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Submitted on 1 Jan 1959
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Présence des dislocations dans les cristaux
Adrienne R. Weill
To cite this version:
Adrienne R. Weill. Présence des dislocations dans les cristaux. J. Phys. Radium, 1959, 20 (7),
pp.712-716. �10.1051/jphysrad:01959002007071200�. �jpa-00236127�
712.
EXPOSÉ ET MISE AU POINT BIBLIOGRAPHIQUE
PRÉSENCE DES DISLOCATIONS DANS LES CRISTAUX Par ADRIENNE R. WEILL,
Résumé. - Jusque vers 1949, on pouvait encore se poser la question de la valeur concrète de la théorie des dislocations, parce que l’expérience n’était pas capable de mettre en évidence
ces types de défaut du réseau. En dix ans l’expérience a rattrapé et même devancé les pré-
visions théoriques, ainsi que le montrent les récents articles dont il est fait état dans la biblio-
graphie ici présentée.
Abstract.
2014Until 1949, the pratical value of the dislocation theory was still questionable
as no experiment had been able to give evidence of this type of lattice defect. Within ten years experiments have been performed which not only check the theoretical predictions but
extend them much further. This is demonstrated in the recent papers listed in the biblio-
graphy presented here.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM 20, 1959,
Introduction. - Pour interpréter les phénomènes -macroscopiques accompagnant la déformation et la rupture des métaux - et celle des cristaux ioniques
-les physiciens eurent l’idée de chercher à définir les types de défauts du réseaucristallin qui, à l’échelle des distances interatomiques, pouvaient avoir une influence
sur les propriétés mécaniques de l’édifice.
Des ouvrages comme ceux de, Read (1) (1953), Cottrell (1953) et J. Friedel (1956), ou de brefs exposés
comme ceux de François et Gaspart (1958), traitent
de la théorie, sur laquelle nous n’insisterons pas ici.
Notre dessein est de confronter les illustrations les
plus caractéristiques avec les schémas fondamentaux,
en insistant particulièrement sur ceux à partir desquels
la théorie s’est développée.
I. Dislocation-côin.
-Le concept d’un défaut dont la géométrie correspond à l’insertion d’un plan cristallin
dans un réseau par ailleurs parfaitement régulier a été introduite, indépendamment par Orowan (1934), Pola-
nyi (1934) et Taylor (1934).
L’illustration directe en a été donnée pour la pre- mière fois par Menter (1-956) qui l’a fait apparaître au microscope électronique en observant par transmission les « moirés » produits par la superposition de couches
minces de phtalocyanate de cuivre ou de platine.
Ces expériences ont’ été reprises par Mme Espagne (1958), tandis que Menter et ses collaborateurs (1957), (1958) poursuivaient leurs recherches sur des oxydes
et des métaux sublimés. Ils ont ainsi atteint pour les
plans (422) du nickel (espacement réticulaire d 0,72 Á) déposé sur l’or la résolution de 5,8 Á,
ce qui correspond à un agrandissement de 7,4 grâce à
l’effet du moiré.
Dès 1939, Burgers avait étudié un arrangement
simple de telles dislocations formant un sous-joint dans
un monocristal.
(1) Les références bibliographiques sont données à la fin de l’article par ordre alphabétique.
La première confirmation expérimentale de ce joint
de flexion, avec signalement des dislocations indivi- duelles qui le forment, est due à Vogel et co-auteurs (1953) examinant au microscope optique un mono-
cristal de germanium convenablement attaqué par voie chimique, et vérifiant la désorientation calculée par
diflracti’on de rayons X.
Cette expérience a donné toute leur valeur aux tra-
vaux antérieurs sur la polygonisation des métaux, attri-
buée pair Crusard (1944’et 1945) à un réseau de tels joints, idée confirmée par les travaux de l’école du pro- fesseur Chaudron au microscope (Lacombe et Beaujard, 1947, etc...) et des diagrammes de rayons X (Cahn, 1947) révélant le morcellement des grains en cristallites.
Intéressée au premier chef, l’industrie des semi- conducteurs a recherché la correspondance univoque
.