Im(f) et x0∈Ker(f). Donc E=Im(f)+Ker(f).
On a démontré que : Im(f)=Im(f2)⇒E=Im(f)+Ker(f) Démontrons que : E=Im(f)+Ker(f)⇒Im(f)=Im(f2)
On suppose que E=Im(f)+Ker(f), on doit prouver que Im(f)=Im(f2). On remarque qu'on a toujours Im(f2)⊂Im(f) en effet f2(x)=f(f(x))∈Im(f) On doit donc prouver que Im(f)⊂Im(f2).
Soit y∈Im(f), y=f(x) Et E=Im(f)+Ker(f), donc x s'écrit : x=f(α)+x0 avec x0∈Ker(f) y=f(x)=f(f(α)+x0)=f2(α)+f(x0) et x0∈Ker(f)⇒f(x0)=0 . Et donc :
y=f2(α) et y∈Im(f2). On a prouvé que : E=Im(f)+Ker(f)⇒Im(f)=Im(f2) Les deux propriétés sont équivalentes. On a démontré que :
u∈GL(ℝ2)⇔det(M)=adbc≠0 . Si E est de dimension finie :
En effet dans ce cas, le théorème du rang donne : dim(E)=dim(Im(f))+dim(Ker(f)). Pour que les espaces soient supplémentaires il suffit que E=Im(f)+Ker(f) ou
Im(f)∩Ker(f)={0}. Et la première relation étant vérifiée, on a bien l'équivalence en dimension finie.
Barème :
Soit P le nombre de points sur 58 et N la note sur 20.
13≤P : N=P 2 P<13 : N= P
1,5
Im( ) ( ) Im( ) ( )
E= f +Ker f ⇔ =E f ⊕Ker f
*** Fin du corrigé ***
Total 58
Exercice 1 8
1- 3
2- 3
3- 2
Exercice 2 11
1-Initialisation 1
1-Hérédité 4
2- 3
3- 3
Exercice 3 7
1- 2
2- 3
3- 2
Exercice 4 9
1- 2
2-a 1
2-b 2
3- 1
4- 1
5- 2
Exercice 5 10
a- 3
b- 3
d- 2
2
Exercice 6 8
a- 2
b- 3
c- 3
Exercice 7 5
a- 3
b- 2