Résumé de cours sur le chapitre : « Comment étudier une fonction ?»
Dans tout ce chapitre, les lettres A, B, ... désignent des parties de R
I Généralités sur les fonctions
I.1 Vocabulaire
Soit f : A → B une fonction. Si x est un élément de A , le nombre f ( x ) est appelé l’image de x par f . On dit aussi que x est un antécédent de f ( x ) par f . Un élément y de B peut avoir plusieurs antécédents par f mais aussi aucun antécédent (par exemple si f est la fonction carrée x 7→ x 2 , le nombre 9 admet deux antécédents 3 et − 3, mais le nombre − 1 n’admet pas d’antécédents par f ).
L’ensemble des images par f des éléments de A est noté f ( A ) = {f ( x ) | x ∈ A} (on l’appelle l’image de f ). L’image de f est incluse dans l’espace d’arrivée qui est B . On dit aussi que f est à valeurs dans B .
Attention, dire que f est à valeurs dans B ne signifie pas que son image vaut B tout entier.
Par exemple, on peut dire que la fonction f : x 7→ x 2 + 1 définie sur R est à valeurs dans R, mais aussi dans R + car pour tout x ∈ R, x 2 + 1 > 0. Mais son image n’est pas R + tout entier mais seulement [1+ , ∞ [.
I.2 Représentation graphique d’une fonction
Une fonction numérique peut être représentée graphiquement dans le plan muni d’un repère par une courbe C f définie par :
M ( x, y ) ∈ C f ⇔ y = f ( x ) .
A partir des courbes des fonctions usuelles, on peut parfois obtenir les courbes des «fonctions associées» :
Exemple : on pose f ( x ) = x 2 , g ( x ) = x 2 + 1 , h ( x ) = ( x − 3) 2 , i ( x ) = −x 2 , j ( x ) = 2 x 2 . Comment obtenir les courbes des fonctions suivantes à partir de celle de f ?
I.3 Symétries : parité, périodicité, centre de symétrie
Définition 1 (Fonction périodique) Soit f : A → R et T > 0. On dit que f est T - périodique (ou que T est une période de f ) si :
∀x ∈ A, x + T ∈ A et f ( x + T ) = f ( x ) .
Exemple : un signal sinusoïdal de pulsation ω > 0 de la forme t 7→ A cos( ωt + φ ) a pour
(plus petite) période T = 2π ω .
Définition 2 (Fonction paire, impaire) Soit f : A → R. On dit que f est paire (resp.
impaire) si :
∀x ∈ A, −x ∈ A et ∀x ∈ A, f ( −x ) = f ( x ) (resp. f ( −x ) = −f ( x )) .
Remarque : si f est paire (resp. impaire), la courbe de f est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées (resp. l’origine du repère).
Exercice : Graphe et axe de symétrie de x 7→ ( x − 2) 3 + 1, puis de x 7→ ( x − 2)( x − 8).
Exercice : Graphe et centre de symétrie de la fonction homographique x 7→ 2x+1 x−3 = 2 + x−3 7 .
I.4 Une nouvelle opération sur les fonctions : la composée
Définition 3 Soit f : A → R et g : B → R telles que ∀x ∈ A, f ( x ) ∈ B , on définit la fonction g ◦ f : A → R par : g ◦ f ( x ) = g ( f ( x )). On dit que g ◦ f est la composée de f par g .
II Monotonie
Définition 4 (Monotonie) Soit f : A → R avec A une partie de R.
1. f est dite croissante sur A , si elle conserve l’ordre des éléments de A , c’est-à-dire si :
∀x, x 0 ∈ A, ( x 6 x 0 ⇒ f ( x ) 6 f ( x 0 )) .
2. f est dite décroissante sur A , si elle renverse l’ordre des éléments de A , c’est-à-dire si :
∀x, x 0 ∈ A, ( x 6 x 0 ⇒ f ( x ) > f ( x 0 )) . 3. f est dite strictement croissante sur A si :
∀x, x 0 ∈ A, ( x < x 0 ⇒ f ( x ) < f ( x 0 )) . 4. f est dite strictement décroissante sur A si :
∀x, x 0 ∈ A, ( x < x 0 ⇒ f ( x ) > f ( x 0 )) .
