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Sur la différence des pressions barométriques en deux points d'une même verticale

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00238083

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238083

Submitted on 1 Jan 1883

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points d’une même verticale

J. Jamin

To cite this version:

J. Jamin. Sur la différence des pressions barométriques en deux points d’une même verticale. J. Phys.

Theor. Appl., 1883, 2 (1), pp.197-201. �10.1051/jphystap:018830020019700�. �jpa-00238083�

(2)

197

SUR LA

DIFFÉRENCE

DES PRESSIONS BAROMÉTRIQUES EN DEUX POINTS D’UNE MÊME VERTICALE;

PAR M. J. JAMIN.

Les observations

barométriques

faites en 1832 par

Kaemtz,

entre

Zurich,

le

Righi

et le

Faulhorn,

ont fait voir que la diffé-

rence des

pressions

entre deux

points superposés

varie avec les

saisons; qu’elle

atteint son maximum en

été,

son minimum en

hiver.

Depuis

cette

époque,

un double observatoire a été créé par

~1~I. Alluard au sommet et à la base du puy de

Dôme,

et des ob-

servations

barométriques régulières

y ont été exécutées six fois par

jour

sans

interruption depuis plus

de

quatre

ans : elles mé- ritent toute confiance. J’ai voulu savoir si le fait annoncé par Kaemtz se

reproduit chaque

année au puy de

Dôme,

et

j’ai

calculé

les mesures exécutées par M. Alluard. On les retrouve en effet

avec une

parfaite régularité

non seulement pour les diverses sai-

sons, mais aussi pour les diverses heures

du jour,

avec ce carac-

tère constant que les différences entre les

pressions

observées à -

la base et au sommet diminuent

quand

la

température

augmente

et

augmentent

toutes les fois

qu’elle décroît,

de sorte

qu’il

y a,

chaque

année et

chaque jour,

un maximum au solstice d’été et à

3h,

et un minimum au solstice d’hiver et au moment du lever du Soleil. Voici les résultats obtenus en i 880 :

Différences des pressions au somrrzet et à la base du puy de Dôrne. - Année 1880.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020019700

(3)

Les mêmes variations se retrouvent au

pic

du

Midi,

dans le

centre de

l’Afrique,

sans nul dou te dans tous les pays du

monde ;

dès lors elles

dépendent

d’une cause

générale qu*ll

n’est pas

difficile

de constater ni de calculer : c’est la

température.

Chaque

couche de

l’atmosphère

absorbant

pendant

le

jour

une .

portion

des rayons solaires s’ëchauffe eL se

dilate,

l’ensemble

s’élève et se

gonfle

comme un

ballon;

c’est au mon-lent du maxi-

mum d’échauffement que cette

poussée

est le

plus marduée :

elle

commence au lever du

Soleil, augmente jusqu’à

3h pour diminuer

ensuite ;

alors les couches d’air s’affaissent et leur

épaisseur

totale

décroît

jusqu’an

moment du lever solaire suivant. Ce

gonflement

et la

dépression qui

lui succède se font à la fois sur tous les

points

d’un même

méridien ;

peu sensibles vers les

pôles,

ils

s’exagèrent

et deviennent considérables à mesure

qu’on approche

du

point

le Soleil est vertical à

midi,

à cause des

grandes

variations de la

température.

Pour avoir une idée de leur

importance,

il suffit de

remarquer

qu’au pic

du Midi les différences diurnes de

tempéra-

rature

atteignent jusqu’à ~ 2°

dans un

jour

d’été et que la cou- che

atmosphérique, épaisse

en ce lieu de

2336m,

se dilate de

~366 x

o, oo3C6

x12,ce

qui équivaut

à I 05m environ. L’effet est

encore

plus marqué

de l’été à

l’hiver ;

la

température

moyenne variant

d’environ 2~°,

le boursouflement atteint

19oUl.

Si pour une si faible altitude il se

produit

de

pareilles oscillations,

on

peut

ad-

mettre

qu’elles

sont bien autrement considérables pour l’atmo-

sphère entière,

et l’on est conduit à reconnaître un

phénomène

dont le rôle est considérable : un

gonflement

de

l’atmosphère

pen- dant

l’été,

un affaissement

pendant l’hiver,

et

chaque jour,

à

3~1,

tout le

long

du méridien

éclairé,

une

crête,

une sorte de côte

continue,

très élevée en son

milieu, plus

basse vers les

pôles;

puis,

comme l’échauffelnent se

déplace

avec le

Soleil,

c’est une

véritable marée

atmosphérique,

une vague roulant sur le

globe qu’elle parcourt

en

vingt-quatre

heures.

Si ces dilatations et ces contractions se faisaient exclusivement dans le sens vertical et si la

pesanteur

ne variait pas avec

l’altitude,

il n’en résulterait aucun

changement

de

pression,

parce que les couches

superposées

se dilateraient sans

changer

de

poids;

il n’en

est pas tout à fait

ainsi ;

les dilatations se font dans tous les sens.

Il en résulte des courants intérieurs des

déplacements latéraux;

le

tout se

complique

encore des diminutions de

poids

que les

(4)

199

couches

atmosphériques éprouvent quand

elles montent, De là

résultent les variations horaires du baromètre : deux maxima à la

plus grande

et à la

plus petite

chaleur du

jour

avec des minima

intermédiaires,

variations

plus marquées

vers

l’équateur, plus

faibles vers les

pôles, toujours

très

petites,

seuls indices d’un

grand phénomène,

d’une

grande

variation dans la hauteur de l’at-

mosphère,

dont elles ne font

comprendre

ni

l’étendue,

ni la

grande importance.

