A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
V. R OUQUET
Étude d’un complexe du sixième ordre
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 1resérie, tome 3 (1889), p. I1-I20
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I.I
ÉTUDE
D’UN
COMPLEXE DU SIXIÈME ORDRE,
PAR M. V.
ROUQUET,
Professeur de Mathématiques spéciales au Lycée de Toulouse.
I. -
Propriétés caractéristiques
des droites ducomplexe.
1. Le
complexe
considéré dans leprésent
travail est celui que forment les directrices des sectionsplanes
d’unequadrique
donnée. Pour trouverl’équation
de condition àlaquelle
satisfont lesparamètres
de toute direc-trice
D,
nous ferons usage de la notion du cerclereprésentatif
d’unsegment,
introduite par
Laguerre
à l’occasion de son Mémoire surl’emploi
des ima-ginaires
dans lagéométrie
del’espace (Nouvelles
Annalcs de Matllel1la-t£ques,
2esérie,
tomeXI,
pagesI à
etsuivantes ).
Laguerre appelle
cerclerepreselltatij
d’unsegment
réel ouin1agi-
naire
aa’,
le cercle d’intersection autre que le cercle de l’infini(o111bilicale),
des
sphères
de rayons nulsayant
pour centres les extrémités dusegment
considéré. Ce cercle a pour centre le milieu dusegment aa’;
sonplan
estperpendiculaire
à la droiteaa’,
et son rayon estégal
auproduit /B/2014 !,
1désignant
lademi-longueur
dusegment.
Il résulte de là que ce cercle estréel,
seulement dans le cas où lespoints a
et a’ sontimaginaires conjugués.
Inversement,
le cerclereprésentatif
détermine les extrémités dusegment
correspondant.
Iln’y
ad’exception
que dans le cas où la droite aa’ est iso-trope,
cequi
a lieuquand
sonprolongement
rencontre l’ombilicale.Alors, quels
que soient lespoints a
et a’pris
sur cette droiteisotrope,
le cerclereprésentatif
est cette droitecomptée
deux fois.Ceci
posé,
laproposition
fondamentale de cette étude est la suivante : 2. Pourqu’une
droiteD,
situee à distancefinie,
nontangente
à unequadrique
et nonisotrope,
soit directrice d’une sectionplane
de cettequadrique S,
ilfaut
et ilsuffit
que le cerclereprésen- tati f (A)
dusegment
aa’ que la droite Dintercepte
dans lasur face
rencontre la droite
~~polaire conjug uée
de D parrapport
à S. Si cette condition estremplie,
lepoint
de rencontre F de(A)
avec 0394 est lefoyer correspondant
à la directriceD,
dans la section de laquadrique
par leplan (F, D)
que déterminent lepoint
F et la droite D. .Pour le
démontrer,
considérons d’abord la section faite dans S par unplan
P. Soient F unfoyer
de la section et D la directricecorrespondante.
La
polaire
de F parrapport
à laconique
de section étantD,
leplan polaire
de ce
point
F relativement à S passe par Det,
dèslors,
Fappartient
à lapolaire conjuguée
A de D. D’autrepart,
lestangentes
menées de F à la sec-tion et dont les
points
de contact sont situés sur D sontisotropes,
cequi
montre que F est à des distances nulles des
points
a et a’ où D rencontrela
section,
c’est-à-dire laquadrique
S.Donc,
lepoint F, déjà
situé surA,
se trouve encore sur le cercle
représentatif (A)
dusegment
aa’.Réciproquement,
soit D une droite située à distancefinie,
nontangente
à S et non
isotrope. Supposons
que le cerclereprésentatif (A)
du seg-ment aa’, intercepté
par D dansS,
rencontre A en unpoint
F. Considérons la section faite dans laquadrique
par leplan ( F, D ).
En vertu des restric- tionsprécédentes,
lespoints a
et a’ sont distincts ainsi que les droites Faet
Fa’;
deplus,
ces droites sontisotropes puisque
les distances Fa et Fa’sont
nulles,
F étant sur(A)
parhypothèse.
Enfin ces droites sont tan-gentes
à lasection,
car Fappartient
à lapolaire conjuguée ~
de D. Il enrésulte que D est un
foyer
de la section et que D est la directrice corres-pondante.
c. Q. F. D.3. .
Remarques.
