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0.2 Equations diff´erentielles du premier ordre

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Universit´e A/ MIRA de B´ejaia Ann´ee universitaire 2014-2015

Facult´e de Technologie MATH 2 SECTION H

D´epartement de Technologie 1`ere ann´ee

Chapitre 2 : Equations diff´erentielles

On appelle ”´equation diff´erentielle” toute ´equation dans laquelle figurent une fonction inconnue d’une variable et ses d´eriv´ees de diff´erents ordres.y00+y0+ 2y = 0est une ´equation diff´erentielle d’ordre2.

0.1 G´en´eralit´es

D´efinition 2.1On appelle ´equation diff´erentielle du premier ordre une relation de la forme

F (x, y, y0) = 0 (1)

o`uy0 est la d´eriv´ee deypar rapport `axetF une fonction num´erique de 3 variables d´efinie sur une partieU deR3.

Exemple: L’´equation diff´erentielley0−y2−x= 0est du premier ordre avecU =R3 et F(x, y, y0) =y0−y2−x.

D´efinition 2.2Une ´equation diff´erentielle du second ordre est une relation de la forme

F(x, y, y0, y00) = 0 (2)

o`uy0 ety00sont les d´eriv´ees du premier et du second ordres respectivement deypar rapport `axet F une fonction num´erique de 4 variables d´efinie sur une partieU deR4.

Exemple :L’´equation diff´erentielley00+xy+y3 = 0est du second ordre avecU =R4 et F(x, y, y0, y00) = y00+xy+y3.

D´efinition 2.3Une ´equation diff´erentielle du premier ordre ( resp. du second ordre) est dite mise sous forme normale lorsqu’elle s’´ecrit

y0 =f(x, y)(resp.y00 =f(x, y, y0)) (3) o`uf repr´esente une fonction r´eelle de 2 (resp. 3) variables.

D´efinition 2.4Une solution (ou int´egrale) de l’´equation diff´erentielle (1) (resp. (2)) est une fonction num´eriqueu, d´efinie sur un intervalle r´eelI, d´erivable (resp. d´erivable deux fois) et telle que∀x∈I, on ait

F (x, u(x), u0(x)) = 0 (x, u(x), u0(x))∈U

(resp. F (x, u(x), u0(x), u00(x)) = 0 (x, u(x), u0(x), u00(x))∈U).

Exemple :y = cosxest une solution d´efinie dansRde l’´equation diff´erentielley00+y= 0.

D´efinition 2.5R´esoudre (ou int´egrer) une ´equation diff´erentielle, c’est en trouver toutes les solutions quand elles existent. Le graphe d’une solution est appel´e courbe int´egrale de l’´equation diff´erentielle.

0.2 Equations diff´erentielles du premier ordre

0.2.1 Equations diff´erentielles `a variables s´epar´ees

Une ´equation diff´erentielle est dite `a variables s´epar´ees (ou s´eparables) si elle est de la forme

g(y)y0 =f(x) (4)

o`uf etgsont deux fonctions r´eelles continues sur des intervallesI etJ respectivement.

(2)

R´esolution : On a

g(y)y0 = f(x)

⇐⇒ g(y)dy

dx = f(x)

⇐⇒ g(y)dy = f(x)dx

=⇒ R

g(y)dy = R

f(x)dx.

On obtient

G(y(x)) =F(x) +C, C est une constante

o`uGest une primitive deg surJ etF est une primitive def surI. Enfin, on d´etermine y:x7−→y(x)comme solution de (4).

Exemple :Consid´erons l’´equation diff´erentielle suivante y0 =xy.

Remarquons quey= 0est une solution triviale (´evidente). On suppose quey6= 0, doncy0/y =x qui est `a variables s´epar´ees avecf(x) =xetg(y) = 1/y.

On a dy

y = xdx

=⇒ ln|y|+K = 12x2

=⇒ eln|y|+K = e12x2

=⇒ eK|y| = e12x2

=⇒ y = ±e1Ke12x2

=⇒ y = C0e12x2, C0 6= 0.

