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Submitted on 1 Jan 1956
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Résonance paramagnétique électronique dans du charbon du “ Donetz ”
L. van Gerven, A. van Itterbeek, E. de Wolf
To cite this version:
L. van Gerven, A. van Itterbeek, E. de Wolf. Résonance paramagnétique électronique dans du charbon du “ Donetz ”. J. Phys. Radium, 1956, 17 (2), pp.140-142. �10.1051/jphysrad:01956001702014000�.
�jpa-00235324�
140.
RÉSONANCE PARAMAGNÉTIQUE ÉLECTRONIQUE DANS DU CHARBON DU « DONETZ »
Par L. VAN GERVEN (1), A. VAN ITTERBEEK et E. DE WOLF (2),
Institut de Basses Températures et de Physique Appliquée (Louvain, Belgique).
Sommaire.
2014Une raie de résonance paramagnétique (à 20 MHz) très mince et assez intense a
été observée dans l’anthracite du Donetz en son état naturel. Le facteur de Landé est égal à 2,007.
L’intensité de la raie augmente considérablement à basse température. On a mesuré la demi-largeur
de la raie en fonction de la température. Le signal de résonance disparaît après broyage du charbon.
LB JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 17, FÉVRIER 1956,
Dans le courant des deux dernières années nous
avons monté dans notre laboratoire un équipement permettant de mesurer l’absorption de résonance paramagnétique électronique dans des radicaux libres entre la température ordinaire et celles réa-
lisées au moyen de l’hélium liquide, et cela à basse fréquence (20 MHz). La méthode développée, laquelle sera décrite dans une publication ultérieure,
donne l’enregistrement photographique de la
courbe d’absorption qu’on obtient sur un oscillos-
cope cathodique. A partir de celui-ci naus déter- minons alors la demi-largeur de cette courbe, tenant
le champ de haute fréquence aussi faible que pos- sible.
Au cours du développement de cette méthode
nous avons reçu une aide précieuse de la part du Pr A. Kastler (3) et de ses assistants.
Nous avons déjà eu l’occasion d’utiliser la méthode à une étude assez complète du radical diphénylpicrylhydrazyl (D. P. P. H.), dont les
résultats seront publiés dans un avenir prochain.
Occasionnellement l’un d’entre nous avait pu
acquérir du charbon anthracite du Donetz. Con- naissant les travaux faits par d’autres cher- cheurs (4) sur la résonance paramagnétique dans
des charbons, il fut décidé d’examiner si éventuel- lement ce charbon ne présenterait pas aussi de
’
résonance électronique. Nos premiers essais furent
faits à température ordinaire et dans du charbon
du Donetz naturel et nous fûmes immédiatement
frappés par l’intensité du signal ainsi que par la
petite largeur de la courbe d’absorption, comparée
â celle du D. P. P. H. En refroidissant la substance
jusqu’aux températures de l’air liquide l’intensité du signal augmentait approximativement d’un fac-
teur trois. En refroidissant l’anthracite belge jus-
(’) Chercheur auprès de l’Institut Interuniversitaire des
Sciences Nucléaires. :
(2) Boursier auprès du même Institut.
(3) Titulaire de la Chaire Francqui à Louvain en 1953-
1954.
(4) e.a. UEBERSFELD (J.), ÉTIENNÉ (A.) et COMBRiSSON
J.?, Nature, 1954, 174, 614 ; INGRAM (D. J. E.), TAPLEY
J. G.), JACKSON (R,.), BOND (R. L.) et MURNAGHAN (A. R..), Nature, 1954, 174, 797-’798 ; CASTLE Jr. (J. G.), Phys.
Reg., 1954, 94, 1410 ; UEBERSFELD (J.) et ERB (E.), J.
Physique Rad., 1955, 16, no 4, 340.
qu’aux mêmes températures le signal se distinguait
à peine du bruit de fond de l’appareillage. tant
Fie. 1.
-Courbe d’absorption dans le charbon du Donetz (v == 19,832 MHz). T = 293o abs.
FIG. 2.
-Courbe d’absorption dans le D. P. P. H.
(v = 21,364 MHz). T = 2930 abs.
1.donné le caractère particulier de la résonance
observée nous décidions de faire des mesures systé- matiques sur ce charbon du Donetz à partir de la
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01956001702014000
141
température ordinaire jusqu’aux températures de
l’hélium liquide.
Le charbon en question est au point de vue com-
bustion de très bonne qualité (pourcentage de
cendres : ± 2 0/,,). Il est très luisant et extrê- mement dur. Sa température d’inflammabilité est très élevée. A partir d’un morceau choisi, on a
taillé un petit cylindre (diamètre 7,5 mm et lon-
gueur 12,5 mm), qui entre tout juste à l’intérieur de la bobine de haute fréquence. Le tout est monté
FIG. 3.
-Courbe d’absorption dans le charbon du Donetz
(v = 19,798 MHz). T = 4,20 abs.
Fm. 4. -- Courbe d’absorption dans le D. P. P. H.
(v = 21,321 MHz). T = 4,20 abs.
à l’intérieur d’un tube coaxial rempli d’hélium
gazeux. Nous avons fait des mesures à la tempé-
rature ordinaire, ainsi qu’aux températures réa-
lisées respectivement au moyen du chlorure du
méthyle, du propane, de l’azote, de l’hydrogène et
de l’hélium liquides. A chaque température nous
avons photographié la courbe d’absorption sur film.
Les demi-largeurs sont déterminées sur les figures agrandies.
Nous avons déterminée le facteur de Lande par rapport au facteur de Landé du D. P. P. H. pour lequel on donne dans la littérature la valeur de
2,0036. A température ordinaire nous avons trouvé
g = 2,007 ± 0,001.
Dans les figures 1, 2, 3 et 4 sont reproduites les photos des courbes d’absorption pour le charbon
etille D. P. P. H. correspondant respectivement à
la température ordinaire et au point d’ébullition de l’hélium liquide. Dans le tableau 1 sont indiquées
TABLEAU 1
les valeurs trouvées pour la demi-largeur à demi-
hauteur AH. Dans la figure 5 nous avons dessiné les valeurs de AH en fonction de la température.
Fie. 5.
-AH en fonction de la température absoiue.
On observe que, dans i a région des températures
de l’hélium liquide, AH reste pratiquement cons- tant, tandis qu’entre la température ordinaire et
celle du point d’ébullition de l’hélium liquide la
valeur de AH a presque doublé. Pour le D. P. P. H.
cette variation est plus grande.
En vue de trouver une explication quant à l’ori- gine de la résonance dans le charbon en question,
nous avons fait plusieurs essais. Ainsi nous avons
traité le charbon avec différents diluants (acétone,
benzène, chloroforme, alcool éthylique, éther dié-
thylique, éther de pétrole, acide sulfurique concen-
142
tré, acide nitrique concentré, acide chlorhy- drique concentré, hydroxyde de potassium concen- tré, eau régale), mais nous n’avons pas trouvé de diminution de l’absorption. Cependant après avoir broyé le charbon en une poudre très fine, nous
avons constaté en premier lieu une diminution très sensible de l’intensité du signal, qui disparaissait
ensuite progressivement en fonction du temps. Il
reste aussi à remarquer qu’à température ordinaire
le charbon en question possède une conductivité électrique très grande comparée à d’autres espèces
de charbon (5). Ceci nous semble indiquer que le
signal proviendrait peut-être d’électrons semi- conducteurs.
A la fin de cet article nous tenons à remercier
en premier lieu l’Institut Interuniversitaire dis
,