- I. La démonstrationqui précède
montre la nécessité des restrictions contenues dans l’énoncé. Nous nousproposons,
avant d’allerplus loin,
d’examiner successivement les casqui échappent
à larègle générale.
Mais
auparavant
nous ferons observerqu’une
droite réelle D nepeut
êtredirectrice d’une section
plane
dont leplan
est réel que si lespoints
a et a’où elle perce la
quadrique
sontimaginaires.
S’il en estainsi,
lepoint F, supposé unique,
est réel ainsi que leplan (F, D)
de la section.Toutefois,
cela ne suffit pas encore pour la réalité de la section
elle-même,
car ilpeut
arriver que le
plan
de la section soit réel et que laconique
de section soitimaginaire.
Lorsque
la droite D estrejetée
àl’infini,
on doit laregarder
comme di-rectrice de la section de la surface par le
plan
de l’infini. Eneffet, les
tan-gentes
auxpoints
où D rencontre cette courbe sont elles-mêmes situées sur leplan
de l’i.nfini. Cestangentes
rencontrent donc l’ombilicaleet,
dèslors,
la droite D
possède
lapropriété caractéristique
d’une directrice.II. Considérons maintenant les autres cas
d’exception.
En
premier lieu,
la condition nécessaire et suffisante pourqu’une
droiteréelle ou
imaginaire, tangente
en unpoint a
d’unequadrique S,
mais nonisotrope,
soit directrice d’une sectionplane,
est évidemmentqu’elle
soitdirectrice de la section par le
plan tangent
en a, c’est-à-direqu’elle
soitl’une des bissectrices des
angles
formés par lesgénératrices rectilignes
de lasurface
qui
secoupent
en a, ou bien encorequ’elle
soit normale en a à l’une des surfaces homofocales à laproposée qui passent
par cepoint.
Le cas où la droite D est
isotrope,
mais nontangente, exige plus
d’atten-tion.
Remarquons
d’abord que,lorsqu’une conique,
nécessairementimaginaire,
admet pour directrice une droite
isotrope,
celle-ci est une direction asym-ptotique
de lacourbe,
ainsi que le montrel’équation
qui,
dans ce cas,représente
laconique
considéréerapportée
à deux axesrectangulaires pris
à volonté dans sonplan.
Dès
lors,
si une droiteisotrope
D est directrice d’une sectionplane
deS,
cette droite sera
parallèle
à l’une des directions communes au cône direc-teur ou
asymptotique
de S et au côneisotrope
de même sommet. Ces di-rections sont au nombre de
quatre
etcorrespondent
auxpoints
d’intersec- tion de l’ombilicale avec la trace de la surface sur leplan
de l’infini.Réciproquement,
toute droite D nontangente
à S etpassant
par l’un despoints
w d’intersection de l’ombilicale avec la surface est non seulementdiréctrice,
mais encore directrice de deux sectionsplanes
de S.Cette droite rencontre en effet
S,
d’abord aupoint
w et en un secondpoint a
distinct dupremier, puisqu’elle
n’est pastangente.
Concevons lecône
isotrope
du sommet a. Ce cône est rencontré en deuxpoints
F et F’par la droite A
polaire conjuguée
de D. La section de la surface par leplan (I~, D)
passe par lespoints
w et a, et lestangentes
en cespoints
secoupent
aupoint F, qui
est sur A. Or ces droitesFa,
Fc~ sontisotropes, puisque
F est unpoint
du côneisotrope
de sommet a et que wappartient
àl’ombilicale.
Donc,
la droite D est la directrice de la sectionconsidérée,
lefoyer correspondant
étant lepoint
F. Onverrait,
demême,
que la section de la surface par leplan (F’, D)
a D pour directrice et F’ pourfoyer
cor-respondant.
La droite considérée D est donc la directrice de deux sections
planes.
Il n’existe pas d’ailleurs une troisième section dont D soit la
directrice,
carle
foyer correspondant
devantappartenir
à 0394 et au côneisotrope
de som-met a ne
peut
être que l’un despoints
F ou F’déjà
obtenus.Il reste à considérer le cas où une droite D est à la fois
tangente
et iso-trope.
Nous allons démontrer que toute droite D satisfaisant aux deux condi- tions
précédentes
doit êtreregardée
comme directrice de la section faite dans laquadrique
par leplan
contenant cette droite et latangente
à l’om-bilicale au
point
a où elle rencontre cette courbe.’