Finalement, les solutions sont

y(x) = Ce12x2, C ∈R. Elles sont d´efinies surR.

0.2.2 Equations diff´erentielles homog`enes en x et y

C’est une ´equation de la forme

y0 =fy x

, x6= 0 (5)

o`uf :I −→Rest une fonction continue.

R´esolution : On utilise ce changement d’inconnuez =y/xqui donney0 =z+xz0. Par suite (5) ⇐⇒ z+xz0 = f(z)

⇐⇒ z+xdzdx = f(z)

⇐⇒ xdz = (f(z)−z)dx

=⇒ R dz

f(z)−z = R dx

x . D’o`u

ln|x| = φ(z) +K, φest une primitive de f(z)−z1

=⇒ |x| = exp{φ(z) +K}

=⇒ x = ±exp{φ(z)}.exp{K},

puis, on d´etermineysolution de (5) grˆace `a la relationy =xz.

Exemple :R´esoudre2xyy0 =y2−x2. Elle est de la formey0 =f yx

,avecf yx

= 12

y x1y

x

. Le changement d’inconnue=y/x conduit `a l’´equationz+xz0 = 12 z− 1z

. En int´egrant, on obtientx= 1+zc2. D’o`u y(x) = ±c

r c x −1

,cest une constante.

(3)

0.2.3 Equations diff´erentielles lin´eaires du premier ordre

Une ´equation diff´erentielle lin´eaire du premier ordre est une ´equation diff´erentielle de la forme

y0+a(x)y=f(x) (6)

o`uf etasont deux fonctions r´eelles d´efinies sur un intervalleJ. (6) est dite ´equation diff´erentielle non homog`ene (ou avec second membre). l’´equation diff´erentielle

y0+a(x)y= 0 (7)

est dite ´equation diff´erentielle homog`ene (ou sans second membre). (7) est appel´ee l’´equation homog`ene associ´ee `a l’´equation (6).

a) R´esolution de l’´equation homog`ene (7) : Soity0+a(x)y= 0. Siy6= 0, on a dy

y =−a(x)dx et par suite

ln|y|=−A(x) +C1 o`uC1 ∈RetAest une primitive deasurJ. D’o`u

y(x) = C2exp{−A(x)},C2 =±exp{C1} ∈R. Remarque : y = 0est une solution triviale (´evidente) de (7).

Finalement

y(x) = Cexp{−A(x)},C ∈R est la solution g´en´erale de (7).

a) R´esolution de l’´equation avec second membre (6) : Siy0 est la solution g´en´erale de (7) et y1 est une solution particuli`ere de (6), alorsy=y0+y1 est la solution g´en´erale de (6).

M´ethode de la variation de la constante : Soity=Cexp{−A(x)}la solution g´en´erale de (7).

On fait varier la constanteC, et la solution g´en´erale de (6) sera :y(x) =C(x) exp{−A(x)}. On a y0 =C0exp{−A(x)} −Ca(x) exp{−A(x)}. En remplac¸antyety0 dans (6), on obtient

C0(x) exp{−A(x)} −Ca(x) exp{−A(x)}+a(x)C(x) exp{−A(x)}=f(x) qui donne

C0(x) =f(x) exp{A(x)}, par cons´equent

C(x) = Z

f(x) exp{A(x)}dx.

Finalement la solution g´en´erale de (6) est y(x) = exp{−A(x)}

Z

f(x) exp{A(x)}dx.

Exemple :R´esoudre l’´equation diff´erentielle

y0−y=ex... (E)

(4)

L’´equation homog`ene associ´ee est

y0−y= 0... (E0) Poury6= 0

y0

y = 1 =⇒ dyy = dx

=⇒ ln|y| = x+K, K ∈R

=⇒ y = C1ex,C1 ∈R.

y= 0est une solution ´evidente de(E0). Finalement, la solution g´en´erale de(E0)esty(x) =cex, c∈R. On fait varier la constantecet la solution g´en´erale de(E)seray(x) =c(x)ex.