5. Une fonction est dite (resp. strictement) monotone si elle est (resp. strictement) crois- sante ou décroissante.
Exemples : la fonction inverse est décroissante sur ] − ∞ [ et sur ]0 , + ∞ [, mais ne l’est pas sur R ∗ . La fonction partie entière est croissante sur R mais pas strictement décroissante.
Proposition 5 (Composée de fonctions monotones)
• La composée de deux fonctions (resp. strictement) monotones de même monotonie est
une fonction (resp. strictement) croissante.
• La composée de deux fonctions (resp. strictement) monotones de monotonie contraire est une fonction (resp. strictement) décroissante.
Exemples : monotonie des fonctions suivantes
1. x 7→ √ e
x1 +3 2. x 7→ (e x − 3) 2 3. x 7→ sin √ 1 x sur [1 , + ∞ [.
Proposition 6 (Somme de fonctions croissantes) La somme de deux fonctions croissantes (resp. décroissantes) est une fonction croissante (resp. décroissante).
Ex : x 7→ 1+x 1
2+ e −x est décroissante sur R + .
III L’outil dérivation
III.1 Définition et interprétation géométrique
Définition 7 Soit f : A → R. On dit que f est dérivable en a ∈ A si lim x→a f (x)−f (a)
x−a existe et est finie, on note alors f 0 ( a ) cette limite. On dit que c’est le nombre dérivé de f en a .
Si f est dérivable en tout point de A , on note f 0 la fonction définie sur A qui à x associe le nombre dérivé f 0 ( x ).
Remarque : on utilise aussi f dérivable en a ssi lim h→0 f (a+h)−f(a)
h existe et est finie.
Exemples : la fonction carré, la fonction racine carrée (attention pas dérivable en 0) et une fonction affine par morceaux.
Remarque : on reconnaît souvent graphiquement un point de non dérivabilité par la présence d’un point dit anguleux.
Définition 8 (Notion de tangente en un point) Soit f une fonction dérivable en a . La tangente à la courbe de f au point d’abscisse a , est la droite passant par le point ( a, f ( a ) dont le coefficient directeur est f 0 ( a ). Elle a pour équation cartésienne y = f 0 ( a )( x − a ) + f ( a ).
Morale : localement, c’est-à-dire au voisinage de a , la courbe de f ressemble à sa tangente en a , cela se traduit par algébriquement par : pour x au voisinage de a , f ressemble la fonction affine représentée par la tangente.
Exercice : démontrer que sur R, la courbe de exp est au-dessus de sa tangente en 0. On retiendra ainsi l’inégalité
∀x ∈ R + , exp( x ) > x + 1 .
Exercice : On note C la courbe d’équation y = −x 4 + 2 x 2 + x . La tangente en C au point
A ( − 1 , 0) est aussi tangente à C en un autre point.
III.2 Opérations sur les dérivées
Proposition 9 (Opérations sur les dérivées) Une combinaison linéaire, un produit et un quotient (le dénominateur ne s’annulant pas) de fonctions dérivables est encore une fonction dérivable. De plus si f et g sont dérivables, pour tout réel λ et µ , on a :
( λf + µg ) 0 = λf 0 + µg 0 ( f g ) 0 = f 0 g + f g 0
f g
! 0
= f 0 g − f g 0 g 2
Attention : la notation f ( x ) 0 est incorrecte, à ne pas confondre avec f 0 ( x ).
Proposition 10 (Théorème de dérivation des fonctions composées) : si f est dérivable sur I , g dérivable sur J et que pour tout x ∈ I, f ( x ) ∈ J , alors g ◦ f est dérivable sur I et
∀x ∈ I, ( g ◦ f ) 0 ( x ) = g 0 ( f ( x )) f 0 ( x ) . Exercice : calculer la dérivée des fonctions définies par :
1. f ( x ) = x
2−5x 1 2. f ( x ) = (x
2−5x) 1
33. f ( x ) = √ 2 + e x 4. f ( x ) = cos (exp(2 x + 3)) 5. f ( x ) = (ln(3 x 2 − 5)) 3
Exemples :
1. Ensemble de dérivabilité de f ( x ) = q x 3 ( x − 1).
2. La dérivée d’une fonction paire (resp. impaire) est une fonction impaire (resp. paire).
Résultat faux avec primitive.