Soit,
eneffet, a
lepoint
de contact de D avecS,
cepoint pouvant
êtredistinct de a ou confondu avec lui. Tout
plan passant
par D coupe S sui-vant une
conique
touchant D en a. La droite D sera directrice de celle deces sections pour
lesquelles
lestangentes
issuesde a, lesquelles
se confon-dent avec
D,
seront les seules droitesisotropes
duplan
de cette section.Or les
plans tangents
à l’ombilicale sont les seuls dont les droitesisotropes
se confondent. La droite D est, par
suite,
la directrice de la section faite par leplan
contenant cette droite et latangente
à l’ombilicale aupoint
a, lefoyer correspondant
à D étant lepoint
a où elle touche S. Deplus,
cettesection est la seule dont D soit la directrice.
En
résumé,
pourqu’une
droiteisotrope
soit directrice d’une sectionplane
de
S,
il faut et il suffitqu’elle
soitparallèle
à l’une desquatre génératrices
communes au cône directeur de la surface et au cône
isotrope
de mêmesommet, ou bien
qu’elle
soittangente
à S. Dans lepremier
cas, la droiteest directrice de deux sections
planes
dont lesplans
sontgénéralement
dis-tincts et ne se confondent que
lorsque
la droite est l’une desasymptotes
dela
quadrique.
III. On est
conduit, d’après
cequi précède,
à rechercher s’il n’existe pas,en dehors des directions
isotropes asymptotiques, d’autres
directrices sin-gulières
oudoubles,
en entendant par làqu’elles
sont directrices de deux sectionsplanes.
Pour
qu’une
droite D nonisotrope présente
cetteparticularité,
il est né-cessaire et suffisant que le cercle
représentatif (A)
rencontre en deuxpoints
la droite 4 et, parsuite,
que cette droite soit contenue dans leplan
de
(A).
Ceci a lieu seulement dans le cas où la droite D estperpendiculaire
à l’un des
plans principaux
de la surface. Si cette condition estremplie,
ladroite A et le centre
(A)
sont contenus tous les deux dans ceplan principal
et ont deux
points
communs F et F’. La droite D est la directrice des sec-tions faites par les deux
plans (F, D), ( F’, D).
Donc,
les seules directrices doubles sont les droitesparallèles
soit aux di-rections
principales
de lasurface,
soit auxquatre
directionsisotropes
de soncône directeur. Il n’existe pas d’ailleurs de directrice
qui puisse
convenirà
plus
de deux sectionsplanes.
IV. On déduit encore de ce
qui précède qu’il
existesept points
pourlesquels
le cône ducomplexe
estindéterminé,
cequi signifie
que toute droitepassant
par l’un d’eux est directrice. Cessept points, qui
sont d’ail-leurs les
seuls,
comme nous le verronsbientôt, possédant
lapropriété
indi-quée,
sont tous situés à l’infini. Trois d’entre eux sont réels etappartiennent
aux directions
principales
de laquadrique.
Lesquatre
autres sontimagi-
naires et résultent de l’intersection de l’ombilicale avec la surface. On sait que les trois
premiers
sont lespoints
d’intersection descouples
de côtés op-posés
duquadrangle ayant
lesquatre
autrespoints
pour sommets. Toute droitepassant
par l’un de cessept points, qu’on désigne
sous le nom deprincipaux
oud’indétermination,
est non seulementdirectrice,
mais di-rectrice double ou On
peut
remarquer encore que cessept
directionssingulières
sont celles des droites dont chacune estparallèle
àdeux
plans cycliques
de laquadrique proposée.
Il reste à faire voir
qu’il
n’existe pas d’autrespoints d’indétermination
que lessept points
dont on vient deparler.
Si l’on
prend
d’abord sur l’ombilicale unpoint
aqui n’appartienne
pas à lasurface,
cepoint
ne saurait être unpoint d’indétermination,
car, en par-ticulier,
les droites nontangentes
à la surface etpassant
par cepoint
ontdes directions
isotropes,
mais nonasymptotiques,
et nepeuvent,
parsuite,
être des directrices.