On ay0 =C0ex+Cex. Par suite

y0 −y =ex =⇒ C0ex+Cex−Cex = ex

=⇒ C0(x) = 1

=⇒ C(x) = x+K, K ∈R. Donc la solution g´en´erale de(E)esty(x) =x+K, K ∈R.

0.2.4 Equation diff´erentielle de Bernoulli

Soientf,gdeux fonctions continues sur un intervalleI. Une ´equation de la forme

y0+f(x)y+g(x)yα = 0 (αr´eel,α6= 0,1) (8) est dite de Bernoulli.

On ´ecarte les casα= 0etα= 1pour lesquels l’´equation est lin´eaire. La fonctionysera suppos´ee positive siαest non entier et de plus non nulle siαest n´egatif.

Pour chercher les solutions de l’´equation diff´erentielle de Bernoulli (´eventuellement en ´ecartant la solution trivialey= 0), on divise paryα puis on fait le changement de la fonction inconnue z =y1−α. On aura

y0

yα +f(x)

y1−α +g(x) = 0 et par cons´equent

y0y−α+f(x)y1−α+g(x) = 0.

Cette derni`ere ´equation devient enz(du fait quez0 = (1−α)y−αy0) z0

1−α +f(x)z+g(x) = 0 qui est une ´equation diff´erentielle lin´eaire du premier ordre.

Exemple :Soit l’´equation diff´erentielle de Bernoulli :y0+xy+xy4 = 0. Elle est de la forme (8) avecα = 4,f(x) = g(x) =x. En posantz =y−3 poury 6= 0, on aura

z0−3xz = 3x ... (E) L’´equation homog`ene associ´ee `a(E)est

z0−3xz = 0... (E0). R´esolution de(E0) :

(E0) =⇒ zz0 = 3x

=⇒ z =Ce32x2.

La m´ethode de la variation de la constante :z(x) = C(x)e32x2, par suite z0 =C0(x)e32x2 + 3xC(x)e32x2.

(5)

(E) ⇐⇒ C0(x)e32x2 + 3xC(x)e32x2 −3xC(x)e32x2 = 3x

=⇒ C0(x) = 3xe−32 x2

C(x) = −e−32 x2 +K.

D’o`uz(x) =

−e−32 x2 +K

e32x2 =−1 +Ke32x2, K ∈R. Par cons´equent y31(x) =−1 +Ke32x2, K ∈R. C’est `a dire

y(x) = 3

s 1

−1 +Ke32x2, K ∈R.

0.2.5 Equation de Riccati

Une ´equation diff´erentielle du premier ordre est dite de Riccati si elle est de la forme

y0 =f(x) +g(x)y+h(x)y2, (9) les fonctionsf,g,hsont continues dans un intervalleI. Ce type d’´equations diff´erentielles n’est pas toujours r´esoluble de fac¸on ´el´ementaire. Mais si une solution particuli`erey1pouvait ˆetre trouv´ee, on pourrait alors ramener la r´esolution de l’´equation de Riccati `a celle d’une ´equation diff´erentielle lin´eaire. En effet, en posanty=y1+z, doncy0 =y01+z0, on aura

y10 +z0 = f(x) +g(x) (y1 +z) +h(x) (y1+z)2

= f(x) +g(x)y1+g(x)z+h(x)y12 +2h(x)y1z+h(x)z2.

Donc

z0 = (2hy1+g)z+hz2

qui est de type Bernoulli. Comme on l’a vu plus haut, en posantv = 1z, on est ramen´e `a une

´equation lin´eaire. La solution g´en´erale est donn´ee pary=y1+ 1v, o`uv est la solution g´en´erale de v0+ (g+ 2hy1)v+h= 0.

Exemple :Soit l’´equation diff´erentielle de Riccati

y0 = 1−x3+xy2 ...(∗) Il est ais´e de v´erifier quey1 =xest une solution particuli`ere de(∗).

La solution g´en´erale est donn´e pary=x+ 1v, o`uvest la solution g´en´erale de v0 + 2x2v+x= 0.

Continuez ! ! Trouverv!!