C’est un

phénomène compliquer qui

varie avec la

latitude,

l’altitude et la

saison,

et dont les lois sont encore peu

connues.

Mais tout se

simplifie si,

au lieu de

l’atmosphère entière,

on se

borne à considérer deux stations sur la même

verticale,

à des alti-

tudes

différentes,

comme au puy de Dôme et à Clermont. La d11L férence I~ - lz des

pressions qu’on

y observe mesure la

pression

exercée en bas par la couche intermédiaire seule. On élimine ainsi les assises

supérieures

de

l’atmosphère

et toutes les varia- tions de leur niveau pour ne considérer

qu’une

calotte relative-

ment mince dont

l’épaisseur

est

invariable,

le volurne constant et

dont le

poids, proportionnel

à

H - 7z,

doit diminuer

quand

la

températ ure augmente.

On

voit,

en

eflet,

par le Tableau

précédent,

que H - 7z varie très

régulièrement chaque jour

et

pendant

l’an-

née

entière,

diminuant

jusqu’à

3h

après midi,

augmentant, ensuite

jusqu’au

lever du Soleil et croissant du solstice d’été au solstice d’hiver.

Cette

explication générale

ne suffit pas : on

peut

aller

plus loin,

calculer

approximativement

les variations que H - 7z doit

éprouver

par les

changements

de

température,

de

pression

et d’élau

hygro- métrique;

pour

cela,

on admettra que, dans toute

l’épaisseur

de la

couche,

la

te mpérature,

la

pression

e t la force

élastique/* sont

in-

variables et

égales

aux moyennes des observations faites au sommet et à la

base,

et que la densité en

chaque point

est

et,

puisque

H - 7L doit être

proportionnel

à cette

densité,

le quo- tient de H - fi par cl

exprimera

la

pression

C

qu’exercerait

la

(5)

couche intermédiaire si elle était

partout

la

pression j60mm

la

température

de o°; ce

quotient

est

ou,

approximativement,

on pourra, sans erreur

appréciable, négliger

le terme en

f

eL

écrire

On

peut

voir que les valeurs de

C,

calculées dans le Tableau

précéden t,

sont sensiblement constantes pour

chaque

mois. Elles le sont

également

pour

chaque jour

et à toute

heure, malgré

les

pluies,

les vents, les nuages et tous les accidents

qui surviennent, et l’éqtiation (~)

est une relation

toujours

vérifiée entre les obser-

vations faites au sommet et à la base d’une montagne.

H et h variant

toujours

dans le même sens, et presque propor-

tionnellement,

le calcul prouve

également

la constance de l’ex-

pression

- --- - - -

Il fau t démontrer maintenant que cette

pression

de la couche d’air inférieure

doit,

en

effet,

être constante, ramenée à o et à

760mm ~

pour

cela,

il faut se

rappeler

que la densité des couches décroît en

progression géométrique

pour des altitudes croissan t en

progression arithmétique,

et que l’on a, en

appelant

x

l’altitude,

C’est une autre

expression

de la formule

barométrique

dans

laquelle 2

est une

quantité

très

grande qui

est

le coefficient x étant très

grand,

on

peut

se contenter des dea,

(6)

201

premiers

termes de la série et écrire

le

premier

membre doit donc être sensiblement invariable..

DE L’ACTION DE LA CHALEUR SUR LA BORACITE ET LE SULFATE DE POTASSE;

PAR M. ER. MALLARD.

Un très

grand

nombre de cristaux

cubiques

sont

biréfringents;

un très

grand

nombre de cristaux

quadratiques,

ternaires ou sé-

naires sont

optiquement

uniaxes. Ce

fait, qu’avait signalé

Brewster

dès ses

premières observations,

a été

plus

tard étudié par Biot

qui

a

essayé

de

l’expliquer

par

l’hypothèse

de la

polarisation

lamel-

laire. Cette

explication, aujourd’hui complètement abandonnée,

fut

jadis adoptée

sans examen, à cause du

grand

nom de

l’auteur,

par presque tous les savants, bien

qu’elle n’explique

à peu

près

rien et

qu’elle

soit

opposée

aux lois les

plus

certaines de la

Phy- sique

et de la

Cristallographie.

Plus tard M. Reusch a cherché

une autre

explication

dans

l’hypothèse

que les cristaux

peuvent

exister à un état

permanent

de tension intérieure

irrégulière,

sous

l’action de causes mal

définies,

mais que l’on

peut imaginer

ana-

logues

à celles

qui trempent

le verre. Les cristaux à

propriétés optiques

anomales seraient ainsi des cristaux

trempés.

Cette

hypothèse

est directement démentie par le caractère même des anomalies

optiques

dont elle se propose de rendre

compte.

C’est ainsi que, dans les substances

prétendues anomales,

on ob-

serve des

plages étendues, parfaitement homogènes,

montrant en

lumière

convergente

les

franges

d’interférence les

plus régulières.

Il arrive aussi très

fréquemment

que, dans une même

lame,

des

plages homogènes,

mais

optiquement différentes,

se

juxtaposent

suivant un

plan,

y sans

qu’il y

ait entre elles aucune transition. Or il est manifeste que, si la

biréfringence

de chacune des

plages

était

due à des tensions intérieures

différentes, l’équilibre mécanique

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