Si l’on
prend
maintenant unpoint
Aqui
ne soit pas situé sur l’ombilicaleet
qui
ne coïncide pas avec lespoints
où les directionsprincipales
de S ren-contrent le
plan
del’infini,
il est évident que lesgénératrices
du cône desommet
A,
circonscrit àS,
ne seront pas toutes des bissectrices desangles
formés par les droites suivant
lesquelles
lesplans tangents correspondants
coupent
S. Dès lors cestangentes,
enparticulier,
ne seront pas des direc- trices et lepoint
considérén’est pas
unpoint
d’indétermination.Nous nous proposons maintenant
d’appliquer
ces considérationsgéné-
rales au cas où la
quadrique
Spossède
un centreunique
à distance finie.II. - Cône du
complexe.
4.
Rapportons
laquadrique
S à sesplans principaux.
Sonéquation
seraIl faut trouver la condition pour que la droite
D , représentée
par leséqua-
tions
soit directrice d’une section
plane
de cettequadrique.
En
désignant
par Xi’ les coordonnées du milieu m dusegment
aa’que D
intercepte
dansS,
et par~~
la valeur commune desrapports (2)
relatifs à ce
point,
on aura d’abordet, en
exprimant
ensuite que lepoint ne appartient
auplan
diamétral con-jugué
deD, lequel
a pouréquation
on aura
Si l’on écrit maintenant les
équations
de D sous la formeoù p
désigne
la distance dupoint (x, y, z)
de D aupoint
et sil’on
porte
les valeurs ci-dessus de dansl’équation
de lasurface,
ontrouve
aisément,
pour lademi-longueur
dusegment aa’,
après
avoirposé
Les
équations
du cerclereprésentatif (A)
sont donc les suivantes :dont la
première représente
leplan perpendiculaire
ausegment
aa’ en sonmilieu,
et la seconde lasphère ayant
le cercle cherché pourgrand
cercle.Les
équations
de la droiteà, polaire conjuguée
deD,
savoirpeuvent
s’écrireIl reste à
exprimer
que lepoint
de rencontre desplans ( 7)
et(9)
appar- tient à lasphère (8).
Si l’ondésigne
parx’, y’, z’
les coordonnéesdu point
d’intersection
de la droite A avec leplan perpendiculaire
à D en ne, ontrouve,
parl’application
de larègle
deCramer,
La substitution de ces valeurs dans
l’équation (8)
donnera la conditioncherchée.
Remarquons
d’abord que laquantité Sf
est en facteur. Lasuppression
de ce facteur est
légitime,
car la solutionS,
= ocorrespond
au cas où ladroite D est une
tangente quelconque
et n’est pas, dèslors,
directrice. Ona donc
simplement
la conditionRemplaçons
maintenant par leurs valeurs(3)
et(4)
en fonc-tion de xo, yo, ZOo Il vient d’abord
après
avoirposé
La condition pour que la droite
D, représentée
par leséquations ( 2),
soitdirectrice d’une section
plane
est doncLa méthode
précédente
suppose, à lavérité,
que la droite D n’estpoint
tangente
ouisotrope ;
mais onpeut prévoir
que la condition obtenues’ap- plique
encore, parcontinuité,
à ces casexceptionnels.
D’ailleurs nous véri- fierons bientôt que la condition( 13 ~
estgénérale.
5. Pour trouver
l’équation
du cône ducomplexe ayant
pour sommet unpoint G,
situé àdistance finie,
et dont nousdésignerons
les coordonnées par x", yo, zo, il suffit deremplacer,
dansl’équation (i3), l,
n1, n par lesdifférences x-xo,
y - ZoeAfin
dnabréger,
noustransporterons
les axes de coordonnées au sommet G du cône ducomplexe,
et nousdésignerons
les nouvelles coordonnées par les mêmeslettres x,
y, z ; nous poserons ensuiteL’équation
du cône ducomplexe
sera, dans le nouveausystème d’axes,
pa- rallèle aux axesprimitifs
En ordonnant cette
équation,
on s’assure aisémentqu’il n’existe,
à distancefinie,
aucunpoint d’indétermination,
ce que l’on savaitdéjà (Remarque
l Vdu n° ~3 ).
Donc le cône du
complexe
est du sixième ordrelonsque
son sommet està
distance finie.
6.
L’interprétation géométrique
desexpressions H, I, K,
L fera nonseulement connaître un certain nombre de droites
remarquables
situéessur le
cône,
maispermettra
aussi de démontrer lagénéralité
de la con-dition
(i3).