0.3 Equations diff´erentielles lin´eaires du second ordre `a coefficients constants

Soienta,b ∈Retf :I −→Rune fonction continue. L’´equation diff´erentielle

y00+ay0+by =f(x) (10)

est dite ´equation diff´erentielle du second ordre `a coefficients constants avec second membre. On lui associe l’´equation sans second membre

y00+ay0 +by = 0 (11)

(6)

R´esolution de l’´equation homog`ene (11) : L’´equation r2+ar+b= 0 ... (C)

(r ∈RouC)est dite ´equation caract´eristique de l’´equation diff´erentielle (11). Il y’a trois cas `a envisager

Premier cas :Si(C)admet deux racines r´eelles distinctesr1 etr2, alors la solution g´en´erale de (11) est de la forme

y0 =C1er1x+C2er2x o`uC1,C2 sont deux constantes r´eelles.

Deuxi`eme cas :Si(C)admet une racine r´eelle doubler, alors la solution g´en´erale de (11) est de la forme

y0 = (C1+C2x)erx o`uC1,C2 sont deux constantes r´eelles.

Troisi`eme cas :Si(C)admet deux racines complexes conjugu´eesr1 =β+iωetr2 =β−iω, alors la solution g´en´erale de (11) est de la forme

y0 = (C1cosωx+C2sinωx)eβx o`uC1,C2 sont deux constantes r´eelles.

Un exemple pour chaque cas Exemple (1)

y00+ 2y0−3y= 0 ...(1) L’´equation caract´eristique

r2+ 2r−3 = 0

admet deux racines r´eelles distinctesr1 = 1etr2 =−3. Ainsi, la solution g´en´erale de (1) est y0 =C1ex+C2e−3x, C1, C2 ∈R.

Exemple (2)

y00−4y0+ 4y= 0 ...(2) L’´equation caract´eristique

r2−4r+ 4 = 0

admet la racine r´eelle doubler = 2. Ainsi, la solution g´en´erale de (2) est y0 = (C1+C2x)e2x, C1, C2 ∈R. Exemple (3)

y00+ 4y = 0 ...(3) L’´equation caract´eristique

r2+ 4 = 0

admet deux racines complexes conjugu´eesr1 = 2ietr2 =−2i. Ainsi, la solution g´en´erale de (3) est

y0 = (C1cos 2x+C2sin 2x)e0x

= C1cos 2x+C2sin 2x, C1, C2 ∈R. R´esolution de l’´equation non homog`ene (10) :

La solution g´en´erale de (10) s’´ecrit sous la forme y=y0+y1

(7)

o`uy0est la solution g´en´erale de l’´equation homog`ene (11) ety1est une solution particuli`ere de l’´equation avec second membre.

a) Le second membre est la somme de deux termes Une solution particuli`ere de

y00+ay0+by =f1(x) +f2(x) est la somme d’une solution particuli`ere de l’´equation

y00+ay0+by =f1(x) et d’une solution particuli`ere de l’´equation

y00+ay0+by=f2(x). b) Le second membre est un polynˆome de degr´en

Soit `a r´esoudre

y00+ay0+by =Pn(x)

o`uPnest un polynˆome de degr´en.On cherche une solution particuli`ere polynˆomiale. On distingue deux cas :

Premier cas :Sib6= 0, on cherchey1sous la forme d’un polynˆome de degr´en.

Deuxi`eme cas :Sib = 0eta6= 0,

y1 =xQn(x) avecQnun polynˆome de degr´en.

Exemple :Soit `a r´esoudre

y00+ 2y0 −3y =x3+ 2x+ 1.

On ay0 =C1ex+C2e−3x, C1, C2 ∈R.Commeb =−36= 0, on cherche une solution particuli`ere sous la forme

y1 =a0x3+a1x2+a2x+a3. En identifiant, on obtient

a0 = −1

3 , a1 = −2

3 , a2 = −20

9 eta3 = −61 27 . La solution g´en´erale est

y = C1ex+C2e−3x

13x323x2209x− 6127. c) Le second membre est de la formeemx (mest une constante)

Dans la recherche d’une solution particuli`erey1, il y a lieu de distinguer trois cas selon les valeurs dem.