Attention : pourquoi est-il incorrect de dire que «la fonction x 7→ √
x 2 + 1 est dérivable sur R comme composée de fonctions dérivables sur R» ?
III.3 Caractérisation de la monotonie pour les fonctions dérivables
Proposition 11 Soit f une fonction réelle dérivable sur un intervalle I . Alors :
• f est constante sur ssi f 0 est nulle.
• f est croissante ssi f 0 > 0.
• f est strictement croissante ssi ( f 0 > 0 et f 0 ne s’annule pas sur un intervalle ouvert) Remarques :
• si f 0 > 0 et f 0 ne s’annule qu’en un nombre fini de points, alors f 0 ne peut s’annuler sur un intervalle ouvert et donc f est strictement croissante. Par exemple, la fonction cube notée pour dérivée x 7→ 3 x 2 qui est positive ou nulle sur R et qui ne s’annule qu’en 0.
Donc la fonction cube est strictement croissante sur R.
• Attention, le théorème principal est faux si I n’est pas un intervalle. Par exemple, la
fonction f définie sur R ∗ par f ( x ) = 1 si x > 0 et f ( x ) = − 1 si x > 0 a une dérivée nulle
sur R ∗ mais n’est pas une fonction constante.
III.4 Dérivée n-ième d’une fonction f , notée f (n)
Définition 12 (Dérivée n-ième) C’est une définition récursive : soit n ∈ N ∗ une fonction est dite n -fois dérivable si sa dérivée ( n − 1)-ième et dérivable et on pose alors f (n) = ( f (n−1) ) 0 . On pose aussi par convention que f (0) = f . On note ∆ n ( I, R ) l’ensemble des fonctions f : I → R n -fois dérivables.
Exo : dérivée n -ième de f ( x ) = 5 x 3 − 3 x + 8, f ( x ) = ln( x + 1), f ( x ) = exp(3 x + 2).
Proposition 13 (Opérations sur les fonctions ∆ n ) Une combinaison linéaire, un produit, un quotient et une composée de fonctions n -fois dérivable est encore une fonction n -fois déri- vable.
Cas du produit, formule de Leibniz : soit f et g deux fonctions n -fois dérivables sur I , alors la fonction f g est n -fois dérivable et on a
( f g ) (n) = X n
k=0
n k
!
f (k) g (n−k) .
III.5 Convexité
Nous donnons la définition provisoire suivante de fonction convexe :
Définition 14 (Fonction convexe) Soit I in intervalle et f : I → R une fonction dérivable.
On dit que f est convexe (resp. concave) sur I si sa dérivée f 0 est croissante (resp. décroissante) sur I .
Proposition 15 Soit f : I → R une fonction convexe. La courbe de f est au-dessus de chacune de ses tangentes.
Ex : on retrouve ainsi les inégalités de «convexité» de exp et ln.
IV Comment préciser l’allure d’une courbe de fonction tendant vers l’infini ?
On considère une fonction f définie au voisinage de + ∞ . Si f admet une limite finie l , on dit que la courbe de f admet une asymptote (horizontale) d’équation y = l .
Supposons maintenant que f tend vers + ∞ . Peut-on préciser l’allure de la courbe ? Pour cela, on compare sa vitesse de divergence à celle de la fonction étalon x 7→ x . On cherche pour cela la limite l de 1 f (x) x :
• si l = + ∞ , on dit que f ( x ) est prépondérant devant x , (comme par exemple x 2 ), alors la courbe de f a l’allure d’une branche parabolique d’axe vertical
1. Il n’est pas suffisant de chercher la limite de la différence. En effet, par exemple on note f et g les fonctions définies par f(x) = x
2et g(x) = (x + 1)
2. Leurs courbes sont deux paraboles qui se déduisent l’une de l’autre par une translation de vecteur − →
i . On a envie de dire qu’elles ont même comportement à l’infini, qu’elles sont
équivalentes. Pourtant g(x) − f (x) = 2x + 1 tend vers +∞, tandis que
g(x)f(x)tend vers 1.