1 °
L’équation
H = oreprésente
le cône circonscrit à laquadrique
etayant
pour sommet lepoint
donnéG;
car cetteéquation, équivalente
à lacondition
S,
= o,exprime
que le milieu d’une droite D est sur lasurface,
c’est-à-dire que cette droite est
tangente
à laquadrique proposée.
2°
L’équation
K = oreprésente
un cône duquatrième degré.
Ce côneadmet comme
génératrices
doubles lesparallèles
aux axes de laquadrique
et n’a pas d’ailleurs d’autres
génératrices réelles,
ni doubles. Il contient aussi lesparallèles
menées par son sommet G aux droitesisotropes
du cônedirecteur de la
quadrique,
en sorte que lessept
directionssingulières
ducomplexe
luiappartiennent.
Deplus,
lesplans tangents
suivant ces droitesisotropes
sonttangents
à l’ombilicale. On vérifie aisément ces résultats au moyen deséquations
de cesquatre droites,
savoiret de
l’équation
duplan tangent
au cône(Il) , laquelle
est, engénéral,
x, y, z
désignant
les coordonnées dupoint
de contact etX, Y,
Z les coor-données courantes.
Le cône du
quatrième degré (K)
estcomplètement
déterminé par la condition de contenir les directionssingulières
ducomplexe
etd’admettre,
suivant les directions
isotropes, qui
sont pour lui desgénératrices simples,
des
plans tangents déterminés;
car, les troispremières
directionssingu-
lières étant des
droites
doubles du cône(K),
le nombre total des conditionsest
égal
àquatorze,
nombrerequis
pour la détermination d’un cônebiqua- dratique
dont le sommet est donné. Onindiquera plus
loin une autre défi-nition
géométrique
de ce cône.3°
L’équation
1 == oreprésente
le côneisotrope ayant
lepoint
G poursommet.
fi 0
Enfinl’équation
L = o est celle du cône de Chasles relatif aupoint G,
c’est-à-dire du cône du second
degré,
lieu des normales menées dupoint
Gà toutes les
quadriques
homofocales à laproposée.
Ceci
posé,
la forme(i5)
del’équation
du cône ducomplexe
montre quece cône contient les droites suivantes : :
I° Les droites
isotropes
du cône circonscrit(H).
Onsait, d’après
laRemarque
II du n°3,
que ces droites sont des directricesexceptionnelles.
2° Les droites communes aux deu:c cônes
(H)
et(L).
A cause du fac-teur
L?,
lesplans tangents
au cône ducomplexe
suivant ces droites sonttangents
à(H) et,
parsuite,
à(S).
Ces droites sont directrices des sections faites dans S par lesplans tangents considérés, puisqu’elles
sont normalesaux surfaces homofocales à S
passant
par leurspoints
de contact avecS,
comme
appartenant
au cône de Chasles.3° Lcs droites
isotropes
du cône directeur de Sayant
G pour sommet.Ces droites sont des directrices doubles dans le sens de la remarque III du
n° 3 et sont, par
suite,
desgénératrices
doublcs du cône ducomplexe.
Onle vérifie aisément en calculant les dérivées
partielles
dupremier
membrede
(i5)
et en constatant que ces dérivées sont annulées par lesvaleurs, déjà données,
de x, y, z, relatives à chacune des droites considérées.4°
Les droites d’intersection des cônes(K)
et(L) qui
sont : d’abord lesparallèles
aux axes deS,
droites doubles du cône(K)
et aussi du cône ducomplexe,
et deux autres droitesimaginaires
suivantlesquelles
ce derniercône touche
( K).
Il
importe
d’observer que les directricesexceptionnelles
issues de G sontcomprises
dans cetteénumération,
cequi justifie,
ainsi que nous l’avionsannoncé,
lagénéralité
de la condition( r 3 ) .
7. Nous venons de constater que les directrices
singulières
issues dupoint G,
au nombre desept,
sont des arêtes doubles du cône ducomplexe.