Premier cas :mn’est pas une racine de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =kemx.

Deuxi`eme cas :mest une racine simple de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =kxemx.

Troisi`eme cas :mest une racine double de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =kx2emx.

(8)

Exemple (1) :Soit `a r´esoudre

y00−4y0+ 4y=e2x

On ay0 = (C1+C2x)e2x, C1, C2 ∈R.On cherchey1sous la forme y1 =kx2e2x

car2est une racine double de l’´equation caract´eristique. En identifiant, on trouvek = 12,donc la solution g´en´erale est

yg = y0+y1

= C1+C2x+ 12x2

e2x, C1, C2 ∈R. Exemple (2) :Soit `a r´esoudre

y00−5y0+ 6y= 2e3x+e4x.

On ayg =y0 +y1+y2, o`uy0 est la solution g´en´erale de l’´equation homog`ene y00−5y0+ 6y= 0,

y1 est une solution particuli`ere de

y00−5y0+ 6y= 2e3x ety2est une solution particuli`ere de

y00−5y0 + 6y=e4x. On trouve

y0 =C1e2x+C2e3x, C1, C2 ∈R.

On cherchey1sous la formey1 =k1xe3x. En identifiant, on trouvek1 = 2.On cherchey2 sous la formey2 =k2e4x. En identifiant, on trouvek1 = 12.Finalement,

yg =C1e2x+C2e3x+ 2xe3x+1

2e4x, C1, C2 ∈R.

d) Le second membre est de la formesinmx(oucosmx, mest une constante) Dans cette situation, il y a lieu de distinguer deux cas dans la recherche d’une solution particuli`ere.

Premier cas :imn’est pas une racine de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =k1cosmx+k2sinmx et on d´etermine les constantek1 etk2par identification.

Deuxi`eme cas :imest une racine de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =x(k1cosmx+k2sinmx)

et comme au cas pr´ec´edent, on d´etermine les constantek1 etk2 par identification.

Exemple (1) :Soit `a r´esoudre

y00+ 4y = cosx On a

y0 =C1cos 2x+C2sin 2x, C1, C2 ∈R.

(9)

in’est pas une racine de l’´equation caract´eristique, donc y1 =k1cosx+k2sinx.

On trouvek1 = 13,etk2 = 0. Donc,y1 = 13cosx.Finalement, y=C1cos 2x+C2sin 2x+ 1

3cosx, C1, C2 ∈R. Exemple (2) :Soit `a r´esoudre

y00+ 9y= sin 3x On a

y0 =C1cos 3x+C2sin 3x, C1, C2 ∈R. 3iest une racine de l’´equation caract´eristique, donc

y1 =x(k1cosx+k2sinx). On trouvek1 = −16 ,etk2 = 0. Donc,y1 = −xcos 3x

6 .Finalement, y=C1cos 3x+C2sin 3x− xcos 3x

6 , C1, C2 ∈R.

e) Le second membre est de la formePn(x)emx (o `uPnest un polynˆome de degr´en, mest une constante)

Premier cas :mn’est pas une racine de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =Qn(x)emx o`uQnest un polynˆome de degr´en

Deuxi`eme cas :mest une racine de multiplicit´ek(k = 1,2)de l’´equation caract´eristique On cherche alors une solution particuli`ere sous la forme

y1 =xkQn(x)emx o`uQnest un polynˆome de degr´en.

Exemple :Soit `a r´esoudre

y00−2y0+y = (x+ 2)ex.

On ay0 = (C1+C2x)ex, C1, C2 ∈R. m= 1est une racine double de l’´equation caract´eristique, doncy1 =x2P1(x)exavecP1(x) =ax+b.En identifiant, on trouvea = 16 etb = 1.D’o`u

y1 = x2 16x+ 1 ex

= 16x3+x2 ex. Finalement,

y=

C1+C2x+1

6x3+x2

ex, C1, C2 ∈R

Charg´e de cours : A. KHELOUFI

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