• si l = 0, on dit que f ( x ) est négligeable devant x , (comme par exemple x ), alors la courbe de f a l’allure d’une branche parabolique d’axe horizontal
• si l ∈ R ∗ , on dit que f ( x ) est équivalent à lx et on cherche alors à préciser l’allure en cherchant la limite de f ( x ) − lx pour une éventuelle asymptote oblique :
– si lim f ( x ) − lx = p ∈ R, alors la droite d’équation y = lx + p est asymptote à la courbe.
– si lim f ( x ) − lx = ∞ , on dit que la branche infinie est une branche parabolique d’axe parallèle à la droite d’équation y = lx .
Exemples : courbe de ln ( à l’aide de l’inégalité ln( x ) 6 2( √
x − 1) pour x > 1). et autres Remarque : une fraction rationnelle de degré 1 admet toujours une asymptote oblique que l’on peut obtenir rapidement par une division euclidienne. Exemples :
f ( x ) = 2x 5x
34−4x −3x+2
2+1 .
V Autour du théorème des valeurs intermédiaires
Définition 16 Une fonction f : A → R est dite continue en a ∈ A si lim x→a f ( x ) = f ( a ). Elle est dite continue sur A si elle est continue en chaque point de A .
Exemple : la fonction partie entière est continue sur R \ Z et discontinue en chaque entier.
Proposition 17 Si f est dérivable en a alors f est continue en a .
Remarque : la réciproque est fausse (CEX : valeur absolue ou racine carrée en 0).
Théorème 18 (des valeurs intermédiaires (TVI)) : Si f : [ a, b ] → R est continue, alors toute valeur m comprise entre f ( a ) et f ( b ) est atteinte par la fonction f . Cela revient à dire que si m est un réel compris entre f ( a ) et f ( b ), alors l’équation f ( x ) = m admet au moins une solution dans [ a, b ].
Remarques :
• attention, l’image du segment [ a, b ] n’est pas forcément égale au segment [ f ( a ) , f ( b )] ou [ f ( b ) , f ( a )]. C’est vrai lorsque f est monotone.
• si f est de plus strictement monotone , alors cette solution (ou cet antécédent) est unique car f ne peut prendre deux fois la même valeur.
• on utilise souvent le TVI sous la forme suivante : une fonction continue qui change de signe sur un intervalle s’y annule.
Exercice : démontrer que l’inverse de exp admet un unique point fixe dans R
Exercice : démontrer que l’équation x ln x = 1 possède une unique solution sur ]0 , + ∞ [.
-5
-5 -4.5-4.5 -4-4 -3.5-3.5 -3-3 -2.5-2.5 -2-2 -1.5-1.5 -1-1 -0.5-0.5 0.50.5 11 1.51.5 22 2.52.5 33 3.53.5 44 4.54.5 55 5.55.5 66 6.56.5 77 7.57.5 88 8.58.5 99 9.59.5 1010
-2 -2 -1.5 -1.5 -1 -1 -0.5 -0.5 0.5 0.5 1 1 1.5 1.5 2 2 2.5 2.5 3 3 3.5 3.5 4 4 4.5 4.5 5 5 5.5 5.5
0 0
Figure 1 – Courbe de exp et ln
VI Quelques fonctions usuelles
VI.1 Les fonctions polynomiales et fonctions rationnelles
Définition 19 (Notion de fonction polynomiale et de fractions rationnelles) Une fonc- tion P : R → R est dite polynomiale si c’est une combinaison linéaire de puissances entières de x , c’est-à-dire s’il existe des réels a 0 , a 1 , . . . , a n tels que :
∀x ∈ R , P ( x ) = a 0 + a 1 x + a 2 x 2 + . . . + a n x n . Une fraction rationnelle est un quotient de fonctions polynomiales.