Il n’existe pas
d’ailleurs,
engénéral,
d’autres arêtes doubles en dehors de celles dont on vient deparler, puisqu’il n’y
a pas d’autres directrices doubles.D’après
cequi
a été dit(Rcrrzarquc
III du n°3)
concernant lesposi-
tions des directrices
singulières,
les arêtes doubles du cône ducomplexe
sont
situées,
trois àtrois,
sur sixplans parallèles
auxplans cycliques
réelsou
imaginaires
de laquadrique.
Ces
conséquences
ont lieuquelle
que soit laposition
dupoint G,
pourvu que cepoint
soit situé à distance finie et que l’une desexpressions H, K, I,
L ne s’annule pasidentiquement
pour les coordonnées de cepoint.
Ladernière de ces
expressions
Lpeut
seuleprésenter
cetteparticularité,
cequi
a lieu
quand
lepoint
G est le centre de S. Dans ce cas le cône ducomplexe
est formé de l’ensemble des cônes
(H)
et(K).
Cette remarque fournit la se-conde définition
géométrique
que nous avions annoncée pour le cône(K).
Pour toutes les
positions
à distance finie dupoint G,
autres que le centre deS,
le cône ducomplexe
estindécomposable,
sansquoi
ce cône aurait unnombre d’arêtes doubles
supérieur
à trois dans unplan,
ou bien un nombretotal de ces arêtes
supérieur
àsept.
Il n’existe donc pas, à distancefinie,
desurface des
singularités
pour lecomplexe
étudié.Enfin, d’après
le nombre total de ses arêtesdoubles,
le cône ducomplexe
est de la seizième classe.
8.
Supposons
maintenant que lepoint
Gs’éloigne
à l’infini dans la direc-tion définie par les
équations
’L’équation
ducylindre auquel,
dans ce cas, se réduit le cône du com-plexe,
n’est autre quel’équation
de condition(n3~
où l’onregardera
xo,yo, Zo comme des coordonnées
courantes,
etl,
comme des constantes.Ce
cylindre
est du seconddegré,
à moins que la direction donnée ne coïncide avec l’une dessept
directionssingulières, auquel
casl’équation ( 3)
devient une
identité,
cequi
doit être(Remarque
III dun° 3~.
On a, dès
lors,
laproposition
suivante : :Le lieu des
droites parallèles à
unc direction donnée nonsingulière qui
sont directrices de sectionsplanes
de S est uncylindre
du seconddegré qui touche,
suivant deuxdroites,
lecylindre parallèle
circon-scj’zt à S. .
Dans le
système
d’axesadopté,
ces droites sont contenues dans leplan représenté
parl’équation
On
peut
direégalement
que,lorsque
lepoint
Gs’éloigne
àl’infini,
lecône du
complexe
sedécompose
en uncylindre
du seconddegré
et leplan
de l’infini
pris quatre
fois.’
9. Pour toute droite D
appartenant
aucomplexe,
on sait construire lefoyer correspondant
F et leplan
de la section(nos 2
et3).
Leséquations qui
déterminent lefoyer
sont leséquations (10)
oùx’, y’, ~’ désignent
lescoordonnées de ce
foyer
et x, f celles du milieu de la cordeinterceptée
par D dans la
quadrique.
Onremplacera
~par leurs
valeurs dé- duites des formules(3)
et(4).
Les
équations
deviennent illusoiresquand
le dénominateur s’an- nule.Mais,
dans ce cas, tous les numérateurs doivent être nuls pour que leséquations ( ~ )
et(g)
du cerclereprésentatif (Ao)
et de ladroite A soient
corn-patibles. Alors,
siS,
estnul,
la directrice D est unetangente
à S. SiS,
estdifférent de
zéro,
deux au moins desquantités l,
na, n sont nulles et la di-rection D est
parallèle
à l’un des axes de S. Dans les deux cas, on saittrouver
directement
lefoyer correspondant
à D.L’équation
duplan (F, D)
de la sections’obtient
aussi sans difficulté.Nous nous
bornerons
à l’écrireCette
équation
convient à tous les cas, sauf ceux danslesquels
la droite Dest une directrice
singulière.
On traiteradirectement
ces casparticuliers
àl’aide des
Remarques
II et III du n° 3. .L’équation (16)
montre que lesplans
des sectionsadmettant
pour direc- trices des droitesparallèles
sont aussiparallèles
entre eux, cequi pouvait
être
prévu.
10.
Jusqu’à présent
nous avonssupposé
que
lesaxes
de laquadriquc
Ssont
inégaux, c’est-à-dire qu’elle
n’est pas de révolution.Quand
il en estainsi,
deux desquantités A, B,
C sontégales. Soit,
parexemple,
A =B, auquel
cas la surface est de révolution autour de l’axe des z.L’équation
de condition(13) se décompose
en deux.D’abord
on a la solution n2 = o,qui donne
deux fois toutes lesdroites perpendiculaires
àl’axe de
révolution,
cequi
ne doit pasétonner,
attendu que lesdirections
de ces droites sont desdirections principales
de laquadrique.
Onobtient,
en second
lieu,
la conditionqui
fournit un cône duquatrième degré
pour le cône ducomplexe.
Les
formules
et les résultatsobtenus peuvent
aussis’appliquer,
avec delégères modifications,
au cas où la surface est un cône.Dans
ce cas, ,l’équa-
tion de S
peut
s’écrireLe seul
changement porte
sur les valeurs deS,
etSo.
Pour lecône,
on aLe cône du
complexe
est encore du sixième ordrequand
S est un cônequel-
conque, et du
quatrième
pour le cas où S est un cône de révolution.Lorsque
le
point
G est àl’infini,
lecylindre
ducomplexe
devient alors l’ensemble de deuxplans.
.III. - Courbe du
complexe.
11. La courbe du
complexe
relative à unplan
Pest,
comme onsait, l’enveloppe
r des droites ducomplexe
situées dans leplan
P. Engénéral,
la classe de cette courbe est
égale
audegré
du cône ducomplexe.
Il en résulte que, dans le
problème actuel,
la courber
ducomplexe
estdc la sixième classe .
Pour s’en rendre
compte directement,
il suffit de remarquer que les tan-gentes
à la courbe r menées par unpoint
G duplan
P sont les directrices issues de G et contenues dans P. Ces droites sont donc les arêtes de section duplan
P et du cône ducomplexe ayant
G pour sommet. Ce cône étant du sixièmeordre,
lesdroites
cherchées sont au nombre desix,
cequi
établit laproposition.
La considération du cas où le cône
dégénère
en uncylindre
montreencore que le nombre des
tangentes
menées à la courber, parallèlement
àune direction donnée de ce
plan,
estégal
à cleux. Ilfaut,
en outre, leur ad-joindre
la droite de l’infiniqui
est ainsi unetangente quadruple.
L’équation
de condition(13)
met en évidence unepropriété
fort remar-quable
de la courbe r. Nous allons effectivement démontrer laproposition
suivante :
12. THÉORÈME. - La courbe 0393 contenuc dans un
plan
P esthomofocale
à la seclion de la
quadrique proposée
par ceplan,
pourvu que lcplan
considéré fie soit
parallèle
à aucune des directionsisotropes
du cônedirecteur de S. .
Supposons
donc que leplan
P ne soitparallèle
à aucune des droites iso-tropes
du cône directeur deS, lesquelles
sontsituées,
comme onsait,
sur lecône
(K).
Cherchons lestangentes isotropes
der,
c’est-à-dire lestangentes
situées à distance
finie,
que l’onpeut
mener à cette courbe par les ombilics(points circulaires)
duplan
P. Pour cesdroites,
on acomme
l’équation (13)
doit êtrevérifiée,
il s’ensuit que l’un des facteurs dupremier
membre s’annule. Or ce facteur nepeut
être lesecond, puisque,
s’il en était
ainsi,
les directricesisotropes
D seraientparallèles
à l’une des directionsisotropes
du cône directeur deS,
et il en serait de même duplan qui
lescontient,
cequi
est contraire àl’hypothèse.
C’est donc le pre- mier facteurqui
s’annule. Il en résulte que lestangentes isotropes
àr
sontaussi
tangentes
à la surface et, parsuite,
à lasection, qui
est, dèslors,
ho-mofocale à
r,
comme nous l’avons annoncé.13.