Proposition 20 Une fonction polynomiale (resp. une fraction rationnelle) est indéfiniment dérivable sur R (resp. sur son ensemble de définition).
VI.2 Les deux célèbres fonctions réciproques : ln et exp
On vérifie qu’on sait tracer leurs courbes et les branches infinies,
En particulier, on a des inégalités classiques de «convexité» à savoir interpréter graphique- ment en terme de position de courbe par rapport à une tangente :
∀x > 0 , ln( x ) 6 x − 1 et ∀x ∈ R , e x > x + 1 .
Proposition 21 (Propriétés algébriques) Les logarithmes transforment les produits en sommes.
∀x, y > 0 , ln( xy ) = ln x + ln y, ln 1
x = − ln x et ln x
y = ln x − ln y
Les exponentielles transforment les sommes en produit.
∀x, y ∈ R , exp( x + y ) = exp( x ) exp( y ) , exp( −x ) = 1
exp( x ) et exp( x − y ) = exp( x ) exp( y )
VI.3 Une généralisation des fonctions puissances
Définition 22 (Puissance alpha) Si α est un réel (pas forcément un entier), on définit le nombre x α pour x ∈ ]0 , + ∞ [ par :
x α = exp( α ln x ) . Remarques :
• cette définition généralise celle où α est un entier : x α = x × · · · × x . Les propriétés algébriques sont les mêmes.
• ∀x ∈ R, exp( x ) est égal à e puissance x .
Proposition 23 (Règles de calcul) Pour x, y > 0 et α, β ∈ R, on a : ( xy ) α = x α y α , x α x β = x α+β , ( x α ) β = x αβ , x α
x β = x α−β , ln( x α ) = α ln x.
Remarques :
• si x > 0, ( x 1/2 ) 2 = x et x 1/2 > 0 donc x 1/2 = √ x .
• nous verrons dans le chapitre suivant, que lorsque n est un entier impair, on peut prolonger à R tout entier les fonctions x 7→ x
1n.
Exercice : résoudre l’inéquation 9 x − 3 x − 2 > 0.
Proposition 24 (Étude des fonctions puissances) Soit α ∈ R et f définie sur ]0 , + ∞ [ par f ( x ) = x α . La fonction f est dérivable sur ]0 , + ∞ [ et on a dx dx
α= αx α−1 .
Si α > 0, on peut prolonger f par continuité en 0 en posant f (0) = 0.
Les limites et variations de f sont résumés par le graphique suivant.
Exercice : ensemble de définition et dérivée de x 7→ x 1 x
2
.
Proposition 25 (Croissances comparées) La fonction exp est donc prépondérante par rap- port aux fonctions puissances qui sont elles-mêmes prépondérantes par rapport à ln, que l’on note : ln x << x α << exp( x ), c’est-à-dire : Pour α > 0, on a
x→+∞ lim ln x
x α = 0 et lim x→0 x α ln x = 0
x→+∞ lim e x
x α = + ∞ et x→+∞ lim x α e −x = 0
Exercice modèle : étude de x 7→ x x
Figure 2 – Courbe des fonctions puissances alpha
VI.4 Fonctions hyperboliques
Définition-Proposition 26 (Fonctions sinus et cosinus hyperboliques) On pose ∀x ∈ R , ch x = e
x+e 2
−xet sh x = e
x−e 2
−x. Les fonctions ch et sh sont appelées cosinus et sinus hyperboliques.
Les fonctions ch et sh sont dérivables sur R et on a ch 0 = sh et sh 0 = ch.
La fonction sh est croissante sur R, la fonction ch est croissante sur R + et décroissante sur R − .
On a la relation suivante de trigonométrie hyperbolique : ∀t ∈ R , ch 2 t − sh 2 t = 1.
-13
-13 -12-12 -11-11 -10-10 -9-9 -8-8 -7-7 -6-6 -5-5 -4-4 -3-3 -2-2 -1-1 11 22 33 44 55 66 77 88 99 1010 1111 1212
-6 -6 -5 -5 -4 -4 -3 -3 -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 8 9 9
0 0 ff
p p q
q