Lorsque
leplan P, supposé
noncyclique,
estparallèle
à un seul desaxes de la
quadrique,
il renferme un seulpoint d’indétermination,
savoir lepoint,
situé à l’infini sur l’axe considéré. Toute droitepassant
par cepoint
étant directrice
double,
il en résulte que la courbe r sedécompose
en cepoint, regardé
commedouble,
et en une courbe dequatrième
classc ho-mofocale à la
conique
de section faite dans S par leplan
P.Supposons
que leplan
P soitparallèle
à deux axes deS,
ou, cequi
re-vient au
même,
à l’un desplans principaux
de cette surface. Dans ce cas,le
plan
P contient deuxpoints
d’indéterminationpris
chacun deux fois et, dèslors,
la courbe r sedécompose
en ces deuxpoints
et en une courbe dedeux~ième classe homofocale à la
conique
de section. Donc :Les directrices des sections
planes
d’unequadrique qui
sont conte-nues dans un
plan parallèle
à l’un desplans principaux
de cetteface enveloppent
uncconique homofocale
à laconique
desection,
si l’onexcepte
celles de ces droitesqui
sontparallèles
aux axes de la section considérée.La
conique qui constitue,
àproprement parler, l’enveloppe
cherchée estévidemment
tangente
aux directrices de lasection,
cequi
achève de la dé- terminer.L’équation (16)
montre que les droites D situées dans unplan
Pparal-
lèle à un
plan principal
de S sont les directrices de sectionsplanes
dont lesplans
sontperpendiculaires
à P.14.
Supposons
maintenant que leplan
P soitparallèle
à une seule desdroites isotropes
du cône directeur deS, auquel
cas ceplan
estimaginaire.
Soit w le
point
situé à l’infini dans la directionisotrope
considérée. Cepoint
est, comme on
sait,
unpoint
d’indétermination. Si l’on considère les six di- rectrices issues d’unpoint quelconque
G de ceplan,
deux de ces droites seconfondront
toujours
avec la directrice double Ga. Donc la courbe r se dé- compose en cepoint
wpris
deuxfois,
et en une courbe dequatrième
classc.Le second
point
circulaire duplan
P estgénéralement
distinct de w etn’est pas un
point d’indétermination.
Lestangentes
menées de cepoint
à lapartie
restante de la courbe r sonttangentes
à laconique
de section par leplan
P. On le verrait aisément enrépétant
le raisonnement du n° 12.Examinons enfin le cas où le
plan
P contient deux directionsisotropes
ducône directeur de
S,
cequi
revient à dire que ceplan
est un desplans cy- cliques
réels ouimaginaires
de la surface. Unpareil plan
étant aussiparal-
lèle à l’un des axes de S renferme trois
points d’indétermination.
Parsuite, quel
que soit lepoint
Gpris
sur leplan P,
les six droitesD,
contenuesdans P et issues de
G,
sont cellesqui joignent
cepoint
G auxpoints
d’indé-termination dont on vient de
parler,
chacune d’elles étantprise
deux fois.Donc,
les seules directrices situées dans unplan cyclique
de la qua-diique proposée
sont les directricessingulières qui
lui sontparallèles.
15. Il
paraît
difficile de déduire de la condition(13~
lesdegrés
descourbes relatives soit au cas
général,
soit aux casparticuliers
que nousavons examinés. C’est par cette recherche que nous terminerons cette
étude et, à cet
effet,
nousprocéderons
comme il suit.Supposons
que leplan
P soitréel,
et prenons ceplan
pourplan
des xy dans unsystème
d’axesrectangulaires,
tels que les axes des x et desy coïn-
cident avec les axes de la section faite dans la
quadrique
par leplan
P.L’équation
de cettequadrique
S seraNous nous proposons de trouver la condition pour
qu’une
droite D situéedans le
plan
des xy(P )
soit directrice d’une sectionplane
de S.Les
équations
de D sontet il
s’agit
de trouver la relationqui
doit exister cntrc u, v, w pour quecette droite
possède
lapropriété
énoncée. Les calculs sontanalogues
àceux du n°
4,
et nous nous bornerons à écrire les résultats.Les coordonnées du milieu de la corde
interceptée
par D étantle cercle
représentatif (A)
a pouréquations
et les coordonnées
x’, y’, z’
dupoint
où leplan perpendiculaire
au milieudu
segment
aa’ rencontre la droite0, polaire conjuguée
deD,
sont four-nies par les formules
En
exprimant
que ces coordonnées vérifient la seconde deséqua-
tions
(20),
on trouve la conditiondemandée, laquelle, après
lasuppression
du facteur
étranger
c~~ - au2 - ~
v2 etquelques
réductionsfaciles, prend
la forme
Si la condition